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Antoine D.
47 abonnés
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2,0
Publiée le 27 décembre 2017
Jasmine est une femme qui voit sa vie voler en éclats. Elle doit quitter New York à cause de problème d’argent, son mariage tombe en ruine et elle sombre dans les médicaments suite à sa dépression. Elle décide donc de reprendre ses études, de travailler en parallèle chez un dentiste et d’aller vivre chez sa sœur prolo. Woody Allen peint un monde prolo très négativement fait intégralement de stéréotypes irritants. Il a sans doute tenté la carte de l’ironie mais ça ne marche pas et tous les personnages sont infectes et inintéressants.
Le film semble être un remake de Un Tramway nommé désir préalablement écrit par Ernest Hemingway. Cet auteur a aussi été un personnage à part entière de Minuit à Paris. Woody Allen met donc en scène son adaptation d’une de ses inspirations.
Le jeu de Cate Blanchett est superbe. Le film en lui-même n’est pas mauvais mais quand on connaît les états de service de Woody Allen, celui-là ne possède pas la magie des autres. La faute à l’humour qui n’est pas du tout au rendez-vous, les gags sont ratés. Un autre bémol sur la photographie qui est trop « réaliste » à mon goût et ne nous emmène pas dans le monde du cinéaste. Sa tragicomédie montre un monde très noir, elle est de plus tirée vers le haut par une actrice grandiose mais ne satisfait pas notre désir.
Woody Allen critique avec humour la bourgeoisie new-yorkaise. Cate Blanchett est parfaite dans ce rôle de bourgeoise qui se croit au-dessus de tout le monde. Alec Baldwin est un très bon acteur dans ses rôles percutants. Sally Hawkins joue très bien la new-yorkaise défavorisée. Alden Ehrenreich est vraiment une révélation. Je l'avais adoré dans Avé César.
Trouver un équilibre entre la comédie et le drame est loin d’être une chose facile mais c'est sans compter sur Woody Allen et son "Blue Jasmine" dans lequel il exécute ce savant mélange à la perfection. Le film offre d'authentiques scènes d'humour, bénéficiant de la finesse d'écriture de Woody Allen pour offrir de superbes dialogues et des situations décalées. Là où l'écriture de Woody Allen brille à nouveau, c'est dans la construction du personnage de Jasmine, un personnage agaçant mais néanmoins tellement sincère qu'on s'y attache inévitablement. A partir de là, on ne peut qu’être ému par le parcours de cette jeune femme totalement déconnectée de la réalité. Cate Blanchett brille dans ce rôle à la mesure de son immense talent. "Blue Jasmine" fait partie de ces très bons films de Woody Allen, de ces long-métrages dans lesquels il ne se contente pas de reproduire ses codes, mais dans lesquels il les renouvelle pour accoucher d'une oeuvre singulière et aboutie.
Le ton humoristique et tragique de l'histoire est agréable, les tribulations de Jasmine finissent d'une telle manière que le moral remonte et ça fait du bien, le chef d'oeuvre de Woody Allen est d'un grand génie, j'en suis émue.
Deux sœurs se côtoient à nouveau après une longue période, les niveaux sociaux sont éminemment opposés. Un sujet déjà traité mille fois. Heureusement, Cate Blanchett brille, apporte une élégance incroyable à son personnage, une bourgeoise en pleine détresse. Quelle interprétation !
J'ai trouvé que ça passait tout seul, que le film était très fluide, et surtout un grand bravo à Cate Blanchett, très juste dans son interprétation !!!
Attention chef-d'oeuvre. Film relativement atypique de son auteur, à la fois drôle et terrible, il est sans doute un des plus tragiques qu'il ait jamais mis en scène. Le portrait de cette femme mythomane est porté par une interprétation littéralement bluffante ; on ne découvre que progressivement la profonde névrose de Jasmine, et on l'abandonne à son destin en miettes pour notre plus grand effroi. Un film glaçant.
La performance de Cate Blanchett est incroyable! Pas sûre que j'aurais autant apprécié le film sans elle. Elle porte le film du début à la fin, tantôt touchante, tantôt drôle, tantôt flippante... Sinon c'est du bon, voire du très bon Woody Allen, donc ça marche plutôt bien!
Un film qui oscille entre le drame et la comédie tout en finesse. Cate Blanchett est magistrale dans le rôle de cette snob déchue aussi émouvante que pathétique.
Une tragédie moderne, Jasmine à un fort sentiment d'abandon et de trahison. On la suit dans sa descente aux enfers à travers de nombreux flashs back qui sont en fait les souvenirs de sa vie passé. il ne s'agit pas seulement de l'histoire de cette femme qui perd son statut social et pour qui son train de vie lui échappe mais, également d'un destin bouleversé et d'une âme blessée. Cate Blanchet et éblouissante.
Le titre vient du fait que l’héroïne, jouée par Cate Blanchett se fait appeler Jasmine au lieu de son vrai prénom, Jeannette et qu’elle a connu son mari en entendant l’air de jazz « Blue moon » (chanté, entre autres, par Billie Holiday). Le scénario n’a rien d’exceptionnel et se rapproche plus d’une pièce de théâtre à la Tchekhov, « La mouette » par exemple. Le film vaut surtout par l’interprétation de Cate Blanchett, Jasmine, qui s’installe chez sa sœur d’adoption à San Francisco après que son escroc et volage de mari (Alec Baldwin) se soit suicidé en prison et que ses biens aient été saisis par le fisc. Un personnage névrosé et mythomane.
Très bavard, le dernier Woody Allen offre néanmoins un rôle exceptionnel à son actrice, Kate Blanchet ! Le film est très plaisant à suivre, on retrouve la pate du réalisateur derrière chaque scène, chaque dialogue et l humour caustique de l américain est toujours là. Moins drôle que ces précédentes réalisations, Bluetooth Jasmine devient au fil de l histoire de plus en plus sombre au point de nous inquiéter grandement pour notre héroïne. Habitué à filmer des gens de la haute société, Woody Allen nous montre l envers du décor et les failles de ces personnes qui restent avant tout des gens comme tout le monde. La partition de Kate Blanchet dans ce film est tout simplement exceptionnelle, elle passe d une émotion à une autre de manière déconcertante et joue la folie de manière terrifiante et réaliste.
Excellent portrait d'une femme trop protégée durant son enfance, victime des tentations du luxe et de l'arrivisme, se précipitant dans un déchéance sociale inexorable et dans la folie. De plus, cette trame dramatique n'empêche pas l'humour et le rire, ce qui rend le film aisé à suivre.
Une nouvelle facette du regard psycho social de Woody Allen qui ne cesse de faire évoluer son oeuvre. Chapeau bas !
Mon troisième Woody Allen et je ne suis pas forcément convaincu. Le film nous fait suivre Jasmine, en pleine dépression après que son riche mari se soit fait arrêter pour escroquerie (et se soit suicidé en prison). Et là va se situer le principal problème du film : autant Cate Blanchett est véritablement excellente (même si par moments c'est limite écrit oscar sur son front), autant son personnage est insupportable : matérielle, arrogante, méprisante... Je hais ce genre de personnage, et celui-ci en plus n'a strictement aucune évolution au cours du film, restant tout du long détestable. Mais je m'en fiche, moi de cette fille, je n'ai pas envie de la suivre, je veux même qu'il lui arrive malheur puisque je ne l'aime pas ! Et de ce fait, je trouve que le film subit pas mal de longueur. Après, comme en témoigne ma note, j'y ai relevé des points positifs dans ce Blue Jasmine : les acteurs sont tous bons, les personnages sont pour beaucoup bien écrits, le scénario également (bien que très inspiré d'un tramway nommé désir), et je dois dire que les parties mettant en scène la soeur m'ont plutôt plu (parce qu'elle, et plus généralement son entourage, avait quelque chose d'humain et d'attachant). Pas une déception, étant donné que je ne plaçais en ce film aucune attente, pas un mauvais film non plus, mais juste moyen plus.