Le Passé
Note moyenne
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718 critiques spectateurs

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Charaimon
Charaimon

28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2026
Mélo franco-iranien, dominé par la belle figure d'Ahmad dont la générosité semble sans limites. De très bons comédiens, Rahim et les enfants en particulier. L'imbroglio autours des e-mails finit par être longuet à la fin du film, dont la belle réalisation peut séduire.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2026
Farhadi refuse le mot fin dans ses films et accepte mal le début simple…
Pas un poil de musique, rien que la vie réelle à l’état brut pendant deux heures. Et pourtant, rien n’est simple dans cette famille recomposée, reflet d’une certaine évolution de notre société.
Farhadi écrit et tourne à nouveau une histoire universelle, il aurait peut-être pu faire un peu plus court, mais comme il a l’art de distiller les détails de chaque caractère au compte-goutte, et de nous enlacer avec un scénario à rebondissements, aux intersections multiples, il ne peut certainement accélérer pour laisser à chacun des acteurs le temps de nous imprégner des sentiments contradictoires qui l’habitent.
On retrouve cette caractéristique de La séparation : les personnages sont tous traversés par des doutes, ne sont jamais blancs ou noirs, Ils ont tous un passé, et leurs réactions dans le présent sont ancrées inconsciemment dans ce passé. Les acteurs, enfants et adultes, français et iraniens, sont à l’aise et imprégnés du sens que Farhadi a voulu implulser. B. Béjo nous fait découvrir une facette nouvelle de son talent, ainsi que Tahar Rahim.
Mais l’ex mari Ali Mossafa ou la fille ainée Pauline Burlet sont aussi épatants.
Son cinéma nous est proche parce que les personnages nous ressemblent, ceux qui vont chercher du rêve seront déçus. Ceux qui veulent comprendre pourquoi l’homme a tendance à s’empêtrer dans des situations inextricables, une fois sur deux résultats d’incompréhensions.
cinéma - mai 2013
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2026
Tourné en France, en langue française, par un cinéaste iranien qui ne parle pas la langue, Le passé pourrait paraître comme un exercice transnational. Il n’en est rien. Farhadi donne à voir Ahmad revenant à Paris, signer un divorce. Un homme arrive, il doit apposer une signature, repartir. Pourtant, chaque scène dément la clôture annoncée. Le passé ici n’est pas un souvenir que l’on convoque, c’est une force active qui s’invite dans les conversations, s’insinue dans les silences, pèse sur les corps.

Farhadi installe une mécanique de dévoilement progressif. Une révélation en corrige une autre, une accusation se nuance, une faute devient malentendu. C'est une éthique du doute : nous jugeons, puis nous révisons, puis nous doutons encore. L’espace unique de la maison, en chantier permanent, matérialise cette instabilité. Peinture fraîche, meubles déplacés, seuils traversés : rien n’est fixé. Les corps circulent entre portes et vitres, souvent cadrés à distance, montrant des êtres restant partiellement opaque à l’autre. Le spectateur partage cette position incomplète. Lorsque Ahmad se tache de peinture en entrant, le symbole pourrait paraître appuyé. Il ne l’est pas. Le passé colle. Il ne disparaît pas sous une couche de blanc. La mise en scène refuse d’insister, elle laisse l’objet faire son travail.

Le récit adopte un multi-perspectivisme. Entré par Ahmad, il glisse vers Marie, puis Samir, puis Lucie. À chaque déplacement, la hiérarchie morale vacille. L’empathie circule sans jamais se figer. L’absence de musique renforce cette nudité. Dramaturgiquement, la femme de Samir fonctionne comme un trou noir narratif. Tout converge vers elle mais rien ne permet de la rejoindre. Son état condense l’état suspendu des personnages. La scène finale, où un parfum cherche à provoquer un signe, s’interrompt avant toute réponse complète.

Les enfants, enfin, absorbent les déflagrations des adultes. Leurs visages, filmés en retrait, révèlent l’effet différé des paroles. La responsabilité ne se limite pas à la culpabilité ; elle se diffuse, se dépose dans le temps.
On pourrait croire à un film bavard mais chaque conversation redessine la carte morale du récit. Le temps semble s’écouler à hauteur humaine. Cette modestie formelle est la condition même de la profondeur du film. Farhadi ne cherche pas l’effet. Il cherche la justesse. Et la justesse, ici, passe par une mise en scène qui s’efface pour laisser apparaître la complexité.

Le Passé est ainsi un film de l’entre-deux. Entre deux amours, entre deux pays, entre deux décisions. Et c’est là sa force : nous rappeler que le passé n’est pas derrière nous. Il attend, patiemment, que nous ayons le courage de le regarder sans espérer qu’il disparaisse.
Guevillelaure
Guevillelaure

42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
C’est un film bouleversant et implacable qui nous fait plonger dans les émotions et la culpabilité de tous les personnages. On est en empathie avec chacun d’eux, parce qu’au fond, tout le monde et personne n’est coupable. Chacun a fait un choix, a dit quelque chose, a agi comme il pouvait, et c’est l’enchaînement de tout ça qui mène au drame. C’est profondément triste parce que personne n’a vraiment voulu faire de mal.

Et puis il y a le dernier plan. On spoiler:
ne sait pas vraiment si elle serre ses doigts ou pas, et c’est insupportable et magnifique à la fois. Toute la culpabilité, l’amour, le pardon, l’espoir sont dans ce plan. On comprend que certaines questions n’auront jamais de réponse, et qu’il faut vivre avec. C’est une fin d’une puissance émotionnelle incroyable. spoiler:
Barrabas1.618
Barrabas1.618

71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2026
6/10 film sous tension, quelque chose de lourd et profond menace de remonter du passé, les acteurs sont formidables, des petites longueurs, et le film s'essouffle un peu
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
C'est un bon film très correctement interprété. Mais le nombre de rebondissements dans la 2° partie est très largement exagéré, ce qui m'a un peu sorti du film. Dommage de vouloir toujours faire "encore plus".
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2025
Asghar Farhadi livre un drame intense et épuré où la violence des sentiments exprimés contraste avec la pudeur de la mise en scène. Evoquant le poids des secrets et le poison que sont les non-dits dans un récit écrit avec une délicatesse infinie où l’émotion affleure constamment sans jamais imprégner le film grâce autant à la réalisation du cinéaste qu’à sa direction d’acteurs où l’interprétation un sens du détail et une puissance éloquente.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2023
“Le Passé” de Asghar Farhadi reste une histoire assez banale. D’un rythme très progressif, les scènes et la trame mettent beaucoup de temps à se développer, avec des indices qui apparaissent au compte-goutte pour une durée totale de 2 heures et 10 minutes. Malheureusement, à part des discussions ça et là, il y a dans le long-métrage peu de place à l’action et aux rebondissements . Marie (Berenice Bejo) est ravissante, Ahmad (Ali Mosaffa) un peu mollasson, Samir (Tahar Rahim) indécis, le propos s’enlise avec l’arrivée de Lucie (Pauline Burlet) avec des aller-retours incessants concernant l’intrigue : spoiler: le suicide de la femme de Samir.
A vrai dire, la bipolarité de Lucie et la dualité avec sa mère Marie reste vite redondante. Le thème du suicide est abordé avec beaucoup de tabous, malgré les efforts et ne se développe que très peu ; spoiler: la scène finale entre Samir et sa femme en est la preuve.

Le plus intéressant reste le travail de mise en scène avec les enfants, notamment Elyes Aguis dans le rôle de Fouad, mais pas de quoi en faire un film que je conseillerais.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2023
C'est bien interprété, mais une histoire assez banale, assez triste, aucun message digne d'intérêt... Qu'est-ce que cela apporte au spectateur ?
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2023
En dehors de son territoire de naissance, le cinéaste A.Farhadi ( " une séparation " ours d'or à Berlin, lui valu la reconnaissance du grand public) n'a tourné que deux films.

" le passé " est l'un deux, réalisé en France et n'a pas eu le même assentiment de la part de la critique professionnelle que ses opus filmés en Iran.

C'est très injuste pour ce film très réussi ( prix d'interprétation à Cannes) qui tient sur ses dialogues et son interprétation formidable.

" le passé " reprend une thématique déjà exploitée par Farhadi : le divorce d'un couple. Parallèlement le cinéaste aborde la problématique des familles recomposées, l'immigration clandestine et l'emploi de sans papiers, le poids de l'interprétation erronée et de la bêtise humaine dans la naissance de certaines difficultés.

Le scénario comporte plusieurs zones d'ombres, laissant le spectateur compléter les manques laissés volontairement.

" le passé " mérite d'être vu plusieurs fois pour en saisir tous ses aspects et m'a semblé au niveau des réalisations persanes du cinéaste décidément doté d'un sacré talent qui en font un des meilleurs auteurs actuels du septième art.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2023
Le scénario est aussi vide que les comédiens sont mauvais (sauf Tahar Rahim par moments).

2h à chercher le drame autant que possible. Captiver le spectateur devrait passer en priorité.
Clockwork Blue Orange
Clockwork Blue Orange

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2022
Le passé est film très réussi à condition de traverser la première heure qui peu se faire un peu longuette, faite de non dit et de détournement de regard sur un passé moins évident que l'idée qu'on peu s'en faire. A ce titre cette œuvre est dès plus réussi, car si la situation de départ est amusante à découvrir mais on tarde pas au bout d'un moment à s'impatienter quelque peu, à l'image de de cette tension latente entre les personnages.

Puis viens la véritable révélation poignante de réalisme de par la complexité d'une situation terriblement difficile à énoncer à voix haute tant sa tragédie est palpable. Tous les acteurs occupent magnifiquement bien l'espace dans cette réalisation subtile et maîtrisé. Nous suivons tours à tours chaqu'un des personnages dans de leurs visions de ce passé, aux facettes multiples, qui rends l'interaction entre eux et la compréhension difficile de premier abord.

Surprenant dans son positionnement et dénué de jugement, le film touche avec justesse pour chaqu'un des personnages, une rédemption en devenir dès plus salvatrice. Au final Asghar Farhadi nous livre une œuvre poignante et pleine de sens, qui ce dresse comme une véritable réussite cinématographique dénué de toute prétention démesuré mais pleine de sincérité.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2022
En 2013, Asghar Farhadi délaisse pour la première fois l’Iran pour tourner un film en France. Il consacre son intrigue à une tragédie familiale dans laquelle les non-dits ont plus de conséquences que les paroles. Revenu de Téhéran à Paris pour officialiser son divorce, un homme découvre peu à peu les causes du déchirement de son ancien foyer. Les pièces de ce puzzle dramatique sont livrées au conte goutte créant ainsi une ambiance oppressante mais parfaitement réaliste. Même si sur la durée, le rythme connait quelques baisses de tension, la prestation remplie de justesse de Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaff, ainsi que celle des enfants, constitue une totale réussite. Bref, un long-métrage qui rappelle l’impérieuse nécessité de communiquer avec autrui.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2022
Une exploration de rapports familiaux difficiles entre divers personnages liés par des secrets, des non-dits et des faux semblants. Cependant la froideur de la mise en scène malgré l'interprétation incandescente du casting instaure une distance avec les enjeux de l'intrigue qui apparente ainsi le film à une étude de mœurs davantage qu'à une fiction aux ambitions émotionnelles. Amer.
Mengzi
Mengzi

1 abonné 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
Premier film d'Asghar Farhadi que je regarde. J'en avais beaucoup entendu parlé en bien, mais je ne m'était jamais lancé, par peur du cachet du Festival de Cannes - n'étant pas un grand fan des films Cannois.

Le film est lent, peu rythmé, marqué par des couleurs froides, par des personnages rustres.
Mais plus l'on avance dans le film, plus on se surprend à avoir beaucoup d'empathie pour la plupart de ces personnages, particulièrement Ahmad, sa fille Lucie et, mine de rien.
Le personnage de

Le film est très bien réalisé, il semble n'avoir ni début, ni fin, mais être simplement l'épisode d'une vie, commune, mais particulière en même temps.

Je le conseille à ceux qui hésiteraient à le regarder, ne serait-ce que pour vous en faire un avis.
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