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Critique de Monique Pantel dans Europe 1
95 abonnés
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2,5
Publiée le 18 mai 2014
Une séparation, c'était un film sublime, adoré de tous dans le monde entier. Eh ben pour moi, Le Passé (elle va râler, l'autre, là [Isabelle Motrot]), c'est plus dur et plus rébarbatif. Eh ben oui, moi je trouve, hein. Alors Bérénice Bejo, qui est très très bien, elle a deux enfants, dont une ado visiblement en conflit avec elle, elle reçoit son mari qui vient d'Iran pour régler le divorce. Ca se passe très très mal, il voit bien que la famille est en peine, et tout comme il répare le lavabo, il essaie de réparer le destin. C'est bien, c'est bien quand même, hein, mais le sens du péché et plus fort que tout, et la fille de Bérénice a peut-être raison, elle en veut à sa mère, et c'est très très bien. Alors ce film iranien, c'est en fait une tragédie grecque. Mais moi je prends mon courage à deux mains : il m'a pas emballée.
C'est un vrai bonheur de cinéphile que de découvrir - seulement maintenant, je sais, je sais... - le cinéma d'Asghar Farhadi, avec ce "Passé" tout bonnement renversant : si l'on n'est pas au niveau du "choc Kiarostami", on sent qu'on a quand même affaire ici à un vrai cinéaste, qui conjugue de manière sensationnelle un naturalisme brutal dans la description des "rapports" entre ses personnages (pas si loin de l'école "française", puisqu'on peut penser tour à tour à Sautet, Pialat ou Desplechin à certains moments du "Passé"...) et un indéniable pouvoir manipulateur d'une fiction avançant de manière surprenante à coup de mini-révélations déstabilisantes, qui emmènent progressivement le film vers de nouveaux territoires... Jusqu'à cette fin stupéfiante de beauté, de finesse, d'intelligence, qui clôt le film d'une manière aussi parfaite qu'inattendue. Un vrai bonheur, donc ! Ce qui ne signifie pas d'ailleurs que regarder "le Passé" soit une partie de plaisir constante, puisqu'une des particularité du cinéma de Farhadi, c'est de nous "infliger" de manière continue des scènes fortes, tendues, certes exigeantes mais également totalement implicantes : cette focalisation totale sur les sentiments ne fonctionnerait d'ailleurs pas si bien sans une direction d'acteur parfaite de précision, qui aide chacun et chacune à donner le meilleur (qui aurait pu croire Bérénice Bejo capable de remporter un prix à Cannes ?). Bref, dans ce film plus français que la plupart des films français récents - un autre coup de force - on ne peut voir que la confirmation de l'apparition d'un grand auteur.
Ashgar Farhadi réussit là un tour de force éblouissant avec ce long-métrage minutieusement écrit, aux personnages interprétés par des comédiens épatants, Bérénice Bejo est exceptionnelle, Ali Mossaffa excellent. La scène finale est tout simplement sublime. Chef-d'œuvre !
Une bonne surprise, excellent trio d'acteurs, scenario prenant ce qui est rare je trouve dans ce genre de filme. (quelques légères incohérences a mon gout mais rien de dramatique
Pas de 5 étoiles a cause de certaines longueurs et une absence de musique.
Je suis en retard mais je l'ai enfin vu ! Mon Dieu la claque que j'ai pris... Film superbe, poignant et tellement puissant. Le casting est exceptionnel avec une Bérénice Bejo (qui est l'une de mes actrices préférées) bouleversante, totalement crédible dans son rôle qui vous déchire le cœur. Bérénice est, pour moi, la meilleure actrice, actuellement, en France. Une interprétation fantastique de sa part. Le Passé m'a pris aux tripes, du début à la fin. Probablement le film le plus poignant que j'ai pu voir...
Franchement déçu par ce film. D'accord, c'est un film original, avec des acteurs touchants, en particulier Bérénice Béjo. Mais c'est trop décousu, trop sombre, trop... étrange. Le passé thème du passé est traité à la manière d'une série policière: cspoiler: 'est une enquête pour savoir ce qui à conduit la femme dépressive à se suicider. . Et franchement, les personnages sont tristes à mourir. Bérénice Béjo a beau jouer d'une manière remarquable, ses sauts d'humeur la rendent difficilement identifiable. Quant aux deux personnages masculins, ils semblent écrasés par la vie... Finalement le plus dur à avaler dans ce film triste, c'est qu'on ne partage pas les sentiments des personnages, on a du mal à s'identifier à leur malheur et à comprendre leur attitude si changeante. On se sent enfermés dans cette petite maison de banlieu, entre le pressing et la pharmacie.
L'acteur qui joue Ahmad a un charme fou venu d'orient, la force que ce film c'est comme d'habitude avec Asghar Farhadi, le jeu des acteurs tous très bons! Il arrive à les faire tous jouer avec une telle justesse et une telle intensité ! Cela dit, c'est un peu moins bien monté que "Une séparation" du même réalisateur qui pour moi est le film parfait. Je vous conseille de voir en DVD "une séparation" vous remarquerez que là aussi les acteurs sont époustouflants!
On avance à tâtons, essayant de (se) pardonner, en "oubliant" le passé petit à petit. Il est bien le seul moment qu'on ne peut changer. Tahar Rahim y est très fade, contrairement à Ali Mosaffa.
Très probablement le meilleur film de 2013 avec La vie d'Adèle, on l'on y retrouve d'ailleurs des similitudes dans la mise en scène, la réalisation ou dans son rythme lent, mais pas moins captivant. Niveau scénario, du jeu d'acteurs, c'est donc un peu pareil, on se focalise sur la crise d'un couple et d'une famille recomposée, comme avec Adèle on est très vite envoûté par cette histoire pleine de non-dits qui, on le sait, débouchera sur une révélation ou un drame d'une certaine envergure. C'est ça qui nous fait tenir ces 2h10 de film, qui paraissent longues par moment (une ou deux longueurs subsistent mais c'est pour le bien du scénario, rien de bien méchant). Côté acteur Bérénice Béjo nous émerveilles une seconde fois deux ans après The Artist, ses émotions passent très bien à l'écran, elle crédibilise vraiment le film et son personnage, le principal dans ce film. Cette fois exposé à la couleur, elle porte des fringues banales mais surtout elle n'a aucune trace de maquillage, ce qui ne l'empêche pas de rayonner autant que beaucoup d'actrices en robe sur un tapis rouge, magnifique femme et très bonne actrice donc. C'est Michel Hazanavicius qui doit prendre un panard taille 64. Ali Mossafa joue juste, je ne connaissais pas cet acteur mais il m'a bien plus. Tahar Rahim semble un peu en retrait dans un rôle pourtant prépondérant mais ce révèlera de belle manière sur la fin. A noter l'apparition de Sabrina Ouazani, souvent brillante dans tout ce qu'elle interprète. Ce drame est vraiment puissant et nous tiens en haleine de bout en bout. J'hésite encore entre 4 et 4,5 c'est vraiment un très bon film, comme l'avait été "Une Séparation" du même réalisateur, définitivement l'homme a suivre ces derniers temps. 2013 fût vraiment une année pleine de réussites pour le cinéma français. Jubilons !
Le Passé c'est un mille-feuilles de petits mensonges qu'on découvre au fur et à mesure que l'on remonte dans ce fameux passé. Au lieu de suivre chronologiquement une tragédie, Asghar Farhadi nous propose une espèce d'enquête dramatique permettant de comprendre de mieux en mieux le comportement présent de nos protagonistes. Cette jolie histoire, passe d'une belle impression d'effet domino au début à une impression d'accumulation un peu lourde vers la fin (c'est son principal défaut). Mais Le Passé c'est aussi l'occasion d'apprécier une mise en scène au cordeau servie par une Bérénice Béjo à fleur de peau, un Ali Mossafa à la présence paternelle rassurante et un Tahar Rahim tout en tension (le petit Elyes Aguis n'est pas en reste non plus). On retiendra notamment ce dernier plan séquence de toute beauté et chargé d'émotion.
Asghar Farhadi signe son retour en France après "La Séparation". Les relations humaines sont encore au centre de son film et les différents caractères ancrés à l'origine de ses personnages ont une grande importance dans le traitement de l'histoire. Ahmad revient en France pour finaliser son divorce avec son ex-épouse Marie et se retrouve en plein milieu d'un conflit familial qui oppose la fille de Marie et son nouvel amant. Ce qui caractérise et rend ce film fort en caractère est le naturel et la proximité des personnages avec la réalité que l'on peut connaitre. Une sobriété qui peut rendre "Le Passé" ennuyeux mais le réalisateur fait une totale confiance à ses acteurs et ils lui rendent bien. Bérénice Bejo aussi fragile et représentatif de milliers de femmes dépassé par les événements. Le plus dur pour un acteur est de faire oublier l'acteur et que ce soit Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa, moins connu, nous font oublier leurs noms et le rendu est bouleversant. La construction est certes longue et manque parfois de vrais coup de gueule pour nous emporter totalement. "Le Passé" conte une histoire sans porter de jugement mais semble être juste là pour voir ses personnages vivre leurs vies sans porter de jugement, juste une caméra et des hommes avec leurs espoirs, leurs problèmes, leurs passés. A conseiller !!