Frankenstein
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Zapoux
Zapoux

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4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Vu en avant-première lors du festival Lumière 2025 au Hangar du premier film.

Guillermo Del Toro (présent ce soir pour nous partager sa nouvelle œuvre) nous propose un rêve d'enfant devenu réalité. Une adaptation fidèle à sa première lecture, à son premier voyage au sein de l'univers de Mary Shelley.

Une aventure légère mais captivante, naïve mais touchante. Sans réinventer la roue et par-delà les convenances scénaristiques connues de tous, Del Toro nous livre une longue balade dans l'esprit de l'inventeur meurtri par son propre orgueil et dans le voyage d'un monstre qui n'en est pas un à la recherche de la bonté dans ce monde humain volent.

Un peu plus de deux douces heures nous rappelant qu'il existe encore un peu de beauté et d'innocence sur cette Terre.
Paul Collard
Paul Collard

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5,0
Publiée le 4 novembre 2025
Un film parfait d’une ancienne époque où le souci de chaque détail était important.

La mise en scène est d’une perfection ahurissante. La photographie est sublimissime.
Éclairant avec une classe folle tous les décors somptueux et ces costumes dantesques. La musique de Alexandre Desplat est d’une beauté magistrale bien qu’elle manque d’un thème marquant. Les effets spéciaux sont parfaitement combinés avec des effets practical juste bluffant. Les maquillages, les coiffures, la texture de la peau de la créature. Le travail est époustouflant. L’histoire est passionnante. Combinant à merveille les deux intrigue de Frankenstein et La Fiancée de Frankenstein. Interprétée d’ailleurs par la délicieuse et ultra talentueuse Mia Goth. Tout le reste du casting est génial. Mais alors Jacob Elordi qui joue la créature est juste bouleversant. Parce que oui depuis tout à l’heure, je m’extase a raconter la totale perfection sur la forme. Mais le fond est d’une poésie et d’une tristesse rarement atteinte. Le personnage de la créature, sa découverte du monde, des mots, sa naïveté, sa curiosité et son amour de chaque découverte est d’une profonde humanité. Cela nous met face à nos propres problèmes. Notre oubli de la curiosité, de l’empathie, l’amour dans chaque détail de la vie et l’absence de connexion à des choses simples. Ce film est un véritable chef d’œuvre absolu. Un vrai beau et grand film. Le meilleur de Netflix aussi. Et le plan final est absolument bouleversant et l’un des plus beaux plans de cinéma de l’année. Je garde l’espoir de pouvoir le revoir le plus vite possible en support physique. Cela sera sûrement en import, hélas, mais quel hâte, a l’idée de me replonger dans les yeux et la vision de cet immense cinéaste qu’est Mr Guillermo Del Toro.
Zach-Arias
Zach-Arias

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Ne connaissant pas le roman de Mary Shelley, votre serviteur se gardera donc bien d'effectuer le moindre commentaire sur l'adaptation du roman. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle version de "Frankenstein" est un nouveau chapitre évident de la filmographie de Del Toro, car les thématiques qu’on y trouve font écho à celles de "La forme de l’eau", "Hellboy", ou encore "Le labyrinthe de Pan". Sous l’apparat d’un conte à l'esthétique gothique somptueusement léché (qui rappelle aussi "Crimson Peak" dans la forme), le réalisateur nous raconte l'humanité et son instinct belliqueux. On assiste à une captivante chute dans la folie créatrice du personnage du Docteur Frankenstein. Le film est tour à tour un thriller angoissant, un drame romantique intense, mais il demeure par dessus tout un remarquable conte philosophique, tant il offre une somme de questionnements nécessaires à l'épanouissement de nos sociétés. Il s’agit d'interrogations sur la science , la vertu, la différence, la fraternité.
spoiler: Le film propose dans sa dernière partie une lueur d'espoir fort intéressante, où la paix serait possible entre les êtres , derrière la monstruosité et la violence. Elle se travaille, elle ne va pas de soi, mais elle existe.
Guillermo Del Toro signe une fois encore un magnifique tableau cinématographique à l'écriture ciselée, servi par un excellent casting, ainsi qu’une puissante partition de Alexandre Desplat.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Peut-être que dans 100 ans, il y aura encore de nouvelles versions de Frankenstein, tant les réflexions que l'œuvre de Mary Shelley soulève autour du "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et, plus largement, sur le mystère insondable de la vie et de la mort, restent éternelles et fascinantes. Pour autant, quel est l'intérêt aujourd'hui de tourner un nouveau Frankenstein, ou Dracula, pareillement ? Guillermo del Toro en rêvait, il l'a fait, tant mieux pour lui, mais il ne sera même pas visible sur grand écran, ce qui est un comble eu égard à la flamboyance visuelle qui est attachée au nom du réalisateur. Frankenstein goes to Hollywood, donc, et oui, comme redouté, il est fait un grand usage des effets numériques qui donnent lieu à des scènes parfois grandioses, mais aussi souvent hideuses spoiler: (les loups
). Sinon, c'est moins éblouissant que prévu, presque sage, même, avec un docteur Frankenstein démiurge pathétique et arrogant, fidèle à sa réputation, et sa pauvre créature qui est bien entendu bien plus humaine que son géniteur. La deuxième partie du film, portée par son récit, est bien meilleure que la première, longue et lourde, et le dénouement, certes conventionnel, suscite malgré tout son pesant d'émotion, comme la fin d'un film de Chaplin. Les nouveaux personnages imaginés par le scénario apportent peu, spoiler: à part peut-être la fiancée du frère de Frankenstein à la pureté immaculée, dont l'ébauche de flirt avec la créature se révèle frustrante
(à ce propos, il serait pratique d'accorder au monstre le droit d'enfin porter un nom ou un prénom, pour l'humaniser et également pour éviter les confusions grotesques, comme ce titre français du film de Terence Fisher, Frankenstein s'est échappé). Un peu de romantisme et de belleetbêtisme dans ce contexte sombre, ce n'était pas une idée si baroque, au fond.
Rocola
Rocola

16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 novembre 2025
Quelle déception... mais pouvait-il en être autrement?
Malgré quatre bons acteurs et des effets spéciaux conformes à ce que l'on est en droit d'attendre en 2025 (et qui sont finalement la aeule et unique plus value), cette enième version n'apporte rien de plus à l'histoire de Frankenstein.
La version avec Robert De Niro reste bien birn supérieure à cette nouvelle copie. La prestation de De Niro, entouré d'un casting de rêve n'y est pas pour rien.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Qui est le film ?
Après Le Labyrinthe de Pan et La Forme de l’eau, Guillermo del Toro revient à ce qui constitue le cœur de son imaginaire : les monstres comme miroir de l’humain. Avec Frankenstein, il réalise un projet qu’il mûrit depuis plus de trente ans et qui concentre toutes ses obsessions. Là où Mary Shelley interrogeait la démesure scientifique et la responsabilité du créateur, Del Toro infuse la matière gothique d’une mélancolie charnelle. Il en fait moins une fable sur la transgression qu’un chant sur la différence, le rejet et la quête d’amour. Son Frankenstein se présente comme un rêve de cinéphile et une confession d’auteur : un film sur la création comme geste d’amour impossible, sur la monstruosité comme condition d’humanité.

Que cherche-t-il à dire ?
Victor Frankenstein n’est plus le savant prométhéen de Shelley, mais un créateur blessé, hanté par ce qu’il a fait naître. La créature, interprétée par Jacob Elordi, n’est plus figure de l’horreur mais du malentendu : un être né pour aimer dans un monde qui le rejette.

Par quels moyens ?
Le choix d’Oscar Isaac et Jacob Elordi est doublement signifiant. Isaac, ample et parfois excessif, n’est pas seulement l’artiste-tyran ; il est le fils qui joue au créateur, l’arrogant blessé par sa propre ambition : il est grandiloquent, intimidant, mais toujours traversé d’une blessure intime. Jacob Elordi, choisi pour son regard et sa capacité à mêler innocence et férocité, incarne un être à la fois poétique et terrifiant. Elordi transforme, par sa stature et son jeu, la créature en figure poignante : à la fois monstrueuse et profondément enfantine. Mia Goth, dans le rôle d’Elizabeth, offre l’antétype du miroir humain ; sa présence donne au film sa capacité à humaniser la monstruosité par la reconnaissance affective. Christoph Waltz en financier/pragmatique Harlander introduit la modernité du marché et le pragmatisme qui broient l’éthique créative.

Dans cette version, Elizabeth prend un rôle plus central, et c’est une réussite. Elle n’est pas simple victime. Mia Goth incarne une vulnérable lucidité, et sa présence transforme l’enjeu émotionnel du film : il ne s’agit plus seulement du rapport créateur/créature, mais de la possibilité d’un amour qui traverse la difformité.

Del Toro travaille par surfaces : prothèses, maquillages, costumes, décors sont traités comme des choses qui parlent. Dan Laustsen compose des cadres « tableaux » (compositions gothiques, contrastes de neige et de sang, or des intérieurs et acier des laboratoires) qui matérialisent les humeurs. Le cinéma retrouve chez Del Toro sa fonction tactile : la chair maquillée est lisible comme une histoire. L’usage réaffirmé des effets pratiques incarnent une esthétique de la matérialité opposée à l’artificialité lisse du CGI. Ce parti pris tactile sert un propos : la créature est d’abord chair, blessure, cicatrice et le cinéma qui la filme doit lui rendre la densité sensible.

Del Toro orchestre le film comme un opéra sombre. La partition sonore, les montées lyriques, la façon dont la musique sculpte les scènes d’apprentissage ou de confrontation donnent au film un horizon émotionnel ample. Il veut que nous « ressentions » la tragédie, non seulement la comprenions. Cette ampleur a pour prix l’hyper-expression : certains plans tanguent vers le surjeu, et le film perd parfois de vue la modestie nécessaire pour que l’émotion fonctionne sans s’imposer.

Del Toro simplifie l’enchâssement sophistiqué du roman pour privilégier l’intensité affective. Le film épouse l’ossature Shelleyenne (création → apprentissage → rejet → vengeance → quête) mais il travaille la répétition symbolique plus que le détail. Ce choix rend l’œuvre plus rapidement affective, mais il coûte en densité contextuelle : certains motifs du roman (réflexions épistolaires, science comme spéculation philosophique) sont abrégés. Le récit gagne en puissance symbolique au prix d’une condensation historique, Del Toro accepte de « sacrifier » la complétude du roman pour atteindre une vérité émotionnelle.

Del Toro réussit magistralement à faire de la partie « laboratoire » un ensemble d’images d’horreur (viscères, cadavres, cathédrales de science souillée) qui précèdent l’apparition du monstre. Ici l’horreur n’est pas le monstre mais l’acte de création nourri par la guerre et l’orgueil. Ces scènes disent que le mal originel est plus moral et social que physique.

Les scènes où la créature découvre la langue, l’émotion, la beauté de la nature sont parmi les plus réussies. Del Toro laisse respirer son film dans la forêt : quinze minutes d’« état de nature » presque claustral où l’on suit l’éveil d’un Adam naïf. C’est dans ces respirations que la fable tient : la créature n’est pas « méchante » par essence ; elle le devient quand la société la rejette. Del Toro reprend et amplifie la leçon fondamentale de Shelley : l’abandon moral est cause de la monstruosité.

Où me situer ?
Ce qui fascine chez Del Toro, c’est la contradiction : il prêche l’humilité tout en composant des images baroques, il cherche la tendresse dans la démesure. Mais les grandes qualités formelles du film (décor, maquillage, photo) sont aussi sa faiblesse potentielle. Del Toro a tendance à ériger l’image en démonstration ; parfois l’abondance visuelle étouffe la délicatesse morale. Certaines séquences sont si barrées d’effets qu’elles font écran à l’émotion. Mais souvent ce paradoxe fonctionne : la beauté plastique intensifie la tragédie. Le problème survient quand la mise en scène « bouffe » le sentiment et rend le personnage lointain.

Le film sacrifie de la complétude discursiveshelleyenne au profit d’une intensité émotionnelle et formelle. On peut regretter l’éclaircissement de certains enjeux philosophiques (science, responsabilité, progrès), mais Del Toro gagne en force sensorielle et en capacité à faire ressentir la solitude du monstre et l’aveuglement du créateur. Pour moi, ce film est une réussite.

Quelle lecture en tirer ?
Le Frankenstein de Del Toro est un film ample, somptueux, parfois trop plein. Il renouvelle la fable shelleyenne en l’imprégnant de ses obsessions : paternité, monstruosité, matière et mémoire. Sa réussite tient à la capacité à humaniser la créature et à poser la responsabilité du créateur sans l’exonérer. Sa limite est dans l’hyperbole formelle. Mais c’est un film profondément deltorien, à la fois confession d’auteur et célébration du cinéma tactile. Le Frankenstein de Del Toro n’est pas un film sur le monstre, mais sur le regard qu’on lui porte.
Noah N
Noah N

34 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2025
L’un des monstres les plus connus du cinéma a droit à une adaptation mené par un grand réalisateur qui a son propre style. Et autant dire que son travail est réussi et profond : le film est divisé en 2 parties, chacune représentant des points de vue différents. Je dois admettre que la partie 1 est assez lente, mais la partie 2 est plus plaisante à suivre. Et si certains peuvent trouver que c’est chargé en dialogues inutiles, pour moi ça me fait penser à un livre ouvert. Pour ce qui est de la profondeur, c’est là que c’est plus intéressant : le film possède plein de thèmes spoiler: tel le deuil, la rédemption, l’amour et l’humanité
.
Oscar Isaac nous offre probablement sa meilleure performance (désolé Poe) : fou mais ambitieux, Victor est guidé par sa folie, spoiler: mais devra faire son deuil
. La créature quant à elle est pour moi la plus grande réussite : malgré sa monstruosité se cache un être malheureux qui se cherche soi-même, comme les Crevettes de "District 9". Jacob Elordi apporte crédibilité au monstre et le maquillage semble réaliste. spoiler: Les 2 personnages passeront donc de monstres à humains
. Mia Goth semble pas servir à grand chose, mais spoiler: son développement va la rendre plus complexe
. Sinon, rien à dire de plus à dire, si ce n’est que Christoph Waltz fait du super boulot et que le Capitaine du début reflète le public.
Si Guillermo del Toro a fait un super travail sur le scénario, son style visuel est tout aussi magnifique, notamment sur les jeux de couleur. Chacune représente un thème important du métrage et il n’hésitera pas à montrer spoiler: la violence et la brutalité des combats
. On ressent aussi la patte du réalisateur dans la grandiosité de la direction artistique ; si certaines incrustations peuvent manquer de finesse, je suis tellement plongé dans le film que ça ne me choque pas. Et n’oublions pas la belle musique d’Alexandre Desplat qui offre des thèmes typiques du 19ème siècle, et plus fantastiques mais tout aussi mélancoliques.

"Frankenstein" est une claque thématique et visuelle mise en scène par un réalisateur qui saura toujours rendre les monstres plus humains et attachants. Bien plus qu’une énième adaptation, c’est un film qui nous fera réfléchir sur l’humanité qu’on peut ressentir et de la gestion de nos sentiments les plus forts. La mise en scène, le casting, la direction artistique et la musique participe à cette réussite, même si on s’en sort dégouté de certaines scènes gores. Je suis d’ailleurs tenté de le considérer comme le meilleur film Netflix et il fallait bien G. del Toro pour permettre cela.
GyzmoCA
GyzmoCA

299 abonnés 2 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Avec Frankenstein, le réalisateur — maître du fantastique élégant et baroque, déjà derrière La Forme de l’eau ou Le Labyrinthe de Pan — livre une adaptation visuellement somptueuse du roman de Mary Shelley. On retrouve immédiatement sa patte : des décors stylisés, presque oniriques, une ambiance crépusculaire soignée, et une créature dont la présence à l’écran est d’une fidélité impressionnante. Sur le plan esthétique, le film est un vrai plaisir.

Là où l’ensemble convainc un peu moins, c’est dans l’émotion. Malgré la richesse du matériau original, certaines relations — notamment celle avec la jeune fille — arrivent de manière forcée, comme un élément greffé sans véritable organicité. Ce manque d’intensité affective se ressent sur la durée, au point que le récit paraît parfois un peu long et moins immersif qu’il pourrait l’être.

Reste un film solide, cohérent et marqué par un style immédiatement reconnaissable. Si l’adaptation n’exploite pas pleinement toute la puissance tragique de l’œuvre de Shelley, elle n’en demeure pas moins une belle proposition visuelle, à découvrir pour les amateurs de fantastique poétique. À voir.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
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Deux heures et demie dans un froid d’automne, à suivre un homme qui pense pouvoir battre la mort. Pas de grands discours, pas de théories brillantes. Juste un scientifique fatigué, la peau tirée, le regard qui glisse un peu trop longtemps sur ses instruments. Oscar Isaac joue un Victor presque banal, presque contemporain : quelqu’un qui veut prouver qu’il n’était pas fou d’y croire. Pas un démiurge. Un obstiné. Et ça pique un peu, parce qu’on connaît tous ce besoin de justifier des années perdues. La créature — Jacob Elordi — apparaît sans fracas ni foudre dramatique. Ce qui surprend, c’est sa lenteur. On a l’habitude des monstres qui rugissent pour exister ; lui, il se cherche. Son bras ne sait pas comment tomber au repos, son souffle ne sait pas quel rythme adopter. C'est presque gênant à regarder, cette naissance qui ne veut pas se donner en spectacle. On scrute un corps qui apprend la gravité, pas un mythe qui s’éveille. Del Toro laisse traîner la caméra sur des gestes simples : attacher une chemise avec des doigts qui tremblent, comprendre où poser son poids pour ne pas s’effondrer. À un moment, la créature touche sa propre joue, comme pour vérifier qu’elle est bien là. Pas de musique dramatique. Juste un souffle heurté. Ce plan-là vaut tous les sermons du monde. Ce qui fonctionne le mieux, ce sont les moments où le film oublie son propre prestige — quand Mia Goth entre dans le cadre sans effort, quand un regard dure une seconde de trop, quand quelqu’un détourne la tête parce qu’il ne sait pas comment nommer ce qu’il voit. Là, le film respire. Là, on y croit. Ce qui fatigue, c’est l’élégance constante. Trop de velours, trop de mise en scène qui se sait belle, trop de décor qui se met en avant comme si chaque objet voulait que la critique parle de lui. Par moments, j’aurais voulu de la maladresse, de la poussière, du ricanement, un verre renversé. La perfection finit par creuser une distance. Mais quand la créature lit un mot qu’elle ne comprend pas encore, quand elle regarde quelqu’un avec cette naïveté qui n’appartient qu’aux êtres qui n’ont pas choisi de naître… le film touche quelque chose de très simple : l’idée que vivre n’a rien de sacré. Ça fait du bruit, ça hésite, ça rate. Et c’est là que Del Toro est le meilleur. Note : 14 / 20

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DAMSKNIGHT
DAMSKNIGHT

17 abonnés 443 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2025
"Frankenstein" est un excellent film fantastique réalisé par un Guillermo Del Toro toujours au sommet de sa forme , qui s'amuse à fond de bloc à la réalisation tout en nous montrant sa propre vision du roman du même nom . On peut dire que la réalisation est propre , les plans et les paysages sont superbes , les dialogues sont très bon , Oscar Isaac nous prouve encore une fois son talent d'acteur , Jacob Elordi et vraiment excellent dans son rôle , Christopher Waltz et Charles Dance qui ne sont plus à présenter on un rôle très secondaire mais son vraiment très bon dans leurs rôles . "Frankenstein" est un film que je conseille vivement avec grand plaisir sans problème pour tous les fans du réalisateur et pour voir du grand cinéma . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Opensky Asylum
Opensky Asylum

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 novembre 2025
Mauvais. C'est prétentieux, ennuyeux, lisse, les couleurs sont criardes, la 3D et les décors font terriblement fake (ce qui fait cheap alors que le film a coûté cher, c'est ballot), tout comme cette créature ridicule en latex. Les personnages ne sont ni subtils ni attachants. Je n'avais pas envie de voir un Frankenstein façon Charlie et La Chocolaterie mais une fresque historique et philosophique magistrale oû les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie pour servir le propos du film, à l'instar D'entretien Avec Un Vampire, du Seigneur des Anneaux ou de l'excellent Frankenstein de Branagh auquel il n'arrive pas à la cheville et que je ne saurais trop vous recommander.
RoiDesPerdants
RoiDesPerdants

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 novembre 2025
Je suis sidéré par l’accueil du public, car même sans avoir lu le livre, ce film reste un échec.

Sur la forme :

- Les images sont belles… et c’est malheureusement le seul point positif.
- Les acteurs sonnent creux.
- Le rythme est décousu, sans logique.
- Les relations entre les personnages sont incohérentes et sous-développées.
- La musique est mal utilisée : on tire sur les violons pour forcer l’émotion et on nous prend par la main pour nous expliquer ce que l’on devrait ressentir — signe évident que rien n’est évident à l’écran.

Sur le fond :

Adapter une œuvre, c’est prendre des libertés pour transposer un récit écrit à un format visuel. Ici, il ne reste de Frankenstein que le nom. La profondeur, le sens et la cohérence ont disparu.
Certains ajouts de personnages n’apportent rien au récit.
Quant aux changements de personnalité de Victor, de la créature ou d’Elizabeth, ils retirent toute la richesse qui faisait la force du roman.
lucie
lucie

8 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Sublime… visuellement, narrativement et même spirituellement. J’aime particulièrement dans ce film les symboles, les références classiques que Guillermo del Toro a placé ça et là, hâte de le revoir ne serais-ce que pour apprécier encore plus les détails.
TerryHo
TerryHo

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2025
Ce Frankenstein est assez fidèle au livre et le "monstre" est-il vraiment celui qu'on pense ? Ce sont 2h 30 qui se regardent sans problème, les décors sont magiques, les protagonistes apportent tous quelque chose à l'intrigue, ce qui sert vraiment le récit (version Del Torro). Franchement, foncez, excellente pépite de fin d'année !
RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 228 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2025
"Voilà donc l' énième adaptation de l' oeuvre phare de Mary Shelley, "Frankenstein ou le Prométhée Moderne", réalisée cette fois-ci par le mexicain Guillermo Del Toro. Le réalisateur était forcément attendu au tournant. Et honnêtement, il y avait de quoi être plus que sceptique en découvrant que la société qui allait distribuer ce film coûteux (quelques 120 millions de dollars, tout de même) était..."NETFLIX".
Toutefois il faut savoir reconnaître son erreur, et admettre que dans ce cas-là, le résultat final dépasse de loin toutes les plus optimistes espérances.
"FRANKENSTEIN" est une réussite totale. D' une durée de 149 minutes, le film s' articule en deux parties clairement distinctes. La première nous décortique le point de vue de Victor Frankenstein "himself", qui concerne la genèse de sa créature. La seconde partie donne, quant à elle, la parole au "monstre"; elle nous emmène dans des contrées de lyrisme et de poésie insoupçonnées. C' est d' une beauté stupéfiante. Un sommet de beau cinéma, de celui qui laisse de belles traces dans les mémoires. On pourra toutefois, si on veut pinailler, regretter peut-être une ou deux scènes un peu longuettes, voire parasitaires. Mais bon, elles n' entachent en rien un récit construit sur un scenario millimétré. La réalisation relève du grand art. Si je suis souvent un désapprobateur "compulsif" de l' usage abusif d' effets spéciaux, il me faut également avouer que rien ici ne frise l' overdose, malgré leur utilisation forcément conséquente. C' est si bien foutu, que ça passe "crème". Il fallait le dire...
Le vrai (et seul!) bémol en ce qui concerne le film, est selon moi l' aspect donné à la créature de "FRANKENSTEIN", notamment lors de sa "naissance". Un visuel moins lisse, pour tout dire moins "joli", aurait sans doute mieux collé à l' esprit du récit de Mary Shelley.
Le casting est à la hauteur avec toujours le même plaisir de retrouver la britannique Mia Goth (héroïne de la trilogie de Ti West, "X", "PEARL", MAXXXINE"), cette fois-ci à l' affiche d' une vraie grosse "machine". Oscar Isaac est quant à lui très convaincant dans le rôle du savant Victor Frankenstein.
La scène finale est déjà un moment culte du film. Avec la question toujours lancinante que tout le monde peut se poser, et qui nous concerne toutes et tous dans nos propres existences; les monstres sont-ils toujours ceux qu' on croit!
"FRANKENSTEIN" est à ne surtout pas manquer! Du très grand cinéma!"
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