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Raphaël Lostado-Ribas
1 abonné
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4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Guillermo Del Toro revisite le monstre légendaire du cinéma dans une version plus humaine et poétique. Oscar Isaac interprète un Victor Frankestein intéressant dans sa personnalité, les décors sont réussis et le film aborde beaucoup de thématiques autour du progrès scientifique.
Agréablement surpris par cette adaptation du roman de Mary Shelley, lu il y a plus de trente ans... Dialogues et jeux d'acteur soignés, très belle actrice, un monstre plutôt sexy cependant... L'ensemble est proche du roman. Hormis la scène finale, peut-être inspirée des Marvel ou DC Comics qui fout un peu toute la prestation en l'air. Mais bon, que voulez-vous ? Un signe des temps...
Le film ne se borne pas à retomber dans le cliché “science qui tourne mal” : il creuse la responsabilité de la création, l’abandon, le désir de reconnaissance. Le rapport entre le créateur (Oscar Isaac) et sa créature est traité presque comme un lien père-fils, ce qui donne une émotion rare pour ce type d’histoires. La couleur, ici, n’est jamais purement décorative : elle raconte. Del Toro utilise sa palette comme un langage émotionnel. Les tons froids bleus, verts ternes, gris métalliques dominent les laboratoires et les scènes d’isolement : ils traduisent la mort, la science déshumanisée, le monde où la chair devient matière. En revanche, chaque fois que la créature approche de quelque chose de vivant une flamme, un souvenir, une émotion ,des teintes chaudes infiltrent l’image : rouges fanés, ors maladifs, bruns organiques. On a presque l’impression que la couleur saigne dans le cadre En bref mon film préféré de ce grand Monsieur Del Toro .
Je voulais forcément le découvrir vu le réalisateur, et dans l’ensemble j’ai bien aimé. Visuellement, c’est superbe, avec des décors, des lumières et des costumes impressionnants. On retrouve bien la touche Del Toro, à la fois sombre, poétique et pleine d’émotion. Le casting est solide, surtout Oscar Isaac et Jacob Elordi, vraiment excellents dans leurs rôles. Le film prend parfois un peu son temps, mais ça reste une belle relecture du mythe, à la fois tragique et visuellement marquante.
Une adaptation gothique du roman, avec une "créature" plus humanisée que les hommes. C'est parfois un peu gore, mais surtout plus romantique que le roman. C'est un choix, mais quand on l'accepte, alors la réalisation est belle. Les décors magnifiques. C'est flamboyant part moments. Un peu trop ?
Bravo Guillermo del torro ! Magnifiques images, les acteurs sont parfaits, une très belle interprétation de ce grand classique .. merci pour ce bon moment
Je n'écris jamais de critique sur les films que je regarde mais pour celui-ci je me dois de le faire. Étant déjà une grande fan de son travail, même si je n'ai pas aimé Le Cabinet des Curiosités, je ne peux que tirer mon chapeau face à cette adaptation du roman de Mary Shelley. Décor somptueux, casting incroyable, le contraste des couleurs, les costumes, tout est parfait ! J'avais un peu peur face au 2h30 de film mais tout est juste, on ne s'ennuie pas une seconde. Du grand Guillermo Del Toro qui ne fait que confirmer son talent de réalisateur. Bravo.
Guillermo del Toro signe un film d’une très grande beauté, mais aussi d’une profonde cruauté. Le film interroge l’humanité : peut-on vivre sans être né ? Peut-on vivre sans mourir ? C’est l’histoire d’un monstre pris pour un humain, et d’un humain pris pour un monstre. Et c’est là toute la force de ce film, où l’on découvre peu à peu le parcours de ces deux personnages, qui les a menés à un instant présent par vengeance et acceptation.
Comment dire , ce film est anatomique. Un travail somptueux sur la forme humaine dans tout les sens du Therme et des décors gothic qui déchire. Je recommande
Un vrai chef d’œuvre et comme une évidence que cette rencontre entre del Toro et Frankenstein. La cinématographie est somptueuse, l’acting au sommet, et ce texte magnifique parfois cité mot pour mot, éblouissant !
Globalement déçue par ce film que j'attendais avec impatience.
Les décors sont sublimes et les acteurs bons (hormis Elizabeth qui ne m'a pas vraiment convaincue. Trop lisse et une garde robe étrange). J'ai trouvé ce Frankenstein trop édulcoré. Même les cadavres et le sang paraissait beau et je n'ai pas cerné l'horreur que j'attendais.
Je n'ai pas vraiment apprécié non plus là façon dont la créature a été rendue totalement victime et Frankenstein complètement coupable alors que leur lien est bien plus complexe et intriguant. On retrouve la patte du réalisateur qui a créé encore une fois un comte horrifique mais qui, pour ma part, a dénaturé le côté très sombre de l'histoire.
J'ai largement préféré la version de 1994 avec De Niro.
En bref, un film d'une grande qualité visuelle, mais qui a préféré la poésie au réel gothique de l'histoire.
Un artiste peut-il prétendre avoir atteint une maestria telle qu’il condamne toute nouvelle création à la malédiction car issue du seul rapiéçage de ses parties précédentes ? Le lien unissant cette nouvelle adaptation à la filmographie de Guillermo del Toro semble relever de l’évidence : Victor Frankenstein détruit tout ce qui l’entoure alors même qu’il détient le secret de la vie après la mort, spoiler: la faute à son égoïsme , de même que le cinéaste spoiler: dégrade les situations de bonheur qui n’adviennent à l’écran qu’à l’état de passages obligés topiques auxquels personne ne croit, aussi bien les acteurs que le spectateur – la chasse aux papillons ! Les signatures visuelles, comme les plans mobilisant divers parapluies ou le manoir en ruine reconquis par la végétation, se doublent de reprises narratives et tonales : spoiler: la romance interdite entre Elizabeth et la créature citent sans détours The Shape of Water (2017) qui constituait déjà un pot-pourri de l’univers de Guillermo del Toro, portée par une mise en scène tour à tour emphatique, engagée dans un mouvement permanent en légère contre-plongée – ce choix confère une théâtralité aux séquences d’intérieur –, et glissante, sinon liquide, coulant ses images comme est emportée une feuille d’arbre par un ruisseau en sous-sol. Comme sur le dernier volet de la saga Jurassic World (Gareth Edwards, 2025), Alexandre Desplat fait beaucoup de bruit, teinte ici ses arrangements reconnaissables d’un gothique bienvenu mais plutôt impersonnel. Bref, ce Frankenstein produit une impression similaire au dernier Tim Burton (Beetlejuice Beetlejuice, 2025), celle de cinéastes ayant cédé au recyclage de leur geste artistique conformément à une industrie ayant triomphé d’eux – Warner pour l’un, Netflix pour l’autre.
Un chef d’ouevre,les 4 éléments qui compose un être fabriqué par la mégalomanie d’un père qui est effrayant alôs que sa créature elle, est profondément humaine. La realisation parfaite la colorimètre milímetroes. Je regrette que le film n est pas duré plus longtemps. Magique magnifique magistral