La violence qui entoure les sentiments entres les divers personnages n'a d'égale que leur force intérieure, ainsi que la puissance des sujets évoqués ici. Le tout est filmé avec un réalisme exceptionnel, que l'on ne retrouve que dans le cinéma des frères Dardenne. Tous les acteurs sont impressionnants de justesse, sans exception, et la réalisation sobre mais efficace, laissant au spectateur le temps de la réflexion. Asghar Farhadi signe un film bouleversant.
Encore un très joli drame familial d’Asghar Farhadi qui devient véritablement un expert en la matière. Pour sa 1ère expérience en France, il nous démontre une parfaite maitrise malgré la barrière de la langue en dirigeant à merveille cet excellent trio d’acteurs. Le divorce n’est qu’un prétexte pour réunir ce petit monde autour de cette jeune adolescente au comportement inquiétant qui va finir par révéler les raisons de cet évènement tragique du passé. Le scénario est parfait, nous dévoilant petit à petit tous les travers de cette histoire, l’interprétation et la mise en scène aussi avec un sacré coup de chapeau à Bérénice Bejo qui en effet se défend prodigieusement face à toutes ces situations difficiles. Que dire si ce n’est que cet excellent réalisateur Iranien nous montre un Paris d’une curieuse mais très jolie manière et qu’il tient depuis un bout de temps une place de choix dans ma DVDthèque…
Une vraie pépite! Profond et tellement bien joué! Je n'ai pa mis 5 étoiles car il est juste un peu trop long. Il en reste néanmoins magnifique et bouleversant. Bérénice Bejo aurait mérité le César en plus de la Palme d'or. A voir ABSOLUMENT!
Beaucoup trop long, parfois mal joué, Le passé ne parvient que par moments à tenir les promesse faites par son synopsis et son casting. Misérabiliste à souhait, le réalisateur regarde ses personnages s'ébattre avec compassion mais sa caméra à trop d'accent bobo-centrée pour paraître vraisemblable. La fin tend carrément vers le calvaire... Touchant, mais trop lourd.
ce films, les films d'asghar farhadi et quelques autres films iraniens nous montrent qu'on peut faire des films forts, poignants, sans passer par les effets spéciaux de l'industrie américaine ni les scènes de sexe dans lesquelles excelle le cinéma français ni le hammam dans lequel se déroule plusieurs films tunisiens. avec à propos d'elly, une séparation, le passé, on assiste toujours à une situation banale qui donne naissance à une intrigue, des sentiments complexes et une remise en question incessante. bravo
drame psychologique où l'on est plongé au coeur des conflits familiaux, des situations difficiles de la vie le jeu des acteurs est superbe tahar rahim toujours aussi émouvant Bérénice bejo dans un rôle pas habituel un film avec beaucoup de tension que l'on ressent bravo au jeune acteur qui joue fouad j'ai bien aimé
Magistral. Tant par le choix des acteurs, jeunes et moins jeunes, la justesse du jeu et des dialogues, la profondeur du scénario qui ne passe jamais la frontière du mélodrame. Tout est dirigé d'une main de maître. Du très grand cinéma dont on ressort grandi.
Les intentions sont là : l’ambiguïté des relations humaines où chacun à ses raisons et ses déraisons, les prisons qu’on se construit soi-même à travers ses névroses et ses culpabilités, l’intime qui prend la dimension d’une tragédie grecque… Malheureusement, Farhadi semble avoir perdu toute sa subtilité en venant tourné à Paris. Les incessants rebondissements du récit finissent par devenir artificiels (il y a plus de twists que dans un thriller hollywoodien !) et le cinéaste charge un peu trop la mule du mélo (la femme dans le coma). Les personnages, quant à eux, manquent parfois de justesse : le taiseux Tahar Rahim est trop monolithique et la fébrile Bérénice Béjo n’est pas assez habitée. Ceux qui s’en tirent le mieux, ce sont les enfants, l’employée du pressing (qui, elle, possède une vraie altérité et une vraie dimension sociale) et le mari iranien, très émouvant en pompier pyromane. La mise en scène, loin de l’âpreté iranienne, se fait très sage et la direction artistique manque de ressenti (le décor bobo de la maison de banlieue, la garde robe improbable de Bérénice Béjo). Cette tendance au surjeu des comédiens (y compris dans le mutisme de Tahar Rahim), ces dialogues un peu trop démonstratifs, cette réalité sociale qui manque de prégnance (le film semble bizarrement atemporel) ; tout cela ressemble à un rejet de la greffe parisienne. Quoiqu’il en soit, le film reste fort dans son propos, et on ne peut que regretter ce manque de subtilité dans sa confection.
Trois ans après le superbe « Une séparation », Asghar Farhadi revient avec un long métrage poignant de vérité. Il y reprend une partie des thèmes qu’il avait développés dans son long-métrage précédent : le divorce, l’amour, l’effet des problèmes des adultes sur leurs enfants. Il met en scène pour cela des acteurs français (avec la participation tout de même de l’Iranien Ali Mosaffa) dans la périphérie de la capitale parisienne avec une femme prise dans un tir croisé entre l’homme qu’elle veut épouser, son ex-mari et sa fille qui la fuit de plus en plus. Solidité de la situation, dialogues brillants de vérités, intrigue prenante et personnages touchants, le cinéaste iranien sait comment construire des œuvres puissantes et pourtant enchâssées dans l’univers du quotidien. Il construit des drames à plusieurs niveaux de lecture sans jamais en faire des œuvres ennuyeuses ou sentencieuses. L’émotion est toujours présente, mais jamais sur jouée pas les comédiens, ni sur soulignée pas la réalisation. Comme « Une séparation », « Le passé » offre un beau moment de cinéma tant pas sa qualité que par l’émotion qu’il provoque chez le spectateur. À voir absolument et à posséder dans sa collection de films.
En étant tout à fait franc ça n est pas du tout mon genre de film, trop larmoyant, accumulant la misère (ici sentimentale). Les personnages quasiment tous auto centrés traînent leur spleen et ça n est pas très engageant. Il faut tout de même reconnaître la qualité de la direction d acteurs et la prestation impeccable de ces derniers ainsi que les enfants vraiment crédibles (la scène entre Tahar Rahim et son fils à la sortie du métro extrêmement forte en est le meilleur exemple).