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Synopsis
Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur a quitté une fois pour toutes le monde du spectacle. Trop de colère, trop de lassitude. La fatigue d’un métier où tout le monde trahit tout le monde. Désormais, Serge vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré… Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision adulé des foules, abonné aux rôles de héros au grand cœur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ? Serge refuse tout net et confirme qu’il ne reviendra jamais sur scène. Pourtant, quelque chose en lui ne demande qu’à céder. Il propose à Gauthier de répéter la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste. Au bout de cinq jours de répétition, il saura s’il a envie de le faire ou non. Les répétitions commencent : les deux acteurs se mesurent et se défient tour à tour, partagés entre le plaisir de jouer ensemble et l’envie brutale d’en découdre. La bienveillance de Gauthier est souvent mise à l’épreuve par le ressentiment de Serge. Autour d’eux, il y a le microcosme de l’Île de Ré, figée dans la morte saison : un agent immobilier, la patronne de l’hôtel local, une italienne divorcée venue vendre une maison. Et l’on peut se prendre à croire que Serge va réellement remonter sur les planches…
Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus.
Le cinéma français n'est pas mort. A preuve ce petit bijou d'intelligence et de verve, par un Philippe Le Guay très en forme. Variation sur la misanthropie, littéraire et vécue tout à la fois, avec une mise en abyme grâce à des italiennes s'enchaînant entre Gauthier et Serge, le premier s'essayant à sortir le second de son isolement amer. L'appropriation de l'oeuvre maîtresse de Molière par les duettistes fait le film, dans un ...
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Estonius
2 093 abonnés
5 074 critiques
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4,0
Publiée le 19 février 2014
Un sujet sérieux puisqu'il est question de misanthropie, un traitement léger où l'humour n'est pas absent, des personnages secondaires loufoques, une confrontation étonnante par Molière interposé et un Fabrice Luchini au sommet de son art (le voir jouer est un plaisir de fin gourmet). Que du bonheur, sauf que ça se met à cafouiller pas mal vers la fin (les deux dernières scènes étaient-elles vraiment nécessaires ?). Un bon moment de cinéma.
chrischambers86
10 977 abonnés
11 963 critiques
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3,5
Publiée le 13 juin 2015
On ne peut pas être sur l'Ile de Rè et ne pas faire de vèlo! De plus, c'est dans les petites choses que l'on voit les grands acteurs! Fabrice Luchini et Lambert Wilson sont formidables! L'un est un acteur retirè et dègoûtè de tout dans une maison sur l'Ile de Rè, l'autre une vedette de la tèlèvision venu le convaincre de remonter sur scène pour jouer « Le Misanthrope » de Molière! Le rèalisateur Philippe Le Guay filme les ...
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annereporter94
43 abonnés
1 006 critiques
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4,5
Publiée le 22 janvier 2014
Un vrai régal... Au début, on s'interroge un peu et puis on se laisse embarquer par deux fabuleux acteurs. Que Pierre Murat de "Télérama" n'ait pas aimé est un gage de qualité...
Quand le metteur en scène Philippe Le Guay a proposé à Fabrice Luchini de jouer dans Les Femmes du 6e étage (2011), alors qu’ils se trouvaient sur l’Ile de Ré, les deux hommes ont discuté ensemble de la pièce "Le Misanthrope". L’acteur a alors fait part au réalisateur de son amour pour les deux personnages principaux que sont Alceste et Philinte. C’est à partir de cet échange qu’est née l’idée de tourner Alceste à bicyclette et que les bases du s
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Alceste et Philinte
Les deux personnages principaux qui composent la pièce de Molière s’opposent radicalement dans leur vision du monde. Le premier place la vérité au premier plan et voit en la courtoisie une forme d’hypocrisie, tandis que le second préfère avancer masqué...
Influences
Un troisième personnage incarné par Maya Sansa vient s’immiscer entre les deux personnages principaux. La jalousie entre Fabrice Luchini et Lambert Wilson, ainsi que l’image d’amis faisant du vélo n’est pas sans rappeler un autre trio célèbre au cinéma, celui de Jules et Jim, le long métrage de François Truffaut.
Bonne idée de montrer deux personnages apprendre leur rôles de théâtre mais en étant dans la dérision. 3.5/5
Henri Mesquida
J'ai aimé ces duels à coup de vers.Ce pourrait être du Molière si celui-ci était né de nos jours et avait fait du cinéma.On n'évite quand même pas quelques clichés bien rampants.
L'envol?e C.
Pour retrouver Molière à notre époque, quoi de mieux qu'Alceste à bicyclette, critique à découvrir sur L'Envolée Culturelle, le journal associatif de la culturehttp://www.lenvoleeculturelle....
hao88
euh ?
Marc P.
L'ile de Ré est quand même assez loin de la Bretagne....
Th?o B.
Médiocre divertissement pour vieille bourgeoise aux prétentions intellectuelles. Le public de Luchini va adoooorer évidemment et y voir des subtilités artistiques grandioses et pourquoi pas une critique sans concession de la société actuelle à travers deux personnages que tout oppose mais qui se retrouvent dans la même vanité autour de Molière. Mais à vrai dire, c'est nul. On ne rit pas ou peu alors que l'on s'attend à une comédie; les quelques gags sont du réchauffé et n'éveillent même plus un sourire. Une Maya Sansa dans un second rôle absolument superflu... le tout traîne en longueur, c'est poussif et sans surprise. Les décors qui, s'ils ne nous emprisonnaient pas dans une Bretagne caricaturée auraient pu sauver la mise.Finalement, seul Wilson est exempt de critique: il a porté autant que possible un rôle gluant de stéréotypes quand Luchini est en fait (et comme toujours) Luchini et n'a toujours rien d'un grand acteur. Bref film à esquiver.
Carmen A.
Un film dans l'air du temps
À l'île de Ré, au milieu des (je paraphrase) petits blancs blonds à bicyclette, deux vieux acteurs répètent du Molière. L'un c'est la France qui a perdu ses repères, joue dans des séries télé et veut passer ses journées au soleil, "en string". L'autre, le misanthrope, c'est la France ancienne, authentique, qui regorge de spiritualité, mais qui est blessée dans ses valeurs par un monde vulgaire et dépourvu de scrupules. Le cadre, l'île, est le dernier rempart de la francitude, où malheureusement le pont est venu tout "ficher en l'air". Le tableau est désolant: les enfants du pays, les "petites filles blondes à bicyclette", ont perdu toute trace de leurs racines, elles ont été perverties (elles font du porno) par des étrangers infâmes. Et là, on va employer la pire forme que prend l'étranger, c'est-à-dire le rrroumain, car la starlette blonde, indigne héritière des petites blanches blondes à bicyclette va à Bucarest, "capitale mondiale du porno", pour sa carrière. Voyez-vous, c'est là qu'elles sont, toutes les pros. Mais avant que cette ultime salissure n'advienne, elle a la chance d'être sauvée, de retrouver ses racines culturelles et spirituelles. Une scène digne du pire nanar américain s'ensuit, où la starlette porno acculturée s'humanise à vue d'oeil en lisant une phrase du Misanthrope: elle a été fécondée par Molière. Le film est par ailleurs un petit festival de clichés, depuis l'italienne passionnelle, qui parle fort et gesticule beaucoup jusqu'au chauffeur de taxi, représentant de la France qui souffre.Et au milieu de tout ça, Lui, l'esprit misanthrope, lui qui a été si trahi par les autres, l'être humain fin, profond, pénétrant et amère, car il ne trouve autour que des inférieurs, des esprits grossiers et insincères. Lui, pétri de la culture de ses ancêtres, renfermé derrière ses remparts de mauvaise humeur pour se défendre d'un monde malhonnête et inhumain, Lui, le dernier représentant de ce pays ancien...Pour continuer dans l'esprit symbolique de ce film, on va juste dire:...lui, imbu de lui-même, aigri et acariâtre, lui qui va finir seul dans cette maison froide comme une cellule de pénitentiaire, à coté de sa fosse septique qui refoule, en train de fanfaronner dans son costume d'époque et de réciter, réciter... Un film au sous-texte odieux, soutenu par l'interprétation impeccable de Luchini et ponctué par quelques gags efficaces. Ces derniers n'arrivent cependant pas à supplanter jusqu'au-bout l'excès de gargarismes narcissiques.
Judas-Iscariote
Hermétique à Molière j'ai tout de même beaucoup aimé ce film. Luchini est toujours aussi excellent et Wilson parfait dans son rôle.
Blueray-Gunner-squad
Vous voulez de la critique rapide qui en a ?RDV ici et vous saurez si Alceste à bicyclette Gere ou si au contraire c est de la M.... .com/2013/06/10/alceste-a-bicyclette-avec-fabrice-luchini/retirer simplement l espace a coté de .com
elriad
Un vrai bon film comme seul le cinéma français peut produire. Une intelligence de scénario, un sujet magnifique porté par deux excellents comédiens sans le moindre cabotinage, ou ni l'un li l'autre ne cherche à tirer la couverture à lui. L'intelligence de passer du misanthrope dans la vie à celui de Molière, la rivalité entre les deux personnages comédiens, tout est petite musique subtile et tellement bien vue. Un immense coup de cœur !!
Melki Had?s
Je n'avais jamais vu Fabrice Lucchini jouer aussi bien dans un film, quelle justesse, et quel crescendo. L'instant magique de l'apogée où il porte costume et chapeau, avec la musique, ce rythme, la mise en scène, c'est une oeuvre truculente.
Chris C.
On a toujours un peu peur des films de Luchini, de sa façon de surjouer, de remplir un texte de sarcasmes un peu ratés, et puis en fait, il fait vraiment pitié dans sa baraque qui sent l'égout et sa chapka de déporté sibérien. C'est un bon scénario, les gags du vélo et du jacuzzi sont un peu ridicules, mais c'est une bonne occasion de redécouvrir nos classiques. Respirer le vide de la morte saison à l'ile de Ré. Bref, sûrement pas un chef d'oeuvre, mais sympa.
PLIOUTCH
excellent !!!! du très bon cinéma . Luchini/lambert Wilson : jouissif !
Marion Al
Super film. Un bon moment.
Esthel A.
au plus prés des acteurs ce film m'a beaucoup plus. investi par molière fabrice luchini j'adore
Elise R.
Je me suis retrouvée devant ce film par un pur hasard. Très agréable surprise. Luchini est toujours aussi exceptionnel, et très attachant. Mais surtout la manière dont le film est monté nous donne toutes les notions de théatre avec les raccords, le son et la position de la caméra. TOP !!
Pen Sardin
Au début je ne voulais pas y aller (surdose de Luchini ; texte trop "théâtral", mauvais a priori, etc ...). Puis, sur l'insistance d'amis je me suis laissé convaincre. Ce fût une agréable surprise, inversement proportionnelle aux raisons de mon aversion pour ce film. Et je pense que le plaisir en était décuplé. En tout cas il en ressort qu'apprécier un film qu'on ne voulait pas voir au début est bien plus jouissif que de ne pas apprécier un film pour lequel on a des a priori favorables.Mis à part quelques situations rocambolesques qui n'apportent rien au sujet du film, je le recommande ... à ceux qui aiment et apprécient la beauté de la langue française.
oueper76
Tarantino, derrière sa soit-disant distanciation du film d'action violent américain et la parodie qu'il en fait, est en fait un imposteur et un menteur qui adore le sang sans sens ; c'est un simple voyeur , on n'est pas jamais très loin du film d'horreur de série B à deux balles. Dire que ce gars a fait, ou fait partie du jury de Cannes ! On a compris maintenant pourquoi autant de films minables sont nominés à Cannes. L'imposture est totale. Dans Pulp Fiction, seul Travolta sauve un peu le film, c'est le seul qui se décale par rapport à cet embrouillaminis stupide et sordide. Je n'irai pas voir le dernier ; le scénario tient dans un dé à coudre et la bande-annonce est affligeante.
oueper76
Lucchini pas exportable ? Philippe Le Guay pas exportable ? Lambert Wilson pas exportable ?Mais savez-vous de qui vous parlez ? Le propre fils de Georges Wilson ? Des gens d'exception pas exportables ? Cela reste à voir ! Ils seront exportables à moyen terme ou à long terme, peu importe, car ils rendent enfin hommage à Molière, à la culture française, à ce qu'elle a de spécifique. Il a déjà existé des excellents films britanniques sur Shakespeare. Ont-ils été exporté en France ? Pas beaucoup ou avec un "box office" (quel mot horrible !) minable. Car on atteint ici des parcelles occultes et magnifiques de ces vieilles et si belles cultures européennes.Qu'en a-t-on à faire de l'exportation ? Êtes-vous à ce point un commerçant de l'art, que dis-je ? d'un produit "culturel" ? Quelle expression atroce ! Enfin, on retrouve avec des gens comme Ozon, Le Guay, Lucchini, Wilson, d'admirables réalisations, subtiles, comiques, émouvantes, sombres, de notre belle culture. Derrière la fausse "superficilialité" du propos on retrouve mine de rien dans un tout petit endroit de l'île de Ré, toute la société française, avec ses travers et ses côtés émouvants.Evidemment, cela redonne envie de lire "Le Misanthrope", certainement la comédie la plus sombre de Molière (notre grand dramaturge national que ça vous plaise ou non). Le Guay nous apparaît ici comme un Woody Allen propre à notre culture. On rit, mais on grince aussi des dents, on éprouve des émotions fortes, des incongruités, on s'y moque de tous ces amalgames égalitaristes minables (l'actrice de porno qui ne voit même pas la différence entre un film de cul et une pièce de théâtre), de ce déclin où l'on ne peut plus se moquer des Américains parce qu'ils manquent d'éducation. Si le film s'exporte, ils iront peut-être jeter un coup d'oeil à la traduction anglaise du "Misanthrope". Nous, je doute qu'on se préoccupe beaucoup plus d'autre chose que de séries télévisées comme "Le Docteur Morange". Comment louper l'évident parallèle avec Dr House. Oui, cela s'exporte et alors ? cela ne fait m....... que les midinettes. La version de Roméo et Juliette avec Leonardo de Capio est magnifique. Elle ne trahit pas un mot de Shakespeare et que des coups de flingue ! Et qui, parmi les spectateurs français, est revenu à une version française de "Roméo et Juliette" écrit originellement en anglais pour ceux qui ne connaîtraient pas la langue originale.D'un autre côté, lorsqu'on voit les médias minables qui détruisent le film, on se sent réconforté : entre les Incomestibles (je croyais qu'ils ne s'occupaient que de "musiques actuelles" ah, le joli mot politiquement correct !) et Télémagma (qui prétend avoir aussi son mot à dire en politique alors que je pensais qu'ils ne s'occupaient que de culture et de télé et éventuellement de cinéma), on est rassuré : la bave des crapauds n'atteint pas les étoiles.
Toumi92
Thewhiteknight... ce qui est has been ce sont les commentaires de ce genre sur le cinéma français.
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oueper76
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Toumi92
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