On peut réduire le film à une relation amoureuse entre un homme, Theodore Twombly (Joaquin Phoenix, 39 ans), « écrivain public », en cours de divorce
(après 8 ans de vie commune avec Catherine, jouée par Rooney Mara, 28 ans et qui sera en couple avec l’acteur en 2016)
, et une assistante virtuelle, Samantha (voix de Scarlett Johansson, 29 ans), et donc une mise en garde vis-à-vis de l’intelligence artificielle (
Samantha est en contact avec 8 136 personnes et en aime 641, sans oublier l’excellente scène où Theodore est en panique, ne pouvant joindre Samantha, disparue de son smartphone et ordinateur, alors qu’elle faisait l’objet d’une mise à jour !
). C’est exact mais c’est avant tout, un film sur le sentiment amoureux et le deuil d’un amour, un hybride, très dialogués, entre les films de Woody Allen et d’Emmanuel Mouret qui ont beaucoup traité le sujet. Certes, rebattu, mais qui est grandi par la mise en scène ; il s’agit d’une dystopie se déroulant dans une grande ville, aux nombreux gratte-ciels (tournage à Shanghai en Chine), en bord de mer (tournage à Los Angeles), sans voitures et où Theodore utilise le métro ou le train. Il est centré sur Joaquin Phoenix qui est de toutes les scènes (visage omniprésent), vu que Samantha est désincarnée, seul un petit smartphone la représentant visuellement et ponctuellement, en complément de sa voix omniprésente.