Le film social à la française, on aime ou en aime pas..... Celui ci dans un scénario assez dénudé (souvent comme dans le film social à la française), à le mérite de nous faire vivre avec des intérimaires des centrales nucléaires..... Et ce n'est guère rassurant, notamment au niveau des radiations reçues accidentellement ... J'espère que ceci n'est que fiction.... Le film superpose une histoire d'amour qui devient particulièrement émotionnelle en fin de film...... Léa Seydoux, Tahar Rahim (surtout) sont plutôt percutants dans leurs jeux d'acteurs.... La bande son est assez travaillée dans une musique assez moderniste (angoisse des centrales nucléaires oblige). Si vous aimez le style dénudé et réaliste, très concret, le film risque de vous plaire, si vous aimez les grandes romances en technicolor, changez plutôt de trottoir......
Le couple qui sert de fil rouge à l'intrigue de Tahar Rahim et Léa Seydou fonctionne ( et mon faible pour elle se renforce car elle est toujours aussi crédible quelque soit sa partition ) La réalisatrice a su nous intéresser à des inconnus qui assurent la sécurité nucléaire sous traitée par EDF Ce monde déraciné et interdépendant est une vraie découverte des oubliés du système dont notre bien être dépend Quelques longueurs et une mauvaise prise de son ( je ne pense pas que cela vienne de la salle c'est la 1ère fois que c'est peu audible) modère mon appréciation..
Le problème avec l'écriture cinématographique ambitieuse, c'est qu'elle devient vite prétentieuse et ridicule lorsqu'elle repose sur une construction bancale. L'idée de départ est excellente (la gestion hypocrite des centrales nucléaires), la transposition réjouissante (la gestion hypocrite des rapports humains). La forme est travaillée, le fond beaucoup moins, en particulier les dialogues, le jeux des acteurs, le scénario et ses ellipses. Du coup, Léa Seydoux et Tahar Rahim traversent l'histoire sans incarnation. Les seconds rôles, eux, s'en tirent mieux. Au final, un film raté et un bon sujet galvaudé.
Grand Central, c'est un super décor (peu exploité), de belles images, de bons acteurs et une BO exceptionnelle ! Pourtant Grand Central est 1h35 d'ennui faute d'un scénario conséquent. C'est assez creux. Le film ne trouve jamais quelle direction prendre, quel sujet traité. Tout devient assez superficiel (notamment cette histoire d'amour sans saveur qui ne donne aucun relief au final). Dommage !
Qu'est-ce qu'on s'ennuie tout au long de film! Les scènes de travail dans la centrale, de lavage, d'habillement sont montrées et répétées dans un luxe de détail documentaire qui devient assez vite rasoir. Le scénario se limite à l'histoire fameuse du triangle amoureux, mais ici, dans le monde du travail et dans le cadre d'une sorte de chantier-campement. Voilà la grande innovation, il n'y a pas vraiment de quoi se taper le cul par terre, d'autant que la réalisatrice n'a pas dû voir beaucoup de telles situations, tant certaines scènes de travail paraissent ridicules. Heureusement, le film est en partie sauvé par les apparitions rayonnantes de Léa Seydoux qui, dès qu'elle apparaît, illumine l'écran et...la vue de ce pauvre Tahar Rahim, qui peine à se maintenir au niveau. Son jeu d'autiste bas de plafond jure un peu avec la force de séduction sexuelle de sa partenaire.
S’inspirant du roman La centrale, la réalisatrice Rebecca Zlotowski repérée par le joli mais très creux Belle épine pose sa caméra dans un milieu très peu montré au cinéma mais pourtant propice à des films intenses et profonds, ceux des ouvriers du nucléaire. Sur fond d’une chronique sociale sur des employés risquant quotidiennement leur vie pour un salaire de misère que l’on découvrir à travers l’insertion parmi eux du personnage interprété par Tahar Rahim, le scénario va très vite, après un coup de foudre cliché, dévier vers un histoire d’amour-adultère avec une Léa Seydoux qui confirme là son statut de plus sensuelle des actrices françaises contemporaines. Le travail dans cette centrale nucléaire, tourné dans une centrale désaffectée en Autriche, profite d’un réalisme parfaitement documentée et les images solaires de la région Rhône-Alpes sont splendides mais l’intrigue romantique est trop peu émouvante malgré l’excellent casting qui lui donne corps.
Déception, le réalisateur à voulu traiter deux histoires en oubliant la profondeur du scénario, il n'a pas réussi la teneur des deux sujets qui s’emmêlent. Léa Seydoux est très convaincante dans son rôle mais encore une fois les sujets sont mal maîtrisés.
Séance de rattrapage en blu-ray. Celui-là, je ne voulais pas le voir quand il est sorti en salles, tant j'avais détesté "Belle Epine", et tant la bande-annonce était dissuasive. J'avais raison. Comme "Suzanne", comme quantité de film français estampillés Femis/CNC, "Grand Central" nous confronte à l'ennuyeux et navrant exercice de la boite de critères à cocher mentalement, séquence après séquence. Sur ce point, Zlotowski a bien travaillé. Mais ce qu'elle nous inflige en échange des financements obtenus est immangeable. Juste la pseudo-peinture d'une dure réalité sociale (les intermittents du nucléaire) sous le regard attendri d'une réalisatrice nantie qui va se faire mousser sur le destin funeste de prolos d'opérettes sans souci de réalisme, sans se salir les mains (contrairement à Bruno Dumont dans ses premiers films par exemple). Citations cinéphiliques à gogo (ça plait aux critiques). Scénario qui ne s'embarrasse pas d'être crédible, l'opportunisme est bien plus efficace : faut que ce soit dur, parce que si la menace avait le malheur de s'estomper, si les risques pris par les nettoyeurs de tranches portraiturés dans le film n'étaient pas aussi effarants, il ne resterait rien, pas l'ombre d'une tension, juste le vide intersidéral d'une histoire cousue de fil blanc, mille fois et souvent tellement mieux racontée, et qui s'achève en eau de boudin faute de pouvoir s'extirper de son trio amoureux infernal sur fond de stérilité par irradiation. Dans le genre, j'ai pensé à "Quelques jours avec moi" de Sautet, autrement jubilatoire, et tellement mieux construit.
Après son passage à Cannes et à l'éloge des critiques j'en attendais plus. J'ai trouvé que le scénario ambitieux d'une histoire d'amour sur fond de misère des travailleurs du nucléaire est survolé, l'émotion est peu au rendez-vous, le jeu des acteurs ne convainc pas. Impression triste et décevante.
Le sujet traité est intéressant et mérite que l'on s'y attarde, les acteurs sont bons, de même pour la bande-son. Et malgré tout ça, on reste quand même globalement sur notre faim. En effet, la relation entre les 2 personnages n'est pas assez fouillée et manque de profondeur. On finit par se demander : Tout ça pour quoi ? Au final, je retiens plus ce que j'ai vu du travail dans les centrales nucléaires, le sujet support du film : les conditions difficiles du quotidien, ses risques, ses enjeux...
Après le remarqué "Belle Epine" (2010) la réalisatrice persiste et signe un beau film d'après une idée de sa scénariste, Gaëlle Macé, après avoir lu le roman "La Centrale" de Elizabeth Fithol... En résumé une histoire d'amour passionnel et d'adultère avec pour toile de fond les coulisses d'une centrale nucléaire, plus précisément sa face sombre. Rebecca Zlotowski retrouve Johan Libéreau (un petit rôle cette fois-ci) et surtout Léa Seydoux dans le rôle d'une fille "facile" (un peu plus compliqué que ça) qui se prend au piège des sentiments. Ce qui surprend surtout c'est le réel travail en amont, très documenté on est rarement entré dans une centrale nucléaire de façon aussi précise ; magnifique travail sur la lumière notamment, l'atmosphère pesante, presque empreint de mystère. Par contre si les personnages sont superbement écrits, tous plus ou moins attachants et intéressants la romance adultérine manque quand même d'un peu plus de passion (au sens premier) ; jamais je n'ai cru que Elise aime plus son amant Gary que son mari Toni... Tahar Rahim est parfait en Gary, Léa Seydoux est une nouvelle fois incandescente et sensuelle mais derrière ce casting idéal c'est bien Denis Ménochet qui suptilise l'intérêt au couple têtye d'affiche. Ménochet incarne un ours mal léché, frustré mais viril, fort mais blessé il est le point fort du film, sans aucun doute son meilleur rôle à ce jour. Déception pour la fin, sans doute parce que Toni... Un beau film, abouti et maitrisé auquel il manque juste une sorte de flou sentimental entre Elise et son amant.
Malgré une très bonne distribution, Tahar Rahim, Olivier Gourmet et Denis Menochet, film décevant, un non- scénario, une fin sans queue ni tête, aucun rythme, bref à éviter si on veut passer un bon moment!
La réalisatrice est prometteuse, mais le scénario est au final assez faible. Le film ne "prend" pas. Le thème est intéressant. L'amour y est traité d'une manière assez commune et désabusée. Pas mal sans plus.