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Cluny
97 abonnés
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2,0
Publiée le 29 août 2013
La rentrée 2013 n'aura pas été longue à m'offrir son premier emballement critique non-justifié : "Martingale gagnante" pour Les Inrocks, "Très beau film où se conjuguent avec bonheur la modernité harassante du labeur et l'éternité exaltante des sentiments" selon Marianne, "On n’avait assurément pas vu pareil mélange d’inertie fiévreuse et de trouble lyrisme depuis "La Fidélité" de Zulawski" pour les Cahiers du Cinéma, "Réalisatrice pétrie de talent" à lire 20 minutes...Il faut dire que la réalisatrice a tout pour plaire : sortie de la FEMIS, premier film couronné par le Prix Louis Delluc, sujet original mélangeant peur du nucléaire et plongée naturaliste dans le lumpen-prolétariat, voilà de quoi encanailler la critique parisienne !
Je n'avais pas vu "Belle Epine" à sa sortie, déjà rebuté par la bande-annonce laissant deviner la énième déclinaison du premier film sur la prise de risque adolescente, entre "Les Nuits fauves" et "À nos amours", impression confirmée par la vision du film lors de son passage sur Canal +, mais aussi sensible à l'incandescence du jeu de Léa Seydoux. Il y avait déjà cette volonté de décrire de façon très littéraire, mais avec les artifices du cinéma d'aujourd'hui, le mode de vie des laissés-pour-compte de la société. Là, il s'agissait des prolos qui allaient claquer leur oseille le samedi soir sur le circuit Carole ; dans son nouveau film, c'est après avoir lu "La Centrale" d'Elisabeth Filhol que lui est venue l'idée de s'intéresser aux obscurs et aux sans-grades du nucléaire, ces intérimaires employés par des sociétés de sous-traitance pour décontaminer les centrales afin de permettre à l'aristocratie ouvrière d'EDF d'intervenir.
La dimension documentaire du film n'est pas inintéressante : les protocoles très stricts de sécurité, mais qui, en faisant peser une menace de perte d'emploi en cas d'exposition aux radiations, conduisent les employés à tricher, ou le travail d'équipe avec une hiérarchie très marquée, dans la lointaine lignée du compagnonnage. Rebecca Zlotowski est allée tourner en Autriche, dans une véritable centrale nucléaire qui n'a jamais été mise en marche et qui sert à l'entraînement des équipes d'entretien, et le choix du numérique pour les scènes dans la centrale en opposition au 35 mm pour les scènes centrées sur le couple de Gary et de Karole renforce cet aspect documentaire.
Déception, le réalisateur à voulu traiter deux histoires en oubliant la profondeur du scénario, il n'a pas réussi la teneur des deux sujets qui s’emmêlent. Léa Seydoux est très convaincante dans son rôle mais encore une fois les sujets sont mal maîtrisés.
Nope nope nope... ça ne marche pas. Avec pourtant un casting prometteur et un synopsis attrayant on pouvait se laisser tenter. Alors oui les acteurs sont bons, c'est bien tourné mais il y a quand même un gros problème de fond. Une partie de l'histoire est pour moi de la masturbation intellectuelle pour bobo parisiens : regardez ces pauvres gens qui travaillent dans les centrales nucléaires, regardez comme c'est dangereux comme métier ! Oh la la la, mon dieu c'est vraiment horrible tout ces pauvres petites gens qui n'ont pas le choix de travailler dans ces centrales au péril de leur vies car ils n'ont pas d'autres solutions. Et puis les patrons qui s'en fichent de la santé de leurs employés et qui ne pensent qu'à leurs profits. Bref, une grande partie du film est complètement démagogique et manichéenne. Mais sur cette toile de fond, se trame une histoire d'amour certes extrêmement classique mais assez poétique que ce soit dans la réalisation ou les deux acteurs qui sont justes magnifiques dans leurs rôles. Donc, je reste tout de même mitigé sur ce film car je ne suis pas ennuyé non plus durant le film ! Mais certains éléments ne m'ont vraiment pas plu. On retiendra tout de même la dernière scène du film très poétique avec le son de la sirène en arrière-fond annonçant quelque de chose de "très grave" si l'on a bien suivi pendant le film.. (A noter aussi que la fin est une fin française classique, c'est-à-dire un peu en queue de poisson)
Gary débarque proche de la centrale nucléaire de Cruas pour se faire embaucher. Il intègre une équipe de dé contaminateurs avec laquelle il va faire corps ; tous ces intérimaires du nucléaire vivent autour de bungalows dans lesquels ils logent. Gary tombe amoureux de Karole future femme de Toni. Ils vivent un amour interdit à haut risque (adultère) ce qui fait écho à leur activité professionnelle quotidienne où la mort s’invite à terme. Rebecca Zlotowski fait partie de cette nouvelle génération de réalisateur français passée par la Femis qui offre souvent un cinéma bien léché, intello mais terriblement mou et désincarné. Avec Seydoux et Rahim, elle rejoue la gamme du couple maudit prisonnier d’une histoire d’amour qui les submerge et dont l’issue ne pourra être que fatale. A l’image de leur activité professionnelle. Le trip « La bête humaine » avec Gabin/Simon où le parallèle entre le rail de l’ère vapeur répondait à une relation sans issue ne fonctionne pas ici. Un scénario trop sage et trop superficiel condamne ces personnages à être simplement observés avec indifférence. Ce triangle amoureux, concept maintes fois exploité par le cinéma et la littérature, ne restera pas dans les mémoires. Zlotowski récite sa leçon avec une platitude incroyable, le tout n’est pas raté mais sans personnalité et ennuyeux. Etant dans le travail très scolaire de la bonne élève, elle ne peut s’empêcher d’enfiler le coup de foudre cliché, les crises de larmes qui nous laissent insensibles,… Ce film décrit des gens simples aux contours eux aussi très simplifiés. Reste la tension qu’elle parvient à entretenir tout au long du film à l’image d’un petit thriller. « La dose » de radiation admise sans mettre en péril sa vie revient de manière lancinante. La mise en abime entre cette dose de radiation nucléaire et la dose de radiation amoureuse admise pour survivre est par contre sublimement mise en scène lors de la scène du premier baisé suave entre Seydoux et Rahim. Le décor est planté solidement même si la réalisatrice n’en fait rien par la suite ; juste du bel ouvrage cousu de fil blanc. La description des conditions de travail des intérimaires du nucléaire soumis aux risques pour nous apporter la lumière tranche avec les conditions de travail chez « les aristos d’EDF ». Le slogan : « nous vous devons plus que la lumière » en prend un coup. Et ce message passe bien, il a donc une fonction utilitaire. Critiques très dithyrambiques pour un film manquant cruellement de corps… même si celui de Léa Seydoux est très souvent présent.
l'interet reside dans le lieu : une centrale nucleaire comme toile de fond c'est d'actualite Les acteurs sont bons mais il manque un truc on s'ennuie je n'ai pas d'explication, il semble long tellement long ...
C'est le type même du film qui illustre le fossé entre le monde de la critique et les spectateurs. Les critiques voient dans ce film un quasi chef d'oeuvre, une ouevre impressionnante de lucidité sur le monde ouvrier, une peinture sociale sur ces travailleurs de l'ombre. Le spectateur (forcément moyen, stupide, bête, borné, inculte) ne voit dans cette succession de scènes qu'un film plat et indigent. Le ton est donné dès le début, lorsqu'on voit le personnage central sympathiser avec son pickpocket. C'est tellement normal! Et cette normalité on la retrovuera dans toutes les scènes jusqu'à la fin qu je ne raconte pas, de toute façon, comme souvent dans le cinéma français toutes les interprétations sont possibles. Si certains passages évoquent un documentaire dans ce monde des centrales bourré de radiation, on reste détaché de tous ces personnages et l'interprétation des "stars" du film est bien en deça de celle des seconds rôles. Je précise pour ceux que lea seydoux fait rêver, qu'ils ne s'attendent pas à grand chose... Bref, c'est décevant, poussif, lent, ampoulé, prétentieux... C'est donc très très très moyen... On peut ne pas voir...
Une bonne histoire écrite autour de cette centrale, bien construite autour de personnages attachants et intéressants. Il aurait fallu s'arrêter là, et ne pas la gâcher avec cette histoire d'amour mièvre et insipide,qui ne fait qu'être empirée par la présence de Léa Seydoux, dans un jeu qui paraît non travaillé et sans grand intérêt. Pourtant le film avait du potentiel visuel et sonore ! Dommage.
j'ai été constamment assailli par l'ennui pendant le visionnage de ce petit film d'auteur sans grand intérêt, si ce n'est de nous en apprendre un peu sur la vie des centrales nucléaires. les acteurs ne sont pas en cause, ils sont tous excellents, mais le sujet est rebattu, pas plus intéressant qu'un téléfilm de l'après-midi. Léa Seydoux est très jolie avec une coupe courte. ça la change de sa non-coiffure habituelle.
C’est ce que j’appelle faire du cinéma pour passer le temps ! Une idée originale à la base qui n’est pas développée. Un film qui aurait du être de société et qui se transforme très vite en une histoire d’amour sans intérêt ! Je ne comprends pas le but de cette réalisatrice de s’être contenté de « semer » des bouts d’histoires à ses personnages, pour ne jamais les développer ! Une fois de plus, le jeu de Tahar Rahim est excellent, mais cela ne suffit pas à « sauver » ce film !
L'histoire fait "artificielle" : tant dans son contexte (le risque / l'environnement du métier de technicien du nucléaire) que dans les situations qui sont mises en scène. On y croit moyennement et l'on peut s'ennuyer.
Documentaire sur les centrales nucléaires ou histoire d'amour ? Ben les 2 mon capitaine... Et malheureusement j'ai été plus intéressé par l'aspect documentaire que par la love story. Excellente interprétation mais histoire banale. Pas un grand film en tout cas.
J'ai regretté que les personnages et le scénario ne soient pas fouillés davantage parce que les deux principaux acteurs (au jeu intéressant) auraient pu en porter bien davantage. De plus, le scenario- pourtant original - offrait plus à explorer.