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Phil H
43 abonnés
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3,0
Publiée le 26 mars 2015
Ce n'est pas mal comme film, surtout le PREMIER film de Ciaran Foy. L'idée de l'agoraphobie et de l'immeuble condamné, c'est une idée assez originale. Les décors nous rappellent à quel point nous vivons dans la réalité.Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de mauvais critiques qu'on peut lire ci-dessous : faire un film et écrire un scénario avec un faible budget, ce n'est pas toujours facile ! L'acteur est terrible dans son rôle d'agoraphobe, ainsi que ces "adolescents" qu'on avait envie de dévisager par moments. C'est un très bon film, dont l'histoire on ne peut pas trouver mieux.
Citadel est un film d’horreur décevant, et je n’ai décidément pas de chance en ce moment, tombant sur des films qui ne sont pas franchement à la hauteur. L’interprétation est plutôt honnête. On a un Aneurin Barnard qui s’en tire plutôt bien, et correspond au rôle. Il n’a certes pas un charisme débordant, mais il apporte une note réaliste, et retranscrit fort bien la dimension agoraphobe de son personnage qui apparait surtout dans la première partie. C’est donc une bonne surprise, d’autant qu’il est épaulé par un James Cosmo non moins convaincant. Je dirai que c’est même lui qui tire son épingle du jeu, et livre une prestation enlevée, et maitrisée. A noter la prestation juste de Jake Wilson. En clair c’est là un atout du film. C’est à vrai dire son seul véritable argument. Le scénario est en effet est trop mou. La première partie est intéressante curieusement, posant avec intelligence le problème de l’agoraphobie de son héros, plutôt rare comme thématique au cinéma. Le souci c’est qu’ensuite le film dévie vers le cinéma fantastique pur jus, et patauge. Il oublie en cour de route les aspects intéressants de son héros, il entretient un suspens ridicule sur la nature de ses créatures, il privilégie l’angoisse aux effets visuels mais le souci c’est qu’il ne dégage aucune tension. Bref, c’est lent, il n’y a aucune action, les dialogues ne cassent pas la baraque, et l’intrigue est plus niaise qu’autre chose. Très forte déception de ce point de vue, moi qui m’attendait presque à quelque chose du genre Eden Lake. Visuellement ce n’est pas mieux. La mise en scène est paresseuse, ne distille aucune nervosité, et ne parvient pas à faire monter la tension malgré des passages qui devaient s’y prêter (dans le bus, dans le couloir à la fin…). La photographie est beaucoup trop sombre. Dans la seconde partie on ne voit souvent presque rien, et c’est très pénible et terriblement frustrant, car c’est justement la partie où c’est censé décoller un minimum. Reste des décors clairement pas bien exploités. Dans le genre tour délabré je trouvais celle de La Horde par exemple, réalisé par Dahan et mettant en scène des zombis nettement plus réussi. Là c’est des couloirs filmés sans recherche aucune. Évidemment comme le film privilégie la suggestion plutôt que les effets horrifiques et violents, vous ne verrez en la matière rien du tout. Il n’y a pas une goutte de sang qui coule de tout le film et l’interdiction au moins de 12 ans qui peut le concerner est très nettement surfaite. Enfin la bande son est terne, sans intérêt, et ne relève clairement pas le niveau de l’ensemble. Pour conclure rapidement Citadel est un film très ennuyeux, très fade, ne parvenant jamais à exploiter le potentiel de ses bonnes idées, et offrant un spectacle tellement dépouillé qu’il en perd tout intérêt. Forte déception en somme.
Plus que le revirement fantastique de la seconde partie du film et les créatures démoniques que l’on y voit dès lors hanter cette tour désaffectée à laquelle le titre fait référence, c’est le traitement psychologique de son héros qui rend Citadel réellement efficace dans son potentiel horrifique. Cette excellente idée qu’a eu Ciaran Foy de donner une place centrale à la peur que ressent son personnage agoraphobe et de réussir à mettre en place une mise en scène qui la rende aussi tangible fait de son premier film un thriller fantastique qui sort des sentiers battus et parvient à installer une ambiance sordide qui prend le spectateur aux tripes du début à la fin. Le fameux changement de style à la moitié du film, le faisant passer du drame psychologique à une histoire de maison hantée pourrait sembler complètement tiré par les cheveux si elle n'était pas bien amené par le biais du personnage du prêtre. Même s’il manque de charisme, le jeu très convaincant d’Aneurin Barnard réussit à donner à son rôle le réalisme nécessaire à rendre solide un film aussi atypique.
Très bonne surprise de ce film que je classerai plus dans suspense/fantastique qu'épouvante, l'acteur principal pour moi n'est pas étranger à cette réussite dans le rôle du père meurtri devenu agoraphobe sa prestation est excellente, le scénariste à très bien tenu son film grâce à la tension et la fragilité de son protagoniste principal. A voir !!!
Et bien voici pour moi ce qu'est un bon film, il mérite pas non plus 5 étoiles même si son acteur principal (Aneurin Barnard) est juste époustouflant à mon goût. Que dire à par qu'il joue parfaitement le rôle de ce jeune père de famille agoraphobe, en ce qui me concerne c'est même lui qui me faisait le plus peur tout au long du film.
Beaucoup d'idées interrssantes et une belle ligne de terreur urbaine. Le produit final est loin du meilleur Brit horreur cependant c'est un thriller psychologique bien fait et occasionellement effrayant,
Citadel échoue souvent de part ses longueurs et prenant souvent la voie de la facilité. Il y avait quelque chose d'intéressant à dire et je m'attendais à un genre plus viscérale, mais il se tourne vers cliché et fini par perdre en intérêt .2.5/5
Je n'adhère pas à ce genre de film mou, tiré par les cheveux avec un acteurs au charisme d'une chenille. Franchement comment ne pas perdre son temps avec ces soit disant monstre. Une grosse blague, un film sur nos banlieu fera plus paniqué quelqu'un que CA.
Film à très petit budget et assez underground, ce long-métrage souffre d'un scénario trop bancal et parfois trop incohérent (incroyable qu'on ne puisse voir aucune fois la police par exemple). L'aspect glauque est plutôt bien rendu, les influences de Cronenberg sont évidentes, notamment le look des enfants avec leurs capuches (si ça ce n'est pas pompé sur "Chromosome 3"...). Malheureusement s'inspirer d'un cinéaste fétiche n'est en rien gage de réussite, et le réalisateur ici accouche d'un pétard mouillé. Dommage car on sent qu'il y a bien "quelque" chose derrière qui, s'il avait été plus exploité, aurait fait la différence.
Ce n’est pas la première la première fois que le cinéma de genre irlandais arrive sous nos latitudes. Avec plus ou moins de réussites ("Spiderhole", "Daisy", "Shroom", "Stitches", "Dead Meat", "Legend of the Bog"), certains ont même réussi à emporter des prix dans des festivals spécialisés comme "Isolation" (Grand Prix et Prix de la Critique Internationale Gerardmer 2006), "Wake Wood" (Prix de la Jeunesse du NIFF 2011) ou encore le très sympathique "Grabbers" (Grand Prix et Prix du Public du Samain du cinéma fantastique 2012 + Prix du Public du FEFF de Strasbourg 2012). Et bien le premier long métrage de Ciaran Foy a l’air de plus lorgner vers cette catégorie tant il s’agit d’un très joli premier coup !! Suivant un jeune homme devenu agoraphobe suite à la mort de sa fiancée après qu’elle ait été agressée par une bande de jeunes délinquants, "Citadel" frappe plus par sa forme maîtrisé que par son fond simple : jouant à fond la carte de l’ambiance, l’atmosphère du film de Foy est totalement angoissante et poisseuse, à la lumière blême, les décors sont froids et inhospitaliers (cela renforçant l’aspect « monstrueux » de ce milieu urbain). Voilà le mot d’ordre du film : la PEUR. La peur, on la retrouve dans le traitement de notre héros Tommy : après le décès de sa compagne, il ne peut même plus sortir de chez lui, ça le terrorise (notez le subtil paradoxe entre l’agoraphobie de Tommy et le milieu urbain claustro présent pendant tout le film). Même sortir sa petite fille devient un calvaire. Et oui car Tommy est aussi devenu papa lorsque sa chère et tendre a accouché juste avant de rendre l’âme. Et à sa peur de la foule s’ajoute sa peur en tant que tout jeune père. Et il va devoir combattre ses deux peurs en affrontant une troisième qui n’est autre que le déclencheur de tout ce qui a bouleversé sa vie. C’est très intelligent scénaristiquement parlant : ainsi, le dernier acte du film représente pour Tommy un véritable acte de foi en soit. La peur, il en est question aussi lorsque les jeunes délinquants sont à la poursuite de Tommy : on assiste alors à de bonnes scènes de trouilles, le tout renforcé par l’aspect « monstrueux » des jeunes (ils me rappellent d’ailleurs un film de Cronenberg : "Chromosome 3", pas vous ?!). Je terminerais en soulignant la jolie prestation de celui qui joue Tommy : le jeune Aneurin Barnard (qu’on a déjà pu entrevoir dans "Le Sang des Templiers") nous livre une très belle interprétation de victime traumatisée. Bref, en ayant réalisé un premier film certes imparfait, Ciaran Foy nous a apporté un bel exemple d’œuvre anxiogène et originale. Il faudra garder un œil sur ce réalisateur : à suivre au prochain épisode !
Un film réussi qui oscille entre réalité et irréel métaphorique. Ce n'est pas le film de l'année mais il mérite d'être vu. Trés bonne interprétation d'Aneurin Barnard. 13/20