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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 janvier 2014
Le problème avec ce genre de film, c'est qu'on en connaît la fin avant même d'avoir vu la première image, ce qui gâte un peu le plaisir quand même! Après on peut parler du jeu d'acteurs, des choix de points de vue etc... Et c'est justement là que ça coince! Ça manque singulièrement de nuances tout ça... Dialectiquement parlant, on trouve autant de finesse que dans "il est méchant monsieur brochant il est mignon monsieur pignon". C'est un peu court, non?
« Fruitvale Station » c'est l'histoire simple (et vrai) d'un père de famille qui décide de vraiment grandir en prenant ses responsabilités d'adulte pour sa famille et qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. R. Coogler, grâce à une caméra épaule maîtrisée, nous conte ce récit avec une légèreté incroyable et une certaine tendresse tout en sachant que la fin sera tragique, mais il arrive à me le faire oublier par une sincérité et une authenticité des acteurs et de la mise en scène que le voir arriver est une forte dose d'émotion. Le film aurait sûrement gagner en impact avec une durée plus longue, histoire qu'on s'attache totalement au personnage car vu la qualité présente, le film aurait très bien pu tenir plus longtemps. Ce qui me fait penser à P. Greengrass et son « Capitaine Phillips » qui tape un grand coup d'émotion grâce aux 2 heures de film. Au final, il n'y a rien à redire du film, impeccable dans son ensemble mais timide. Et comment se dire du coup, que j'attends avec impatience le prochain film de ce réalisateur pour savoir s'il possède vraiment un style intéressant et percutant avec une sensibilité et une force tranquille bien présentes.
Grand Prix et Prix du Public au festival de Sundance 2013 puis en compétition à Cannes la même année dans la section Un Certain regard… Fruitvale Station de Ryan Coogler revient sur le drame qui a secoué l’Amérique au début de l’année 2009. L’histoire vraie d’Oscar Grant, décédé après qu’un policier lui ait tiré dessus le 1er janvier sur le quai d’une station de métro. Tourné en seulement vingt jours, Fruitvale Station se penche sur les dernières vingt quatre heures de cet ancien dealer qui tente de se réinsérer. Au fur et à mesure du film, on s’attache à ce jeune papa de 22 ans malchanceux, à ses fêlures, sa famille, et son envie de remettre de l’ordre dans sa vie. Michael B. Jordan qui l’incarne délivre une interprétation tout en nuance. On est touché par...
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Une histoire poignante, racontée sans fioritures. Un peu forcé à la compassion pour accentuer notre émotion finale, mais ça marche... Ça m'a vraiment touché. Michael B. Jordan ex quaterback des East Dillon Lions de Friday Night Lights a un bel avenir devant lui.
Une histoire qui se construit petit à petit, qui, on le pense, va expliquer les évènements du début par un flashback. Mais non, aucune explication, tout s'écroule en 20 minutes. Décevant.
On sait d'avance comment le film va se terminer mais malgré cela on continue d'espérer tout au long du film qu'il y aura peut être un rebondissement positif pour le jeune Oscar Grant auquel on s'attache au fur et à mesure. Une claque, on ressort de la salle abasourdie, révoltée , triste et bouleversée.
La dramatique et exemplaire histoire de Oscar Grant, jeune afro-américain de 22 ans a donné lieu à ce film, à mi-chemin entre le drame et le une des sanglantes icônes de la lutte contre le racisme et la discrimination des Noirs aux USA, Oscar est un héros attachant qui se démène, quoi-qu’avec maladresse et une certaine mollesse, contre les mille et unes embûches que rencontre un jeune black voulant mener simplement une vie normale. Ce qui aurait pu être une oeuvre coup-de-poing tourne vite au mélo trop appuyé: héros trop sympa, bourré de qualités mais que la société rejette, avec une fille dix fois plus sympa que lui et une femme cent fois plus sympa que la fille sympa. Sensible mais cible de tous les rejets, le héros n'a de cesse de convaincre le spectateur de ses qualités profondes (la scène du chien écrasé... c'est trop!). Les blacks sont tous des bons et les méchants sont tous blancs. Côté mise en scène, c'est la valse hésitation permanente entre un cinéma caméra-au-poing, fluide, nerveux et mobile, près des gens et des scènes d'un caractère banal et conventionnel. Voilà, c'est finalement pas mal mais ça sent trop le cinéma, c'est hétérogène. A trop vouloir convaincre, le réalisateur a raté le train...
Un film qui donne envie de chier sur la police. Complètement bouleversant. Les gens qui crient au politiquement correct et à la dramatisation sont des idiots finis, qui défendraient le système même si leur propre mère était assassinée par un rustre portant l'uniforme. Au fond on s'en fou que Grant ait été gentil, méchant, dealer ou banquier, que ce soit un salopard qui ait trompé sa femme, il a été assassiné comme un chien d'une balle dans le dos et le dit policier est maintenant libre et a repris du service avant même de savoir ce que les mots prison et culpabilité signifiaient. Alors bien sûr le film n'est pas un docu, mais d'après tout ce que j'ai pu lire sur l'histoire, la reconstitution de la scène clée est belle et bien fidèle à la réalité. Gerbant
Avant d'en dire plus, je me dois de signaler qu'il y a des films qu'il est nécessaire de visionner en VOSTFR (ou en VO pour les bilingues), ce "Fruitvale Station" en fait partie. Effectivement, la doublage français des films de la sorte sont exécrables. Nous voici donc avec une réalisation modeste et qui ne dure qu'1h25. Cette histoire basée sur des faits réels raconte l'histoire d'Oscar Grant, un jeune américain qui a décidé de lever le pied sur le deal de drogue à la veille du Nouvel An 2009. En couple et papa d'une magnifique fillette, ce père va pourtant connaître un Réveillon dramatique et tragique. Arrêté pour des faits qu'il n'a pas commis dans une station de métro le 1er janvier 2009, Oscar Grant succombera à la balle pris dans l'omoplate par un agent de la BART police (police du métro de San Francisco). Certes, ce film ne nous montre pas grand chose. En quelque sorte Ryan Coogler nous embarque dans la journée du 31 janvier d'Oscar Grant. Entre disputes et réconciliations de couple, jeux et complicité avec sa fille, tentatives d'être ré-embauché ou bien encore l'anniversaire de sa maman, il ne se passe pas grand chose. Certains diront que la première heure ne sert à rien tant ce sont les 20 dernières minutes qui importent le plus. Au contraire, cette première heure est décisive pour comprendre l'état d'esprit d'Oscar Grant lors de ce fameux Réveillon. Ce manque de piquant dans l'action ne se fait, toutefois, pas du tout ressentir en terme d'émotion. Car, une chose est certaine, vous en aurez la gorge nouée ou les larmes aux yeux. Même si la fin dramatique est connue de tous, on ne peut pas s'empêcher de vivre cet instant quand on regarde ce film. Si les personnages ne sont pas fictifs, ils sont en tous cas très bien distribués. A noter, la formidable prestation de Michael B. Jordan (Oscar Grant) et également les apparitions d'Octavia Spencer (la mère d'Oscar Grant). C'est d'ailleurs cette dernière qui porte toutes les dernières minutes sur ses épaules.
Comme la plupart des films qui rendent hommage à des personnes victimes d'injustices ou de stupides accidents, c'est triste et émouvant. Beau film, du déjà toutefois différents. La manière dont les scènes sont tournées m'a plu, la manière dont les scènes de la vie sont représentées,... Film intéressant si on veut voir un bon jeu d'acteurs et pleurer un peu sur le sort de quelqu'un qu'on ne connait pas!
Le film cherche dès le départ l'empathie du spectateur afin d'augmenter le choc final. Ce n'est ni très fin ni très original, mais c'est efficace. D'un point de vue technique, Fruitvale Station n'a rien d'extraordinaire ( filmé caméra à l'épaule, style reportage) mais reste intéressant pour d'autres raisons. Tout d'abord c'est un film engagé et humaniste, qui dénonce certains travers de notre société et ultimement dénonce une sorte d'injustice résultant de la bêtise humaine. C'est aussi une vision intéressante, loin des clichés, de la société américaine, et plus particulièrement des classes pauvres de l'Amérique urbaine, oû les gens sont obligés de trimer 7/7 dans des jobs de merde pour des salaires de misère. C'est enfin une peinture réaliste du fameux 'melting-pot' américain, qui démontre bien que celui-ci n'en est pas un. Âmes sensibles s'abstenir, ou amenez votre paquet de kleenex.
On aurait pu crier au film trés stéréotypé , avec cet ex-dealer black de 22 ans en phase de rédemption, et ce final ou les flics sont encore les méchants, mais l'authenticité de ce drame change intégralement la manière d'aborder ce film. Dés le début on connait la fin, ainsi le film acquière une puissance dingue notamment grâce à la prestation éblouissante de Micheal qui crève l'écran en interprétant le personnage d'Oscar Grant avec beaucoup d'humilité et de justesse ce qui crée chez le spectateur une immédiate empathie. Ainsi même en sachant le final, on espère , on souhaite que cela se passe autrement. Pourtant les dernières 24h tout était normal, une vie simple et banal, rien ne laisser présager un tel drame. La manière de filmer si près des personnages caméra à l'épaule accentue le réalisme du film ce qui nous plonge plus intimement dans la vie d'Oscar, il devient facile de s'identifier à lui . Alors quand la tension commence à monter , quand les plans deviennent plus rapide , et quand la situation dégénere , on ressent cette peur, cette même peur qui émmane d'Oscar et qui ne la quittera plus. On retient son souffle, jusqu'à l'uppercut final, qui nous laisse bouche bée, qui bouleverse et surtout qui nous enrage ! Je ne sais pas ce qu'il faut retenir de ce film, voir de manière si réaliste la vie d'un homme le menant inéluctablement vers ce à quoi il était destiné nous ammène à vouloir vivre chaque instant comme si c'était le dernier , mais il nous fait aussi prendre conscience que l'on vit dans un monde de haine , et de peur. Trop de mort inutile. Ce film m'as profondément touché de part son réalisme , son interprétation , et toute cette l'émotion, un vrai coup de maître de la part de Ryan Cooper !
1er Janvier. Le jour où tout peut recommencer. Le moment où nous avons l’occasion de repartir à zéro, faire table rase du passé et se reconstruire pour devenir quelqu’un de meilleur. À condition que l’on en ait l’opportunité. Oscar Grant n’a pas eu cette chance en se faisant tirer dessus par un policier la nuit du nouvel an. Fruitvale Station reprend les vingt-quatre heures qui ont précédé ce meurtre.
Pour son premier film, Coogler manque de maturité (vingt-sept ans) pour convaincre pleinement son auditoire. Ou peut-être est-ce le sujet qu’il a pris trop à cœur pour pouvoir en sortir quelque chose de cohérent. Dans tous les cas, il utilise des artifices scénaristiques qu’il est facile et même pompeux d’utiliser pour émouvoir le spectateur, afin que celui-ci sente monter en lui la colère de l’injustice. Il enfonce le clou avec la culpabilité inutile qu’il inflige à la mère et la sœur de la victime. Et s’il n’avait pas pris le métro, et si nous étions restés chez nous, etc… En montrant à tout le monde qu’Oscar était un mec bien (le chien, le paquet de drogue à la mer, la vaisselle avec sa mère), le réalisateur rend son récit purement tragique et pathétique, en créant la fin la plus brutale possible.
Dommage car l’intention était là et l’idée de base plutôt bonne. De plus, le cinéma américain prend un virage intéressant avec ce mouvement « noir » qui voit le jour depuis quelques mois. Avec Le Majordome déjà, mais aussi 12 Years a slave qui s’annonce prometteur. Leur point commun ? Celui de rendre hommage aux persécutions subies par le peuple afro-américain sans jamais dénoncer, juste exposer avec la plus froide objectivité. Ici, Coogler utilise une caméra à l’épaule assez secouante et opère une mise en scène moderne, rendant son propos très actuel. Finissons sur une bonne note en saluant Michael B. Jordan (Chronicle), excellent de simplicité en jeune père paumé voulant se repentir. Le destin ne lui aura malheureusement pas laissé cette chance.
Tiré d'une histoire vraie édifiante, ce qui explique sur cette base seule, les prix remportés, car du point de vue de la réalisation, elle reste classique : images qui donnent la fin du film dès le début puis déroulé, d'aucun intérêt si ce n'est pour raconter ce qui s'est réellement passé, des 24 heures qui ont précédées un drame qui, en tout et pour tout, ne durera que 15 minutes...
C'est une histoire peu connue en france, et qui pourtant a suscité une vague d'émeutes a Oakland que nous raconte le réalisateur : celle d'un jeune de 22 ans, ancien dealeur de drogues, qui se fait assassiner le soir du nouvel an par un policier qui avait confondu son taser avec son pistolet, dans la station de métro de Fruitvale. Un jeune qui n'avait a priori rien fait pour mériter ce coup mortel. Une histoire ahurissante pourtant vraie. La grande force du film c'est tout d'abord son réalisme, je suis sortie de la salle, la seule chose que j'avais envie de savoir c'était de démêler le vrai du faux (pour finalement me rendre compte que quasiment tout est retracé avec fidélité) Tout dans le film : les dialogues, les scènes, les prises de vue,... Vraiment tout amène le spectateur a s'identifier a Oscar. Le deuxième gros plus du film c'est que le réalisateur ne tranche pas sur la question de savoir si Oscar méritait finalement ce coup de feu, puisqu'il n'est pas si blanc comme neige que ca. Ce qui fait enfin que Fruitvale Station mérite vraiment d'être vu c'est qu'a aucun moment du film on ne tombe dans le pathos (et pourtant que le voie aurait été facile!!)