Extension du domaine de la lutte
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2018
Philippe Harel, c'est pour beaucoup le rèalisateur des "Randonneurs", avec l'île de Beautè, ses montagnes et son sentier de randonnèe! Certains l'on dècouvert avec "La femme dèfendue" qui dècortiquait le processus de sèduction et les rapports adultères en camèra subjective! D'autres avec le tragi-comique et très dèprimant "Extension du domaine de la lutte", d'après le roman de Houellebecq! Le problème de Raphaël Tisserand, c'est qu'il rebutait les femmes et qu'il ne rèussissait pas à coucher avec elles! Et rèvèlateur, dèjà, du mal-être et de la terrifiante solitude du siècle dernier! Tout repose sur Philippe Harel et Josè Garcia (surtout). Ce dernier nous glace le sang dans la scène de la plage et parvient presque à nous faire oublier son registre comique! Honorable dans l'adaptation, regardable à cause de quelques scènes bien senties et bien jouèes spoiler: (le monologue de Harel dans la boîte de nuit, avec en fond « I'm not in love » de 10cc)
, il dèmoralise finalement par son côtè pessimiste et sombre! Lorsqu'on se sent triste ou au bout du rouleau, il est dèconseillè de voir ce film sous peine de dèprimer encore plus! A retenir l'excellent tube des 90's : « Mes rêves » d'Ysa Ferrer...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2008
Ambiance, ambiance... J'avais bien aimé le roman de Houellebecq, et le film de Harel ne m'a pas déçu. La grisaille du monde du travail, la tristesse et le sentiment d'impuissance qu'elles suscitent, la frustration et l'envie, un semblant de renoncement, puis un regard acerbe et faussement cynique. Car tout de même, ce film reste une comédie, ce qui fait toute sa force. Car on sourit, à ce qu'on avait remarqué dans la vie et que Harel met en évidence avec une sorte de tendresse ironique. A remarquer aussi le faux happy-end final. Très bonnes interprétations de Harel et Garcia.
bellini 2
bellini 2

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2013
Mise à part la fin qui est catastrophique: du hollywood gnan gnan dans l'univers de Houellebecq, le film est une bonne adaptation. Quand le marché s'étend à toute notre vie, il y a des perdants et de soit disants gagnants encore plus sinistres que les perdants tellement ils ont du avaler de couleuvres pour gagner.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2013
Je relis la dernière critique et je me dis que la personne l'ayant écrite, soit ne sait rien et prétend savoir, ou omet volontairement des faits par volonté de vendetta ou autre. Si Philippe Harel, dans ce film basé sur un roman de Houellebecq, porte la cigarette entre le majeur et l'annulaire, c'est justement pour ressembler à Houellebecq lui-même, qui a le même "tic", et pas pour faire plus "joli".
Et, en passant: servi...

Je n'étais pas dépressif quand j'ai vu ce film, seulement un peu avec le mal du pays, exilé à Paris depuis Montréal, et cette oeuvre m'a remonté énormément le moral (would you believe it?). Je trouve, 14 ans plus tard que c'est le film parfait.

:P
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 août 2011
J'adore Michel Houllebecq, bien qu'il est suivit à la lettre le roman de celui-ci, l'atmosphère est trop lente.... A noté que José Garcia joue, comme à son habitude, très bien
you talkin to me
you talkin to me

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2022
Absence totale de dialectique. Le point de vue du héros est le seul qu'on nous propose, pitoyable et irritant lamento d'un homme qui se croit supérieurement intelligent et qui est persuadé d'avoir réussi économiquement alors qu'il n'est qu'un médiocre et inutile petit cadre d'entreprise. Le pire c'est qu'il n'arrive même pas à sauver quoique ce soit de sa propre fonction, à éprouver de la sympathie pour un collègue ou à trouver du réconfort dans un moment de rêverie dérobé au travail. Il les dénigre tous, et aggrave encore plus son sort en regardant son entourage à travers le prisme de sa misanthropie. Le type traite les femmes comme des bouts de viande, n'a aucun humour, aucune élégance, aucune dignité, et s'étonne qu'elles le rejettent. Morale de l'histoire : après une longue déchéance il couchera peut-être parce qu'il a enfin pris la décision de suivre un cours de danse pour égayer sa vie médiocre. Ça valait bien deux heures de film pour en arriver là. Le minimum syndical aurait été de traiter cet être avec le minimum de ridicule qu'il mérite, mais tout est vu ici avec un sérieux plombant comme si on nous montrait là une vérité universelle. On tient en se disant que ça dit quand même quelque chose de son époque, des années 90, ou que c'est un portrait assez juste d'un trentenaire cadre dépressif, mais il n'y a pas un moment d'échappée, pas un moment de souffle, pas un moment de poésie, pas une seule sensibilité pour les autres, pas une seule prise de distance avec soi-même, et, dans ce prodigieux ennui, il n'y a de la place que pour la morosité et le désespoir comme si ces dernières étaient inévitables. Aucun second degré, aucune ironie ne viendra au secours de cet esprit morne et désabusé. De même, on ne le verra durant tout le film traversé par aucune velléité de changement matériel ou d'émancipation. Le pire, c'est que le personnage est persuadé de bien comprendre sa situation économique et passe son temps à dire, dans un langage pseudo-marxiste assez foireux, que s'il n'est pas parmi les gagnants sur le marché de l'amour, il l'est du point de vue professionnel. Il ne comprend pas que son job est lui-même un job d'exécutant sans responsabilité sans-doute pas si bien payé et s'imagine être riche alors qu'il conduit une voiture minable, vit dans un appartement minuscule avec presque pas de meubles (pas de lit, il dort sur un clic-clac dans son salon), porte des vêtements moches, mange de la nourriture industrielle, et a juste de quoi s'offrir un restaurant chez flunch durant ses déplacements professionnels. Il incarne typiquement le prolo légèrement embourgeoisé parce qu'il a fait des études, persuadé qu'il a touché le gros-lot alors qu'il continue à faire des boulots de subalternes et ne connaît absolument rien de la vie de la grande bourgeoisie, il n'a même pas idée de ce à quoi cela ressemble. C'est bien pratique pour ces derniers qu'on les mette dans le même sac que des petits cadres sans envergure, et ils seront certainement très prompts à verser une larme pour ce petit employé depuis leurs grands yachts à Saint-Trop, mais si le personnage commençait à voir que sa dépression n'est peut-être pas due au déclin général de la civilisation ou au "consumérisme" pris dans sa généralité comme il semble le croire (comme si cela avait une réalité, comme si tout le monde, riches et pauvres, consommaient de la même manière et de façon aussi abondante), mais qu'elle vient surtout du fait qu'il est exploité dans un travail vide de sens qui est le pur produit de la désindustrialisation des grandes villes européennes (ce qui signifie tertiarisation des emplois), de l'uniformisation des modes de vie que produit le capitalisme afin de vendre en grande quantité des objets peu chers (y compris des logements minables comme le sien, sous forme de barres d'immeubles construites à la chaîne) et de la déconnexion entre travail et satisfaction d'un besoin réel à l'ère du capitalisme tardif et de la financiarisation. Bref, s'il comprenait un tant soit peu que son malheur et la laideur de son environnement ont des causes politiques, il n'en serait sans-doute pas là à se lamenter sur son sort avec suffisance, persuadé comme beaucoup de cadres d'être si malin parce qu'il s'est un peu élevé socialement mais ne comprenant toujours pas qu'il est encore le dindon de la farce. Cinématographiquement : aucun intérêt, le film récite en voix-off des passages du livre, les cadrages sont d'un convenu lassant et les plans ne prennent même pas le temps de s'étendre un peu pour nous faire goûter à la solitude du personnage. Aucune ambition artistique. Récit égotique de quelqu'un qui croit dénoncer l'individualisme alors qu'il en incarne la forme la plus aboutie: l'indifférence totale aux autres et au reste du monde. Pire : haine des autres, haine du monde. Le degré zéro de l'humanité qui se meut lentement en une psychologie fasciste et un désir nihiliste de mort, de destruction totale de soi et des autres, et toujours dans la plus grande lâcheté et complaisance avec soi-même. A juste le mérite de donner envie de vivre pleinement par opposition.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2012
bone adaptation du roman, presque trop fidele, on retrouve totalement l ambiance avec les monologues qui en sont directement extrait, le personnage de philippe harel est très juste, une sorte de houelbeck avec un physique plus agréable et une voix moins dérangeante, et magnifique garcia, on regrette alors de ne pas le voir plus dans des films fort.
le moral est mis a dure épreuve mais on en ressort plutot bien.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2020
Âmes sensibles s'abstenir avec cette Comédie déprimante mise en scène par Philippe Harel, réalisateur et acteur magistral dans le rôle délicat du héros de ce film. Il est bien secondé par José Garcia, lui aussi très bon dans un registre inhabituel. Le plus dérangeant (donc désagréable) dans ce film est son ton synthétique et froid, imprégnant au spectateur le mal-être du héros à la vie sans distraction, sans amis et sans histoires.
Adapté par Philippe Harel d'après l'œuvre de Michel Houellebecq, le scénario d'une noirceur démesurée rend le film totalement déprimant. Avec des citations de Shopenoher ou Kant, il dénonce spoiler: "la désarticulation du système global", évoque la paupérisation de la société, le libéralisme économique et sexuel ...
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2019
Le premier roman de Michel Houellebecq (après celui dédié à HP.Lovecraft) est son premier succès, qui fut même adapté au cinéma en 1999.

Pour toute personne ne connaissant pas l'univers de cet auteur, ce roman est celui par lequel il faut commencer. Ni trop sexuellement trash ( "Les Particules élémentaires"), ni trop provocateur ("Plateforme"), ni trop distant ( "La carte et le territoire"), bref, LE bouquin pour entrer dans l'univers Houellebecquien.

Comme souvent chez l'auteur le plus déprimé des années 2000, le personnage principal est un pauvre type, sans vie sociale, malheureux, avec un boulot qu'il déteste et qui s'appelle Michel (comme dans "Les Particules élémentaires").

Notre Michel donc, travaille dans une boîte d'informatique et est chargé du projet d'installation de logiciels agricole en province. Lui et son collègue, Raphaël Tisserand (un autre pauvre type, moche comme un furoncle et puceau à 28 ans) voyagent de bled en bled pour installer leur logiciel. Tandis que Tisserand tente désespérément d'approcher la gent féminine (qui le repousse inlassablement) Michel, lui, se livre à des réflexions néo-déprimées sur le libéralisme qui a étendu la lutte du domaine économique (compétition pour les meilleurs salaires) au domaine sexuel (compétition pour les plus belles femmes), d'où le titre "Extension du domaine de la lutte".
La narration de notre anti-héros fait furieusement penser à celle de Guy Debord? dans certains des films de ce dernier : voix-off debordienne, monocorde et détachée.

Alors, me direz vous, à quoi bon écouter les divagations d'un asocial pendant 180 pages? Tout simplement car, comme pour toute œuvre de Houellebecq, ces divagations ne sont ni plus ni moins, que nos divagations, elles forment une description de la société contemporaine, comme dit Bernard Maris " Personne n'a comme Houellebecq, l'intelligence du monde contemporain", en effet ce n'est pas Guillaume Musso ou Marc Lévy, qui vont vous décrire les méandres de notre société...

Houellebecq est intéressant parce que son point de vue est anthropologique, jamais il ne s'immisce dans un débat de valeurs ou d'idées, il s'en tient à une description quasi-scientifique des sociétés occidentales post-industrielles. Il est à la société de consommation ce que Balzac était à la révolution industrielle: l'auteur qui la décrit le mieux et qui en comprend les tenants et les aboutissants. Libéralisme, compétition, anomie, exclusion sociale, capitalisme, consommation sont autant de mot qui reviennent tout le temps dans notre bouche sans que nous sachions ce qu'ils décrivent réellement, Michel Houellebecq le sait, et nous l'expose.

Alors, si vous n'avez pas peur de la contraction de votre domaine de l'espoir (car oui, le plus gros inconvénient c'est que l'on sort littéralement lessivé d'une telle lecture), si votre bras est vaillant et votre cœur est bon, si votre volonté est à toute épreuve et votre moral d'acier, jetez vous sur ce court roman et dites m'en des nouvelles.
timM32
timM32

12 abonnés 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2014
Le fait qu'il y ait beaucoup voir "que" du blabla en dérange pas mal ici. En effet, il ne faut pas s'attendre à un "Transformers" ici... mais ce n'est pas le but recherché évidemment. Personnellement, je trouve que ce film est un chef-d'oeuvre, bien que je tiens à préciser que je n'ai pas lu le roman (car d'autres disent que le livre est bien meilleur que le film). Alors je n'ai pas trouvé Philippe Harel spécialement touchant, MAIS ce film en lui-même est extrêmement touchant si vous vous mettez à la place des personnages. Très fort psychologiquement, ce film m'a même fait pensé (dans une certaine mesure) à Seul Contre Tous; la façon que "le narrateur" à de parler de manière philosophique sur la vie etc. Bref, un film que je vous conseille entièrement et dans la même veine, je vous recommenderais en plus Seul Contre Tous et Carne de Noé (si vous ne les avez pas encore vus évidemment).
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2020
Extension du domaine de la lutte est un film extrêmement difficile à regarder d'autant plus qu'il cible le plus profond de toutes nos vies. Mais finalement c'est un film très beau et profondément émouvant. Toute personne qui trouve cela cynique a dû manquer le but du message entier du film. Pour ceux qui regardent réellement le film ils verront que la façon dont les problèmes sont traités est absolument nécessaire et que le résultat est en fin de compte édifiant. Bien sûr c'est très difficile à regarder car c'est un sujet difficile et même brutal. Pourtant c'est extrêmement pertinent pour la société et tout le monde. José Garcia et Philippe Harel son excellent chacun dans leur rôles. Je dirai qu'il est préférable d'entrer l'esprit clair sans être influencé par des points de vue contradictoires et de laisser le film travailler pour vous...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 août 2013
Difficle d'adapter ce roman de Michel Houellebecq. Phillipe Harel s'en sort vraiment bien. Il est parfait pour interpréter cet anti-héros dépressif. José Garcia est absolument formidable, à la fois drôle et pathétique. Cette adpatation cinématographique est vraiment intéressante car elle garde les réflexions et répliques les plus pertinentes tout en supprimant toutes les digressions bizarres et autres envolées lyriques prétentieuses du roman. L'oeuvre perd de sa superbe, de sa verve et de son rythme mais gagne en homogénéité. C'est très fidèle au livre sauf à la fin spoiler: grâce à une ouverture vers un espoir de guérison grâce à l'amour pour notre héros.
C'est mieux ainsi. Au final j'ai donc vraiment bien aimé ce film. Peut-être même plus que le roman.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 septembre 2025
Film longuet et peu passionnant, c'est dans l'ensemble même assez soporifique, surtout que le ton du narrateur est dépressif et peu enthousiasmant. C'es plutôt lourd au niveau du texte, même si quelques propos peuvent éventuellement encore être actuels de nos jours. Heureusement José Garcia prouve ici qu'il est très bon acteur.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2014
Des théories intéressantes mais Dieu! Que c'est lent et bavard...
A noter José Garcia dans un registre inhabituel. Décidément, un grand acteur multifacettes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2007
Film culte pour les amateurs de Houellebecq. Tout ce qui fait la force du livre est pratiquemment retranscrit à l'écran. La présence du narrateur en voix off permet justement de reprendre les phrases "couperet" du livre. Philippe Harel a réussi à recréer le pathétique des deux personnages, qui va certainement en mettre plus d'un mal à l'aise...
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