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Un visiteur
2,5
Publiée le 28 septembre 2019
Film assez ennuyeux , lent et sans grande intensité dramatique malgré la très bonne composition pleine de réalisme de Bérénice Béjo. Une équation à quatre inconnues assez peu resolvable ..et le coup du parfum qu'on sent arriver dans le couloir de hôpital! J'ai réussi à tenir deux heures pour pas grand chose!
Il pleut, rien ne brille, rien n'est neuf tout est glauque et abîmé. Tout porte le poids du passé. Le Passé est encore là. J'adore Asghar Farhadi dont je revisionne les films sans m'en lasser. Le Passé, ce pourrait être la suite d'une Séparation. Ici, pour moi le jeu des acteurs est tellement criant de vérité (contrairement à certains commentaires lus ici) qu'on se demande si on est bien dans une scène de fiction. Les enfants sont surprenants, le masque de colère dans les yeux du jeune fils, l'ado avec sa voix d'une femme à l'agonie. J'ai adoré. C'est brillant, sobre mais profond, intelligent, et toujours avec des acteurs au sommet. Le retour de cet homme avec son calme, sa voix douce, ses paroles mesurées, je me demande si ce n'est pas une sorte de fantôme, la petite voix qui hanterait les personnages, en particulier de Bérénice Béjo, magnifique, à tous les sens du terme. Vraiment magnifique.
Ce qui est beau c'est aussi l'entrelacement des histoires d'amour. On ne s'attend pas à la fin à voir les mains se rejoindre et la beauté du geste se comprend avec le regret du passé. Très beau film émouvant et profond sur les sentiments.
Bon film mais, il me semble qu'il y a une erreur dans le film, je vous l'explique et vous me direz si éventuellement j'ai mal compris : spoiler: Lucie est triste pour la tentative de suicide de la femme de Samir, ensuite elle dira qu'elle avait envoyé les messages (entre Samir et Marie) à la femme de Samir un jour avant sa tentative, elle dit également qu'elle avait parlé directement à cette personne et qu'elle avait un accent. On apprend par la suite, que Lucie a en réalité parlé à Naïma en croyant qu'elle était la femme de Samir. Cela voudrait dire que Lucie a cru que la personne qui a tenté de se suicider était Naïma, or, à un moment du film Lucie et Naïma sont face à face dans un restaurant à discuter de la tentative de suicide de la femme de Samir… C'est louche non ? Si vous pouvez m'expliquer Merci
Heureusement surpris par le film du réalisateur iranien Asghar Farhadi "Le client", je me suis mis en tête d'explorer d'autres réalisations de cet auteur, et, ça tombe bien, Prime Video en passe plusieurs. Je commence donc avec ce film que j'ai trouvé encore mieux que le précédent. Cette façon, profondément humaniste, d'étudier les caractères dans ce drame familial intimiste est vraiment au top de la cinématographie actuelle. Ajouté à cela un jeu d'acteurs particulièrement réaliste, une façon de filmer donnant l'impression qu'on est au coeur de l'action, et on obtient un résultat particulièrement probant. Enfin, cette étude sur les difficultés engendrées par les familles recomposées est pleine de bon sens. Du cinéma haut de gamme, et si vous regarder les notes de ce réalisateur, tant sur Allociné que sur Imdb, vous verrez qu'il emporte nettement l'adhésion du plus grand nombre. J'ai hâte de voir les autres films.
Si "Le passé" intéresse, c'est plus grâce à la remarquable direction d'acteurs du cinéaste iranien, étonnant d'habilité dans la conduite d'un récit dans une langue qui n'est pas la sienne. On retrouve aussi, subtilement distillées, des réflexions sur les relations qui se délitent, l'éloignement au sein du couple, le rapport coupable aux enfants, l'impossibilité de l'intégration et la nostalgie des origines, autant de thèmes chers à l'auteur persan. Hélas, le scénario est ici fort alambiqué et il n'est pas commode de suivre cette histoire pour le moins tracto-capillée, malgré son beau dénouement.
Beau film quoique un peu trop long... Les acteurs sont tous très justes et l'histoire est montée comme un film de suspense. Les personnages sont bien écrits parfois justes et émouvants et parfois maladroits et agaçants. Comme dans la vie. Le rythme est lent mais le film se laisse regarder et de dernier plan est très beau (même si le film se termine quand même un peu en nœud de boudin...)
Le réalisateur, Asghar Farhadi, adopte un ton réaliste pour aborder son sujet : une famille recomposée dont Marie (Bérénice Béjo) est l’épicentre. Il met en scène des plans pertinents et chargés de détails révélateurs. Le style de cette œuvre consiste en une réalisation significative, minutieuse et appliquée. La direction d’acteur fait le choix d’une grande justesse. Ces choix sont nécessaires pour raconter un fait social avec réalisme. Dans cette même logique, cet opus n’en fait pas des tonnes pour forcer l’émotion, qui s’installe subtilement. Il y a un dosage maîtrisé du jeu d’acteur pour donner le goût du naturel.
Le casting est bon. Personnellement, je me suis attaché aux personnages dont on précise le point de vue et la situation. Les comportements et décisions me paraissent raisonnablement justifiés. Selon mon ressenti, le point culminant du film est la scène du retour de Lucie (Pauline Burlet) chez sa mère (Marie) et la discussion qui s’ensuit. Le but de cet opus est de faire surgir les vérités cachés, les malentendus et les non-dits qui compliquent les relations familiales. Ainsi, la narration dévoile progressivement les informations. Les révélations successives ne sont pas simplement des retournements de situations dont le seul intérêt serait de réveiller le téléspectateur, elles sont l’occasion de déclencher des dialogues qui révèlent des informations sur les personnages et leurs relations. Asguar Farhadi utilise donc la structure du « scénario à tiroir » pour développer les relations interpersonnelles. Le film observe un rythme tranquille et ne nous montre aucune scène inutile grâce à l’utilisation judicieuse de l’ellipse, il coupe les dialogues dont le contenu seraient redondants avec les données que le spectateur détient déjà. Je termine cette critique par une remarque sur la dernière scène. Elle constitue une des meilleures conclusions de film que j’ai vu, elle est très démonstrative, touchante et bien amenée. spoiler: Elle se clôt sur un plan séquence. C’est toujours agréable de terminer une séance par une bonne scène finale et de quitter un long métrage sur une bonne impression.
J'ai trouvé ce film mou mais mou ! Et même si jetais sur le point de m'endormir je n'ai pas pu à cause des cris hystériques de Bérénice Bejo qui a reçu un prix pour cela . C'est troublant et décidément je ne comprends rien à Cannes
Dans ce long métrage ,farhadi est passé "maître" dans la direction de ses comédiens...on croirait qu'ils vivent réellement leurs vécus personnels . Du plus petit (incroyable fouad) au plus grand (mossafa) excellent dans leurs jeux ...Le scénario frôle la perfection !
Le cinéaste iranien Asghar Farhadi pose sa caméra en banlieue parisienne et nous livre un bon polar amoureux et un drame intimiste. Bérénice Bejo, Ali Mossafa et Tahar Rahim sont captivants dans cette illustration de la complexité des comportements humains, assortie d’une réflexion sur le mensonge et la conséquence des non-dits au sein d’une famille recomposée. Un peu lent toutefois...
si l'on aime le cinéma pour le rêve, ici le rêve est brisé, c'est glauque, ça ressemble à un téléfilm sans moyens, l'histoire est banale, aucun intérêt.