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Captain fantastic
32 abonnés
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3,5
Publiée le 28 mars 2015
Film en demi teinte. Je m'attendais à bien mieux surtout au niveau du scénario, je m'attendais à un énorme secret pour que cette famille soit si déchirée et j'ai été un peu décu à ce niveau là. Mais malgré tout cela reste un bon film et les acteurs sont très bons. La dernière demi heure est nettement mieux que le début. Une mini déception
Asghar Farhadi nous plonge dans une décadence familiale. Le Passé raconte l’histoire d’une femme, de deux hommes et de trois enfants qui veulent aller de l’avant mais dont les erreurs refont surface et vont ainsi déterminer leur futur. La narration y est très importante et le réalisateur nous invite à rejoindre la cuisine où l’ancien couple se discute, le café où la fille et le beau père s’expliquent… Il nous invite sans nous assister, car il sait que l’histoire nous touche et que l’on peut comprendre. Le choix des acteurs est donc très important pour que leur personnage soit sincère. Coup de chapeau donc au triangle amoureux Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa qui crée une tension et une vérité tellement réaliste qu’elle bouscule nos tripes. Les enfants aussi sont admirables. Bejo montre enfin sa qualité d’actrice et ce sans Hazanavicius. Après l’obtention de la Palme d’Or de la Meilleure Actrice en 2013, on a du mal à croire que le rôle était initialement destiné à Marion Cottilard. Filmé dans les banlieues de Paris, le metteur en scène montre une capitale froide et sans cliché comme l’aurait fait d’autres cinéastes étrangers. Alors que reprocher au Passé ? La longueur peut-être, pour un long métrage dont la musique est absente. En bref, Le Passé est une œuvre poignante et sans artifice. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Il y a du génie dans le montage et la mise en scène, c'est incontestable : faire un film aussi haletant avec trois fois rien, en piochant habilement dans la chronique de moeurs avec une pincée de polar force l'admiration. Seulement, versant de la médaille, tant de virtuosité "modeste" tombe parfois dans le formalisme, la bonne copie du premier de la classe qui contente le professeur à défaut de l'enthousiasmer pleinement. Tout est à l'image de l'interprétation : carrée, irréprochable mais dégageant bien peu d'émotion.
Un film dur, brillant, touchant, aux personnages attachants. Beaucoup de finesse et de justesse dans la façon de traiter ce drame de la vie. Des dialogues intelligents et une approche psychologique très intéressante. Le casting est exceptionnel et le film est superbement interprété y compris par les enfants !
Réalisé le réalisateur très réputé Asghar Farhadi (que je découvrais à cette occasion), le Passé mérite amplement l’accueil favorable qu’il a reçu, pour sa justesse, et pour sa profondeur psychologique indéniable. L’intrigue se déroule au sein d’une famille recomposée et multiculturelle, articulée autour du personnage de Bérénice Béjo, qui fait face à plusieurs obstacles : le retour d’Iran de l’ancien mari pour régler ses affaires, le nouveau conjoint en plein drame avec sa précédente épouse, les enfants qui supportent difficilement leur situation familiale, etc… Le film ne tarde pas à devenir passionnant et remarquable d’intelligence, notamment sur le thème du dialogue, avec une mise en scène très sobre, à la française. Impossible de manquer l’excellente performance du trio d’acteurs adultes, qui font face à de jeunes acteurs eux aussi dans le bon ton. Le rythme assez lent rebutera peut-être un certain public, en ce qui me concerne j’ai trouvé le film intense et captivant.
Un film long, une histoire sans relief qui commence à prendre vie 1/2 heure avant la fin. C'est lourd, c'est long. L'absence complète de musique accentue la lourdeur et la lenteur. Les acteurs masculins sont fades, comme morts (on leur a sans doute demander). Bref, un film que je regrette d'avoir vu : pure perte de temps.
Je ne comprends pas la notation du film. Mise en scène assez pauvre, aucune poésie, pas plus d'intérêt, scénario sans queue ni tête, impossible de s'attacher aux personnages, les comprendre oui, rien n'est posé clairement. En fait c'est plutot vis-mon-bout-de-vie avec mes problèmes. Une vraie purge, cela dit on peut y trouver quand même un intérêt sociologique tant c'est criant de réalité et Béjo porte ce qu'elle peut.
"Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes". Voilà comment le film commence. Et à la fin, on comprend pourquoi. A part le jeu de l'actrice principale, tout le reste est à jeter. Jeux d'acteurs peu convaincants, histoire d'un ennui mortel, une longueur assassine, un intérêt au plus bas niveau, ce film est à éviter.
Le film "Le passé" est une réflexion intéressante sur l'impact des secrets, des non-dits, des malentendus et du mensonge sur une famille confronté à un douloureux passé. Dans ce film, un iranien vient en France pour signer des papiers de divorce. Il va découvrir l'ambiance conflictuelle entre son ex-femme, le conjoint amant et sa fille. Il va essayer de les aider en améliorant cette relation. Il va vite réaliser que cette famille est déchirée par le passé .. De quoi s'agit-il ? Ce qui est intéressant dans le film "Le passé", c'est chacun apporte leur regard sur une situation douloureuse, que chacun réagit à leur manière et qu'il adopte un comportement maladroit ou blessant, ce qui peut déclencher des conflits dans la famille ... Les comédiens sont tous magistraux, leurs dialogues sont simples mais hautement intenses. Il sont superbement sobres. La tension est palpable entre leurs personnages ! Il y a un air de thriller. Les décors sont très bien recherchés. La couleur des pièces, les anciens objets, les vêtements sombres et le temps pluvieux apportent en plus une atmosphère pesante et énigmatique chez une famille déjà en souffrance. On se laisse alors entrainer dans de différentes pistes pour comprendre ce qui s'est passé : Pourquoi la femme du conjoint a-t-elle tenté de se suicider ? Comment ça s'est passé ? On ne sait pas s'ils ont fait des bêtises, s'ils l'ont volontairement ou pas tuée.. On se laisse guider cette histoire alors...D'ailleurs, les répliques entre l'amant et son fils dans le métro, sont émouvants ... Même si on ne lui a pas dit ce qui est arrivé à sa mère, ce petit garçon doute car il a entendu certaines choses en cachette mais malheureusement, son père n'a pas su lui dire clairement la vérité ... Justement, Asghar Farhadi, réalisateur, semble avoir voulu insister sur la vérité comme la parole salvatrice et libératrice pour tout le monde ... Balayer des problèmes, des secrets sous le tapis puis les ignorer, ne serait pas une bonne solution pour lui ... J'ai beaucoup aimé ce film humain .. Bouleversant !
Le grand réalisateur iranien est le favori de tous les bobos, et il est en même temps le plus grand faiseur de films du monde à mes yeux. Je dois être un peu bobo pour préferer la finesse à la violence.
Je craignais le déménagement de son cinéma: troquer Taraneh Alidoosti pour Bérénice Bejo, mettre dans ses cartons les intrigues sur fond de critique de religion et de ses dérives pour les défaire plein d’une nouvelle société qu’il ne connait pas bien, enrouler de ruban adhesif marqué « Fragile » son Iran et son soleil jusque dans la couleur de sa terre et se retrouver avec un occident au paysage publicitaire avait de quoi inquiéter.
Mais rien ne peut empêcher Farhadi de faire éclater son cinéma, son ingéniosité. Même pas Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Mahmoud Ahmadinejad réunis. Il est l’illustration faite de cette maxime...
Asghar Farhadi affectionne les drame familiaux et "Le Passé" ne fait pas exception. Si le cinéaste iranien ne réussit pas à faire aussi bien que son précédent film, "Une Séparation", il nous pond néanmoins un bon film dramatique fort en émotion. "Le Passé" ne respire pas la joie de vivre et enchaine les crises de nerfs, les disputes et silences glacials à tel point que l'on frise l'overdose par moment. Cependant, le jeu des acteurs et la mise en scène sont tels que l'on garde une bonne impression de ce sixième long métrage d'Asghar Farhadi.
Le passé est un grand film intelligent. Asghar Farhadi tient une réelle tension dramatique tout au long du film par son excellente mise en scène sobre et, par un processus de petites découvertes, de petits indices scénaristiques qui plongent le spectateur dans la réalité des sentiments des personnages, d'une folle humanité. Pas de manichéisme ici, la vérité ne peut apparaître à cause du silence des âmes et de la complexité humaine. Le scénario est intelligent et poignant. Il l'est en grande partie grâce à l'extraordinaire performance de Bérénice Béjo qui est à la fois magnifique et perdu, et qui mérite son prix d'interprétation à Cannes. Les autres acteurs sont bons, particulièrement les deux enfants et Pauline Burlet ; Ali Mossafa reste un peu neutre ; Tahar Rahim est néanmoins un peu en dessous. En somme, un grand et beau drame.
Récompensé à Cannes, Le Passé semblait être un drame poétique et bien réalisé sur la réalité de la vie. Malheureusement, j'attendais encore que le film démarre à la fin de la séance. "Madame le film est terminé, vous pouvez quitter la salle", ah mince...vous êtes sûr ? Le Passé semble fixé dans le temps du début à la fin : l'intrigue n'avance pas, on a l'impression d'être dans une éternelle introduction. Le film est intéressant dans ses quelques scènes puissantes en émotion mais celles-ci se finissent toujours par un gros point d'interrogation et finalement rejoignent les autres scènes d'exposition du film. Le film est réaliste, les acteurs sont excellents mais c'est lent, lent, lent. L'intrigue ne mène nulle part, on a l'impression que Le Passé est un extrait ennuyeux de la vie d'une famille déchiré. On nous promet un drame intéressant mais l'histoire est si éloignée de nous (on débarque réellement) qu'on a du mal à s'émouvoir malgré l'extraordinaire prestation de Bérénice Béjo. Le Passé pêche là où La Vie d'Adèle avait excellé : il nous présente la réalité mais n'arrive pas à nous intéresser, à nous entraîner avec lui, à nous faire ressentir quelque chose, à permettre l'identification, à nous prendre pas surprise. La fin n'arrive même pas à redonner du souffle au film. Le réalisateur de Une Séparation signe un film qui n'a ni queue ni tête. Dommage tellement dommage car c'est bien réalisé et bien joué, l'ambiance est là mais c'est incroyablement vide. Une grosse déception, 2,5/5