Extrêmement violent cette suite dépasse largement son prédécesseur. Les combats sont magnifiques et l'histoire bien que pas original se suit du début jusqu'à la fin. En revanche il faut accepter la logique que les arts martiaux dominent les milieux mafieux indonésien et pas les armes à feux. Mais bon on est pas là pour voir les acteurs se tirer dessus mais nous offrir des combats absolument mythique. Et dans ce domaine ce film est un chef d’œuvre.
Un film sans scénario de 2 heures 30 c'est long! Des acteurs d'une affligente médiocrité sans rôle à interpréter. Une hyper violence qui oscille entre cruauté et sadisme. Une boucherie nauséabonde et vaine et un sexisme absolu ..mais des scènes de combat et une poursuite d'une absolue virtuosité de mise en scène, au montage parfait et à l'intensité inégalée. Un héros qui surnage , talentueux dans l'action et au jeu sobre.
J'ai largement préféré le premier volet qui avait moins de temps morts donc plus d'action, et plus de purs combats. Ici ça tient encore le coup mais beaucoup de déchêts. Passés au travers quelques belles scènes de combat surtout la fin en fait. Premier volet = survival (yeahhhhh) Second volet = guerre des triades (moué)
2h30 d'action ou presque, une dernière scène qui dure facilement 30 minutes. C'est très impressionnant, très gore aussi (un peu trop et pas forcément nécessaire d'ailleurs), les scènes de combat sont vraiment très bien chorégraphiées et très imaginatives. Le personnage principal est le même quand dans le premier volet (dont l'histoire est balayée en 10 secondes au début du film) et est très impressionnant physiquement. Malheureusement ce n'est pas vraiment un acteur, et ça se voit. L'histoire est un peu plus complexe que dans le premier volet, on sent qu'il y a eu un effort de fait là dessus. Le film est très stylisé, toujours dans une couleur grise/sombre, ajoutant de la dureté à l'atmosphère. Bon travail sur la réalisation, même s'il y a un peu d'abus sur les ralentis. Le film fait 2h30 et aurait été plus appréciable avec 1/2h de moins. Néanmoins le film d'arts martiaux le plus impressionnant que j'ai vu au cinéma, et de loin
Frustré de ne pouvoir faire les films dont il avait envie dans son propre pays, Gareth Evans a quitté l'Angleterre pour s'installer en Indonésie. Après un premier film passé inaperçu, son second long métrage The Raid est en revanche très rapidement devenu culte au point d'inspirer la majorité des films d'actions sortis ensuite aux Etats Unis. C'est donc normal que le réalisateur surfe sur ce succès inattendu avec la sortie d'un deuxième opus en salles ce mercredi 23 juillet 2014.
A peine sorti de l'immeuble où il a éradiqué un gang entier, Rama est renvoyé en mission. Le temps de téléphoner à sa compagne et le voilà enfermer en prison afin d'y sympathiser avec Uco, le fils d'un puissant mafieux indonésien. A sa sortie de prison, il est engagé comme homme de main dans ce gang qu'il devra détruire de l'intérieur.
Pour ce second volet, le réalisateur Gareth Evans a transformé le scénario d'un film qu'il avait écrit bien avant The Raid et qu'il n'avait pas pu financer. Il lui a suffit pour cela de réintégrer de manière assez improbable, Rama, le héros du premier film dans une nouvelle intrigue qui le pousse à rempiler à peine deux heures après les événements du précédent épisode.
Le problème de tous ces films asiatiques reste toujours de bien identifier les personnages. Très peu charismatique l'acteur Iko Uwais qui joue le personnage principal est souvent perdu de vue dans la profusion de personnages et dans l'enchaînement de scènes avec de nouveaux personnages sortis de nulle part en permanence. De quoi rendre touffu une intrigue sans grand intérêt qui sert simplement de prétexte à l'arrivée des scènes d'action que tout le monde attend.
L'originalité de cette franchise c'est le genre d'art martial indonésien qu'il utilise. Celui-ci s'appelle le Silat et se montre particulièrement violent et spectaculaire. Le réalisateur, amoureux de genre de combat au point de s'installer définitivement en Indonésie, le filme avec beaucoup de virtuosité avec une mise en scène chorégraphiée au millimètre près. Les combats sont loin de faire chiche et se montre particulièrement violent au point de vouloir au film une interdiction aux moins de 16 ans.
En revanche pour ce qui est du développement de l'intrigue, c'est une autre affaire. Le réalisateur semble être aller pomper les maîtres du cinéma mafieux asiatique de Takeshi Kitano à Johnny To en passant par John Woo mais son histoire fait terriblement cliché. Un film rempli de personnages caricaturaux que l'on a l'impression d'avoir vu ailleurs en mieux. Le seul personnage à sauver serait La Fille Aux Marteaux jouée par Julie Estelle dont une grande scène de combat dans le métro est certainement la plus mémorable de tout le film même si son coté gore rappelle beaucoup le film d'horreur The Midnight Meat Train.
2h30, c'est long, très long même quand on a pas grand chose à raconter et que l'histoire manque de personnages charismatiques. De même pour les scènes de combats qui si elles sont bien souvent spectaculaires se ressemblent au final toutes un peu. Gareth Evans fait exactement les mêmes erreurs que Michael Bay avec les Transformers : un film qui se traîne en longueur et mise toute sur un combat final trop long. Le pire c'est que ce n'est même pas pour se débarasser du principal ennemi qu'il met le plus le paquet et qu'il bâcle le final.
Si le premier The Raid avait vraiment mis une claque à Hollywood qui s'est empressé de s'en inspirer et de tenter de séduire le réalisateur Gareth Evans, il n'est pas certain que cette suite très peu inspirée rencontre le même succès. De belles scènes de combat ne font pas tout un film surtout quand il dure 2h30. L'affiche qui annonce que The Raid 2 est l'un des meilleurs films d'action de tous les temps est encore une fois bien mensongère.
Sur la forme, ce deuxième opus n'est pas comme le premier. Cette fois-ci, on a affaire à une guerre de clans et cela donne l'impression d'une intrigue intéressante avec des rebondissements. Si la finalité est bien de tuer tout le monde (quelle surprise !), j'ai l'impression que le film est un enchaînement de scènes de mort qui n'apportent rien à l'histoire. C'est d'ailleurs pour cette raison que les personnages secondaires ne le sont pas vraiment. On est content quand ça finit, après avoir mélangé tous les prénoms. Au passage, le film n'est pas interdit aux jeunes et n'est pas indiqué comme pouvant choquer : c'est scandaleux vu le tel niveau de violence de ce film où le sang n'est pas là pour effrayer, mais bien pour tuer cinématographiquement.
Le premier était un pur film de tabasse, rien de plus, rien de moins, bien qu'ultra efficace. Là, Gareth Evans nous fait un vrai film, à mi-chemin entre le polar et le pur film d'action. Certes l'histoire est déjà vue, est sûrement en mieux, ailleurs. Et alors? Evans innove avec des mouvements de caméra hyper couillu et maîtrisés malgré un budget que j'imagine limité. Les chorégraphies sont toujours aussi percutantes et les personnages sont totalement "what the fuck" entre la tueuse aux marteaux, celui à la batte ou le méchant tiré tout droit d'un John Woo. A la fin de the Raid 2 je ne pouvais d'ailleurs m'empêcher de penser aux Syndicats du Crime. Evans est à suivre, clairement. Et je ne peux m'empêcher de trembler quand j'apprends qu'Hollywood veut en faire un remake...
C'est pas Hollywood qui serait capable de nous sortir un film comme ça. Ce film est d'une violence et d'un réalisme inégalés dans les scènes d'actions. C'est un travail monstrueux, des mois et des mois d'entrainement pour arriver à ce niveau. J'applaudis, c'est la nouvelle référence des films de combats à mains nues. Tout ça pour un budget de 4,5m$, ce qui est ridicule par rapport à la plus part des blockbusters américain... Je suis à fond avec ce nouveau cinéma qui émerge d’Indonésie. Merci !
Un deuxième opus proche du chef d'œuvre, toujours bourré de bastons mais the raid 2 a l'avantage d'avoir davantage de profondeur scénaristique, une incursion dans le milieu indonésien avec les rivalités entre parrains et des personnages inoubliables (hammer girl et son copain à la batte)...Un film qui fera date dans l'histoire du cinéma d'action.
Plus abouti au niveau du scénario, plus sauvage au niveau des scènes d’action et plus maîtrisé au niveau de la mise en scène, The Raid 2 s’impose définitivement comme un film culte mais également comme un des meilleurs films d’actions jamais réalisés. Malgré les nombreuses influences qui nous viennent à l’esprit pendant le visionnage (Tarantino, Winding Refn, Scorsese, Park Chan-wook…), ce long-métrage viscéral porte indéniablement la patte ultra-stylisée de son réalisateur Gareth Evans dont nous attendons le prochain film de pied ferme !
Bon passons sur la promo du film qui débitait des conneries du genre " encore plus révolutionnaire que le premier qui l'était déjà" "encore plus de bastons géniales" "chef d'oeuvre, digne de Kubrick" et son jeunisme insupportable "si c'est trop fort c'est que vous êtes trop vieux" " Déjà téléchargé ? au cinéma c'est mieux puissance 10" pour parler concrètement du film. Gareth Evans a de l'ambition avec cette suite, c'est déjà une bonne chose. Seulement il n'a sans doute pas la maturité nécessaire a ses ambitions. Suite directe du premier "The raid", le scénario est à la base celui d'un autre film, "Berendal" que devait tourner Evans avant "The raid" et parlait d'une histoire de mafieux genre "Le parrain". Finalement c'est devenue la suite de "The raid" qui rappellons le est un petit best of de film martial mais extrêment défouloir avec un scénario ridiculement mince. "The raid 2" est une donc une hybridation casse gueule entre film d'action et histoire de gansters. Et ni l'un ni l'autre ne marche réellement. L'histoire de "berental", celle du flic infiltré et des trahisons familiales, des rivalités entre gangs, de l'amitié, de la morale n'a aucune dimension dramatique, la narration est confuse, constitué de passages inutiles et longue, longue, longue. Quand au film d'action qui nous fait dire que nous sommes bien dans la suite de "The raid" c'est un petit peu de l'arnaque. Il n'y a pas beaucoup de scènes d'actions, elles sont bien moins inspirés que le premier "The raid", et elles n'ont surtout pas évoluées, pire elles ont régréssées. La seule nouveauté c'est une course poursuite en voiture Ce n'est pas du tout plus spectaculaire, plus brutal ou violent que le premier film. Et à toutes ses critiques qui disent que les scènes d'actions sont du jamais vu, je leurs conseille de regarder les films de Hong Kong des années 80-90 ou les acteurs eux aussi donnaient de leur personnes sans trucages, et ou les metteurs en scènes proposaient des films aussi fous et décomplexés que révolutionnaires en leurs temps. Bref, mieux rester sur le premier "The raid" qui était bien mieux foutu, plus clair, et dont la simplicité lui permettait toutes sortes de combat.
(...) Après avoir porté un sévère coup de bambou contre le cinéma d’action mondial avec The Raid, Gareth Evans double la mise et porte un énorme coup de grâce au cinéma Hollywoodien. Là où le premier s’attardait sur le raid de l’armée Thaïlandaise dans un immeuble, le second propose une véritable intrigue comprenant trahison, honneur et trafics mafieux, laissant la possibilité à Gareth Evans de se surpasser d’autant plus sur sa mise en scène. (...) Nous ne pouvons que glorifier The Raid 2. Le réalisateur Gallois a réussi la prouesse de mélanger film d’action ultra efficace et ultra violent (à ne surtout pas mettre devant tous les yeux !) et polar âpre et sombre dans l’univers mafieux. Le résultat est époustouflant et brillant de réalisme. La mise en scène est sublime que ce soit pour les scènes d’actions qui resteront gravées dans la mémoire collective ou pour l’intrigue mafieuse aux thèmes développés et riches. L’affiche avait finalement raison, il s’agit là d’un des meilleurs films d’action de tous les temps !