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Taahz
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4,0
Publiée le 10 novembre 2025
La patte visuelle singulière et gothique de Guillermo Del Toro ne perd pas de son charme et se marie parfaitement à l'univers de ce monument de littérature. Oscar Isaac performe dans cette interprétation psychotique et oedipienne. Jacob Elordi met à profit sa stature et son regard de chien battu pour délivrer une performance puissante et touchante malgré la couche épaisse de maquillage appliquée sur son visage.
Un film bien loin des versions classique existantes. Une image, une ambiance bien travaillé et un scénario très bien jusqu'à l'avènement de la créature. Les voix off pénibles, le physique du monstre trop humain, ses mouvements et attitudes improbables, les explications finales interminables, délirantes, pathétiques et risibles. Pour moi un gâchis bien emballé.
C'était inutile de découper le film en deux parties : la vision du créateur, la vision de la créature. Cette redondance de l'histoire empêche tout développement majeur des intrigues secondaires. Comme si Guillermo del Toro avait oublié l'importance de la lenteur nécessaire à l'aboutissement du suspens.
Coté scénario : c'est bon mais quelquefois risible : spoiler: le monstre caché dans le moulin qu'aucun membre de la famille remarque pendant des années... Les papiers restés intacts sous la neige après l'explosion du château, et ce, saisons après saisons, n'en parlons pas. Mais certaines scènes étaient touchantes. Sinon. le film fut sûrement plus intéressant s'il s'était davantage axé sur le voyage initiatique de la créature.
On apprécie également l'esthétique très originale et la photographie immersive.
Niveau acting, les acteurs secondaires ressemblent à des figurants, comme si leur jeu devait se limiter à un trait de caractère. Et quel temps d'écran gaché accordé à Oscar Isaac (Dr. Frankenstein) d'une présence plate, le visage fermé, c'était cartoonesque. Mais Christophe Waltz, Jacob Florida, Mia Goth et Ralph Inegon sont là pour donner du corps et relever le film.
Avec Frankenstein (2025), Guillermo del Toro offre l’une de ses œuvres les plus abouties, les plus intimes et probablement les plus bouleversantes de sa carrière. Si l’on attendait du réalisateur une vision sombre et baroque du roman de Mary Shelley, il livre bien plus qu’une relecture : une tragédie profondément humaine, un poème visuel où chaque image semble respirer, aimer et souffrir.
Del Toro ne filme pas un monstre. Il filme un être qui aspire à la lumière, et qui découvre le monde avec une innocence qui brise le cœur. La créature, merveilleusement incarnée, n’est jamais réduite à une figure horrifique : elle devient le miroir de nos manques, de nos fractures intérieures, de cette solitude que chacun tente d’apprivoiser. La caméra de del Toro épouse ses gestes hésitants, ses élans maladroits, ses regards perdus, jusqu’à rendre palpable la profonde tendresse que le film veut lui offrir.
Le réalisateur tisse son récit comme une fable romantique, pleine d’élégance et de pudeur. La photographie, somptueuse, mêle clair-obscur et éclats de couleurs chaudes, donnant l’impression que le film oscille constamment entre rêve et cauchemar, entre douceur et dévastation. La musique — magistrale, enveloppante — amplifie chaque émotion, transformant même les silences en déclarations poignantes.
Ce qui frappe le plus, c’est la perfection de l’écriture. Le film est ciselé avec un soin presque obsessionnel : chaque phrase semble pesée, chaque interaction raconte une vérité plus profonde. Del Toro ne cherche pas seulement à adapter Shelley, il cherche à comprendre ce qu’être humain signifie… et il y parvient avec une grâce rare.
Au cœur du film, l’amour — sous toutes ses formes — devient force motrice, lumière fragile, horizon impossible. On ressent constamment cette tension entre le désir d’être aimé et la peur viscérale d’être rejeté. Le résultat est une œuvre d’une puissance émotionnelle immense, qui laisse une empreinte durable bien après le générique.
En somme, Frankenstein version 2025 est un film incroyable, une œuvre qu’on n’oublie pas. Romantisé, vibrant, douloureux, magnifique : Guillermo del Toro signe peut-être là son film le plus personnel et le plus bouleversant.
La filmographie (presque) entière de Del Toro est une variation du même thème : Le labyrinthe de Pan, la forme de l'eau, Pinocchio...tous ces films ont la même approche : et si le monstre n'est pas celui que l'on croit? Cette fois, Guillermo s'attaque à l'œuvre originale qui a inspiré toute la sienne. Avec, toujours, la patte del Toro : des décors léchés, une ambiance gothique héritée de Mary Shelley, un casting prestigieux, et un manque de supplement d'âme qui ferait passer du stade de film sympa à film mémorable.
Del Toro suit ( quasiment ) à la lettre l'œuvre d'origine, c'est complet, réussit, plus porté sur l'émotion dramatique, les costumes et décors sont magnifiques !
Des images toujours superbes avec Del Toro, et Oscar Isaac incroyable, comme tous les acteurs. Le film envoie, les décors sont top, mon seul regret vient de la créature de Frankenstein, carrément too much je trouve. Un film à voir sur grand écran !
Avis d'une personne n'ayant pas lu le livre. Le film est visuellement impeccable et les décors sont riches. L'histoire pose le dilemme qui est le véritable monstre. Malgré quelques petites incohérences sans grandes importances. Le film est très différent des autres, ici la créature est très humaine, ce qui en soit n'est pas mauvais mais donne un ressentiment étrange. Le film est sinon formidable, vous devriez le voir.
Très loin de l'histoire originale. Et tous les changements n'apportent rien à l'histoire mais en modifient le message. Je n'ai pas apprécié l'esthétique du film, les effets spéciaux étant trop visibles à mon goût. Dommage, j'attendais de le voir avec impatience.
Un très bon film sur Frankenstein. Les décors sont sublimes. Les acteurs arrivent à faire passer les émotions. Le fait de couper le film en deux parties pour montrer la vision et l’histoire des deux personnages est excellent.
Ne connaissant pas le roman de Mary Shelley, votre serviteur se gardera donc bien d'effectuer le moindre commentaire sur l'adaptation du roman. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle version de "Frankenstein" est un nouveau chapitre évident de la filmographie de Del Toro, car les thématiques qu’on y trouve font écho à celles de "La forme de l’eau", "Hellboy", ou encore "Le labyrinthe de Pan". Sous l’apparat d’un conte à l'esthétique gothique somptueusement léché (qui rappelle aussi "Crimson Peak" dans la forme), le réalisateur nous raconte l'humanité et son instinct belliqueux. On assiste à une captivante chute dans la folie créatrice du personnage du Docteur Frankenstein. Le film est tour à tour un thriller angoissant, un drame romantique intense, mais il demeure par dessus tout un remarquable conte philosophique, tant il offre une somme de questionnements nécessaires à l'épanouissement de nos sociétés. Il s’agit d'interrogations sur la science , la vertu, la différence, la fraternité. spoiler: Le film propose dans sa dernière partie une lueur d'espoir fort intéressante, où la paix serait possible entre les êtres , derrière la monstruosité et la violence. Elle se travaille, elle ne va pas de soi, mais elle existe. Guillermo Del Toro signe une fois encore un magnifique tableau cinématographique à l'écriture ciselée, servi par un excellent casting, ainsi qu’une puissante partition de Alexandre Desplat.
Un film qui aurait eu largement sa place au cinéma. Costumes décors ambiance et acteurs incroyables. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film.
Si comme moi vous êtes fan, de fantastique gothique, avec décors somptueux, photographie sublime et ambiance poétique, alors vous êtes la cible idéale. Le nouveau film de Guillermo Del Toro est une vraie réussite, et une ode au cinéma de monstre cher à son réalisateur. Quasiment tout est réussi. L'esthétique est incroyable, la plupart des plans ont été pensé comme des tableaux et la photographie est magnifique. La musique mélancolique d'Alexandre Desplat accompagne parfaitement les images. On est dans un délire baroque, violent et gore et pourtant romantique, bien aidé par les prestations de ses 3 acteurs principaux en tête desquels je place Jacob Elordi. Il est impressionnant dans le rôle du monstre. Mais Oscar Isaacs et Mia Goth ne sont pas en reste. Si je chipote un peu sur le métrage, je pourrais dire que certains effets visuels ne sont pas terribles, notamment sur les animaux sauvages. Et la durée de 2h32 peut paraître longue pour certains. En tout cas, j'ai adoré et je pense que c'est un sérieux client pour les oscars 2026.
Victor Frankenstein, savant fou hanté par un drame d’enfance, se prend pour Dieu en tentant de donner vie à un corps assemblé à partir de cadavres — avant d’abandonner sa créature à un monde hostile .
Derrière cette histoire connue de tous, Guillermo del Toro pose à nouveau la question essentielle : qui est le véritable monstre ? L’homme qui défie la nature par orgueil, ou la créature, née sans amour, condamnée à vivre dans la solitude ? Le film est profond par ses réflexions philosophiques
Il revisite le conte de Prométhée dans une épopée visuelle souvent bouleversante : une lumière somptueuse, une photographie hypnotique, des décors grandiose . Chaque plan est méticuleusement composé . Ce grand spectacle romantico-horrifique nous entraîne dans un torrent d’émotions, de fureur et de beauté tragique.
Les scènes d’action et de violence sont dantesques et permettent de supporter les 2h30 du film qui peut se montrer bavard et inutilement explicatif dans ses scènes d' introspection . Ma seconde réserve concerne l'apparence de la Créature ,patchwork de caoutchouc , que j'aurais aimé plus charnelle . Mais détails mineurs face à la puissance du récit et la maestria de l'ensemble .
Ma note : 9/10. “ Frankenstein” est une oeuvre foisonnante que je dois voir plusieurs fois pour en apprécier tous les éléments qui m'ont échappé ...et que j'aimerais posséder en steelbook ^^