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Un visiteur
1,5
Publiée le 2 février 2013
cher M Luchini (que par ailleurs j'aille beaucoup) avant de faire des tirades de 3 plombes au personnage de L. Wilson pour lui expliquer que les alexandrins ont 12 pieds, assurez vous que, de votre côté, vous respectez cette règle. En revoyant le film, je pense que vous aurez un choc. Film par ailleurs d'une grande médiocrité, peu crédible, très boulevard où l'on suit deux personnages scrogneugneux/théatreux répéter Molière dans une maison humide en s'envoyant tantôt des invectives ("tu comptes le jouer comme ça ?!") tantôt des compliments injustifiés. ("ça y est, tu l'as !" "c'était magnifique!")
Un bon film porté par deux grands acteurs. J'ai tout aimé sauf la fin ce qui ma un peu gâché le plaisir. Cela m'a donner envie de relire Molière en tout cas.
Je viens de passer 1h44 de pur bonheur.Fabrice Luchini et Lambert Wilson ont un jeu qui nous happe et nous emmène jusqu'au bout de cette comédie.Enfin un bon film du cinéma français qui met en avant le jeu des acteurs de théâtre. Bravo!! A voir et à revoir!!
Scenario ennuyeux à mourir avec des scènes de répétition à n'en plus finir, malgré une idée de départ bien imaginé. On comprend comment va se dérouler la situation dès le départ. Sans intérêt !!
Plusieurs essais visant à marier cinéma et théâtre me laissait à penser que cette alchimie était presque impossible tant l'engouement faisait souvent place à la déception, mais Philippe Le Guay a à priori trouvé la recette puisque son film apparait comme une vraie réussite. 1h40 de tirades du misanthrope associées à un scénario simpliste et à des rebondissements apparemment sans envergure annonçaient pourtant les prémices d'un naufrage, oui mais c'était sans compter sur le duo de comédiens Wilson/Luchini qui à eux seuls nous procurent le plus grand plaisir à les écouter répéter et se déchirer subtilement à l'aide de dialogues savoureux. Et quand la pièce rattrape la réalité, l'affrontement amical prend une toute autre dimension, on arrive même à ressentir une tension latente jusqu'au final dans lequel la morale de cette histoire prend forme, elle pourrait d'ailleurs presque être résumée par une réplique de Francesca : "Je n'aime pas les acteurs, ils sont Narcisse ..." Un étonnant bon moment.
S'il vaut surtout par la qualité d'interprétation du duo Luchini - Wilson, le dernier Philippe Le Guay interpelle également par la gentille mais mordante critique envers le monde du cinéma et toutes les rivalités qu'il engendre. Luchini, fidèle à lui-même, passe en un instant d'une certaine léthargie à une violente colère, ponctuée de mots savoureux. Les dialogues sont d'ailleurs remarquables, qui font prendre un réel plaisir du début jusqu'à la fin.
J'ai adoré ce film. Inconditionnelle de Fabrice Luchini, je me suis délectée de son jeu (aussi de celui de Lambert Wilson qui lui donne si bien la réplique), l'Ile de Ré est magnifiée, l'histoire jouissive et il y a vraiment des moments de pur bonheur.... Un seul regret : la dernière partie qui est décevante.
Mais quelle mise en valeur de notre Molière, de son talent exceptionnel et puis la véritable star de cette histoire n'est-elle pas notre belle langue française à nulle autre pareille ?
Courez voir ce film original, inventif, fin avec des moments de grâce véritable.
Une "branlette" (désolée) entre deux acteurs ... Ils ont oublié de nous inviter en omettant d'écrire un scénario. Les débuts d'histoires pour faire genre laissent rapidement la place à deux acteurs (plutôt bons) qui récitent des tirades du "Misanthrope". C'est sans fin ou presque, heureusement ...
Philippe Le Guay fait preuve d’habilité dans cet affrontement d’un duo de comédiens qui répètent le Misanthrope en offrant à Fabrice Luchini un rôle qui s’apparente à son propre portrait. Dès lors son acteur fétiche déroule son irrésistible numéro de cabot à la fois drôle, cynique et virtuose, dans le décor de l’Ile de Ré désertée par les vacanciers et sur la douce musique des alexandrins de Molière. Il y respire son Alceste comme personne. La réussite du film tient aussi à la prestation de Lambert Wilson qui tient, dans tous les sens du terme, la dragée haute à son écrasant partenaire. On se régale de ce huis clos où fusent les répliques les plus spirituelles et de ce beau langage que le cinéma contemporain délaisse de plus en plus. C’est aussi une jolie réflexion sur le métier de comédien et le narcissisme qui guette les plus talentueux acteurs. Scénario aussi original que bien écrit, maîtrise du tempo et des images, casting parfait même pour les seconds rôles, tout est réuni pour un superbe film d’un raffinement typiquement français, mais sans doute difficile à exporter.
Après avoir remporté un certain succès avec Les Femmes du 6e étage l’an passé, Philippe Le Guay est de retour avec Alceste à bicyclette. Après une période de dépression, Serge Tanneur a tiré un trait sur le cinéma pour se retirer dans une demeure en mauvais état, à l’Île de Ré. Pourtant, Gauthier Valence – rôle principal de téléfilms abominables comme en produit la France par vingtaines – lui rend une petite visite, lui proposant de jouer dans Le Misanthrope de Molière, sa future première pièce. Dans un premier temps, Serge refuse. Cependant, la conviction de son ami est telle que l’hésitation prend place. Ne parvenant pas à se mettre d’accord sur lequel des deux interprètera Alceste, ils décident alors de répéter en choisissant leur rôle respectif à pile ou face… Alceste à bicyclette, c’est tout d’abord la confrontation entre deux acteurs très importants à l’échelle du cinéma et du théâtre français. Deux acteurs qui se trouvent brillamment placés au cœur d’une mise en abyme trompeuse et parfois jubilante : si le doute s’installe parfois lors du visionnage, il semble évident que ce Luchini retiré de tout soit bel et bien Alceste, le fameux misanthrope. Après quelques coups de théâtre bien orchestrés, Alceste à bicyclette prend la forme d’un Limier du dimanche où les deux protagonistes s’affronteraient pour le simple orgueil d’obtenir un rôle apparemment convoité. Si cet aspect-ci de la trame ne s’avère pas toujours très prenant, la faute à un manichéisme finalement assez présent – bien que modernisé à des fins inédites. On pourrait par la même occasion dénigrer la présence du personnage de Francesca s’il ne portait pas les traits d’une charmante Maya Sansa. La femme apporte sa dose de prévisibilité au long-métrage qui finit par se construire autour d’elle : mauvaise idée, on l’a vu venir longtemps à l’avance. En résulte une romance à double sens évidente, qui déçoit. Néanmoins, il s’avère qu’Alceste à bicyclette regorge tout autant de qualités, à commencer par une photographie nettement réussie où le « microclimat » de l’Île de Ré parvient à enchanter, par ses plages, ses maisons… et sa pluie. L’arrivée du parisien dans un tel endroit a de quoi faire sourire et, d’ailleurs, l’humour est assez important dans le film. Même si la moindre de blague ne prend pas toujours, certains dialogues font mouche – lorsque presque tout le monde rigolait, je pensais tout d’abord que c’était de l’humour de bobo, puis j’ai remarqué que Télérama n’avait pas aimé. Par conséquent, il n’est donc pas indispensable de connaître ses classiques sur le bout des doigts. Cela ne serait qu’un plus pour comprendre les nombreuses références… En conclusion, Alceste à bicyclette est un divertissement de luxe – ou un long-métrage pas mauvais – que l’on peut apprécier pour voir Luchini jouer du Luchini avec un brin de sournoiserie, aux côtés d’un Lambert Wilson non moins drolatique. Certaines répliques façon « double péné » resteront dans les annales (mieux vaut se passer du jeu de mots)…
un excellent moment de cinéma avec deux très grands acteurs Luchini et Lambert Wilson.... aussi bon l'un que l'autre... un scénario intelligent , et les deux excellents acteurs au meilleur de leur forme.... a ne pas rater ...