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Un visiteur
0,5
Publiée le 20 octobre 2013
Quelle déception pour une fan de Woody Allen. Je me suis passablement ennuyée. Je n'ai pas bien vu où il voulait en venir. Une critique de la bourgeoisie new-yorkaise? Jasmine fait plutôt de la peine. On a envie de la plaindre! Une critique de l'argent? Bof. Très bon jeu d'acteurs mais il n'y a rien d'autre.
Excellent ! Je suis loin d'être fan de Woody Allen donc je ne pourrai pas comparer ce film aux autres mais en tout cas Blue Jasmine est un vrai chef d'œuvre. La mise en scène est intelligente (flash-backs), les acteurs parfaits (Cate Blanchett bien sur qui mérite l'Oscar mais surtout Sally Hawkins et Bobby Cannavale). Tout est dans la finesse et la symbolique comme la vie de cette pauvre Jasmine qui alterne les hauts et les bas... comme les rues de San Francisco oû elle se réfugie.
Ce film est tout simplement nul... un ramassis de clichés avec une actrice qui est bien loin des noces rebelles mal servie par des rôles masculins de séries franchement revues et revues.
Vraiment l'un des meilleurs Woody Allen. Un des films qui se terminent pas forcément bien. La folie du personnage Blue Jasmine est fascinante. Ses expressions m'ont vraiment impressioné. Et c'est une belle leçon sur les cercles vicieux de la vie où l'on tombe tant qu'on ne les reconnait pas et qu'on essaye de tout oublier sans en prendre leçon.
Une étoile pour Cate Blanchett, actrice magnifique. Pour le reste, il n'y a qu'une seule raison pour laquelle je suis content d'avoir vu "Blue Jasmine": il m'a fait prendre conscience du temps que j'avais gagné en boycottant depuis 20 ans les films de Wordy Allen (le "r"' n'est pas une faute de frappe). A raison d'un film de 1h30 par an, ça fait 30 heures de vie économisées - presque deux journées complètes, si on tient compte du temps de sommeil. Et pourtant, avec "Matchpoint", "Vicky Cristina machin"... qu'est-ce qu'on a pu nous bassiner sur le thème "Ah, il a changé, c'est différent d'avant, plus consensuel, moins exaspérant, tout le monde peut aimer, tu devrais essayer, etc." Mon oeil, oui! C'est toujours aussi bavard, narcissique, pas drôle et sans intérêt - en plus d'être un pompage sans vergogne de "Un tramway nommé Désir". Il semble toutefois qu'Allen connaisse très bien les us et coutumes des bourges new-yorkais pétés du tunes - ce qui s'explique peut-être par le fait que la moitié du budget de ses films passe systématiquement dans son salaire, et qu'à force, ça finit par faire de l'argent. Mais il y en a qui aiment le résultat, alors pourquoi arrêter ?
Woody Allen nous offre un portrait subtil et très sombre de femme désabusée. Cate Blanchett est excellente (comme d'habitude) et le film plaisant. Malheureusement, le versant comique n'est pas forcément au rendez-vous et Allen est parfois trop caricatural sur son opposition des classes socials.
Un très bon scénario où beaucoup de clichés sont abordés avec brio. De la blonde "hypocondriaquodepressive "à l'escroc de la finance en passant par les bling bling de Park Avenue, toute la société de la finance post-Crise mais aussi celle des USA d'en bas est scrutée au microscope. Dans cette vision parabolique rien n'échappe à Woody Allen, avec une Cate Blanchett qui se promène en haut de cette parabole.
J'ai vu un film... où Cate Blanchett remporte la mise. Alors on pourrait dire que c'est un film de Woody Allen, et pour le coup, beaucoup d'éléments y font penser... Le générique de début, la musique d'entame -du jazz-, de nombreux personnages assez bavards... Mais à la différence de Woody Allen, il s'agit d'un film avec Cate Blanchett... Elle éclate (au sens propre, comme au sens figuré) au grand jour... Son personnage tout autant que son talent font de film une véritable réussite... On suit sa vie pleine de "rien" qui s'enfonce vers une noirceur destructrice, alors qu'on espère qu'elle ressortira la tête de l'eau... On suit son parcours vers le déchirement de "qui elle était", et de qui "elle espère (re)devenir"... Elle est absolument fabuleuse dans ce rôle. Elle éclate, elle explose, elle rejoint les pentes douces de la folie... Et en tant que spectateur, elle nous y emmène... Et c'est peut-être ce qui fait la différence avec un film de Woody Allen classique, à savoir que le bout du tunnel reste bien sombre. Alcool, tranquillisants, et incommunicabilité sont les "faux amis" de cette "Desesparate Housewife" qui l'accompagnent dans sa déclin vers sa déchéance... Même si autour d'elle gravitent de nombreux personnages, elle accapare toute l'attention du réalisateur... Les autres comédiens sont aspirés par elle, tels des "trous noirs" vers cette explosion de noirceur. A voir absolument.
A chaque sorti d'un nouveau Woody Allen, on retrouve la même discussion : comment est le nouveau Woody Allen de cette année ? Réalisera t-il un grand film encore ou a t-il abandonné et ne cherche plus qu'à sortir des petits films sympathiques (ses sorties, une par an, bien réglées, seraient là pour le prouver) ? Je trouve qu'il y a une part de snobisme incroyable à critiquer le cinéma de Woody Allen. Je ne parle pas d'un film en particulier, mais son cinéma. Ca me dépasse un peu qu'on puisse aujourd'hui remettre en question l'oeuvre d'un des plus grands réalisateurs contemporains, qui a réalisé pas mal de très grands films (certes, avec des films beaucoup plus mauvais dans le lot, mais d'autres réalisateurs sont dans ce même cas de figure, comme Lumet par exemple) et qui surtout a tissé un genre bien à lui, si bien que d'un côté, on a parfois l'impression que plusieurs des films de Woody Allen se ressemblent, mais d'un autre nul autre que lui ne sait faire ce genre de film, et lorsqu'il viendra à disparaître, il manquera au cinéma. Car rappelons le une bonne fois pour toute. Aujourd'hui, c'est peut-être l'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) dialoguiste qui soit. Je ne pense pas, contrairement à certains, que Woody Allen abandonne la mise en scène au profit d'une écriture (qui serait trop appuyée chez certains). A mon avis, chez Woody Allen la parole et comment la filmer est toujours un défi de mise en scène avec, dans Blue Jasmine, une fixation permanente sur le personnage de Jasmine qui est toujours au centre de son intérêt, au centre de la scène, au centre de ce qu'il se passe. Ce n'est pas une vision réaliste que nous propose Woody, sous sa caméra, mais bien celle du monde de Jasmine. Woody Allen dresse le portrait d'une femme, beaucoup plus sombre et beaucoup moins humoristique qu'à ses habitudes. Un film noir, maîtrisé de bout en bout, qui certes, n'est pas le meilleur du réalisateur, mais qui ne peut que confirmer, une fois de plus, que le metteur en scène new yorkais, n'a pas perdu la main, et qu'il est encore aujourd'hui un réalisateur d'une fougue et d'une modernité surprenante.
Excellente prestation, vraiment, de Cate Blanchett, grande performance psychopathologique. Par contre, qui a mangé la fin du film ? Où est-elle passée ? Le film finit sans finir et laisse le spectateur assis sur sa chaise en ayant l'impression qu'il manque toute une partie.