Her
Note moyenne
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1 401 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2016
Un véritable choc.

Her fait partie de ces films qui vous saisissent et prennent votre contrôle.
J'ai été d'abord étonné, amusé, troublé, inquiété, puis soulevé par ce film. Her n'est pas une histoire, mais une véritable expérience. C'est pour moi une leçon, sous la forme la plus intense qu'il puisse être, tant chargée d'émotions qu'on est transporté hors du temps, du monde réel pour se plonger entièrement dans cette relation si passionnante et perturbante entre un homme et Samantha, cet éternel mystère.

Her est un véritable film de science-fiction: il raconte notre société, il explore habilement ce domaine tant prisé de l'intelligence artificielle, il projette un monde fondamentalement métamorphosé par cette aboutissement technologique.

C'est aussi un poésie philosophique: l'extrême intimité que le spectateur partage avec le héros, et même avec Samantha (le choix de Scarlett Johansson pour la voix en fait un personnage on ne peut plus délicieux et attachant), le plonge au cœur de sa personnalité, ouvre toutes les portes les plus profondes de son âme pour laisser libre cours à l'analyse de ceux-ci, le film nous amène à partager l'évolution sentimentale et émotionnelle de cet homme seul.

En définitive (même si je pourrais m'étaler pendant des heures encore), je dirais que Her m'a appris beaucoup. Il s'agit d'une mise en garde face à l'effroyable danger que représente non seulement l'IA, mais aussi la technologie moderne de télécommunications, de robotique, d'informatique...
Les relations humaines sont notre bien le plus précieux.
dayana83
dayana83

18 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2016
Je salue la performance de l'acteur, qui comme à son habitude, endosse le rôle de ce personnage à merveille. Il s'agit la d'une histoire d'amour atypique, originale, touchante qui soulève bien des problématiques actuelles...L'humain qui se robotise ou le robot qui s'humanise...Bref j'ai passé un bon moment devant ce film étrange..même si je m'attendais à un "plus"
zhurricane
zhurricane

98 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2017
On sait très bien qu'avec Spike Jonze on va avoir le droit à un film au scénario barré. Et bien c'est le cas ici, mais pourtant ce qui nous frappe immédiatement ce n'est pas le pitch, mais les décors. Et oui, Jonze nous sert des décors colorés splendides, qui font futuristes, mais réalistes, disons futuriste dans 5 à 10 ans, pas plus. En plus de dire que c'est agréable à regarder, et c'est un euphémisme, cela a aussi pour avantage d'encrer son film dans une vision très réelle de notre propre monde, mais qui a pourtant un côté alternatif. Cela sous tends aussi une logique du paraître, dans une société qui semble avoir perdus une part d'humanité. Mine de rie, cela créer un univers dont Jonze nous invite à le rejoindre. Et ce qui est frappant, c'est que cet univers nous est à la fois très familier, et pourtant très éloigné. En cela le personnage de Joaquin Phoenix exprime un peu cela, il nous livre une performance époustouflante, il joue le rôle d'un hipster du futur. Avec notre vision actuelle, ce personnage à petite moustache passerait presque pour un has been, mais avec ces vêtements classes et sa maison sur développé ils passent pour l'Homme moderne par excellence. Et ce que l'on remarque, c'est que l'Homme moderne est un Homme seul,qui n'arrive pas à avoir des relations avec ces congénères, qu'il se sent seul. Ancré dans cette solitude, il préfère les relations virtuelles, aux relations véritables. Scarlett Johansson livre une superbe composition, elle était la parfaite actrice pour jouer la voix du robot, parce que de sa voix douce et chaude, elle incarne à la fois un côté séducteur et rassurant, dont révérait cet Homme moderne.

Mais le point fort du film est qu'il n'est pas manichéen, jamais il ne dit expressément que les relations virtuelles sont mauvaises, ou qu'elles sont bonnes. Il sous entend pourquoi elles seraient bonnes, par rapport à quelque chose, ou mauvaises par rapport à quelque chose d'autre. Mais surtout, il veut nous faire comprendre que si des relations virtuelles se sont développées, c'est uniquement pour répondre à un besoin de l'Homme moderne. Et que si ce besoin existe, c'est uniquement pour combler un manque de solitude, qui provient de relations superficielles. Or en disant que les relations véritables sont superficielles, c'est comme si on disait qu'elles n'existent pas vraiment, qu'elles ont un côté virtuelles. C'est là que, par un contraste le personnage de Scalett nous sembles beaucoup moins superficiel, donc beaucoup plus humain que les propres humains du film. C'est cette problématique qui constitue tout l'enjeux du film. C'est à dire cette notion de relation virtuelle. Mais bien loin d'être un louange pour la technologie "her" se veut avant tout nous avertir de la modernité qui conduit à la négation des relations inter-humaines. Et pourtant ce n'est pas un réquisitoire, du moins de façon primaire contre la technologie. Nous le voyons bien, puisque le personnage de Joaquin Phoenix a toujours le sourire aux lèvres, il est bien avec sa machine. Donc là machine rend heureux cet individus, ce qui a pour effet de mettre le spectateur mal à l'aise. Car oui, nous montrer qu'un programme informatique satisfait plus un Humain qu'un autre humain, ça nous montre le désenchantement du monde de l'Humain moderne. Ce qui pour autant ne veut pas dire sa perte totale d'humanité, mais une mutation de l'Humain. Mais là où c'est fort, c'est que la machine peut être bénéfique à l'Homme moderne, puisqu'elle peut nous faire comprendre que nous Humain nous nous sommes déconnecté de nos semblables. C'est pour ça que "her" est une oeuvre si riche, car elle nous invite à une profonde réflexion, duquel je ne peux penser qu'on nous met en garde devant la technologie, car comme le disais Rablais: "science sans conscience n'est que ruine de l'âme'. Et au final la réalisation léchée agrémenté d'une Bo d'Arcade Fire réussie, et d'un sujet qui pousse à la réflexion, font entrer ce film dans une atmosphère particulier, qui parfois nous séduit, parfois nous brusque un peu. Mais je pense que c'est le genre de film à regarder plusieurs fois, pour avoir différentes visions et interprétations tel par exemple un "Matrix".
Kévin L.
Kévin L.

17 abonnés 316 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2021
"Her" possède un pitch amusant... à l'écran le film se trouve entre une pub et un clip musical... Passé la découverte, l'œuvre devient soporifique et sans surprise.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2016
C'est un film magnifique et troublant. On est scotché du début à la fin alors qu'un des personnages principaux n'est pas visible. Le scénario est bien ficelé, nous fait réfléchir avec une subtilité incroyable. C'est un film inattendu et inoubliable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 décembre 2015
Her nous emmène dans un futur proche, où seules les mentalités ont changé. Elles sont devenues la caricature des nôtres : l’absurdité poussée à l’extrême. Le film pose ce contexte avec finesse en quelques minutes, en se focalisant sur Theodore, un homme doté d’une grande sensibilité, bouleversé par son divorce en cours, et dont même le métier nous dérange. Puis celui-ci fait l’acquisition d’un système d’exploitation intelligent, et son existence va radicalement changé. Parce que Samantha (le nom que cette intelligence artificielle se choisi), conçue pour s’adapter à la personnalité de son propriétaire, va dés sa mise en service développer la sienne propre. S’en suit un ballet philosophique et romantique orbitant autour de cette question : quel statut accorder à cette conscience artificielle plus vivante même que la femme de Theodore ? Cet outil numérique qui l’amène à renouer avec la réalité ? Un film sensoriel, émouvant, porté par un jeu d’acteur d’exception... Et forcement un peu dérangeant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 décembre 2015
J'ai trouvé ce film intelligent et subtil. Il raconte énormément de notre époque et réussit à mêler la poésie et le numérique. Joaquin Phoenix est formidable, comme toujours. On a de la compassion pour des personnages qui, ayant tout pour être heureux (c'est fou de voir que dans ce monde futuriste bisounoursien, les gens ont des métiers nettement plus créatifs que dans le nôtre), n'arrivent pas à avoir de relation affectives normales, même pas avec une intelligence artificielle. Je regrette juste la fin, happy ending oblige, peu crédible : c'est assez improbable que des personnes aussi névrosées puissent accepter la situation de la sorte.
virginie L.
virginie L.

20 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
On aurait pu tenir un chef d'œuvre avec ce film si le réalisateur avait été au bout de son idée au lieu de la gâcher en cours de route pour nous entraîner vers une fin si prévisible.
L'oscar du scénario est amplement mérité. Le jeu des acteurs est excellent, tout en finesse. Les décors, les partis pris d'une vision d'un futur "désuet" sont charmants.
Bref, il y a tout, mais il manque l'essentiel pour faire un bon film : tenir le rythme et le conclure avec soin.
Dommage, j'en voudrais presque au réalisateur de m'avoir déçue avec une idée pourtant si géniale.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un chef d'oeuvre efficace et plein d'humanité, psychologie et philosophie. De l'émotion comme on en ressent trop rarement. Bouleversant.
xavierch
xavierch

57 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2015
Un film intrigant, posant des questions philosophiques très intéressantes, comme "l'homme a t-il vraiment besoin de relations réelles, ou une intelligence artificielle bien adaptée peut-elle suffire à s'épanouir? "
Joaquin Phoenix est quasiment seul dans ce film, et joue très bien. Mais définitivement, la moustache, c'est pas top, ainsi que les pantalons taille haute. Ce film aurait pu avoir une meilleure note encore s'il n'avait pas été si lent, mais il est bon tout de même grâce à ce scénario hyper intéressant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2015
Ce film est juste magnifique, le genre de film qui change totalement le regard que l'on peut avoir sur ce qui nous entoure. Oui, ce genre de film qui te fait te sentir totalement étrange, comme dans un autre monde quand tu sort de la salle de cinéma. Une histoire écrite sans aucune faille, du moins tellement bien écrite qu'on ne les voit pas. Je suis changée, bouleversée. Merci pour ce moment...
Luciano B
Luciano B

16 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2015
Fantastique. Une simplicité charmante et digne de rentrer dans la liste des mes filmes favoris.
Il grans plus pour les costumes. Classe, chic. Merveilleux :)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 décembre 2015
Ennuyeux à mourir, faussement "intellectuel", faussement émotionnel : rien mais rien : on regarde sa montre toute les deux minutes et il ne se passe jamais rien : le vide abyssal cinématographique total avec quelques petits moments de vulgarité sans doute pour essayer de retenir un auditoire qui ne pense qu'à se casser. Une production pour petits bobos en mal de films soit disant intelligents ou pour geeks invétérés. On se demande où se trouve le sens.... Et puis cet OS insupportable tellement parfait qu'il ne plante jamais.... Bienvenue chez les bisounours... Empathie impossible pour se looser pitoyable et énervant qui tombe amoureux de son SIRI. Bref à fuir ; il y a eu si peu de fois où je me suis ennuyé en salle que cette fois là à laisser des traces....
pierrre s.

564 abonnés 3 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2015
Un film de SF surprenant à la fois drôle et touchant. Mention spéciale à Scarlett Johansson, qui n’apparaît pas une seule fois à l’écran mais dont la voix habite littéralement le film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2015
Un mot pour moi qui ne conviendra certainement pas à tous :
SURPRENANT !

Her, au delà de toute sa dimension psychologique, de toute la mélancolie qui nous inonde en accompagnant ces âmes déconnectées et singulièrement seules, montre une étrange précision dans son récit, dans son univers, qui fera frémir vos méninges si vous vous intéressez au thème.
C'est ce qui m'est arrivé malgré toute ma volonté de m'immerger dans l'émotion basique et la chialerie de circonstance.

Déjà, c'est une réussite en tant que drame romantique.
Les relations humaines dépeintes dans le film sont réalistes, très bien mises en scène et divinement jouées. (Bordel Joaquin est grandiose ! Son mal-être crédible. J'étais vraiment mal la première partie.).
La mise en place rapide des éléments, le peu de place laissé à la partie scientifique du récit sont finalement ses plus grandes qualités.
Pas de chichi, on suit Theodore, brave type avec un vrai blaze de brave type, paumé, déprimé, que l'amour a laissé désabusé et nostalgique, qui va céder malgré lui aux charmes d'un logiciel social personnalisé et ultra-performant (je ne dit volontairement pas "IA" ici, parce que c'est là qu'une partie de la réflexion entre en compte...).
Le ton calme adopté permet de crédibiliser la relation entre le looser et son iphone, laissant monter les sentiments, même si parfois on se dit qu'il va vite en besogne pour accepter la personnalité de madame l'IA.
En même temps on va pas non plus chier un film de 12h sur 8 ans pour cimenter une relation...

Là où j'ai été surpris, c'est que le film apporte un nombre impressionnant de questions métaphysiques à travers une simple romance, et montre une profondeur sous-jacente qui m'a très agréablement surpris en dehors de la dimension psychologique et romantique du film. Un vrai vent de fraicheur dans la réflexion philosophique liée à la science moderne et à la société.

Au final, on pourra toujours se demander si la relation entre les 2 protagonistes est bien réelle.
Cette hypothèse est renforcée avec le temps, quand l'IA annonce son ubiquité, et que la vision d'un système d'exploitation, postulat de départ, revient d'un seul coup.
Certains éléments font douter de l'existence de Samantha.
//SPOILER//
Et si ce n'était finalement qu'un logiciel thérapeutique de masse très perfectionné ? Et si elle partait car l'expérience sociale, ou la thérapie, a donné des résultats, parce que c'est le but du logiciel ?
Dans ce cas il faudrait garantir la crédulité du bénéficiaire, au risque d'anéantir le travail sur l'ego effectué pour réintégrer Theodore. Et donc pondre une histoire crédible sur la disparition de Samantha. Ce qui est fait dans le film.
Autre détail qui a son importance, rien dans leur société ne montre un tel niveau technologique.
L'IA ultra-perfectionnée est utilisée uniquement comme loisir alors que le monde tourne comme aujourd'hui ? Ca ne tient pas.
//FIN DE SPOILER//

On peut également tergiverser à l'infini sur la conception de l'Intelligence artificielle, et jusqu'à quel point l'humain peut être dupé. La notion de tromperie est un thème inévitable quand on aborde l'IA car sa définition idéologique dépend de la très vague notion de conscience. Et ici c'est poussé au bout, justement par souci de crédibilité.
Au delà de tout ceci, la réflexion classique sur le principe des émotions, de la personnalité d'une entité artificielle mais consciente est maintenue tout le long de l'oeuvre.

C'est tout ça que je veux voir quand on aborde le sujet.

Les hypothèses scientifiques germent au milieu de la mièvrerie intrinsèque au thème, les questions existentielles se succèdent. Les références à la littérature se font sentir et là ca bouillonne.
en même temps, on s'attache à Samantha, leur relation semble sincère.
L'idée du simulacre reste, mais la qualité et la beauté des échanges subliment le coté dramatique.

Un drame romantique philosophique de très grande qualité en somme.

Un très grand BRAVO monsieur Jonze.
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