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Mengzi
1 abonné
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3,5
Publiée le 29 décembre 2021
Premier film d'Asghar Farhadi que je regarde. J'en avais beaucoup entendu parlé en bien, mais je ne m'était jamais lancé, par peur du cachet du Festival de Cannes - n'étant pas un grand fan des films Cannois.
Le film est lent, peu rythmé, marqué par des couleurs froides, par des personnages rustres. Mais plus l'on avance dans le film, plus on se surprend à avoir beaucoup d'empathie pour la plupart de ces personnages, particulièrement Ahmad, sa fille Lucie et, mine de rien. Le personnage de
Le film est très bien réalisé, il semble n'avoir ni début, ni fin, mais être simplement l'épisode d'une vie, commune, mais particulière en même temps.
Je le conseille à ceux qui hésiteraient à le regarder, ne serait-ce que pour vous en faire un avis.
Cette comédie dramatique nous montre les dommages affectifs d'une famille recomposée. La réalisation d'Asghar Farhadiest se révèle très sensible, sa mise en scène épurée et sa direction d'acteur efficace. Bérénice Béjo est magnifique, bien secondée par des rôles d'enfants joliment assurés, et un Ali Mosaffa très convaincant. Dommage que l'ambiance soit si pesante et l'histoire aussi sombre qu'embarrassée.
Soporifique, inintéressant, interminable. J'ai visionné ce film car il a beaucoup de bonnes critiques, et au final je me retrouve déçue par l'histoire, par le film dans son ensemble. Un film dispensable, c'est évident.
Un Talleyrand iranien revient à Paris officialiser son divorce. Diplomate, il gère les problèmes rencontrés par les uns et les autres – tous beaux - dans un contexte tendu. Un vrai bijou d’analyse psychologique. Dommage que la fin plus narrative soit moins convaincante.
Le démarrage du film est assez poussif et j'ai dû résister à l'envie de stopper sa lecture. Bien m'en a pris car j'aurais raté une œuvre qui traite avec finesse des rapports humains, ici au sein d'une famille recomposée en pleine crise. Le réalisateur parvient à instiller dans presque chaque plan l'ambivalence des différents personnages, sur fond de divorce, de suicide inexpliqué, d'enfants ballotés, de vieilles rancunes accumulées, etc. A chaque échange correspondent deux lectures, une qui est formelle et une seconde qui passe par des gestes, des intonations, des silences, et qui vient s'ajouter à la première lecture voire même qui la contredit souvent. Les membres de la famille n'en finissent plus de s'aimer, se repousser, se faire du mal... Le rythme est lent, avec des rebondissements parfois un peu téléguidés, mais ça passe car les acteurs sont formidables, surtout Ali Mossafa et Pauline Berlut. Quant à la jolie Bérénice Béjo, son jeu sonnait hélas faux dans certaines scènes, mais sans que cela n'altère véritablement l'intérêt que j'ai éprouvé en regardant ce film.
Film prenant du début jusqu'à la fin, le réalisateur met en place une histoire à rebondissements aussi forts que les battements du coeur devant l'amour avec un grand A.
Il ne se passe pas grand-chose dans la première heure de ce film. Il s'agit de la mise en place des personnages et d'une situation somme toute assez banale. Ce n'est pas mal fait, mais l'intérêt reste très limité, la réalisation ne dépassant guère celle d'un bon téléfilm. Puis le film glisse vers le "thriller" sentimental et familial, qui semble être la voie choisie par le cinéaste, avec plusieurs révélations et découvertes du récent passé. Malheureusement le problème moral qui est posé à Lucie, la fille de la famille recomposée, n'est qu'évoqué plutôt qu'approfondi, et le réalisateur oblique vers de nouveaux "rebondissements" artificiels et sans intérêt, avant de conclure par une fin très "mélo" aux caractéristiques identiques. Après l'excellent "Une séparation", "Le passé" se révèle un film bien décevant dont on gardera quand même en mémoire le personnage, excellemment joué, du petit Fouad, et particulièrement de sa discussion avec son père dans les couloirs du métro Parisien. PS : il est difficile de comprendre le prix d'interprétation attribué à Bérénice Béjo, dont la prestation alterne pour l'essentiel entre des dialogues chuchotés inaudibles et des gesticulations hystériques sans nuances.
Le Passé construit autour de ses personnages un lent mais certain huis clos, à mesure que les êtres se retrouvent, que les mensonges et les non-dits se superposent, s’entassent, rendent la vie impossible à une famille meurtrie et divisée. Chacun des protagonistes apparaît coincé, pris en étau entre deux temps, entre deux vérités, pris de vertige devant une réalité multiface qui l’inclut ou l’exclut, le concerne ou lui échappe. Asghar Farhadi réussit à rendre la complexité des enjeux individuels à la fois limpides et intrigants ; son long métrage se construit comme un polar au terme duquel un secret à plusieurs niveaux sera percé, sans certitude néanmoins. « Dans ces cas-là, on ne peut jamais rien affirmer », nous dit-on. Mais le grand intérêt du film, au-delà de ses acteurs épatants, c’est d’adopter le point de vue de l’enfant, d’épouser son regard, de se mettre à son niveau sans minimiser sa compréhension des choses. Nous voyons naître les traumatismes, ces traumatismes qui reviendront un jour ou l’autre : les fugues hors du domicile conjugal, le morcellement de l’identité paternelle ou maternelle à cause des remariages et des divorces à foison. Le long métrage nous dit quelque chose de notre société contemporaine et de la mobilité mortifère des êtres qui l’habitent : voiture, station de RER pas loin de la maison, métro, hélicoptère en miniature, tout cela participe d’une même illusion de liberté, alors qu’il n’en est rien. Le passé est là, il reste présent, il s’actualise au fil des souvenirs, des rencontres, des mots prononcés. Samir demande à Marie d’oublier, d’oublier ensemble pour recommencer. Impossible. On n’oublie pas, jamais. Le Passé réussit à rendre présentes les ombres d’autrefois, fait planer sur l’ensemble une atmosphère anxiogène dont le spectateur ressort à bout de souffle. Un grand film.
Pessimiste , lent, très français....une Bérénice Bejo totalement hystérique qui ferait fuir plus d'un homme....donne une mauvaise image de la française toujours au bord de la crise de nerf....les hommes sont vus comme des personnes incertaines prêts à prendre la fuite à la 1ere occasion
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2,0
Publiée le 28 mai 2020
Applaudi aux Oscars et à Cannes, "Le passè" est pourtant un film surestimè qui doit surtout sa rèputation à Asghar Farhadi, rèalisateur des brillants "A propos d'Elly" (2009) et "Une sèparation" (2011). C'est l'histoire d'un iranien qui vient retrouver sa femme française pour règulariser son divorce! Et voici le passè qui ressurgit [...] De la jalousie, des conflits familiaux, des mensonges, des non-dits et des choses qui se rèvèlent petit à petit! Mais que c'est long à se mettre en place avec un scènario complètement refermè sur lui-même et des rebondissements forcès! On se laisse nèamoins sèduire par la prestation remarquable de Ali Mossafa! Tahar Rahim n'est pas mal non plus! En revanche, on ne plonge jamais dans la douleur de Bèrènice Bejo qui, avouons le, n'est pas bonne dans ce rôle! A l'arrivèe, un suspense psychologique ambigu avec des personnages complexes! Mais en même temps banal, peu intense et assez dècevant...
Ahmad fait le voyage depuis Téhéran pour finaliser son divorce avec Marie. Depuis 4 ans beaucoup de choses ont changé dans la vie de Marie et de ses deux filles. Une nouvelle famille recomposée, une nouvelle grossesse...mais les tensions sont vives et le mal-être est perceptible au sein de ce foyer. Ahmad surgissant du passé va tenter de dénouer les conflits persistants et destructeurs. Malgré quelques longueurs , l'Interprétation est de grande qualité et le scénario très réaliste transmet efficacement la noirceur de cette vie ; "Le passé" est un film qui ne peut laisser indifférent.