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Mr-Orange
33 abonnés
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2,5
Publiée le 15 décembre 2012
Toujours dur de parler de ce genre de films qui, normalement, soit on aime soit on déteste, mais quand on est pas pris à ces extrêmes on ne sait plus où se placer. Mekong Hotel m'a envoûté et offre une tranquillité d'esprit pendant le film (malgré quelques séquences assez dures); seulement pour se laisser complètement emporter dans ce genre de films, il faut déconnecter le cerveau afin de vivre à fond l'expérience sensorielle... ce qui n'était pas mon cas ce matin. L'autre problème du film, c'est toujours la même musique mélancolique de guitare qu'utilise Apichatpong à toutes les scènes : plan sur le fleuve, il met cette musique (ça correspond bien à ce coup-ci) mais il la met aussi quand un mob mange les entrailles de quelqu'un ! (désolé mais j'ai un peu de mal à voir ce que vient faire une musique comme ça dans ce genre de scène, bon ok le mob regrette la tournure qu'a pris sa vie mais ça on le sait à la fin et je doute que ce réalisateur soit du genre à faire une fin qui explique "voilà quoi c'est pour ça que j'ai mis cette musique, c'est parce que ça ne plait pas au mob de bouffer des tripes humaines et blablala"). Mekong Hotel est assez fascinant à regarder, mais à la fin je me dis que je n'ai pas l'atout sensoriel requis pour ce film.
Documentaire contemplatif et sensoriel dans la veine du fameux réalisateur thaïlandais. Quelques belles images mais aussi un ennui certain! Parfait pour Cannes quoi!
Cela se passe dans un hôtel au bord du Mékong, à la frontière avec le Laos. Pas de scénario, une succession de plans fixes où des personnages discutent de choses futiles : flirt entre 2 adolescents, souvenirs d’une émigrée laotienne, personnage qui mange les entrailles d’une autre personne (sic). spoiler: La scène finale atteint des sommets avec des jet-ski qui font des ronds dans l’eau, filmés pendant plusieurs minutes, au soleil couchant . Malgré ses 57 mn, le film m’est apparu durer une éternité. Une succession de plans fixes, quasiment sans plans de coupe, c’est un diaporama, pas un film !
Dans Mekong Hotel, Weerasethakul va encore plus loin dans l'épure, en situant l'action en un seul lieu, cette bâtisse qui borde le gigantesque fleuve Mekong, et en ne donnant aux personnages qu'une présence fantomatique. Si tout cela est au fond l'objet principal du film - les fantômes, le mouvement, l'instabilité - cela fait tout de même peu de choses auxquelles se rattacher pour le spectateur, et ce ne sont pas les quelques dialogues ancrant le récit dans des questions politiques contemporaines (inondations, migrations) qui élucident grand chose. On peut simplement raisonnablement penser que Mekong Hotel est un film sur la mémoire mais aussi sur la frontière, vue à la fois comme un point de contact et une ligne de séparation. Au delà de ces hypothèses, l'évidence qui s'impose, c'est surtout que Mekong Hotel est un Weerasethakul mineur, un projet expérimental inabouti et peut-être même un peu paresseux.