824 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
102 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
49 critiques
3
13 critiques
2
13 critiques
1
1 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2013
Vision de gens qui sont simples, sans artifices ils osent se mettent dans la lumière. Le fait qu'ils soient vieux accentue notre intérêt à leur vécu, leur histoire. Ils sont touchants et vrai. Bonne idée de nous montrer ces corps là.
Hasard du calendrier, le documentaire « Les Invisibles » de Sébastien Lifshitz, à qui l’on doit les longs métrages de fiction « Presque Rien » ou « Wild Side », sort en plein débat sur le mariage pour tous à un moment où l’opposition de droite conservatrice bat son plein. Ces invisibles, ce sont des seniors, sexagénaires ou plus, homosexuels ou bisexuels qui ont vécu au grand jour et parfois revendiqué leur orientation sexuelle à une époque où le sujet était encore plus que tabou. A travers des entretiens avec ces hommes ou ces femmes, en couple ou non, Lifshitz dresse le portrait de véritables personnalités aux parcours divers qui ont toutes eu à affronter le regard et le jugement des autres, de leur famille à leurs voisins en passant par leurs employeurs et la société dans son ensemble.
Au-delà d’une incontestable réussite formelle – le réalisateur maîtrise parfaitement son cadre, son image, et sait inscrire ses personnages dans leur environnement, souvent rural, auprès de leurs animaux et de la nature – Les Invisibles est aussi et avant tout un témoignage vibrant sur le combat, militant ou non, qu’ont dû mener les homosexuels pour faire accepter leur différence et vivre leur amour comme ils l’entendent.
Une lutte que les protagonistes de ce film racontent et que le réalisateur évoque par l’intermédiaire d’images d’archive qui nous rappellent que le chemin a été long, l’homosexualité n’ayant été dépénalisée qu’en 1981, par exemple. Une constante à travers les histoires pour autant toutes personnelles et variées qui nous sont racontées. Et pour autant, ces gens à qui Lifshitz donne la parole sont toutes résolument tournées vers l’avenir et pleines de joie, nous offrant une bonne leçon de vie.
A la fois profondément authentique, véritablement touchant et souvent très drôle, de par la parole très libre de ces vieux homos et vieilles lesbiennes qui se racontent sans détour et évoquent le sexe crûment, Les Invisibles constitue un documentaire inédit et indispensable en cette période où l’on sent remonter une homophobie qui ne dit pas son nom dans certaines franges de la population. Il faut saluer le « casting » qui a été réalisé pour trouver ces personnages souvent haut en couleur, porteur d’une véritable force et d’un courage exemplaire. Ils nous montrent tout simplement à travers leurs histoires croisées, que les homos et les lesbiennes ne sont que des gens qui s’aiment, au même titre que les hétéros, et il est toujours bon de le rappeler.
Je viens de voir ce film documentaire. J'en reste vraiment bouche bée. C'est un chef d'oeuvre. Il es humain, puissant, intelligent, drole et les temoins jouent remarquablement bien.
Dans certain documentaire, les silence sont pesant, il ne se passe rien, mais là, c'est tout autre chose. Chaque silence veut dire quelque chose.
Ce qui m'a vraiment frappé, c'est que les gens qui jouent sont Mr et Mme Toutlemonde, ce sont des gens comme vous et moi, mais ils ont eu le courage de témoigner de leur vie, de leur souffrance aux yeux de tous devant une caméra.
Ce qui est merveilleux, c'est qu'ils parlent tous du même sujet, celui de l'homosexualité et de l'amour. Amour avec un grand A. Ils ont puisé au fond de leur coeur toutes les émotions qui permet de rendre ce film unique.
Alors merci au réalisateur, et surtout bravo et chapeau bas aux témoin qui ont eu le courage de s'exprimer face caméra.
j'espère que ce film va faire changer les moeurs et faire réfléchir les gens, moi qui suis gay, cela m'a permis de voir une réalité autre que la mienne que je ne connaissais pas du tout.
Des hommes et des femmes, nés dans l'entre-deux-guerres, ils n'ont aucun point commun sinon d'être homosexuels et d'avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l'amour. Aujourd'hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l'obligation de s'inventer une liberté pour s'épanouir. Ils n'ont eu peur de rien...
Le cinéma de Sébastien Lifshitz est sculpté par la grâce, « Les Corps ouverts » (1998), « Les Terres froides » (1999), « Presque rien » (2000), « La Traversée » (2001), « Wild Side » (2004), « Plein sud » (2009), où l’humain, souvent, est déterminé par ses actions. Ce cinéma sensible, qui naturalise les intentionnalités et leurs conséquences, dans « Les Invisibles », rend immortels ces témoins du 20e siècle qui évoquent, souvenirs parfois idéalisés, les combats passés, FHAR, GLH, EUEH, MLF, Gouines Rouges, accompagnés d’archives passionnantes. Les cadres, le lyrisme, les bruitages, emmenés par la main d’un maître, du visible de la question, nous font basculer progressivement vers sa zone invisible, homogénèse, génération d’êtres semblables à nous. Ces « Invisibles », donc, sortis très tôt du placard, pionniers pour certains des luttes pour les droits, d’autres, témoins sincères d’une homosexualité rurale, nous disent l’accomplissement d’une vie, grand œuvre/petits actes, des souvenirs triviaux, ce qui reste quand on va tout oublier. Pour éprouver, nous, presque rien, l’émerveillement. (Hervé Joseph Lebrun, « Chéries-Chéris 2012 »)
Excellent documentaire: de très belles personnes qui redonnent "la pêche" en ces temps sinistres. Tous ces invisibles ne le sont pas du tout et nous transmettent une leçon de ( belle) vie et de tolérance.
Encore un film sur l'homosexualité....ai-je pensé. Erreur ! Par le récit sensible des tabous d'hier, le film révèle les tabous d'aujourd'hui : l'âge, le désir... Voici le film le plus subversif de l'année !! Il présente la vieillesse moderne avec cette même vigueur qui animait les luttes féministes ou homosexuelles hier. Il faut autant d'énergie pour "être" vieux, qu'il en fallu pour exister femme ou homo ! S Lifschitz réussit à nous faire découvrir des vraies personnes en les filmant au delà de leurs personnages, avec une proximité et un respect magnifique. En nous approchant de leur vérité, de leur intimité sincère, il transporte son propos individuel vers l'universel. Voici des vieux enfin vus comme des vivants : on frôle l’obscénité ! C'est leur vie tout entière qui revendique aujourd'hui la possibilité de désirer, d'aimer, d'exister. Ce faisant, le film bouscule les résignations et la morosité du moment, pour nous rappeler que l'espérance et la joie sont des combats qu'on peut gagner...: la preuve en images et en émotions ! Ne vous refusez pas ce plaisir avant les fêtes !
Des portraits de vieux homosexuels, des hommes et des femmes ordinaires, seuls ou en couple, qui nous racontent leur jeunesse, leur combat pour exister dans la France des 60's/70's, leur lutte, leur culpabilité, leur honte. Mais aussi leurs joies, leurs bonheurs, leurs petites histoires à eux. Leur quotidien aujourd'hui. Ce ne sont pas des histoires d'homosexuels : ce sont des histoires d'hommes !
C'est tendre, instructif, intelligent, touchant, bouleversant même... et drôle !! Merveilleusement humain. À des années-lumière des Gay Pride et autres Techno Parade, loin des Marais et des bars gays, c'est la vieille garde qui nous parle. Et elle a de bien belles choses à dire ! MAGNIFIQUE.
Un peu à la façon de "strip-tease", sous la forme d'un docu-film, le réalisateur dévoile l'intimité de quelques homosexuels de nos campagnes qui ont fait le choix de vivre leur sexualité "différente", sans vraiment se cacher, à une époque (les années 70) ou il n'était pas de bon ton, justement, de ce montrer. On est très loin de la gay pride, mais n'est-ce-pas là, la meilleure façon pour plaider la cause homosexuelle ? Car ce sont eux, "ces invisibles", qui ont sans doute contribué à fait évoluer les mœurs de notre société. Si au premier abord, le docu paraît un peu futile, il est au contraire très profond et intelligent. Si une majorité de gens de la communauté homosexuelle se déplacera pour voir "les invisibles" devenir, pour le coup, "visibles", est-ce-que ceux, pour qui, les mentalités devraient "peut-être" encore évoluer, je parle des "hétéros", auront l'audace de se déplacer ? J'espère... Film intéressant. À voir...
Pure propagande, comme dans l'entre-deux guerre justement, avant une proposition de loi (toujours chercher où sont les subventions). L’intérêt de ce film est si faible qu'on regrette le temps perdu et se demande quel genre de spectateur peut se faire tirer les larmes.
Formidable documentaire qui nous fait rencontrer des personnages, hommes et femmes, tous sublimes et beaux et attachants, plein d'humour et de dérision, de tous milieux et de toutes conditions mais formidablement émouvants et même bouleversants .... A voir absolument !!!
Beauté, poésie, sensibilité... Amour, homosexualité, luttes et désirs ; personnalités invisibles et intimité. Voici quelques mots qui résument ce documentaire bucolique ! À voir et à revoir sans modération.
Après un démarrage un peu lent, le documentaire se met en place au fil des témoignages et de la découverte de l'histoire de ces séniors. Il a le mérite de mettre en avant ce qui était considéré il y a encore relativement peu de temps, comme une maladie mentale. Les femmes sont particulièrement intéressantes et attachantes et il est bien rare que des personnes d'âges murs parlent de sexualité et encore moins d'une sexualité considérée comme "hors norme". Un grand bravo à Sébastien Lifshitz !!!