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Un visiteur
4,5
Publiée le 29 novembre 2017
Un film appréciable pour un sujet poignant sur l'amour, la séparation, le passé, de bons acteurs, Ali Mosaffa, et Bérénice Béjo jouent leurs personnages avec une intense complexité, c'est émouvant, le dénouement de l'intrigue est correct.
Le passé à une du mal à passer me concernant. L’idée d’esquisser une histoire sur une relation amoureuse passée, pour la solder dans le présent, n’est pas mauvaise en soi, mais elle n’est ici pas du tout aboutie. D’autant que le deuxième partie du film s’oriente vers une intrigue secondaire pseudo-policière absolument inintéressante. On s’ennuie donc ferme en suivant ces personnages auxquels on ne parvient jamais à s’identifier. L’essai d’ « une séparation » n’a pas été transformé.
Un chef d'oeuvre à mes yeux, tout y est parfait, une mise en scène minimaliste que l’interprétation parfaite de tous les acteurs fait vite oublier. Un scénario intelligent et hyper réaliste. On peut ne pas aimer, moi, j'ai adoré.
Un film melo bien ficelé avec des rebondissements qui nous plongent dans une intrigue captivante du début à la fin avec un rythme crescendo. On ne voit pas passer le temps du coup. Chaque scène faisant un peu plus la lumière sur le passé.... Dernière scène très émouvante.
Non, franchement pas terrible du tout même. On a l'impression que le scénario est construit avec des briques qui s'empilent dans un ordre donné, chacune étant constituée de non-dits évidents pour faire durer une intrigue assez vide. Il est en effet évident que si on ne dit rien, on ne peut que développer le fantasmes verbal et alimenter sans fin du dialogue au kilomètre. Ce genre de non-dit alimente aussi bien sûr le quiproquo. C'est "comme tu m'as pas dit que, je croyais que, mais si tu avais su la vérité que je ne pouvais pas te dire, etc ...". Les dialogues sont du niveau série télé moyenne gamme où les relations entre les individus sont totalement dépourvues de profondeur émotionnelle et le scénario les rend volontairement incapables de s'exprimer sur des choses élémentaires dans un schéma d'une grande banalité. Deux étoiles cependant pour le jeu de celui qui joue le rôle de Ahmad.
Ce réalisateur iranien Asghar Farhadi est un sacré mysogyne. Les femmes sont à chaque fois des menteuses par qui surgissent tous les drames (volontairement ou pas car en plus elles sont naïves et irresponsables). Ce sont d'eternelles mineures qui n'ont pas la maturité nécessaire pour anticiper les conséquences de leurs actes. Les hommes eux sont des victimes qui essaient de réparer les pots cassés. Ça saute aux yeux quand on regarde ses films et pourtant ce MONSIEUR a tous les honneurs des bobos. J'ai qd même trouvé quelques articles parlant de cette misogynie. Regardez ses films et vous verrez par vous même que "ce type" exploite toujours le même schéma (Une séparation; À propos d'Elly; le passé).
Le passé, c'est du passé ! C'est pas tout à fait le sens du film car le personnage principal, un homme assez calme, posé et réfléchi, pose beaucoup de questions, notamment celles qui dérangent et n'hésite pas à aller au conflit, se mettant parfois lui même en colère. On sent que son but est d'apaiser, quitte à faire remonter les rancœurs pour repartir de l'avant. Le 2eme personnage principal est un peu dans le même état d'esprit, notamment quand il chercher à comprendre pourquoi sa femme s'est suicidée. Mais il est plus impulsif et colérique bien qu'il écoute aussi beaucoup. Au milieu de ces 2 hommes vit une femme, le vrai rôle principal de ce film, BB, une femme à forte personnalité aussi. Elle vit avec sa fille Lucie, une adolescente en crise, sa petite fille qu'elle a eu avec le 1er homme et un petit garçon qui est le fils du 2eme homme. Elle a fait revenir son ex, le 1er homme, un Libanais parti depuis 4 ans. Ils vont divorcer et il a fait le voyage pour signer les papiers. Elle va aussi se remarier avec ce 2eme homme et elle est enceinte. Elle a aussi demandé à son ex de parler à Lucie chez qui cela ne va pas fort. Le film tourne autour de ce que Lucie a à cacher, un secret, qui les touche tous les 3 voire tous les 4 et qui va peut être remettre en cause la situation actuelle. C'est un film assez long, qui prend son temps. On est immergé dans le quotidien de ces personnages. On a presque l'impression de vivre avec eux. Ceci est lié au fait que c'est beaucoup filmé en intérieur, chez eux où, des fois au milieu d'un bric-à-brac. La fin est un peu étrange car on ne s'attendait pas à ça et on ne peut qu'imaginer ce qu'il va peut être se passer ensuite...
Rien dans ce film... Ennui total dû à un scénario incompréhensible et sans intérêt accompagné d'une musique déprimante, et si les acteurs pouvaient faire un effort D'AR-TI-CU-LA-TION ce ne serait pas du luxe. C'est un film inintéressant et une perte de temps monumentale.
A la vision de ce film je ne peux m'empêcher de me dire : "Tout ça pour ça!!!" ou plutôt pas grand chose pour en arriver là! Il ne se passe pas grand chose et le scénario minimaliste n'arrange pas. Il y a des drames cinématographiques beaucoup plus prenant et inspirés.
Je trouve dommage que tant d'internautes qui se sont ennuyés et plaints de la lenteur de ce film n'aient pas été happés par la première partie que, pour ma part, j'ai trouvée captivante (avec une impression un peu analogue à ce qu'on ressent quand on se fait happer chez Kechiche). Dans la seconde partie, j'ai été "décrochée" par la (trop grande à mon goût) série de rebondissements. Cependant, les thèmes du pardon, de la difficulté de se séparer du passé, des enfants (qui font partie à la fois du passé, du présent et de l'avenir) sont intelligemment explorés mais aussi suggérés. D'ailleurs, les rebondissements, s'ils attentent à la vraisemblance, nourrissent ces thèmes, notamment au travers des enfants. Par ailleurs, je trouve saugrenu de penser que le personnage féminin joué par Bejo serait représentatif de La Femme et ainsi dévoilerait le sexisme du réalisateur. C'est à mon sens une très jeune femme ayant aimé successivement des hommes qui lui ont laissé des enfants ou des regrets avec un goût d'inachevé. Une jeune femme peu maternelle, avant tout désireuse d'être aimée et de "refaire" sa vie, quelqu'en soit le prix, ce qui ne constitue pas des caractéristiques universelles tout de même! Quant au jeu de Bérénice Bejo, il ne m'a pas spécialement conquise, sans me déranger non plus. Par contre, j'ai été confondue par la comédienne (qui a un air de madone de Botticelli) qui joue l'adolescente de manière vraie et émouvante. Quant à Rachid Tahar, c'est celui que j'ai trouvé le moins convaincant tant il demeure soit "grognon" soit impassible. J'imagine qu'il exprime ainsi le conflit intérieur de son personnage mais c'est assez peu varié. Le film est sombre il est vrai: les internautes qui regrettent qu'il manque un peu de vie et de joie n'ont pas tort dans leur diagnostic mais le passé- le titre annonce la couleur- est rarement source, dans les familles décomposées puis recomposées- de légèreté. J'ai préféré A propos d'Elly et une Séparation, plus toniques, plus subtils, plus surprenants.
Généralement, dès qu'un iranien sort un film, la presse crie automatiquement au chef d'oeuvre. Il en va de même pour tous les films libanais, égyptiens, israélien ou palestinien ainsi que tous les autres pays un peu trop porté sur le censure. Comme si le contexte difficile de la réalisation d'un film justifiait sa qualité.
Bon, cette fois-çi, le film d'Asghar Farhadi est une production française, donc aucune raison pour la presse de surestimer ce film. J'étais donc partagé avant de visionner ce film. J'avais la furieuse impression que j'allais m'ennuyer sévère, mais faisant malgré tout confiance aux critiques cinéma et au jury de Cannes, j'ai décidé de mettre mon instinct au placard et de regarder ce film qui est peut-être un chef d'oeuvre.
Il s'agit de mon premier Farhadi. Dès les premières minutes, pendant ce dialogue entre Bejo et Mofassa dans la voiture, rythmé par le bruit répétitif des essuie-glaces, j'ai su à quel type de cinéma j'avais à faire. Un cinéma qui entre dans la même vague que ceux d'Abdellatif Kechiche. Un cinéma réaliste, qui sent l'éponge mouillée et le café froid. Un cinéma sans musique, ou le ciel est gris, le sol mouillé et ou entend les avions passer. Un cinéma qui ne raconte finalement pas grand chose, si ce n'est qu'une histoire simple, mais qui n'en est pas moins émotionnelle. Un cinéma à la mise en scène discrète, quasi-inexistante au profit d'une qualité d'écriture irréprochable et à un jeu d'acteur incroyablement juste.
Farhadi se contente de filmer la vie. Dans la vie il y a des hauts et des bas. En l’occurrence, ici il y a plus de bas. Parfois aussi la vie, c'est chiant. Et je dois avouer que je me suis parfois ennuyé. Certaines scènes sont parfaitement inutiles et rallongent inutilement la durée du film dont le sujet ne mérite pas qu'on y accorde 2h10.
"Le passé" n'est pas un film très gai, mais on doit lui reconnaître une certaine qualité. Il s'agit d'un bon film. Méritait-il toute ces éloges lors de sa sortie en salle ? Non.
Un drame d’Asghar Farhadi qui, à la différence de ses précédents films, se déroule non pas en Iran mais dans la banlieue parisienne. On note également la présence de deux acteurs principaux français : Bérénice Bejo et Tahar Rahim. Un film solide à la mise en scène lente et minimaliste, qui bénéficie d'une belle atmosphère empreinte de malaise. Le scénario permet au réalisateur de déployer ses thèmes de prédilection : les secrets, les mensonges, les non-dits, la responsabilité, la rupture et les conflits familiaux. Cependant, l'histoire présentée apparaît trop ténue et formalisée, dégageant bien peu d’émotion. On aurait également aimé des rebondissements un peu plus surprenants. Une réalisation en demi-teinte donc pour laquelle on lui préférera "A propos d’Elly", un thriller plus exotique, poignant et inattendu !
"Le Passé" offre une intrigue solide et riche émotionnellement, où le passé, les non-dits, les doutes, les fausses perceptions s'entremêlent dans un déluge de thématiques bien exploitées (amour, famille recomposée, deuil, dépression, suicide, parenté). Le film défait les noeuds patiemment et intelligemment, à l'aide d'un scénario consistant et complexe (qui est le parent de qui, les raisons du suicide), aux multiples ramifications et surprises (les mails de Lucie, le rôle de l'employée illégalement, le choix de Fouad) et proposant des scènes extrêmement fortes (le final à l'hôpital, la dispute entre Lucie et sa mère, la discussion entre Fouad et Samir dans le métro, etc...). Cette oeuvre creuse son histoire et ses personnages avec subtilité et équité, en n'édulcorant absolument rien, explorant aussi bien la psychologie humaine dans toute sa difficulté et ses contradictions que la vie en général et ses épreuves douloureuses entraînant une grande violence des sentiments. Pourtant marqué par une extrême gravité, "Le Passé" n'est jamais plombant, la réalisation maîtrisée et intimiste de Asghar Farhadi et les dialogues affutés donnant beaucoup de solennité mais aussi et surtout de pouvoir aux différents passages. L'interprétation sans faille et bluffante de Bérénice Béjo, ainsi que l'excellent casting enfantin et la découverte Ali Mosaffa confèrent encore plus de relief et de force à ce film saisissant qui m'a conquis. Magistralement puissant, touchant et humain!!!!