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Un visiteur
1,0
Publiée le 11 juin 2013
Le passé composé d'une famille recomposée m'a complètement décomposé ! C'est long comme un jour sans fin dans un pavillon sans intérêt d'une banlieue sans âme. Deux heures d'errances cinématographiques dans le vide intersidéral d'une histoire aussi banale qu'insipide ... et tout ça pour se retrouver au point de départ ... Si j'en crois l'enthousiasme des critiques, mon esprit simple ne doit pas être cablé pour tirer la quintessence de ce cinéma néo-socio-réaliste. Mais j'assume ... et à présent je vais vite oublier le passé pas si simple
J'avais déjà beaucoup aimé Une séparation en 2011, l'histoire très juste d'un couple qui joue à la guerre, chacun restant persuadé que l'autre fera marche arrière, jusqu'à la séparation, que personne n'a réellement voulue, mais qui devient inéluctable. Farhadi est très doué pour le choix de ses titres: ses films sont ce qu'il annonce. Le passé donc cette fois, celui sur lequel on voudrait revenir, celui que l'on souhaiterait effacer et que l'on ne peut tout simplement pas toujours réécrire à sa guise.
Après quatre ans d'absence, Ahmad arrive d'Iran pour finaliser à Paris son divorce avec Marie. Cette dernière vit toujours dans la maison de banlieue qu'ils occupaient ensemble, avec ses deux filles nées d'une première union, avec son nouveau compagnon Samir et avec Fouad, le petit garçon de ce dernier. Les relations sont difficiles entre Marie et sa fille aînée lycéenne Lucie. Et on apprend peu à peu que la femme de Samir, la maman de Fouad, est dans le coma suite à une violente tentative de suicide.
Le film se déroule à Pantin et dans le 19ème arrondissement, et décrit un Paris très réaliste, bien loin de la carte postale, de celui que nous sommes des millions à vivre au quotidien en allant bosser. C'est une réussite d'autant plus remarquable que Farhadi est Iranien et ne parle pas français. Il y a comme cela des gens doués, qui ressentent et comprennent.
Servi par de merveilleux comédiens, dans les rôles principaux comme dans les seconds rôles, Farhadi s'attache successivement à chacun de ses personnages, dévoilant ainsi peu à peu un tableau général des relations entre les divers protagonistes, la vérité de chacun éclairant ou nuançant celle des autres. Et tout se révèle finement entremêlé: les actes, les sentiments, les motivations conscientes ou inconscientes des personnages impriment profondément leurs marques sur la situation et sur les êtres. Dans ce registre, Asghar Farhadi s'exprime avec maestria, à travers des hommes et des femmes éminemment complexes mais finalement très quotidiens, auxquels il est aisé de s'identifier.
Alors, qu'est-ce que le passé ? Que faire du poids qu'il fait peser sur nos épaules ? Comment évacuer les réminiscences qui assaillent malgré soi ? Mais le passé est peut-être avant tout dans la façon de se le raconter: une histoire... En filigrane dans cette thématique pointe celle de la vérité. Est-il seulement possible de l'approcher tant elle peut s'avérer plurielle ? Mais est-ce seulement souhaitable ? Les personnages la cherchent, la refusent ou semblent attirés par elle comme par mégarde.
"Est-ce qu'on va pouvoir vivre avec ça ?" demande Marie.
Il y a toujours de nombreuses façons de se raconter une histoire. Au fil de son récit, à travers la parole de ses personnages, Farhadi nous les fait toutes entrevoir successivement, dans un crescendo captivant et toujours juste. Existerait-il une explication qui apporterait l'ombre d'une consolation ?
Les questionnements des personnages m'ont passionnée; leurs souffrances m'ont bouleversée.
Le film est reparti de Cannes avec le prix d'interprétation féminine remporté par Bérénice Bejo. Sans avoir vu tous les films en compétition, il est toujours très difficile de juger, mais l'aura d'une Palme d'Or ne m'aurait pas paru déplacée.
Après "une séparation", le nouveau film de Asghar Farhadi est comme un coup de poing. La force de l'interprétation de Bérénice Béjo est juste sidérante.
Tous les acteurs sont convaincants dans leurs rôles , même les gamins . Belles images également mais on doit être très patient car le scénario avance lentement et ce film deviens de plus en plus l o u r d . Je ne recommanderais ce film qu'à très peu de mes ami(e)s car ils nous a laissé un mauvais gout dans la bouche .
Je suis partie après 1h. Peut être le meilleur était a la fin, mais je n'ai pas pu rester plus. L'histoire est très longue à commencer. Le jeux des acteurs est vraiment bien, mais l'histoire est trop lente en déroulement.
J'avais hâte de voir ce film. Il avait de très bonnes critiques et paraissait être un des films beau et émouvant de cette année. Quelle déception... La première demi heure est très longue, il ne se passe rien. La technique est maitrisée, les plans sont bien faits, les acteurs jouent bien. On ne peut pas leur enlever ça. Par contre le scénario manque cruellement d'idées... Ce film va tomber dans l'oubli comme beaucoup d'autres...
J'ai vu avec bonheur tous les Faradhi sortis à Paris je ne pouvais rater celui ci J'ai des réserves que je n'avais pas auparavant, car j'ai trouvé la partition moins convaincante ( le 93 plus iranisé que maghrébin)et que j"avais deviné certains rebondissements Est ce aussi parce que je connais les invariants de son œuvre? Dans chacun de ses films, volontairement à fin ouverte j'ai retrouvé: le contexte de crise dans une apparente volonté de résolution,les dévoilements successifs avec des vérités qui s'affrontent, des rapports familiaux plus ou moins tendus ou les enfants présents ( et à venir) obligent les adultes à avancer...Ici le nœud de l'intrigue est une officialisation d'une séparation effective et c'est comme d'habitude la femme qui est le moteur du changement, mais elle est bien ambivalente avec les missions de tiers qu"elle délègue à l'ex mari Cet acteur iranien est une merveille même quand il ne dit rien Il incarne ici( lui qui n'a pas d'enfants) la quintessence des qualités éducatives ! Bérénice Béjot sort sa vulnérabilité et ses limites( rejoignant Adjani ou Romy) la jeune actrice qui lui fait subir sa crise d'ado promet beaucoup, ainsi que le petit garçon révolté," trimbalé" qu'il est dans les versions approximatives et variables de son avenir. .A voir et à discuter entre amis..
De belles images, des acteurs talentueux et beaucoup d'émotion. Tout ce qui manque au "Passé" est un scénario un peu plus recherché ... Car on passe une bonne partie du film a attendre quelque chose qui ne vient pas, l'histoire est assez faible et c'est vraiment dommage car le réalisateur avait tout a sa disposition pour réussir un chef d'oeuvre... Et au final on a " juste" un bon film, ce qui n'est deja pas si mal.
Très beau film. Les acteurs sont bons et expressifs. La progression du récit et de la tension sont remarquables. Film très noir. Une idée de scénario excellente et superbement exploitée. Impressionnant. Ce réalisateur est diabolique. A quand son prochain film ? On est impatient.