Blue Jasmine
Note moyenne
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866 critiques spectateurs

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Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2014
Alors que Cate Blanchett fait figure de favorite à l’Oscar de meilleure actrice pour son interprétation névrosée dans Blue Jasmine, retour nécessaire sur le dernier né de l’écurie Woody Allen. Les deux derniers succès du cinéaste ayant été encensés par le critique, Vicky Christina Barcelona et Minuit à Paris, Allen revient pourtant vers un procéder de création nettement plus terre à terre. Finit ici la visite guidée d’une capitale européenne en version coucherie entre amis, finit les tribulations d’un éternel mélancolique dans les bas-fonds d’un Paris imaginaire, place à la lourde descente de son nuage d’une femme d’homme d’affaire, d’une bourgeoise prétentieuse et orgueilleuse. Alors que le FBI saisit les biens, tous les biens du couple, le mari étant un escroc notoire de la place financière américaine, et alors que madame découvre l’infidélité perpétuelle du monsieur, voici le retour sur terre d’une névrosée.

Woody Allen place cette fois-ci ses pions sur un échiquier très basique, celui de la comédie romantique traditionnelle dont il inverse les tendances. Tout commence bien pour la belle et finit dans l’incertitude la plus profonde. Forcée à s’exiler à San Francisco chez sa sœur adoptive, la blonde embourgeoisée de la place financière de New-York finit sa course dans un univers qui n’est pas le sien. Il s’agit là d’une réadaptation sociale, une remise à niveau dans la vie d’une privilégiée malhonnête, sous Xanax et en pleine désillusion. Pour bien définir son propos, le réalisateur fait usage de nombreux Flashbacks, de retour à cette vie rêvée alors que Cate Blanchett se heurte à la vie du bas peuple, sa sœur, ses conquêtes inégales et des gosses, bruyants, curieux. Un verre perpétuellement à la main, le belle ne semble pouvoir se défaire des souvenirs qui lui restent de sa vie passée.

Si celle n’y est pas pour rien, dans ce qui lui arrive, elle ne lâche pourtant pas la bride à son obsession de retrouver un train de vie similaire. Inadaptée, elle parcourt maintenant la vie comme un zombie, une âme en peine à la recherche d’un bonheur perdu. Oui, admettons que dans le registre, Woody Allen sait y faire. Pour autant, Blue Jasmine n’est pas une œuvre fleuve, pas une comédie noire ou les personnages se croisent, s’aiment, se détestent. Non, il s’agit là, à regrets d’un One Girl Show, celui de l’actrice principale, Cate Blanchett, que l’on aura connu plus joviale. Enchaînant les séquences de biture, de crises d’angoisses, reste une femme qui soit bafouille soit s’exprime en langage hautain. La prestation est certes conscéquente, elle efface littéralement le reste de la distribution, mais est-elle l’une des meilleures de l’année précédente? J’en doute tant le registre de l’actrice est monotone.

Une fois encore, Woody Allen démontre qu’il est capable de surfer sur tous les registres, pour autant qu’il y ait des histoires de fesses à raconter. Peut-importe le contexte, cette très belle fable sur la femme d’un homme emprisonné pour fraude, le rapprochement à la crise de 2008 est évident, n’est finalement crucial pour le réalisateur que son obsession pour les femmes, leurs histoires de cul, leurs sentiments et leurs trains de vie. Finissant par une fois encore parler toute seule, assise sur une banc public de Frisco, notre femme perdue n’aura démontrer qu’une chose, le voyeurisme du réalisateur, son attrait pour l’humour féminin tragi-comique. Que ceux qui aiment en profitent. Pour ma part, jamais une seule fois Woody Allen ne sera parvenu à me convaincre de la légitimité de ses œuvres du fait qu’une histoire comme celle-ci aura aisément pu être intégrée à une œuvre plus complexe, plus imposante. Film mineur qui possède toutefois une caractéristique majeure, son actrice principale dont on aime détester son ton snobinard, autant que la musique Jazzy qui nous casse les oreilles. 08/20
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 février 2014
J'attendais tout autre. L'idée était bonne mais des scènes interminables et surtout quel message monsieur Allen voulait-il nous faire passer. Déçue
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 février 2014
Je me suis un peu ennuyée, le scenario ne m'a pas emballée, j'ai trouvée l'histoire banale. La performance de Cate Blanchett est en revanche à souligner.
Critik D
Critik D

177 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2014
Je ne l'ai jamais caché, je déteste Woody Allen, bien souvent je ne comprend pas ses films. Toutefois, je m'attends toujours a une belle surprise comme pour Match Point que j'ai adoré. Pari réussi pour Blue Jasmine. J'ai adoré tout simplement, l'histoire, le(s) personnage(s), le casting. Tout est vraiment réuni pour plaire et passer un bon moment. On a un personnage, Jasmine, qui est bourrée d'angoisse, quitte une vie de prestige pour une vie de misère où elle doit travailler pour vivre, dire adieu au mondanité et qui nous transpose des fragments de son passé pour un final dont on se doute quelques minutes avant sa révélation. Le seul point négatif que j'y mettrais se tiendrait sur les flashbacks, on se perd pas mal entre passé et présent. Il aurait été judicieux de mieux les marquer selon moi. L'histoire est prenante et Jasmine a une personnalité très prononcé qui en fait sa force. Le casting est très bon, je regrette juste de l'avoir vu en VF car le doublage de Jasmine est génial je suis curieuse de savoir si le VO rend la même chose. Et j'ai le sentiment que c'est ce doublage qui m'a fait aimer Jasmine plus que Cate Blanchet. Je n'ose en dire plus car j'ai peur de trop en dévoiler même si en soit ce n'est pas trop gênant pour la compréhension sa ne va pas révéler l'intrigue mais sait-on jamais. En tout cas je vous le recommande vivement, j'ai passé un très bon moment et M. Allen me réserve parfois quelques surprises.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 février 2014
A streetcar nammed Jasmine. Excellente Cate Blanchett qui tient le film. Mais j'ai souvent pensé à "Un tramway nommé désir" de Tennessee Williams dans tout le développement de l'histoire. On s'attend d'ailleurs, à la fin, à l'arrivée de l'ambulance
- Pas mal de similitudes entre les personnages de Blanche et Jasmine ! Oui, oui, pour avoir trouvé même certaines expressions et quelques jeux.
- Également entre Augie (le Julot - bon personnage - de la soeur de Jasmine) et Stanley (Marlon Brando) dans le film d'Elia Kazan, dans le genre brutasse viril-macho mais sensible.
- Et aussi entre Ginger (soeur de Jasmine) et Stella (soeur de Blanche) dans le genre oie blanche soumise et dominée.
- Idem pour le pote de Augie/ Stanley ringard qui débarque et qui flashe sur Jasmine/Blanche

Synopsis de "Streetcar nammed Desire" (copié-collé d'AlloCiné) pour rappel :
Après une longue séparation, Blanche Dubois vient rejoindre sa soeur, Stella, à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley, ouvrier d'origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n'apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-soeur.

Petit détail amusant dans le Woody Allen : Sally Hawkins (qui joue Ginger la soeur de Jasmine) se prénommait Kate... dans le Woody Allen "Le rêve de Cassandre"

Bravo à l'interprétation de Peter Sarsgaard (pourquoi cet acteur qui tourne autant n'a jamais eu de "grand" film ?

Je n'ai jamais été un grand fan de Woodu Allen mais je me suis mis à découvrir sa filmographie pour pouvoir mieux juger... çà manque toujours de profondes créations et d'originalité en mise en scène.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2014
Woody Allen prend un plaisir pervers à nous entraîner dans cette tragicomedie qui voit sombrer son odieuse diva névrosée menée par une Cate Blanchet à fleur de peau.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 février 2014
Portée subliment par Cate Blanchett "Blue Jasmine" est un film moins léger, plus cynique que les précédents films de Woody Allen.
Cate Blanchette ne joue pas Jasmine, elle est Jasmine, j'ai été fasciné par sa prestation.
Woody Allen est fidèle à lui même et utilise toujours les mêmes thèmes : les différences entre classes sociales, la haute société, l'adultère, la trahison...parfois en abusant un peu des clichés.
Les situations dans lesquelles Jasmine s'engouffrent peuvent paraitre comiques, ou ridicules, mais Cate Blanchett montre un personnage qu'on aime et qu'on déteste à la fois. Et quand on commence à avoir pitié d'elle, les différents protagonistes ne s’empêcheront pas de dire qu'elle est autant fautive que son mari, histoire qu'on évite de s'attacher à elle. Néanmoins, ce que j'ai trouvé dommage, c'est le scénario que j'ai trouvé assez maigre, si on évite une fin trop heureuse ou trop tragique, je suis restée sur ma "faim", il manquait quelque chose mais quoi ? C'est un film à voir pour Cate Blanchett, une incroyable actrice !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 février 2014
[...]Que penser de ce film ? Disons que comme souvent chez Allen, la narration gravite autour de deux personnages, en l’occurrence ici Jasmine et sa sœur. On s’amuse du décalage entre la bourgeoise déchue et la fille plus modeste, deux personnages assez caricaturaux. Les nombreux flashbacks rythmant le film rendent sa narration assez décousue. L’environnement aseptisé, le grain d’image particulier et le thème jazzy récurent témoignent du fait que c’est bien du Woody Allen. Mais je ne retiendrai que la prestation de Cate Blanchett, particulièrement en vue, qui domine tous les autres personnages à l’écran. Je pense que ce film ne mérite d’être vu que pour cette performance car, bien qu’appréciant la patte du réalisateur, je n’ai rien trouvé de foncièrement nouveau dans Blue Jasmine.

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Xavi_de_Paris

365 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2014
"Blue Jasmine" ne restera pas le film le plus mémorable de la part de Woody Allen, mais il vaut quand même le coup d’œil, ne serait-ce que pour l'interprétation sans faute de la part de tous les acteurs, seconds rôles compris. Le scénario est intéressant, mettant en scène une femme déchue, et deux modes de vie complètement opposés, l'un fastueux, l'autre beaucoup plus populaire. La mise en scène, simple mais efficace, fait penser à d'autres films comme "Match Point". A voir.
Gautier G
Gautier G

14 abonnés 159 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 février 2014
Encore un film d'une médiocrité déconcertante...maisqu'arrive-til à Woody Allen?

Il n'a plus fait un bon film depuis Whatever works...c'est lent, c'est chiant et c'est surtout sans intérêt...les acteurs ne sont pas mauvais mais le film l'est et rien ne peut le sauver...dommage, encore un gros raté pour Woody Allen, après Rome, Paris etc. j'espérais un sursaut d'orgueil pour son retour aux USA...
A éviter
Diane T
Diane T

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2014
Voilà un Woody Allen comme je les aime. une fine comédie avec pour protagoniste, une névrosée au top de sa forme pathologique ! Cate B. est parfaite dans ce rôle et elle nous agace autant qu'elle nous émeut ! Les dialogues fusent et je retrouve bien l'humour du cinéaste ! le film est bien construit et on ne voit pas passer le temps...
temtem75
temtem75

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 février 2014
Film bien ennuyeux !
Tout est creu y compris le jeu des acteurs confirmés.
Personne n est convainquant dans son rôle même pas cate sous anxiolitique...
Du Allen pur et dur, je ne supporte plus aucun de ses films ...
Ce film est LE coup de grâce !
François Z
François Z

44 abonnés 350 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2014
Dans la lignée d'un HAPINESS THERAPY, Woody Allen offre à Cate Blanchett un rôle en or avec cette femme torturée psychiquement même s'il ne faut pas oublier l'excellent Alec Baldwin et la non moins grandiose Sally Hawkins.
Là où toutefois le film avec Jennifer Lawrence et Bradley Cooper se transformait en comédie romantique magistrale, le réalisateur new yorkais préfère prendre une autre direction qui n'est pas dénué non plus de sens, notamment en montrant le parallèle entre les deux vies de Jasmine, celle de la magnificence et celle du déclin.
Du grand Woody Allen qui, en prime, s'avère enthousiasmant même pour les néophytes du réalisateur.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2014
Woody Allen pour son déjà 47ème long métrage livre à travers Jasmine un portrait de femme agaçante, cynique, torturée, déboussolée sans pitié. Qui est Jasmine ? Une bourgeoise de « la haute » voire même très haute société. Son mariage avec un homme d’affaire fortuné a volé en éclat. Sans un kopeck, elle décide de se faire héberger à l’autre bout des Etats-Unis par sa prolo de sœur qu’elle ignorait totalement du temps de sa réussite. Va-t-elle parvenir à remettre sa vie sur les rails ?
Le film s’ouvre sur un long monologue, ou pas, dans un aéroport ; très drôle mais aussi pathétique, cette scène donne le la sur Jasmine. Personnage égocentré, peu affable, superficiel ; on pressent déjà un fort potentiel comique de Jasmine à son insu ; mais pour la compassion, on sent que çà risque d’être compliqué. Dans cette scène, Woody Allen dégaine aussi des dialogues (ou un monologue plutôt) dont il a le secret ; efficace, le rire est plutôt noir, mais on aime çà chez lui. Woody est aussi un metteur en scène de talent. Ici, son génie s’exprime dans le talent qu’il met en œuvre pour orchestrer une savante construction entre passé et présent. Les flashbacks sont toujours très inspirés et superbement amenés.
Cette fameuse première scène pose le décor d’une comédie amère dont Allen a le secret. Ensuite, il va essayer progressivement de transformer ce film en drame psychologique et social. Mais comment passer de la distance du rire à l’identification et à l’empathie ? Et c’est bien là, l’écueil de ce film ; à mi parcours, l’intrigue ne prend plus. On démarre en effet sur de la comédie de boulevard avec une opposition caricatural digne d’une sitcom entre les manières hautaines de Jasmine et la vulgarité des prolos qui l’accueillent. Facilités scénaristiques et caricatures bon ton s’accumulent mais vu l’écriture çà reste drôle. Dans le passage au mélo, on conserve les mêmes recettes et là on a envie de dire : « Mais Woody que fais-tu ? ». Tout çà pour dire que la transition entre les deux facettes du film est raté.
Néanmoins, « Blue Jasmine » est un film plaisant qui tranche avec certains opus Alleniens récents médiocres mais on n’est pas en présence d’un grand Allen. A mon sens depuis le magistral « Match Point », il enchaine des médiocrités et quelques films moyens dont seul « Wathever works » sortait du lot. Notons aussi un beau numéro de funambule entre comédie et mélo de Cate Blanchett en bourgeoise persuadée d’appartenir de droit divin aux plus hautes sphères de son écosystème.
Pour les adeptes de Woody Allen, vous ne serez pas déçus ; les fondamentaux de son œuvre sont présents.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 février 2014
A première vue, Woody Allen avait matière à faire un bon film avec ce scénario, malheureusement, des personnages pas assez travaillés et des dialogues creux ont rendus ce film plutôt mauvais. Ce film ne contient aucune émotion, on pourrait ressentir de la peine pour Jasmine, mais au lieu de ça, j'ai plus eu envie de la pousser ou qu'elle abrège ses souffrances. La tendance qu'on les personnages à parler tous en même temps est très agaçante et rend le film ennuyeux. Sa fin sans queue ni tête m'a vraiment perturbé. Le film s'arrête comme ça, sans rebondissement ou signe qui pourrait montrer que c'est fini. Moi qui pensais passer un bon moment devant un film de Woody Allen, c'est raté.
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