Comancheria
Note moyenne
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409 critiques spectateurs

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Jorik V

1 367 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2016
Une sacrée tranche d’Amerique contemporaine que ce sublime et rêche « Comancheria ». Mais pas l’Amerique citadine ou côtière, ni celle des excès et du fashion, non, celle des laissés-pour-compte et des trous paumés où les vastes étendues de terre sauvage côtoient les élevages et les usines en déliquescence. Une Amérique rurale du Texas profond en proie elle aussi à la crise dont les effets se font sentir autant sur l’économie que sur la population et où les banques ont également la mainmise sur tout. Une Amérique que le cinéma a toujours su si bien retranscrire à travers de sublimes fulgurances visuelles ou des plans si emblématiques de ce coin de notre planète. Une fois n’est pas coutume, c’est un anglais qui a su si bien croquer dans son nouveau film cette outre-Atlantique fantasmé.

David Mackenzie est un touche-à-tout qui sait passer d’une chronique pour adultes sur les escort boys (« Toy Boy ») à un mémorable et fracassant drame carcéral (« Les Poings contre les murs »). Dans tous les cas, et on en passe, ces films sont bons ou très réussis et « Comancheria » n’échappe pas à la règle. En réalisant ce qui semble être un polar de prime abord, il fait surtout le portrait en biais d’une Amérique exsangue qui tire la gueule et que la crise a mis à genoux. Un coin reculé du Texas qui synthétise tout entier un pays entre ses symboles, ses clichés et ses réalités et qui a sacrément la gueule de bois mais reste filmé avec tellement de grâce qu’on le trouve encore une fois magnifié sous la caméra du metteur en scène. Au travers de bribes de dialogues d’une serveuse usée par le travail, de quelques plans de coupe montrant des magasins désolés ou de la volée de bois vert qu’envoie l’intrigue principale aux banques, on comprend que « Comancheria » est tout autant un film de braquage qu’une diatribe anti-capitaliste qui s’ignore.

Ceci posé, le film permet également d’admirer trois acteurs en état de grâce. Si Ben Foster joue encore mieux qu’à l’accoutumée un rôle qu’on lui connait bien et qu’il connait sur le bout des doigts, Chris Pine trouve là son meilleur rôle et nous montre des talents qu’on ne lui soupçonnait pas. Encore une preuve qu’un acteur qu’on pensait lisse et abonné aux blockbusters peut se révéler excellent lorsqu’on lui en laisse la possibilité. Quant à Jeff Bridges et son sacré accent texan, il livre une performance encore une fois magistrale pleine d’ironie et de bons mots. Lorsqu’un film, quand bien même il ne révolutionne pas le polar et manque peut-être un chouïa d’émotions, s’adjoint le service de performances d’acteurs mémorables, s’avère si bien mis en images tout en égratignant au passage tout un pan du fonctionnement de notre monde avec acuité, on crie bingo.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2016
c est faux polar ou nouveau western l ambiance désenchantée ponctuée réplique drôles qui cassent le rythme lent associé à cette region du Texas. les acteur sont bons surtout jeff bridges en rangers quadi -retraité désabusé et aux blagues "racistes"on sent ça doit forcément mal . la fin est peu trop sentimentale.
Serge V
Serge V

89 abonnés 446 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2016
david mackensie nous offre ici un western moderne ,puissant ,profond , rythmé par une musique country superbe et magnifié par une interprétation magistrale (jeff bridges ,chris pine , ben foster entre autres ) . tout est beau dans ce film , l' histoire , les personnages , les décors tour à tour magnifiques ou désolants ( un texas aux deux visages ) , on s'attache aux personnages , même lorsque la violence atteint son paroxysme et c'est la force du film . il y a aussi des moments drolatiques (une certaine serveuse de restaurant très particulière et très ancienne par exemple ! ) .le meilleur film que j'ai vu ces dernières semaines.
tupper
tupper

201 abonnés 1 599 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2016
Les picks-up ont remplacé les chevaux mais l'esprit western est bien là. Une classique poursuite gangsters/ policiers sur fond d'un scénario dramatique et intelligent. Du classique, bien fait, avec des acteurs de qualité. Ça vaut le coup d'œil.
Julien B.
Julien B.

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 septembre 2016
Tout pour me plaire... et puis rien ! Vraiment déçu par ce film dont j'attendais tant au regard de la bande-annonce. Les motivations des personnages suscitent peu d'intérêt et la langueur des plans alourdit peu à peu les paupières...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 septembre 2016
Comancharia, ou la nouvelle réussite de David MacKenzie après le fabuleux "Des Poings dans les Murs". Je ne suis pas hyper-fan de Jeff Bridges mais je dois avouer qu'ici, il à été bon. Ben Foster est étourdissant, un polar très efficace, qui se passe en plus au texas, région qui me fait rêver. Le film possède tout de même une ou deux longueur, et j'ai l'impression que Chris Pine s'est perdu, je ne vois pas trop pourquoi il est là. Quelques surprises scénaristiques super sympas, le film fonctionne.
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2016
Mixte parfait entre le western, le buddy movie et le thriller sur fond de détresse sociale McKenzie signe un film à l'ancienne tout en étant diablement contemporain. Une version moderne de Jesse et Franck James avec en prime une arnaque de l'arroseur arrosé. Si le scénario semble classique et linéaire ce n'est que dans la grande ligne principale. Ce qui est le plus intéressant ce sont les multiples paramètres qui nous font apprécier le mélange des genres.
ConFucAmuS

655 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2016
Comancheria, drôle de titre français pour le film de David McKenzie? Non, un choix plutôt judicieux tant ce qu'il renvoie de l'Amérique semble intemporel (le terme renvoie à un peuple indien qui ont progressivement perdu leurs terres à cause du système économique occidental). Située assez clairement dans une ère contemporaine, la région paraît à la croisée des époques. La technologie dernier cri et les répercussion de la crise financière côtoient la sévérité d'un Far-West toujours vivace. Dans cette optique, les citoyens spoliés de leurs maisons aujourd'hui évoquent les populations Indiennes brutalement dépossédées de leurs terres il y a deux siècles. Une analogie qui parcourt le film tout entier.
Au milieu de ce paysage de désolation, deux frères attaquent les agences d'une même banque, qui menace de saisir la propriété de leur défunte mère. Un Texas rangers bientôt à le retraite et son partenaire se lancent à leur poursuite...
Après le brillant Sicario, qui s'attaquait aux travers de la lutte anti-drogue, le scénariste Taylor Sheridan dissèque cette fois les conséquences d'un système banquier inhumain. Au cours de leur périple, les trois personnages principaux (Toby & Tanner Howard ainsi que le rangers Hamilton) sillonnent des villes fantômes, où la crise se lit sur les nombreux panneaux "À vendre" et se ressent dans le désert de leurs paysages. La région toute entière semble abandonnée, encerclée par les établissements bancaires responsables de sa déchéance. Il n'est donc pas surprenant de s'attacher rapidement à ce duo de braqueurs, bien décidés à ne pas se laisser dépouiller. Dans cette histoire, ils auront tout autant de raisons d'agir que le rangers à leurs trousses. Habilement découpée et réalisée, l'intrigue offre suffisamment de relief à ces personnages pour qu'ils soient difficiles à juger. Et les acteurs sont tous exemplaires (Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Forster et Gil Birmingham).
Là où Sicario rendait palpable un sentiment d'inéluctabilité et de barbarie, Comancheria véhicule conjugue lui humanisme et tragédie. Le ton est plus chaleureux, les personnages plus colorés et l'humour donne un éclat supplémentaire au film.
En situant son film dans un Texas fauché et sans âge, David McKenzie signe un film dont la richesse résistera à l'épreuve du temps.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

72 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2016
« Comancheria » est sans aucun doute notre coup de cœur de la sélection « Avant premières » du 42ème Festival du film américain de Deauville. Efficace, dynamique et drôle, le dernier film de David MacKenzie est une valeur sûre que nous vous recommandons de voir.

L’Ecossais n’en est d’ailleurs pas à son premier film puisqu’il signe ici sa neuvième réalisation. Mais nul doute qu’avec « Comancheria », son talent de metteur en scène sera (enfin) reconnu. C’est avec une sensibilité à fleur de peau que David MacKenzie vient nous le présenter, d’autant plus que c’est la première fois que sa famille découvrira ce film (ses deux jeunes enfants et sa femme étant dans la salle). D’une humilité et d’une sympathie réelles, le réalisateur explique qu’il est ravi que le titre de travail ait été gardé pour la distribution en France alors qu’elle se fait généralement sous son titre original « Hell ou High water ».

Mais pourquoi « Comancheria » ? Parce que le titre désigne la région qui se situe, en gros, entre le Texas et le Nouveau Mexique et appartenant autrefois au peuple indien comanche. Cette contrée a une importance capitale dans le film et devient presque un personnage à part entière. David MacKenzie sait d’ailleurs la sublimer et nous offre des vues de ces grands espaces arides à couper le souffle.

Le Texas est donc au centre de cette intrigue, issue d’un savant mélange entre polar, roadmovie et western moderne. Les codes sont respectés et les spectateurs se retrouvent en deux temps trois mouvements en plein cœur de cet état où rednecks, dinners, cowboys, nationales droites, whisky, poussière, armes et rangers font partie de la culture locale. Tout y est, sans clichés, juste avec une authenticité réelle et savoureuse.

Le décor planté, il nous faut évoquer le travail d’écriture singulier. Le scénario, écrit par Taylor Sheridan (auteur de « Sicario » de Denis Villeneuve qui s’était également fait remarqué lors du 41ème Festival de Deauville), est d’une intelligence et une profondeur inégalées. Les dialogues sont exquis, les répliques cultes, le propos brillant et incontestablement équilibré. L’humour y tient une place prépondérante et fait éclater la salle de rires à plusieurs reprises : c’est un pur régal !

La bande originale est elle aussi très intéressante et se calque sur les images et les agissements de nos héros avec une pertinence évidente. Warren Ellis et Nick Cave ont fait du bon travail et ajoutent une pierre angulaire à cette réalisation qui frôlait déjà le sans faute.

Qu’en est-il du casting ? Là aussi, on ne peut qu’acquiescer face au choix des comédiens qui prennent une place de choix dans ce film de qualité. Leurs talents sont mis en exergue et leur jeu offre une prestation irréprochable.

MacKenzie met en scène deux tandems distincts et hautement remarquables. D’un côté Chris Pine (« Star Trek », « Comment tuer son boss 2 », et Ben Foster, (Lance Armstrong dans « The program », « Kill your darlings », « Warcraft »), déjà vus côte à côte pour le film « The finest hours ». Ici, ils incarnent les deux frères braqueurs au plan bien huilé. S’ils agissent en vrais criminels, peut-on pour autant dire qu’il s’agit de vrais bandits ? Pas vraiment puisqu’ils pillent les banques qui les ont préalablement plumés. Leur braquage serait presque légitimes, surtout qu’ils réinjectent l’objet de leurs modestes larcins dans la société qu’ils ont volé. Nous ne cautionnons bien évidemment pas leurs agissements mais le propos prête à réfléchir et montrent combien leurs actes ne sont pas gratuits. Toby (Chris Pine) ne souhaite pas avoir recours à la violence et s’en tient au programme prévu. Tanner (Ben Foster) est davantage une tête brûlée et ajoute une pointe de fun dans leurs descentes, au risque de tout faire foirer. Deux caractères radicalement différents, deux personnages hauts en couleurs pour deux comédiens d’envergure !

De l’autre côté, Jeff Bridges (inoubliable dans « The Big Lebowski ») et Gil Birmingham (Billy Black dans la saga « Twilight »), deux rangers texans dans ce qu’ils ont de plus authentiques. Marcus Hamilton (Bridges) ronchon incontesté, est proche de la retraite. Fin limier, il décide de traquer les deux braqueurs de la région et les empêcher de sévir à nouveau. Son caractère bourru et ses vannes racistes envers son coéquipier Alberto (Birmingham) aux origines indiennes et mexicaines, font de lui le personnage le plus délectable du film. Sorte d’inspecteur Harry des plaines, il offre des scènes d’anthologie et prouve l’étendue de son talent !

La maîtrise de sa réalisation, son amour des paysages, son souhait d’offrir une intrigue costaude et intelligente font du dernier film de David MacKenzie, une vraie pépite cinématographique ! A découvrir de toute urgence !
PaulGe G
PaulGe G

125 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2016
un western moderne , ou un polar à l'ancienne. Dans le désert du Texas, campagne et vie de désolation , une course contre deux frères qui dévalisent les banques pour trois fois rien.,l'un par idéal pour sauver sa famille, l'autre parce qu'il aime ça. deux policiers lymphatiques mais sympas . Une mise en scène suffisamment sobre mais pas ennuyeuse , une dose de mélancolie , un soupçon de dérision , une atmosphère lourde un scénario super bien ficelé . une réussite dans le genre , c'est un film rare mais que c'est bon.
christophe p
christophe p

11 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2016
Un film remarquable minimaliste on mélange des genres. Pour moi le choc de la rentrée. Scénario impeccable acteurs parfaits un petit chef-d'œuvre
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2016
Une Filiation avec Sam Peckinpah car le film a un petit coté " Pat Garret et Billy the kid " ( sur la fin notamment ) avec une BO Musicale assez réussie ( sans Dylan cependant ) .
On note l'absence de mièvrerie dans les dialogues et une construction a la fois réaliste et cinématographique avec deux duos d'acteurs majeurs d'égal intérêt et une foison de personnages secondaires sans faiblesse notable .
La fin n'a cependant pas la force onirique de celle du film de Peckinpah car un peu trop rationnelle finalement , ce serait un 5 ***** Sherif .
velocio

1 556 abonnés 3 536 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2016
Les mornes plaines de l'ouest du Texas. Et la première chanson qu'on entend dans le film : une chanson de Townes Van Zandt par Townes Van Zandt, "Dollar Bill Blues". TVZ, un texan, le plus grand chanteur-auteur-compositeur qui ait vu le jour aux Etats-Unis (et même ailleurs !). Avec un tel début, impossible que le film puisse être mauvais. Et il ne l'est pas, il est même excellent. Un mélange de western contemporain et de thriller, rempli d'humour mais aussi de réflexions pleines de vérité et de saveur sur les Etats-Unis d'aujourd'hui, sur les injustices sociales des Etats-Unis (mais aussi d'ailleurs !) d'aujourd'hui, un film qui aurait pris tout ce qu'il y a de meilleur chez les frères Coen et chez Tarantino. Et puis, en prime, une distribution fabuleuse, en particulier dans l'interprétation des deux duos observés dans le film.

Le duo des deux frères, Tanner et Toby, qui, à la mort de leur mère, attaquent les succursales d'une banque texane afin de pouvoir rembourser à cette même banque l'argent qu'ils lui doivent. Sinon, le ranch familial sera saisi ! Très différents les deux frères, et le film s'amuse à le montrer, tout en insistant sur tout ce qui les lie. Pour interpréter ce duo, deux comédiens de la nouvelle génération, le très beau Chris Pine dans le rôle de Tobie, calme, réfléchi, et Ben Foster dans le rôle de Tanner, violent, sortant de prison, tout le contraire du rôle de Patrick Wheeler qu'il interprétait dans "Les Amants du Texas"de David Lowery.

Plus savoureux encore le duo formé par les deux rangers Marcus et Alberto, Marcus, texan pur jus, tout près de partir à la retraite, Alberto, mi-indien, mi-mexicain. Un véritable couple qui n'arrête pas de s'asticoter genre : à Marcus qui se glorifie de son intuition, son intuition de blanc, Alberto répond du tac au tac qu'un cochon aveugle peut arriver à trouver des truffes. Qui n'arrête pas de s'asticoter mais, en vérité, dans ce couple, l'un ne peut pas se passer de l'autre et vice-versa ! Dans le rôle de Marcus, un Jeff Bridges prodigieux, et dans celui d'Alberto, Gill Birmingham, pas mal non plus !

Tout au long du film, les répliques sont savoureuses et elles le sont d'autant plus qu'elles sont prononcées avec cet accent texan si particulier. Et, attention, "Comancheria" n'est pas qu'un très bon film d'action, il n'oublie pas de nous parler par petites touches des problèmes rencontrés par les éleveurs de bovins, de la fièvre du pétrole qui a gagné cette partie du Texas, de l'histoire tragique des indiens, de l'immigration à partir du Mexique, et bien sûr, du rôle joué par les banques. Quand on aura dit que la musique du film a été composée par Nick Cave et Warren Ellis et que, à part Townes Van Zandt, on entend aussi, entre autres, Ray Wilie Hubbard (texan !), Billy Joe Shaver (texan !), Waylon Jennings (texan !) et Gillian Welch (eh bien non, elle n'est pas texane !), on aura compris que la meilleure chose qu'on ait à faire, c'est courir voir ce film. Au fait, c'est un britannique, David Mackenzie, qui l'a réalisé, ce film, sur un scénario de Taylor Sheridan, déjà scénariste de "Sicario". Et puis, ce film, censé se passer dans l'ouest du Texas, a été entièrement tourné au Nouveau-Mexique.
Francis L.
Francis L.

31 abonnés 127 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2016
Le scénario tient sur un timbre poste, c'est lent lent et les plans fixes se multiplient, il aurait du être moins long et au final je n'ai pas aimé ce film plein de clichés.
Nicothrash

476 abonnés 3 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2016
David Mackenzie, qui tape rarement à côté, nous livre avec son "Comancheria" une sorte de western moderne désenchanté qui s'avère rapidement assez passionnant à suivre. Toujours dans un faux rythme, ponctué de sautes de tension récurrentes, il nous ballade au fin fond du Texas dans des paysages désertiques superbes mais où il ne fait pas forcément bon vivre, sa vision de l'arrière pays américain où règnent bières et armes à feu est tout à fait percutante. C'est dans ce contexte rude et brulant que l'on rencontre deux frères braqueurs de banques aux trajectoires opposées mais liés par une sorte de pacte aux aboutissants surprenants. Si la réalisation est très propre et l'intrigue intéressante, c'est surtout le casting qui fait la différence ici avec un Jeff Bridges drôlatique, un Ben Foster bien attaqué et un Chris Pine qui écorne enfin son image avec un rôle touchant et intelligent. L'ambiance est vraiment du tonnerre et le scénario plutôt malin, l'humour noir est bien présent et il s'oppose totalement à l'aspect désabusé de la situation sociale de ce coin reculé. Les images sont belles, la critique sociale efficace et l'émotion est également au rendez-vous, une bonne pioche pour ma part.
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