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MissCinéphile
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3,0
Publiée le 5 septembre 2013
Passé une première partie intéressante (l'arrivée des gars dans la centrale), le film ne parvient malheureusement jamais à éveiller suffisamment l'attention. Les comédiens sont bons, mais les scènes sont bien trop souvent "hachées", brutalement interrompues voire collées les unes aux autres sans grand souci de "cohérence" En outre, moi qui m'attendais à des confrontations et des larmes, j'ai été déçue. Pourtant, il y avait là matière à réaliser un beau drame déchirant. Néanmoins, j'apprécie toujours autant Tahar Rahim.
De trop fortes doses de radiation peuvent conduire à notre perte. Une relation amoureuse aussi. Rebecca Zlotowski délaisse les motos de Belle Épine pour s'intéresser aux centrales nucléaires et à la vie de ses ouvriers. Ces derniers sont confrontés tous les jours à un danger constant. Mais tout bascule réellement quand Gary tombe amoureux de Karole, la femme d'un collègue.
Comme le dit Karole, une surdose radioactive provoque de multiples réactions comme la surprise, la peur ou le stress. Il en est de même pour Grand Central qui mélange les genres avec une simplicité déconcertante. D'abord film social en s'intéressant de très près au quotidien de ces travailleurs du nucléaire, il se penche ensuite sur la romance discrète de deux personnes taciturnes en proie aux doutes. Le tout est filmé dans une ambiance flottant à la limite du fantastique, où les centrales épousent parfaitement le cadre de Zlotowski. Ces monstres de béton, trop rarement filmés au cinéma, provoquent en nous un sentiment d'impuissance mais aussi de fascination.
Pas de morale écologique ni de débats politiques chez Zlotowski, seul compte la vie de ces hommes détruits à petit feu par un mal qui n'a ni substance, ni odeur. Ce mal émane évidemment de ces cheminées infernales, actrices principales du film, et est renforcé par la musique parfaitement appropriée de Rob, très organique. Dans Grand Central, l'ouvrier ne se bat contre personne puisqu'il est donné perdant dès le départ. Il lutte pour sa survie à chaque instant, évitant tout geste qui provoquerait sa chute.
D'irréprochables interprètes (Rahim, Seydoux, Gourmet) viennent donner leur corps et leur humanité à des personnages fragiles, profonds et bien écrits. À l'image de cette histoire solide détenant une véritable idée originale, nous vivons la dégradation de Gary lentement, et douloureusement. Les radiations ne sont pas les seules à contaminer l'être humain. L'amour et les non-dits peuvent être tout aussi destructeurs et semer le chaos non pas sur un homme, mais tout un groupe d'individus.
Anxieux et sur les nerfs, le spectateur verra son cœur battre de plus en plus fort au son de ces alarmes qui se répètent, encore et encore, pour ne signaler plus qu'une chose : un danger imminent.
"Grand Central est mon coup de cœur du moment. Magnifique et percutant. Avec une prestation juste, le film dévore les corps et les expressions des personnages"
un bon film dans l'univers terrifiant du nucléaire et de ses "petites mains". Beaucoup de crédibilité et de réalité dans le jeu des acteurs que j'ai trouvé particulièrement à leurs aises. Tahar Rahim est convaincant ainsi que Léa Sédoux et tous les autres personnages du film. L'histoire d'amour compliquée est aussi bien intégrée au scénario, la réalisation est également assez juste. Quelques passages cassent le rythme mais qui n'altèrent pas la bonne impression de cette surprise de la rentrée.
C'est un très bon film, avec une très belle histoire d'amour qui se déroule dans un lieu improbable et un peu glauque. Cette ambiance particulière ne laisse pas indifférent, pour ma part je suis sortie du cinéma un peu chamboulée, mais très agréablement surprise ! Tahar Rahim est excellent, ainsi que Léa Seydoux; ils arrivent tous les deux à transmettre au spectateur les émotions que ressentent leur personnage rien que dans leur regard, sans dire un seul mot. Ce sont vraiment deux grands acteurs !!
On avait eu Tahar Rahim à la prison (Un Prophète où il était magnifique), on a à présent Tahar Rahim à la centrale nucléaire, même jeu d'acteur que la réalisatrice n'a pas su lui faire nuancer. Le résultat est très décevant, joue avec le cinéma de genre (réalisme social, science-fiction, conte...) de manière très affectée, sans jamais se défaire de clichés très lourds. On s'ennuie et en plus on s'agace de ce maniérisme aux choix de mise en scène peu justifiés (ah! la mode des mises aux points qui varient sur les sujets dans le cadre...). Le casting comme le sujet tabou du nucléaire français méritaient mieux!
Franchement je me suis ennuyée... J'ai regardé l'heure plusieurs fois. Les acteurs jouent bien mais le film est lent et sans rythme... Bref, je déconseille...
Une dose de radioactivité, une dose d’amour. Le parallèle est évidemment tentant. Quand Gary est embauché comme intérimaire pour assurer la maintenance d’une centrale nucléaire et qu’il tombe raide amoureux de la promise d’un collègue, on peut s’attendre à tout. A ce que l’irradiation qui menace tous ces travailleurs de seconde classe, qui viennent exposer leurs corps à des tâches sous-traitées par EDF, finisse par contaminer l’histoire parallèle d’un triangle amoureux. Il y a bien un peu de ça dans Grand Central. Avec ces aller et retours permanents entre le travail à risque dans les tours et la brûlante Karole prise entre ses deux amants. On comprend vite que le danger est partout... Mais il y a beaucoup mieux que ça dans le film de Rebecca Zlotowski. Il y a d’abord cet environnement majestueux et carcéral, jamais visité au cinéma. Cela donne de beaux plans serrés des tours et des contre plongées dans leurs entrailles. Il y a cette tragique acceptation, par certains précaires, de sacrifier leur santé à l’emploi. Les dosimètres font monter la tension que la routine des douches ne fait pas disparaître. Il y a encore une belle façon de joindre ces deux histoires, parce que les risques du métier obligent à la solidarité ; et que pour des paumés comme Gary et Karole, la vie en centrale vaut vie de famille. Il y a enfin deux superbes acteurs : Lea Seydoux dont la sensualité ne dissimule pas le mal être et Taha Rahim qui n’a jamais si bien porté sa superbe inquiétude. Double dose de talent.
Gary débarque proche de la centrale nucléaire de Cruas pour se faire embaucher. Il intègre une équipe de dé contaminateurs avec laquelle il va faire corps ; tous ces intérimaires du nucléaire vivent autour de bungalows dans lesquels ils logent. Gary tombe amoureux de Karole future femme de Toni. Ils vivent un amour interdit à haut risque (adultère) ce qui fait écho à leur activité professionnelle quotidienne où la mort s’invite à terme. Rebecca Zlotowski fait partie de cette nouvelle génération de réalisateur français passée par la Femis qui offre souvent un cinéma bien léché, intello mais terriblement mou et désincarné. Avec Seydoux et Rahim, elle rejoue la gamme du couple maudit prisonnier d’une histoire d’amour qui les submerge et dont l’issue ne pourra être que fatale. A l’image de leur activité professionnelle. Le trip « La bête humaine » avec Gabin/Simon où le parallèle entre le rail de l’ère vapeur répondait à une relation sans issue ne fonctionne pas ici. Un scénario trop sage et trop superficiel condamne ces personnages à être simplement observés avec indifférence. Ce triangle amoureux, concept maintes fois exploité par le cinéma et la littérature, ne restera pas dans les mémoires. Zlotowski récite sa leçon avec une platitude incroyable, le tout n’est pas raté mais sans personnalité et ennuyeux. Etant dans le travail très scolaire de la bonne élève, elle ne peut s’empêcher d’enfiler le coup de foudre cliché, les crises de larmes qui nous laissent insensibles,… Ce film décrit des gens simples aux contours eux aussi très simplifiés. Reste la tension qu’elle parvient à entretenir tout au long du film à l’image d’un petit thriller. « La dose » de radiation admise sans mettre en péril sa vie revient de manière lancinante. La mise en abime entre cette dose de radiation nucléaire et la dose de radiation amoureuse admise pour survivre est par contre sublimement mise en scène lors de la scène du premier baisé suave entre Seydoux et Rahim. Le décor est planté solidement même si la réalisatrice n’en fait rien par la suite ; juste du bel ouvrage cousu de fil blanc. La description des conditions de travail des intérimaires du nucléaire soumis aux risques pour nous apporter la lumière tranche avec les conditions de travail chez « les aristos d’EDF ». Le slogan : « nous vous devons plus que la lumière » en prend un coup. Et ce message passe bien, il a donc une fonction utilitaire. Critiques très dithyrambiques pour un film manquant cruellement de corps… même si celui de Léa Seydoux est très souvent présent.
J'ai regretté que les personnages et le scénario ne soient pas fouillés davantage parce que les deux principaux acteurs (au jeu intéressant) auraient pu en porter bien davantage. De plus, le scenario- pourtant original - offrait plus à explorer.
Ambiance oppressante dans ce film qui dévoile une vision méconnue des nouvelles mines françaises. Le duo Léa Seydoux et Tahar Rahim fonctionne parfaitement. Ce dernier nous fait un sans faute comme il l'avait fait avec "Un prophète". Film mystérieux qui arrive à nous tenir en haleine grâce à une bonne distribution et une réalisation percutante. Un film qui fait réfléchir à la suite à donner à tout ça tant les sentiments sont forts et l'histoire d'amour en devenir finalement si originale et si attachante.
Après Belle épine Rebecca Zlotowski réunie pour son deuxième film un casting très en vogue. Tahar Rahim et Léa Seydoux qui deviennent peu à peu le visage du cinéma français actuel. A leurs côtés Olivier Gourmet et Denis Ménochet, toujours épatants. Oui mais voilà ces acteurs sont victimes de leur succès, on les voient trop. Alors l'effet de surprise n'existe plus. Le personnage de Gary (Tahar Rahim) et celui de Carole (Léa Seydoux) donnent un air de déjà vu. Ni plus ni moins que ce à quoi on peu s'attendre avec la réunion de ces deux jeunes interprètes. Comme avec sont premier film, la réalisatrice signe une ambiance très atypique qui offre une certaine singularité à l’œuvre. Mais l'univers jongle encore maladroitement entre romanesque et réalisme. Des scènes et des images simples et belles sont dénaturées par un montage brut et une musique, jolie certes mais pas très bien fondue. Parfois cela donne un côté fresque assez joli (scène du mariage avec des airs de Melancholia) et à des moments cela nous sort de l'histoire déjà pas facile à suivre par sa lourdeur. Un univers un peu terne avec des personnages souvent antipathiques. Malgré ce choix de montage la mise en scène est ultra maîtrisée et très dynamique (mention aux génériques). Même si ils sont égaux à eux même, le casting est brillant par son naturel. Des réactions nues et claires.
Grande frustration. Le sujet est fort, l'histoire de la Centrale est puissante et voir le tout au travers des yeux de Tahar Rahim prend aux tripes. Mais, sans trop véritablement comprendre pourquoi, l'histoire d'amour prend finalement le pas avec un triangle amoureux plutôt classique même si bien interprété et illustré de beaucoup trop de scène n’apportant rien au sujet. On tenait quelque chose de vraiment puissant, on ressort avec du classique. C'est dommage.
Quelle deception pour ce film pourtant très attendu! Les sujets abordés etaient prometteurs et originaux. Seulement ils ne sont pas traités mais survolés, je m'attendais a en apprendre d'avantage sur le nucléaire et ses consequences, que nini! Quant a la relation de gary et carole, elle est très mal développée, ce n'est pas convaincant, mais les acteurs ne semblent pas y etre pour grand chose. Un film fade, la réalisation m'a parue mediocre. Les plans sont parfois sans interet, de mauvaise qualité, ou filmés sous un angle assez ridicule. Bref grosse deception! Tout ca pour ça!