C’est presque incroyable, Comancheria est un pur western, certes moderne comme on en fait plus depuis des années. Une photo absolument remarquable est des acteurs qui « incarnent » tous leurs rôles à la perfection, la recette gagnante des meilleurs films du genre. Si Jeff Bridges prouve une nouvelle fois que c’est un immense acteur, le duo de frères Ben Foster et Chris Pine (que je n’avais jamais vu autant à son avantage) est exceptionnel avec en plus pour moi une révélation Gil Birmingham parfait dans un très bon rôle. Car les personnages s’ils peuvent paraitre caricaturaux sont très bien écrits et on se prend d’intérêt quasi immédiatement pour eux. C’est intelligent, très beau, même si le final sans surprise peut laisser une petite note de déception ce fut une très belle découverte pour ma part. Comme le précédent film de David Mackenzie qui prouve être un réalisateur de talent.
Film surestimé par les bobos car le propos est vaguement de gauche (méchants banquiers, gentils épargnants spoliés). En fait on baille souvent et le film copie sans vergogne une multitude d'autres du même genre. Un grand bof !!
Western texan contemporain....Tout est bien (trop) dosé, les images, les acteurs, la violence, les rapports humains, le sexe, les braquages, ......même les dérapages du frère (Foster)....Bref pas mémorable mais loin des productions du genre actuel.
Un scénario habile et plein de références, des dialogues truculents, une mise en scène nerveuse et efficace, une photo sublime, avec des plans du middlewest américain à perte de vue, et une réalisation qui porte le tout : l'atmosphère post crise est extrêmement présente et donne une grande authenticité à l'histoire, entre thriller, road-movie, drame. De plus, les comédiens ont du charisme et leur jeu est juste. Chris Pine est justement épatant dans ce rôle sérieux, et Jeff Bridges est au meilleur de sa forme. Enfin, mention spéciale à Madame Dale Dickey, que j'ai toujours plaisir à voir, dans un tout petit rôle.
Comancheria s’impose comme l’un des meilleurs films de David Mackenzie à ce jour, avec comme atouts un script percutant, qui n’hésite pas à traîner le rêve américain dans la boue, une mise en scène maîtrisée, et un casting impeccable.
Superbe film que j'ai vu dernièrement sur le petit écran. J'aurais dû aller le voir sur le grand écran finalement. Chris Pine joue encore superbement bien. Ben Foster, son frère, est très bon lui aussi. En fait le jeu des acteurs est très bon. Mais ce n'est pas tout. L'histoire aussi est bien conté, passionnante. Du début à la fin on ne voit pas trop de défaut au film, que ce soit du point du vue scénaristique comme au niveau de la réalisation. Même la fin est réussie.
Réalisé par un écossais, « Comancheria » est un thriller 100% américain qui, sur une base de scénario classique, livre un formidable portrait de l’Amérique, personnages paumés (voyous comme flics) victimes de la non politique sociale américaine perdus dans de grandioses paysages. Routes désertes, banques isolées et grosses voitures filmées et admirablement photographiés, de très bons dialogues, parfois drôles, toujours intelligents, d’excellents acteurs, de Jeff Bridges qui ne perd rien de son charisme au fil des ans et Chris Pine qui rompt ici avec ses rôles de beau gosse. La faiblesse de « Comancheria » est que le film ne supporte pas la comparaison avec les chefs d’œuvre dont il s’inspire des grand John Ford d’hier aux grandes réussites contemporaines des frères Coen. Mais, hors ce bémol, « Comancheria » est un spectacle prenant, au dessus de la moyenne de la production américaine actuelle.
Comancheria est un western urbain où deux gangsters font le tour des petites banques de l'Amérique profonde. On est dans l'ambiance de "no country for old men" ou "trois enterrements". Les acteurs sont bien dans leur rôle à l'image de Jeff Bridges jouant un flic limite raciste et de Ben Foster en gangster impulsif. Un bon polar entre bouseux :-)
Ce western contemporain signé David Mackenzie est une réussite grâce à Chris Pine et Ben Foster, braqueurs de banques pour éviter la saisie de leur ranch. J'ai l'impression que c'est les frères Coen qui ont fais ce film un peux à la no country for old man. Ce film, plus complexe qu'il n'y parait, s'apparente à un constat de la société américaine où lorsque l'on est pauvre, c'est de génération en génération. On se prend d'empathie pour ces deux hors-la-loi, l'un calculateur et intelligent (Chris Pine) et l'autre, complétement givré (Ben Foster) après une dizaine d'années de prison. Derrière cela, on a un Jeff Bridges, à quelques mois de sa retraite de shérif, qui passe son temps à vanner son coéquipier (le film est truffé de bonnes répliques) et qui va poursuivre sa quête de vérité jusqu'à la fin du film. Ajoutez y la musique de Nick Cave et vous voilà propulsé dans un Texas version moderne.
Très bon souvenir de ce Western policier. Jeff bridge est excellent dans le film, j'adore cet acteur charismatique. Il y a beaucoup de dialogue est ils sont pour la plupart maîtrisés , c'est pas juste de la branlette intellectuelle. Très bon polar !
Une banale histoire de braquage et de poursuite, mais la mise en scène épurée, l'interprétation impeccable par un casting intéressant, en font une jolie réussite. "Comancheria" se regarde avec intérêt du début à la fin, car l'action n'est pas absente, même si le film est plus accès sur l'intensité du récit. Jeff Bridges et Chris Pine sont convaincants, les seconds rôles également. Le final en apothéose laisse sur une bonne impression.
Cette cavale de deux frangins qui réalisent des casses dans la campagne américaine avait pour tomber dans tous les clichés possibles, mais c’était sans compter le talent du scénariste Taylor Sheridan qui donne à son script une dimension supplémentaire. Le scénariste fait ici un commentaire assez désabusé sur les Etats-Unis ruinés par la crise financière de 2008 qui a toutefois permis aux banques de s’enrichir sur le dos des petites gens. Le cinéaste britannique David Mackenzie en profite pour filmer une Amérique ruinée, des habitants hagards ou au bout du rouleau, le tout dans une ambiance sombre de fin d’empire. Le tout est interprété avec talent par l’ensemble des acteurs, avec une mention spéciale encore une fois pour l’excellent Ben Foster, de plus en plus dans la mouvance d’un Sean Penn. Une excellente surprise donc.
Épuré et amer, bercé par l'excellent son de Nick Cave et Warren Ellis, Hell of High Water expose magnifiquement la chevauchée d'un pays rongé par la finance, son nouveau Goliath.
Un thriller et un road movie qui sent bon la poussière et la sueur. Tableau d'une Amérique oubliée, portrait de personnages singuliers et désespérés, le film est rondement mené : à travers de somptueux paysages désertiques magnifiés par une caméra habile, le film déroule une histoire forte portée par des comédiens dont les prestations sont exceptionnelles.