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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2013
Film intense que d'émotion. J'ai pleuré une bonne partie du film. Personnages très émouvants, jouant leurs rôles à la perfection. C'est une réussite ce film. Quand à Bérénice Bejo, elle est incroyable
Une intrigue qui repose sur une histoire de mails, des querelles enfants-parents, une femme mariée trompée qui se suicide en avalant du détergent dans un pressing... à vu de nez, on sent le truc foireux. Mais sait-on jamais, il faut creuser...et là déception: c'est archi-vide. Bejo qui hurle pendant tout le film, des tensions hyper classiques entre adultes. Il pleut constamment sur Paris, les malheureux, et le gamin renverse le pot de peinture si bien qu'il a le droit à la punition (méchante Bejo !). Sinon ça lui va bien les cheveux long à Bérénice. Bonne séance !!!! (et surtout, méditez-bien sur l'achat des plafonniers, c'est une métaphore paraît-il, ils apportent la lumière aux protagonistes...subtil !)
Quand réalisateur iranien oscarisé fait appel à deux césarisé pour son premier film français, ça donne quoi ? Un film magistral. Un drame tourné comme un thriller mais qui prend son temps, le scénario est très bien ficelé avec de nombreux rebondissements. Le trio formé par Tahar Rahim, Bérénice Bejo et Ali Mosaffa sont fantastiques, les trois était en lice pour le prix d'interprétation de Cannes. Les enfants jouent tout aussi bien que leurs parents fictifs. La mise en scène est magnifique, tout comme la photographie de film qui m'a laissé bouche bée. bref, une moisson de Césars en vue ?
Oui, oui, et re-oui pour Farhadi, décidemment excellent , la trame de ses films est toujours excellente ( à tiroir, ou babaiaga...) et la manière de filmer d'un naturel extraordinaire .... Mais ... Celui ci , visiblement , a été fait pour avoir un prix quelque part , et ça se sent ... Dommage . ALLEZ VOIR LES ENFANTS DE BELLE VILLE !!!
Après 'La séparation' qui était un excellent film, Ashgar Faradi confirme son talent de réalisateur. Sa grande qualité est de savoir mettre en valeur les comédiens dans des rôles difficiles. On ressort de ce film un peu perplexe sur la nature humaine : aucun des personnages n'est parfait et ne semble savoir ou il va ... s'accrochant à un passé qu'ils n'ont pourtant ni les uns ni les autres vraiment réussi. A la fin du film ou tout semble s'arranger, Faradi nous replonge dans le doute ... avec une dernière scène étonnante.
À voir absolument : tout est juste dans ce film, que ce soit dans la profondeur des personnages (impressionnante de justesse), l'interprétation des acteurs (tous parfaits), la finesse du scénario (à multiples rebondissements, mais sans coup d'éclat) ou les subtilités du montage (première séquence, ellipses, et surtout plan final). Un chef d'oeuvre.
Une histoire humaine avec des personnages qui sont cabossés par la vie Berenice Bejot est remarquable et l'ensemble des acteurs assurent dans leur rôle
Faradi nous livre donc un deuxième chef d'oeuvre de suite, après "Une séparation". Peut être un peu moins fort que son prédécesseur, "Le passé" n'en est pas moins un drame vécu au plus près des personnages, ces derniers interprétés par des acteurs époustouflants de vérité (Ali Mosaffa notamment). J'avais lu une interview de Bérénice Béjo comme quoi ce réalisateur avait une méthode de travail différente, plus théâtrale et basée sur des jeux de rôle. On sent quand même que pour en arriver là les acteurs ont dû se dépasser, cela crève les yeux. Une dimension humaine qui nous explose à la figure, au travers d'une ambiance pesante et d'un quotidien maussade, et porté par ce lourd secret qui peut faire basculer toute une vie. Mais avec Faradi, ça ne s'arrête pas là, on peut toujours trouver dans ses films une richesse de scénarios, pourtant relativement banals au premier abord. Le vrai spécialiste du drame familial, c'est lui.
Un magnifique film, fort et émouvant où les sentiments sont filmés à la manière d'un thriller : chacun se cherche, essaie de se débarrasser du passé dans lequel ils sont englués, essaie de se tourner vers l'avenir et de vivre le présent. Un film porté par un trio d'acteurs épatant et surtout par la sublime Bérénice, déchirée entre ses émotions, entre son rôle de mère, d'ex-compagne et d'amante, vibrante d'intensité et d'émotion. Une palme d'or méritée.
Fahradi est peut-être le cinéaste de demain car en 3 films, il a su imposer sa « touch » bien personnelle. Ses personnages, ses intrigues et ses préoccupations sont reconnaissables entre tous. De plus, il crée avec les acteurs qu’il utilise à merveille un vrai univers qui ressemble étrangement à celui dans lequel nous vivons tous, français, belges, iraniens ou autres représentants du genre humain au XXIe siècle. Je parle des acteurs et je pense bien sûr à Bérénice Béjo qui fait ici une formidable prestation qui méritait peut-être la palme de Cannes mais les autres acteurs la méritaient également. Je me mets dans la peau de Spielberg qui avait envie de couronner Kechiche mais qui avait également envie de mettre le film de Fahradi en avant en plaçant son interprète féminine. Bref, un film magnifique où le suspense n’est pas la moindre de ses qualités !
Un film qu méritait à Cannes le prix de la meilleure réalisation ou la Palme d'or, mais bon, ce n'est la faute du jury c'est celle du manif anti mariage gay!
Un drame intimiste fort et bouleversant bâti sur une histoire simple et dramatiquement épurée, débouchant sur une réflexion sur les relations entre passé et avenir à partir des erreurs de tout un chacun, sans jamais le moindre jugement de la part du réalisateur. Interprété par des comédiens époustouflants, Le Passé ne faut qu'au détour de quelques erreurs de discernement narratif voyant le film s’adonner à une forme de surécriture de l'histoire au lieu de maintenir le cap de sa simplicité brute et banale. A ce titre, le dernier acte sonne très légèrement "too much" dans les rebondissements narratifs même si l'on passe vite outre grâce à la qualité de la mise en scène et la force du récit.