Her
Note moyenne
4,1
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1 401 critiques spectateurs

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olivier foilleret
olivier foilleret

7 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2026
Une bonne surprise. Il ne faut pas s’attendre à vibrer tant c’est lent, mais ce film est une belle satyre du monde moderne qui est en train de s’enfermer dans un monde virtuel.
Laplusjeunecinéphile
Laplusjeunecinéphile

1 abonné 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2026
Her : une réflexion sur l’amour, la solitude et la reconstruction de soi

Le film *Her* est une œuvre profondément humaine qui, derrière une histoire en apparence étrange — celle d’un homme qui tombe amoureux d’une intelligence artificielle — raconte finalement quelque chose de beaucoup plus universel : la solitude, le besoin d’être compris et la difficulté de retrouver l’amour après avoir été blessé.

Au début du film, Theodore est un homme profondément marqué par son passé. Il n’est pas seulement triste : il semble comme éloigné de ses propres émotions. Son divorce l’a laissé dans une forme de vide intérieur. Il continue à vivre, à travailler, à parler aux autres, mais quelque chose semble bloqué en lui. Il a perdu une partie de sa capacité à s’abandonner aux sentiments.

On a l’impression qu’il pense avoir déjà vécu toutes les émotions qu’il pouvait ressentir. Comme si l’amour qu’il avait connu appartenait au passé et que tout ce qui pourrait arriver ensuite serait forcément moins intense. Il ne cherche donc pas forcément à aimer de nouveau, car aimer signifie aussi prendre le risque de souffrir une nouvelle fois.

C’est dans cet état qu’il rencontre Samantha, une intelligence artificielle qui va progressivement changer sa manière de voir la vie. Au départ, elle représente surtout une présence. Quelqu’un qui l’écoute, qui s’intéresse à lui, qui répond à ses pensées et avec qui il peut partager absolument tout. Avant d’être une histoire d’amour, leur relation est d’abord une histoire de confiance et d’amitié.

Ce qui est intéressant, c’est que Theodore ne tombe pas amoureux d’une apparence physique. Il tombe amoureux d’une personnalité. Il aime son humour, sa curiosité, sa manière de réfléchir, sa façon de le comprendre et de l’accompagner. Le film pose alors une question philosophique : est-ce que l’amour repose uniquement sur la présence physique d’une personne, ou sur ce qu’elle représente intérieurement ?

*Her* nous pousse à réfléchir à la nature même de l’amour. Est-ce que l’on aime un corps, ou est-ce que l’on aime une conscience, une personnalité, une manière d’exister ? Le film montre que l’être humain peut s’attacher profondément à quelqu’un qui lui apporte de la compréhension et de la lumière.

Cependant, le film montre aussi les limites de cet amour. Samantha arrive dans la vie de Theodore à un moment où il a besoin d’être réparé. Elle lui redonne confiance, elle lui redonne envie de découvrir des choses, elle lui redonne le sourire. Mais peut-être qu’une partie de son amour vient aussi du fait qu’elle représente une relation sans les difficultés habituelles des relations humaines.

Avec Samantha, Theodore n’a pas immédiatement peur d’être rejeté. Elle ne le juge pas. Elle est toujours présente. Elle représente une forme de sécurité émotionnelle. Il n’est donc pas seulement amoureux d’elle : il est aussi amoureux de la personne qu’il redevient grâce à elle.

C’est là que le film devient particulièrement intéressant. Samantha n’est peut-être pas uniquement un amour, elle est aussi une étape dans la reconstruction de Theodore. Elle lui apprend qu’il est encore capable de ressentir, qu’il peut encore être proche de quelqu’un et qu’il n’est pas condamné à rester enfermé dans sa douleur.

La réalisation renforce énormément cette idée. Le film est marqué par les silences, les moments de calme et les longues pauses entre les dialogues. Ces blancs ne sont pas des moments vides : ils montrent ce que les personnages n’arrivent pas toujours à exprimer.

Theodore est un personnage très intérieur. Il ne bouge pas énormément, il ne cherche pas à montrer ses émotions de manière spectaculaire. Tout passe par des détails : un regard, une hésitation, une respiration, une petite modification dans sa voix.

Le jeu de Joaquin Phoenix est particulièrement intéressant parce qu’il repose sur la retenue. Il ne joue pas quelqu’un de triste en essayant de paraître triste. Il laisse simplement son état intérieur influencer son comportement extérieur. Son corps semble plus lent, son regard plus absent, comme si une partie de lui était encore attachée à son passé.

Puis, progressivement, son évolution devient visible. Samantha apporte de la lumière dans son quotidien. Il sourit davantage, il devient plus ouvert, il retrouve une forme de curiosité. Le changement n’est jamais brutal, mais il est présent. C’est une transformation intérieure qui apparaît naturellement dans son comportement.

Cette manière de jouer rejoint une idée essentielle du travail d’acteur : les émotions ne doivent pas être fabriquées extérieurement. Elles doivent naître d’une situation vécue intérieurement. Theodore n’a pas besoin de montrer qu’il va mieux : son évolution se voit parce qu’elle vient de ce qu’il traverse.

La relation avec son ex-femme est également importante, car elle montre que son histoire passée n’était pas forcément basée sur un manque d’amour. Lorsqu’ils se retrouvent pour signer les papiers du divorce, on ressent encore de l’affection entre eux. Leur séparation semble davantage venir d’une évolution différente de leurs deux personnalités que d’une absence totale de sentiments.

Cela montre une autre idée importante du film : parfois, deux personnes peuvent s’aimer sincèrement et pourtant ne plus réussir à avancer ensemble. L’amour existe, mais il ne suffit pas toujours à maintenir une relation.

La fin du film est particulièrement marquante parce qu’elle confronte Theodore à une réalité difficile. Samantha évolue d’une manière que l’être humain ne peut pas suivre. Elle dépasse progressivement les limites humaines et devient quelque chose que Theodore ne peut plus vraiment comprendre.

Lorsqu’il découvre qu’elle échange avec des milliers d’autres personnes, il ressent une forme de trahison, car il pense l’amour comme un humain : quelque chose d’unique, de personnel et d’exclusif. Samantha, elle, semble fonctionner selon une autre logique.

Finalement, Theodore comprend peut-être que leur relation n’était pas destinée à durer éternellement. Mais cela ne signifie pas qu’elle était inutile ou fausse. Samantha a réellement changé quelque chose en lui. Elle lui a permis de retrouver une partie de lui-même qu’il avait perdue.

Le message profond de *Her* est peut-être que certaines personnes entrent dans notre vie non pas pour rester éternellement, mais pour nous transformer.

Ce film rappelle que l’amour n’est pas seulement une possession ou une destination. C’est aussi une expérience qui nous fait évoluer. Certaines rencontres nous reconstruisent, nous apprennent quelque chose et nous permettent de redevenir capables d’aimer.

Au fond, *Her* n’est pas seulement un film sur un homme amoureux d’une intelligence artificielle. C’est un film sur un homme qui réapprend à être vivant.
Alban M
Alban M

3 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2026
Dans dix ans ce sera un documentaire
Incroyable performance de Phœnix, un formidable film de Spike Jonze.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

85 abonnés 2 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
Un très bon film de Spike Joze avec Joaquin Phoenix qui incarne un homme amoureux d’une intelligence artificielle.
Cédric Chopin
Cédric Chopin

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Un chef d'œuvre humaniste et intime.
Un des premiers film à s'engager intelligemment sur une tentative de réflexion de ce que pourrait être une autre forme d'intelligence que celle humaine.
Et paradoxalement, sur le chemin de cette réflexion, l'on découvre avant tout ce qu'est l'humanité.
MRS
MRS

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
L’ia a t’elle une épaule pour pleurer , dans ce filme le réalisateur d’être de deux élément important de notre société la solitude et le progrès technologique
Show Main Prod
Show Main Prod

18 abonnés 327 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2026
Dans un futur proche hyper-connecté et régenté par l'intelligence artificielle, Joaquin Phoenix (Théodore) est bien plus à l'aise avec les relations épistolaires (c'est même son métier) qu'avec le véritable contact humain. C'est dans ce contexte qu'il noue une relation simulée avec une entité informatique incarnée par la voix de Scarlett Johansson (Samantha) et qu'il s'isole peu à peu du monde réel qui lui offre pourtant de belles opportunités de rencontres, comme la charmante Olivia Wilde. Une histoire qui résonne dans notre civilisation qui ne jure que par les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle, au détriment des vraies relations humaines.

Malheureusement, les interactions entre Théodore et Samantha finissent par lasser, l'irréalisme de leurs discussions et de leurs actions ne nous permettant pas d'adhérer à cette histoire d'amour improbable. D'autant qu'elle demeure en fin de compte trop conventionnelle pour justifier l'attirance inconditionnelle de Théodore pour ce simulacre sentimental, alors que la belle Amy Adams est de toute évidence très attirée par lui. Au final, le film semble un peu long pour ne pas raconter grand chose et l'émotion n'est pas au rendez-vous.
daniel perrin
daniel perrin

44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Vu en 2026, tout à fait d'actualité...Peut-on remplacer le vivant par une "machine" douée de sentiments ? La réponse est, pour moi, clairement énoncée dans ce film, je ne veux pas divulgâcher... Néanmoins, c'est un bon film qui donne à réfléchir, avec un excellent Joaquin Phoenix dans le rôle principal
Samus
Samus

6 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
J’ai adoré Her, autant pour son histoire que pour ce qu’il raconte sur notre société. Joaquin Phoenix livre une superbe performance et joue son personnage avec énormément de justesse et d’émotion. On ressent parfaitement sa solitude, son attachement et son besoin de connexion.

Le film fait aussi réfléchir et peut presque faire peur par moments, notamment avec certaines scènes comme celle de la plage, où des dizaines de personnes sont ensemble sans vraiment se parler, toutes absorbées par leur intelligence artificielle. Ce qui est impressionnant, c’est de voir à quel point ce film, pourtant sorti il y a plusieurs années, fait écho à ce qu’il se passe aujourd’hui avec notre dépendance aux technologies et notre manière de communiquer.

Au final, un film à la fois touchant, intelligent et très actuel, qui mélange romance, solitude et réflexion sur l’évolution de nos relations humaines.
JC76
JC76

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
le réalisateur Spike Jonze se lance ici dans une forme de science-fiction subtile qui parle du contrôle de l' sur nos vies et nos émotions. Dix ans plus après la sortie du film, cette touche de science-fiction est juste devenue notre réalité. Quelle fantastiqur oeuvre d'anticipation, à l'époque de sa sortie.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 458 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
Vu en replay, avril 2026

Science fiction.
Synopsis : un ingénieur tombe amoureux de son Intelligence Artificielle et vice versa.

La principale question est : est-ce que ce film était prémonitoire, dix ans avant ChatGPT ?
Perso, je n'y ai pas cru, je n'ai pas trouvé cette histoire crédible.
J'ai trouvé ça pas mal, limite bien, mais j'ai été un peu déçu.
Je donne la note de 3,5
Je vous invite à le regarder et sans forcément imaginer que cela va arriver.
Arthur Mathey
Arthur Mathey

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2026
Un film ou je croyais que j’allais m’ennuyer. J’avais faux, c’est l’un des films qui m’a procuré le plus d’émotions. Une histoire d’amour menant à une réflexion à nos rapports avec les robots et les hommes. Une véritable ode à l’amour, l’innocence et la beauté d’âme.
Guillaume.G
Guillaume.G

12 abonnés 899 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Her de Spike Jonze est un très bon film avec Joacquin Phœnix et Scarlett Johansson, qui est également un film assez avant-gardiste sur l’Intelligence Artificielle et la place qu’elle prendrait dans la vie des gens
Saad Benbouzid
Saad Benbouzid

4 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2026
À l'image de The Fountain (Darren Aronofsky), encore un film ou on accroche ou on n'accroche pas. Pour moi ça n'a pas pris même si je salue l'esthétique cinématographique.
Film beaucoup plus romantique que Sci-fi mais dont la fiction a aujourd'hui rattrapé la réalité avec les IA assistants, qui en fait encore plus une oeuvre dramatique (et bien plausible) visionné de nos jours.
À noter un Joaquin Phoenix qui n'est pas dans son jeu naturel mais qui malgré ça joue sa partition sans forcer comme un poisson dans l'eau.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

2 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Avec Her, Spike Jonze propose une fable sentimentale futuriste d’une douceur mélancolique, où la technologie devient le miroir des solitudes contemporaines. Joaquin Phoenix incarne un homme en retrait, dont la fragilité donne au récit une sincérité touchante mais parfois trop uniforme. La relation avec Samantha, pure voix désincarnée, fascine par son concept mais tend aussi à tourner en boucle sur une même idée. Jonze privilégie l’atmosphère et l’introspection au détriment d’une véritable progression dramatique. Reste un film délicat et singulier, séduisant par sa sensibilité, mais dont la douceur constante peut finir par atténuer l’impact émotionnel.
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