La tragédie de la solitude, le spectre des émotions, être un humain sensible dans un monde d'une grande complexité, l'absence d'interactions sociales dans un monde de plus en plus tourné vers les écrans, la technologie et ses limites... tant de thématiques abordées dans ce film. Un scénario qui a le mérite de sortir des sentiers battus, un film aux allures de comédie romantiques frôlant la SF. La photographie de ce film est sublime et l'esthétique très léchée, c'est doux et agréable à visionner. Joaquin Phoenix excelle comme à son habitude, et belle VF avec la géniale Audrey Fleurot pour la voix de l'IA.
Très bon film qui aborde la technologie de manière innovante et captivante. Le concept d'une relation amoureuse avec une intelligence artificielle est à la fois fascinant et profondément émouvant.
Scarlett Johansson, bien qu'invisible à l'écran, incarne parfaitement l'IA, ajoutant une dimension poignante et crédible à l'histoire. La manière dont le film explore les thèmes de la connexion humaine et de la solitude à travers la technologie est particulièrement bien réalisée.
C'est un film à la fois original et réfléchi, offrant une perspective unique sur les relations et l'avenir de la technologie.
Alors là c'est la super surprise... des amis à moi avaient vu ce film et ils avaient détesté ça mais copieusement et je pensais franchement vivre un moment de solitude aussi mais en fait pas du tout... j'ai même adoré ça ! Voir cet homme solitaire trouver le bonheur auprès d'une compagne virtuelle m'a beaucoup bouleversé... et oui car mon grand garçon vit un amour passionnel à distance avec une femme plus âgée que lui et il s'est reconnu dans beaucoup de situations et ça nous a tous beaucoup touché. En plus Joaquin Phoenix joue à merveille et franchement ce film est atypique mais il est surtout génialissime... j'en garderai un excellent souvenir !
Scarlett Johnson, J'adore ses prestations, la retrouver en VO, yes!! Je cois qu'elle pourrait avoir été le modèle du film. Le Joaquín est un très grand acteur. Il a tellement bossé que ça ne se remarque pas. Spike Jonze a dû faire preuve d'acharnement pour nous pondre cette délicatesse de sentiments, finesse dans le choix des musiques. Bref il nous emmène dans ce qui pourrait être la "Matrice" des sentiments. On se sent souvent en dehors du vécu du heros. On s'ennuierait presque, on se met à attendre le dénouement. Mais c'est biensûr ! Puis enfin un léger creux de vague de suspens. C'est bientôt la fin.
Tout d’abord il faut absolument le visionner en VO , la voix de Scarlett est tellement suave. Un scénario de dingue, beau, triste, merveilleux. Un grand Joachim.
Exactement ce qu'on veut quand on regarde un film, ça nous remue, on s'interroge sur nous, notre rapport à l'autre, ce qui nous entoure.. et nous laisse perplexe... un grand film porté par un grand acteur. Majeur.
Une histoire d'amour peu commune mais tellement humaine. Une IA pour progresser en tant que personne. J.P est un acteur de talent et Samantha est magistralement interprété par S.J qui illumine l'écran sans y apparaitre. Un casting formidable et une BO sublime. Un excellent film.
En souhaitant représenter la solitude humaine contre laquelle la technologie pourrait lutter, Jonze nous place en spectateurs voyeuristes d'une romance obsessionnelle. Ce qui peut nous laisser mal à l'aise face à certaines scènes crues où Théodore, en recherche d'une présence féminine, se livre à des fantasmes personnels.
Est-il éthique de se laisser séduire par un intelligence artificielle ? Dans la mesure où cette relation n'implique que l'utilisateur, on ne voit pas d'inconvénient, sinon que celle-ci l'isole socialement, et répond à une volonté arbitraire. L'IA, copie intangible de la conscience humaine, se soumet aux désirs de l'usager. L'unilatéralité s'installe dans un simulacre de couple.
Jonze fait le choix de ne pas confronter le parcours de Théodore à d'autres personnes ni de montrer comment cet individualisme exacerbé se structure socialement. Nous sommes projetés dans un monde régi par des relations artificielles, dans lequel de véritables personnes peuvent devenir l'enveloppe charnelle d'IA. C'est une société dans laquelle la réalisation personnelle passe avant la dignité humaine, où l'on accepte que l'individu se transforme en marionnette afin de concrétiser une relation factice.
L'idée phare de Her offre des perspectives intéressantes, mais perd en force en ne se concentrant que sur le cas de Théodore, omniprésent à l'écran, le déconnectant, de facto, d'un réel socio-économique plus large.
"Her" est un film au scénario innovant et audacieux. Je tire mon chapeau aux scénaristes qui ont eu 10 ans d'avance sur les thématiques contemporaines. "Her" nous fait poser des questions sur la place que prend la technologie dans nos vies et l'attachement que l'on peut y apporter. J'ajouterai également que la mise en scène du film est impeccable. Néanmoins je donne un blâme aux personnages de ce film. Au départ, j’ai éprouvé de la compassion pour le personnage de Theodore mais au bout d'une 1 heure et demie de jérémiades d'homme soja j’ai lâché l’affaire ! Si vous avez un ami comme ça dans votre cercle rapproché fuyez tout de suite ! Il ne fera que vous déprimer !
Film d'anticipation romantique, écrit et réalisé par Spike Jonze, Her est une œuvre magnifique. L'histoire se déroule dans un futur indéterminé, à Los Angeles, et nous fait suivre Theodore Twombly, un homme travaillant comme écrivain public au sein d'une entreprise proposant à ses clients des lettres sur mesure pour tous types d'évènements. Dans un état de dépression qui perdure depuis qu'il est en instance de divorce voilà maintenant un an, il installe sur son ordinateur personnel un nouveau système d'exploitation auquel il donne une voix féminine. C'est alors qu'il va développer une relation avec cette intelligence artificielle conçue pour s'adapter et évoluer. Ce scénario nous immerge pendant deux heures dans une intrigue d'une grande simplicité mais pourtant passionnante. On se délecte de visionner la rencontre entre cet homme en chair et en os et cette voix de femme sans corps. Leurs conversations traitent d'énormément de sujets, mais le principal étant tout de même l'amour. Et le métrage en parle merveilleusement bien via ce rapport. On assiste à des scènes calmes et douces, à l'image de cette fusion entre une âme et un programme. Tout le film repose sur la prestation de Joaquin Phoenix qui livre une interprétation d'une grande justesse en jouant cet être particulièrement sensible. Scarlett Johansson elle est impalpable mais sa présence à l'écran se fait grandement ressentir malgré son absence physique. Le reste de la distribution est tout aussi appréciable entre les rôles joués par Amy Adams, Rooney Mara, Chris Pratt, Olivia Wilde, Matt Letscher ou encore Kristen Wiig. Car oui, même si les deux amoureux transits semblent comme coupés du monde lors de leurs échanges, il gravite autour de Theodore d'autres humains avec qui il entretient des rapports. Et toutes ces relations procurent énormément de sentiments, entre tristesse et amusement. Surtout, les mots déclamés sont d'une magnifique beauté et emplis de sincérité en plus de comporter de la sensualité. Cette intimité chuchotée dans l'oreille nous transporte totalement. En effet, les voix mêlées de cette union virtuelle naissante sont d'une telle tendresse qu'elles nous bercent et que le film pourrait très bien juste s'écouter tant cet aspect sensoriel est ultra développé. Mais il serait tout de même dommage de passer à côté des jolies images proposées par la réalisation sobre, épurée, mais efficace du cinéaste américain. Sa mise en scène est avant tout là pour servir son propos mais nous gratifie tout du long de très jolis plans. De plus, elle évolue au cœur d'une ville pleine de vie mais d'où les deux tourtereaux semblent coupés du monde. Le montage est lui judicieux en disséminant des souvenirs à des moments toujours propices, renforçant encore d'avantage le côté dramatique et nostalgique. À cela s'ajoute une photographie lumineuse absolument rayonnante. Ce charmant visuel est accompagné par une b.o. assez discrète signée Arcade Fire. Leurs compostions subtiles se font peu entendre mais sont appréciables quand elles sont présentes, notamment pour jouer avec son propos. Mais on retiendra avant tout les voix envoûtantes qui supplantent totalement le reste. Cette sublime romance futuriste s'achève sur une fin se parachevant avec beauté, faisant de Her un film touchant, une expérience sensitive et charnelle devant à tout prix être vécue en visionnant ce chef-d'œuvre du septième art.
Her parvient à redéfinir les codes de la comédie sentimentale tout en faisant preuve d'une remarquable acuité en tant que film d'anticipation. 10 ans après sa sortie, ce film sonne encore plus juste et actuel, à l'heure où les IA sont en passe de bouleverser notre société. Nul besoin de préciser que Joaquin Phoenix est parfait dans ce rôle d'homme désespérément romantique et pourtant si masculin dans ses fantasmes et sa quête de la femme parfaite. A voir absolument, même si vous êtes allergique aux comédies sentimentales.
« Her » est une expérience cinématographique hors du commun, mélangeant avec habileté intelligence, sensibilité, grâce et humour. Sa vision, à la fois cocasse et touchante, d'une romance dans un monde où les relations humaines se tissent avec la technologie, est fascinante. Le film, porté par des performances remarquables de Joaquin Phoenix et Scarlett Johansson (en VO), m'a captivé par sa capacité à dépeindre une histoire d'amour si improbable et pourtant si plausible dans un avenir proche. « Her » se distingue non seulement par son originalité visuelle mais aussi par son sujet en phase avec notre monde virtuel, ce qui en fait une œuvre à la fois mélancolique et envoûtante. Spike Jonze nous plonge dans les replis tortueux de la psyché humaine, et il est impossible de ne pas être touché par cette histoire d'amour 2.0, à la fois euphorisante et déprimante. « Her » est une merveille d'élégance narrative et une métaphore élégiaque de la moderne solitude. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).