Grand Central
Note moyenne
2,9
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287 critiques spectateurs

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Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2013
Les seconds rôles sont admirables (Léa Seydoux fait tout pour les mettre en valeur avec son regard proche de celui d'un veau faisant du trainspotting)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 octobre 2013
Je croyais avoir passé le plus dur avec les 94 mn de ce pensum indigeste, tant encensé par la critique. Justement, ça aurait dû m'alerter. Je m'étais déjà fait avoir avec the Tree of Life ... Mais non, la véritable punition, je viens de me l'infliger avec le lecture des 4 et 5 étoilants de cette daube. Désolé Florence L et Clingo, mais les bornes des limites de la masturbation intellectuelle sont très largement dépassées. Je lisais qqu'un qui parlait du fossé entre critiques et spectateurs. Ce n'est pas un fossé, ce sont 2 mondes totalement étrangers l'un à l'autre. Si ça c'est une chronique sociale, au secours. Et avec tout ça ,..., la vie d'Adèle, y va, y va pas. Pour ces raisons je crois que je n'irai pas.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2013
Drame social décousu et déstabilisant sur les méthodes de travail d’un groupe d’ouvriers intervenant dans des conditions extrêmes dans nos centrales. Les cœurs sont en fusion dans cette romance où la passion est plus forte que la raison. La peur prendre une dose de radiations est parfaitement rendue et palpable grâce au jeu des acteurs principaux. Pourtant le sujet ne captive pas et il manque quelque chose d'indéfinissable pour accrocher et embarquer le spectateur.
jpdeg
jpdeg

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2013
Après avoir vu le film, il faut absolument lire le roman qui a inspiré la réalisatrice : La Centrale, de Élisabeth Filhol. Après, on regarde différemment les centrales nucléaires et l'on comprend mieux le travail et les risques que prennent ceux qui sont chargés de leur entretien et donc de notre sécurité...
Rebecca Zlotowski a bien fait d'ajouter l'histoire d'amour entre Léa Seydoux et Tahar Rahim, histoire d'amour qui n'existe pas dans le livre. C'est beau, émouvant et tellement instructif que ce film aurait mérité une bien meilleure audience.
Benoit S.
Benoit S.

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2013
de bons acteurs et une tension dans ce film! le nucléaire fait autant de ravages que l'amour...
superbirdy
superbirdy

100 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 octobre 2013
Nul sur tout la longueur on y apprend rien.
Scenario mal construit qui va ds ts les sens vraiment aucun interet.
Que sont venus faire dans cette galere les excellents Tahar Rahim et Olivier Gourmet
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 octobre 2013
Tristan et Iseut version radioactif
De Rebecca Zlotowski Avec Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet
Au-delà d’une histoire d’amour d’un grand classique, ce qui fait l’intérêt de ce film c’est bien la peinture d’un sous prolétariat bien actuel et tout proche, celui des sous traitants qui travaillent dans les centrales pendant les arrêts de tranches. Ils apportent la lumière comme ils disent alors qu’à petit feu, la leur s’éteint la peur au ventre. Une réalité sous le boisseau à découvrir !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 octobre 2013
Avec Grand Central, Rebecca Zlotowski nous raconte une histoire d'amour passionnelle ayant pour toile de fond une centrale nucléaire et les Hommes qui y travaillent. Si la vision sociale et la romance ne s’imbriquent pas toujours très bien, l'une restant tout au long du film nettement en retrait par rapport à l'autre, Grand Central reste néanmoins une œuvre forte et pénétrante.

La chronique sociale pétrie de convictions de ce lumpen-prolétariat de centrale nucléaire est très réussie, presque documentaire par moment et littéralement passionnante. Ces hommes et ces femmes travaillent dans les centrales, au plus près des réacteurs et effectuent les tâches jugées trop dangereuses pour les agents EDF. Ce sont des personnes issues de milieux extrêmement modestes, gens du voyages plus ou moins sédentarisés pour certains, jeunes sans qualification et sans attache pour d'autres. On les voit immédiatement comme les mineurs du XXIème siècle; ils vivent et travaillent ici et aujourd'hui et on ne les connaît pas. A d'autres moments, saisissant d'autres occasions d'emploi, ils font les cueillettes dans le sud ou en Espagne. Des tomates ou autres. "Des tomates CERISES !" précise d'ailleurs un jeune personnage, comme si ça changeait quelque chose. Les contrats dans les centrales leur permettent de monnayer au mieux leur absence totale de qualifications. "La première année du CAP. Enfin, plutôt les premiers mois" pour le héros. Et sans doute comme pour la mine autrefois, le métier se paie au prix de la santé, aussi dangereux qu'asservissant, mais presque paradoxalement, il est source de fierté, d'appartenance sociale et de solidarité. Ces êtres malmenés, qui mettent leur vie dans la balance et ressentent au quotidien le poids insupportable de la peur, sont aussi fiers d'être ceux qui affrontent les radiations "pour apporter la lumière."
Les images de la centrale nimbée de bleu électrique et des sas de décontamination sont aussi belles que saisissantes. La scène où une des femmes a le crâne rasé pour cause de compteur Geiger qui s'affole est peut-être l'une des plus fortes du film.

Mais à côté de cette restitution très forte, l'histoire d'amour manque un peu de relief.
Rebecca Zlotowski place les rencontres du couple adultère formé par Tahar Rahim et Léa Seydoux dans le plus bel environnement de verdure qui puisse s'imaginer: les bords d'une rivière exultant au cœur de l'été. Comme si avec l'amour, la nature gagnait pour quelques heures la bataille face à l'industrie au masque froid. Ce contraste vraiment réussi m'a rappelé les vers du Dormeur du Val de Rimbaud, où de la même façon, la plus douce des campagnes voisine avec la mort.
"Pâle dans son lit vert où la lumière pleut."

Peut-être par crainte d'en faire trop, la réalisatrice reste très discrète sur cette passion, n'en expliquant pas vraiment les motivations, n'en exposant qu'à peine les méandres. Cette discrétion, cette pudeur presque, nuisent à l'intensité de ce qui se voudrait comme une grande passion amoureuse et qui, malgré le charme des comédiens, reste une évocation à l'aquarelle.

Tahar Rahim, qui m'avait déjà convaincu dans Le passé de Farhadi, est sauvage et profond.
Léa Seydoux, dont le personnage est nettement en retrait, est quant à elle aussi à l'aise et aussi crédible dans un campement de caravanes que dans les rues du XVIème arrondissement.

De par son approche sociale originale et percutante, Grand Central est un beau film, qui aurait mérité un grand mélo. Dommage que Rebecca Zlotowski n'ait pas osé...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 décembre 2013
Le film vaut le coup d'œil pour son sujet social , la vie dans les centrales nucléaires mais son histoire d'amour bancale et creuse ne touche pas.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2013
J'ai vu "Grand central" en deux parties
1er épisode : à l'Escurial un samedi soir. Le film commence. On suit Gary (Tahar Rahim), jeune garçon entre deux vies, entre deux jobs dont on comprend qu'il vient travailler dans une centrale nucléaire au sein d'un "commando" chargé des tâches de décontamination les plus dangereuses.
Et soudain apparaît Léa Seydoux. Cheveux courts à la garçonne, cul moulé dans un mini-short en jeans, carnation céruléenne, la star-qui-monte irradie plus qu'une centrale nucléaire.
Et là catastrophe : panne d'électricité dans le cinéma. Bravo EDF !
Un truc qui n'arrive jamais ! Et qui m'arrive au moment où Léa Seydoux va embrasser Tahar Rahim dans ce qui s'annonce comme le baiser le plus érotique de l'année
L'électricité ne revient pas. Le projectionniste, penaud, nous rembourse.
Il faut attendre plusieurs jours avant de revenir et d'obtenir d'un caissier récalcitrant qu'il nous laisse entrer alors que le film a commencé depuis plus de 20 minutes.
Et là patatrac. Les deux derniers tiers du film sont beaucoup plus décevants que sa première demie heure.
Pourtant à y regarder de plus près ils déroulent ce qui avait été mis en place : d'un côté une plongée quasi documentaire au cœur d'un réacteur nucléaire, de l'autre un coup de foudre.
Autant le documentaire est passionnant autant le coup de foudre ne fonctionne pas. Le couple dont les rencontres clandestines sont filmées dans des paysages champêtres qui contrastent avec les décors déshumanisés de la centrale. Pris isolément, Léa Seydoux - dont je pronostique que le rôle lui permettra de décrocher un César - et Tahi Rahim - qui l'aurait peut-être eu s'il ne l'avait déjà obtenu pour "Un prophète" - sont de grands acteurs. De film en film, Léa Seydoux réussit à n'être ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, promenant sa silhouette gracile et sensuelle sans avoir l'air d'y toucher. James Bond Girls auprès de Tom Cruise, fashionista dans la pub Prada mise en scène par Roman Coppola et Wes Anderson, domestique chez Benoît Jacquot, fille-mère chez Ursula Meier, on l'attend avec gourmandise dans la multi-palmée Vie d'Adèle ...
Lu34s
Lu34s

67 abonnés 256 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2014
Débarqué du dernier festival de Cannes, Grand Central nous raconte l'histoire d'amour d'un jeune ouvrier d'une centrale nucléaire avec une de ces ouvrières partagée entre ce homme et son vrai petit ami. L'action se déroulant dans une centrale nucléaire, on aurait pu penser qu'il y ait un paradoxe entre ce lieu et cette histoire d'amour. Mais la relation entre les deux jeunes tient justement de la situation de cette centrale qui, au moment propice, va commencer à exploser ou se fissurer de l'intérieur, ce qui va alors créer des tensions entre ce trio d'amoureux. On est alors pris dans cette histoire rythmée par une musique adéquate et excellente. De plus, on constate encore une fois l'excellente performance de Tahar Rahim et de Léa Seydoux et même pour le reste du casting. Malgré une petite longueur, on est subjugué par la beauté du film et on peut désormais classer Grand Central dans les grands crus du cinéma français. On attend de pied ferme le phénomène qu'est La Vie d'Adèle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 octobre 2013
Un film intéressant qui vaut surtoût pour l'immersion qu'il nous propose au coeur d'une centrale nucléaire, très réaliste et didactique. Si les acteurs sont plutôt convaincants, la réalisation ne l'est pas toujours avec quelques longueurs lors des scènes qui se déroulent au camping et des parti-pris un peu déroutants (la scène du mariage sans dialogues avec juste un fond musical). Enfin, la vision du monde ouvrier est bien trop simpliste :en dehors du travail ils passent leur temps à boire des bières et à trainer.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 janvier 2014
Aussitôt vu, aussitôt oublié ! Rebecca Z. invente le cinéma biodégradable. Remarquable.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2013
Un film d'amour autour d'une centrale nucléaire et avec Léa Seydoux, forcément ça donne envie. Le film est bien, bien filmé, très bien joué, que ce soit Gourmet ou Rahim et Léa Seydoux justement, mais si j'aime l'idée, l'histoire, le milieu des centrales, voir le quotidien de ces personnages qui dégagent quelque chose et qui arrivent à être juste et vrais, j'ai eu du mal à m'intéresser au film outre mesure passé un certain temps. Je m'explique. Comme je l'ai dit les acteurs sont très bons et la réalisatrice apporte vraiment une authenticité à cette histoire, je crois à ces mecs un peu paumés qui cherchent du travail, je crois à ce quotidien difficile, à cette histoire de dose assez passionnante. Surtout que la mise en scène va apporter cette simplicité, tout en restant belle et sobre. Et Léa Seydoux est vraiment une formidable actrice. Seulement, le problème est que la narration du film, son récit ne m'a pas toujours accroché autant que je l'aurais souhaité. L'histoire d'amour est potentiellement très belle mais si on a de beaux moments ça me paraît surtout un peu rapide, un peu faible. On dirait qu'ils n'ont pas le temps de s'aimer en dehors du sexe, sauf à leur rencontre. Du coup je sais pas, l'intérêt a baissé au cours du film alors que j'aimais vraiment le début, surtout que le film est trop court. J'aime le film quand même, surtout que ces intrigues lorsque Léa tombe enceinte ou la rivalité entre le héros et son mari sont intéressantes. On voit que cette fille est indécise, la complexité de ses sentiments. En outre, on évite habilement le traitement misérabiliste, on est pas là pour dire "oh les pauvres gens, ils travaillent dans des conditions horribles", on montre juste ces gens objectivement, tels qu'ils sont. Un film pas du tout, qui laisse sur sa faim mais qui reste à voir, ce sera toujours mieux qu'un film sans imagination car techniquement sa reste maîtrisé. Je pense qu'avec un film plus long, plus spontané encore, Rebecca Zlotowski pourrait faire un film vraiment intéressant dans l'avenir.

NB : J'aime bien le dernier plan avec les sirènes en fond, c'est une belle fin.
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2013
La centrale sifflera trois fois ( ou plus ).

La découverte de Grand Central apporte une interrogation sur la nationalité du dernier film de Rebecca Zlotowski : est-il français, ou américain ? Beaucoup des deux, français par la langue essentiellement, et américain par sa façon de raconter son histoire et sa capacité à s'inscrire dans des genres, en les traitant cependant d'une manière naturaliste. Car tout commence comme dans un western, avec l'arrivée d'un étranger par le train, se poursuit par une quête initiatique et prend finalement la forme d'une histoire d'amour sauvagement toxique. De Gary, on ne sait pas grand-chose, si ce n'est que son prénom n'est certainement pas le fruit du hasard. Ce prénom à la Cooper et son passé mystérieux en font donc un personnage westernien, et surtout, ce passé inconnu lui donne une virginité. En étant quasiment pur de toute projection précise de la part du spectateur, Gary peut être perçu comme au début d'une nouvelle aventure. Une position idéale dans un film qui dans ses grandes lignes dresse le portrait de ce personnage en pleine (re)naissance, et qui ne pouvait trouver meilleur acteur que Tahar Rahim, dans un rôle assez proche du Malik d'Un Prophète pour l'interpréter. Car personne ne semble jouer aussi bien que lui l'éveil au monde et l'observation pleine de candeur de choses qui lui sont inconnues. Grand Central, comme le film de Jacques Audiard, parle précisément de cela, d'un jeune homme dont on ne sait rien et qui va découvrir un nouveau microcosme et tenter de s'y adapter tant bien que mal. On pourrait prolonger la comparaison entre les deux films et dire que la centrale est aussi une prison, un lieu de tous les dangers. Par son caractère " naturellement " peu fréquentable, mais surtout parce que Zlotowski sait filmer, qu'elle possède un sens de l'espace sidérant et qu'elle établit une description clinique de la centrale qu'elle investit complètement. D'une manière plus générale, il y a dans Grand Central cette impression que la cinéaste prend du plaisir à filmer, qu'il s'agisse des décors ou des corps, des couloirs froids de la centrale nucléaire ( on est alors en pleine science-fiction ) ou des champs illuminés de(s) rapports intimes, de la naïveté de Gary ou de l'usure physique qui marque certains visages.

La beauté plastique du film atteint régulièrement des points culminants, espèces de situations formelles paroxystiques qui naissent pour une seule et simple raison : Zlotowski a un intérêt pour son sujet, et ses personnages. C'est ce qui fait que Grand Central est parfois baigné dans une sensualité pure, comme cette scène où les corps de Karole et Gary se frôlent dans la voiture. Cette délicatesse du regard et cette capacité à voir ce qui anime les relations entre deux êtres vont à l'encontre d'un potentiel manque de subtilité que le film feint de posséder par moments. Et si les corps existent, c'est aussi grâce à la puissance des acteurs, qui saisissent leurs personnages pour les habiter complètement, à tel point qu'on a parfois le sentiment que Grand Central n'est rien d'autre qu'un documentaire qui filme des " vrais " gens.
Parfois, la gourmandise cinématographique évoquée plus haut dénote même un peu parce que la cinéaste s'autorise des envolées formelles en plein milieu du récit. Mais qu'importe ! Il ne faut pas bouder son plaisir quand un film se permet d'être si généreux, surtout que les figures de style mises en place ne sont pas gratuites pour autant, et qu'elles disent quelque chose des personnages. Zlotowski se permet de faire de beaux plans, comme s'il s'agissait de " trahir " la conduite du récit pour subitement prendre des chemins de traverse. Mais quand le résultat est si intense, on ne peut qu'encourager la trahison, et se satisfaire qu'une jeune cinéaste française ait une telle gourmandise d'images.

Dans ce film très masculin, apparaît soudainement une femme ( fatale, le cinéma américain toujours ) interprétée par Léa Seydoux, là aussi l'actrice idéale pour un tel rôle par sa façon si particulière de cristalliser l'attention et d'éveiller le désir ( de Gary, du spectateur et de la cinéaste ). Le couple que forment Karole et Gary est un exemple parfait d'un film qui a une propension à jouer sans détour sur les symboles. L'amour, c'est la dose, et un parallèle de se créer entre le contexte amoureux et la situation du film dans un environnement aussi dangereux que la centrale. A l'image de la mise en scène qui peut sembler gratuite sans l'être réellement, l'usage des symboles fonctionne sur le même principe d'une apparente facilité dans les choix opérés, rattrapée cependant par la profondeur des situations. Il y a quelque chose de très simple dans la manière dont le film parle au spectateur en produisant des images et du sens. En construisant son récit grâce à un filage de métaphores accessibles, le film gagne en réflexion et en intensité. Il ne se passe peut-être pas grand-chose dans Grand Central, mais tout ce qu'il s'y passe est immédiatement saisissable. Voilà un des nombreux mérites du film : être souterrain, profond, et en même temps d'une simplicité inouïe. Procurer une puissance sur l'instant, et hanter les esprits bien après la séance. Le film va piocher dans des registres et des tons différents, mais son identité lui est personnelle et le résultat est un pur plaisir de cinéma entre tradition naturaliste française et mythologie américaine.
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