8438 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
866 critiques spectateurs
5
63 critiques
4
311 critiques
3
283 critiques
2
135 critiques
1
44 critiques
0
30 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Florian Malnoe
143 abonnés
557 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 20 janvier 2016
Satire sociale à l'écriture survitaminée qui vire au mélodrame cynique et pessimiste, Woody Allen réussit dans les deux mais n'excelle dans aucun ; même si il nous propose un regard neuf sur ses thèmes de prédilection. Malgré une maitrise certaine et une exceptionnelle Cate Blanchett, cela reste en effet bien en dessous de "Match Point" qui est un peu le pendant masculin de "Blue Jasmine" mais avec une finalité différente et un versant plus incisif, intense et nuancé dans le portrait psychologique dressé. Ici c'est plus illustratif mais moins complexe, du coup on perd en affect'.
Je ne comprend pas pourquoi ce film est aussi bien noté. Le film est plat, il manque vraiment quelque chose pour le rendre intéressant. A la fin en gros on se dit "ah ouai c'est la fin ?! Ca se finis comme ca ?! " J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à regarder ce film
Woody Allen tisse sa toile à San Francisco avec cette réflexion sur le mensonge dans toutes ses dimensions. Tout le monde ment, disait ce bon Dr House, et dans cet exercice Jasmine (interprétée remarquablement par Cate Blanchett) est une championne du genre: elle ment à tout le monde, y compris à elle-même, et la vérité lui semble bien trop difficile à gérer. Avec une galerie de seconds rôles plutôt bien plantés, le film est agréable, même si la verve de l'écriture est par moments un peu faible. L'histoire ne surprend qu'à moitié, la construction en flashback, une fois assimilée, passe plutôt bien. Le résultat en est un film sympathique avec ses bons moments, mais on est un peu loin des meilleurs de Woody Allen.
Superbe interprétation de Cate Blanchett qui lui a valu le deuxième oscar de sa carrière. Woody Allen très inspiré dans ce portrait d'une femme tourmentée, confrontée au basculement d'une vie d'une femme de milliardaire entretenue puis à celle d'une femme trahie, sans fortune et sans repères. Bémol sur la fin qui laisse le spectateur sur cette interrogation : que va-t-elle devenir ?
"Blue Jasmine" (2013) rediff sur la une (RTBF) le 30.11.2015 Bien sûr, il y a ceux qui tombent en pâmoison devant la simple évocation du nom de Woody Allen. Et il y a les autres comme moi (mais tant d'autres, çaz me rassure) qui se demandent pourquoi ? Je me suis longuement, mortellement ennuyé ! Cette histoire peu passionnante est restée pour moi à l'image du film : dans le brouillard. Je ne l'avais pas encore vu : j'aurais très bien pu m'en passer ! willycopresto
Pathétique dans son sujet mais souvent drôle dans son traitement, cette comédie douce amère nous offre deux visions que l'on peut comparer avec une certaine complaisance, même si l'on devine rapidement que la sœur avec sa vie plus simple est plus heureuse. Le film fonctionne en flash-back, un procédé qui marche très bien et donne du rythme. Un film très distrayant au final tout étant romantique et triste.
Woody Allen est définitivement un réalisateur à part… Comment peut-on réussir à réaliser un film par an et trouver encore des idées à développer, des personnages à explorer ou encore un angle à adopter, le tout sans jamais renier son style ? C’est pourtant ce que parvient à faire le réalisateur qui, avec "Blue Jasmine", a réussi à mettre le public et les critiques dans sa poche (ce qui n’est pas toujours le cas) et à faire oscariser son actrice, Cate Blanchett. Il faut dire que son interprétation est tout simplement bluffante, tant elle parvient à faire ressentir la détresse intérieure de son personnage, par ailleurs profondément détestable. Ce personnage fait, d’ailleurs, tout le sel du film, qui est construit autour d’elle et qui se refuse à toute complaisance. Dès les premières minutes, on comprend qu’on est face à une grande névrosée qui tente de faire bonne figure malgré une déconvenue récente. La mise en scène, riche en flash-back, de Woody Allen, révèle peu à peu le passé de son héroïne et, surtout, les tenants et les aboutissants d’une intrigue loin d’être aussi simpliste qu’on pourrait l’imaginer. L’intrigue est, ainsi, régulièrement, relancée par une nouvelle découverte spoiler: (la révélation du suicide du mari, l’arrivée du nouveau prétendant, l’infidélité de la sœur…) qui vient renforcer, un peu plu, la complexité des personnages et la densité dramatique du film. Ces découvertes progressives permettent de donner assez de rythme au film pour qu’on ne s’ennuie pas… même si l’histoire piétine un peu, par moment (notamment lorsque Jasmine touche vraiment le fond). Heureusement, Woody Allen connaît son affaire et on peut compter sur lui pour insuffler un peu de son humour (surtout au début) et de son style (les plans séquences, les longues pages de dialogues…) pour que les défauts de son film passent sans trop de problème. Il se montre, par ailleurs, terriblement pertinent dans sa description des rapports familiaux et, plus particulièrement, du délitement de la relation entre Jasmine et sa sœur suite à son élévation sociale. Ce mélange d’amour, de non-dits, de jalousies et de rancoeurs est traité avec une grande justesse… tout comme la critique de l’arrivisme (ou de l’élévation sociale contre-nature) à laquelle se livre Woody Allen. On retrouvait déjà cette critique dans "Escrocs mais pas trop" mais elle est traité, ici, avec bien plus de radicalité… et on peut toujours s’interroger sur le bien-fondé de cette vision qui revient à dire qu’il faut se contenter de ce qu’on a sans chercher à s’extirper de sa condition. Car "Blue Jasmine" n’est rien d’autre que l’histoire d’un papillon de nuit qui s’étant brûlé les ailes à trop vouloir s’approcher de la flamme, objet de toutes ses convoitises (ici, une vie confortable et oisive l’éloignant de ses origines modestes). Autre point fort du film : le casting avec, autour de l’éblouissante Cate Blanchett, la pétillante Sally Hawkins en petite sœur admirative, Alec Baldwin en mari volage, la découverte Bobby Cannavale en petit ami plouc ou encore Peter Sarsgaard en potentiel mari. Petit bémol tout de même : le dénouement un peu simpliste de l’intrigue,spoiler: avec l’arrivée providentielle de l’ex (qui vient anéantir les plans de Jasmine) qui fait un peu comédie à l’eau de rose. Heureusement, Woody Allen se montre beaucoup plus tranchant avec un ultime twist spoiler: qui donne une toute autre approche du personnage principal et de ses problèmes. Au final, "Blue Jasmine" est une indéniable réussite… même si le film m’a moins enthousiasmé que le formidable "Minuit à Paris" ou le récent "Magic in the Moonlight"
Excellente prestation que celle de Cate Blanchett qui porte l’intégralité du film sur ses épaules. Dommage que l’écriture de Woody Allen soit un peu moins fine que d’ordinaire, notamment dans sa description un brin caricaturale des rapports de classe. Difficile également de trouver une quelconque empathie envers ce personnage principal, certes victime de son statut, mais qui énerve fortement par son incapacité à voir la réalité en face. Il s’agit bien évidemment du sujet même du film, mais étalé sur plus d’une heure et demie, cela finit par être un peu lassant. Autrement, les acteurs sont excellents, les dialogues souvent savoureux et la réalisation toujours aussi élégante. On aurait juste aimé une prise de risques plus grande sur un sujet aussi original pour Woody, et moins de caricature.
Avec Woody Allen, c'est souvent Quitte ou Double ! Je n'ai pas du tout aimé "Blue Jasmin". C'est affligeant de banalités et de dialogues sans intérêt. Les personnages sont agaçants et le principal, Cate Blanchett, que j'apprécie beaucoup d'ordinaire, est horripilante ! Elle joue bien, mais le personnage n'est pas attachant, il est orgueilleux, précieux, se plaint beaucoup sans être amusant. Nul du début à la fin, pour moi. Une perte de temps, une vraie de vraie !
Il y a deux choses qui me dérangent dans ce film et chez Woody Allen en général : d'abord, en ce qui concerne le fond, je ne vois pas où il eut en venir. Il dépeint des portraits de personnages pathétiques et tourne leurs spécificités en ridicule de sorte qu'elles soient drôles. Et pour ça, - j'en arrive au deuxième point, la forme -, il joue systématiquement la carte de la surenchère. Il a toujours recours aux même ficelles, si bien que j'ai l'impression que l'acteur disparaît complètement sous la patte Allen, que ce soit celui-ci ou celui-là, peu importe, il jouera son rôle de la même manière, façon Woody Allen, en parlant en l'air et en agitant les mains, sur un ton monocorde et désordonné (entre autres). Après, d'un film à l'autre, le cadre change, mais au fond c'est toujours pareil. Là-dessus, c'est convenu au possible, avec un scénario qui repose sur une relative critique du bonheur artificiel offert par l'argent et des dégâts qu'il peut provoquer. On dirait presque un Walt Disney... A côté de ça, c'est aussi avec plaisir que je retrouve la légèreté et la prétendue innocence de Woody Allen pour un moment de détente et je continuerai de voir ses films. C'est bizarre, d'un côté, il m'exaspère, de l'autre, j'y retourne toujours, comme si je n'avais pas la grille de lecture nécessaire à la compréhension de ses oeuvres et qu'à force, je finirai par en déceler la clef et les apprécier.
Dans cette fabuleuse comédie dramatique, la maîtrise extraordinaire dont fait preuve Woody Allen procure un bien fou et justifie pour partie la note peut-être trop élevée. Si "la perfection est atteinte lorsqu'il n'y a plus rien à retirer", nul doute que "Blue Jasmine" la ramène au sommet de son art après quelques écarts : il disparaît derrière son œuvre, efface toute trace de fabrication, mais lui imprime évidemment son style dense et minutieux, complété par une superbe photographie aux couleurs chaudes et une bande-son très jazzy. D'aucuns reprochent au film de ne pas comporter assez de ruptures de ton; il donne pourtant dans la rupture tout court : amoureuse, sociale, psychologique... Surtout, il mêle fort adroitement légèreté et gravité : voir spoiler: Jasmine sombrer dans la dépression, perdre la raison est aussi drôle que dur; elle déraille complètement, ne s'en sort pas , et ce terrible constat pèse sur un humour savamment dosé. Elle ressasse spoiler: les détails de son ancienne vie, d'un temps révolu, revient sur sa rencontre avec Hal, sur le trauma comme un disque rayé qui parviendrait de moins en moins à jouer "Blue Moon", la chanson sur laquelle tout a commencé . La répétition produit certes un effet comique, mais il cède vite la place au malaise : difficile de rire de l'héroïne lorsqu'elle s'égare face à ses neveux qui restent coi. Superficielle, frivole, dilettante, elle souffre d'un mal qui, lui, est profond, sorte de brouillard qui s'épaissit, de gouffre, de cercle infernal, et l'idée de cercle est importante : le film se termine comme il débute, sur les mêmes paroles de folle. Pas d'échappatoire pour Jasmine qui tente de fuir la réalité ainsi que ses responsabilités; elle n'a aucun répit : blâmée pour ses erreurs passées par sa sœur, l'ex et le futur mari de celle-ci, son beau-fils, elle continue d'en commettre puis regrette (un peu). Mais elle a beau récolter ce qu'elle a semé, s'enfoncer toute seule, il ne semble pas que le réalisateur attende du public qu'il souhaite ce qui arrive au final : il l'invite plutôt à éprouver de la sympathie à son égard, lui fait comprendre que la plaindre n'est pas infondé. Du point de vue de la dévotion sociale, sa chute vertigineuse (qu'intensifient les flashbacks) prend fin. En résulte un choc culturel d'autant plus important qu'elle refuse catégoriquement de se réajuster, et c'est un terrain propice à une comédie merveilleusement jouée : quel plaisir que de retrouver Michael Stuhlbarg, Bobby Cannavale, Sally Hawkins, tous convaincants par leur interprétation, tandis que la performance de Cate Blanchett tient de la perfection : haut placée ou égarée, elle est miraculeuse en bourgeoise et en déclassée. Une fois de plus, Woody Allen offre à une actrice l'opportunité de montrer l'étendue de son talent; reste à espérer qu'il soit récompensé d'un Oscar ô combien mérité. Un vrai petit bijou ce film
Franchement, Woody Allen nous refait plus ou moins les mêmes films depuis quelques années, mais je dois avouer que celui-ci est particulièrement réussi. Il y a tout ce qu'il faut pour réussir une comédie dramatique: une histoire qui à défaut d'être originale est prenante, un petit cercle de personnages aux personnalités bien définies, un scénario et une mise en scène qui tiennent debout, et un rendu final visuel particulièrement joli. Et puis plein de réflexions vraiment intéressantes lorsque l'on se penche sur le film 5 minutes. Vraiment très bien, dans le fond comme dans la forme.
Un très bon cru de Woody Allen avec une Cate Blanchet parfaite qui n a pas du tout volé son oscar de la meilleure actrice . On prend plaisir à suivre cette histoire sur cette femme tourmentée par son ancienne vie en tant que femme mariée à un homme riche qui escroquait les gens . Un des films les plus intéressants de Woody Allen même si pour moi mon préféré reste match point .
Film assez inégal dans l'ensemble !! Le rythme est très plaisant et le scénario bien ficelé cependant certaines scènes sont désagréables à suivre et on a tendance à lâcher par moment puis soudain une autre scène retient à nouveau notre intérêt et on s'y remet facilement. Le gros gros point fort de ce film est la prestation magistrale de Cate Blanchett !! Merveilleuse dans ce film !! A voir mais sans grande conviction...
C'est le W. Allen que j'ai le moins apprécié jusqu'à présent, et le premier à ne pas m'emballer du début à la fin. L'ambiance est pesante et lourde, parfois génante. K. Blanchett, elle, fait une prestation incroyable !