Her
Note moyenne
4,1
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1 398 critiques spectateurs

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328 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2015
Histoire et thème du film intéressant mais le rythme reste poussif pour que ce soit vraiment bon... À découvrir cependant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 octobre 2015
Ce film m'a tout simplement scotchée. Premièrement, la photographie et la lumière sont magnifiques, accompagnées par une BO superbe (malheureusement introuvable), tout cela donnant à ce Los Angeles éblouissant et irréel une ambiance unique qui nous transporte de bout en bout. A cette atmosphère douce et lumineuse s'ajoute un intéressant contraste entre la déco à l'aspect aseptisé et futuriste et le style très vintage des personnages, avec pantalon taille haute et petite moustache. Deuxièmement, les acteurs sont tous géniaux : Joaquin Phoenix, (comme toujours) excellent, interprète un Theodore doux, sensible et incroyablement attachant, et la belle voix de Scarlett Johansson donne à Samantha un caractère drôle et surprenant. Amy Adams est très attachante, sans compter Rooney Mara, Chris Pratt et Olivia Wilde, qui sont aussi très bons. Troisièmement, le scénario est vraiment bien écrit, il ne tombe jamais dans les clichés des comédies romantiques ou de la science-fiction, mêlant ces deux univers avec drôlerie et finesse. Le film questionne avec une grande justesse notre rapport au corps, à l'amour, à la technologie, ainsi que les relations interpersonnelles, mais surtout celle que nous avons, et qui ne fera forcément que s'amplifier dans les années à venir, avec les intelligences artificielles. L'histoire se passe dans un futur proche, mais elle est le reflet des questions que nous nous posons aujourd'hui à propos de la technologie et de la place de plus en plus importante qu'elle prend dans nos vie, tandis que cette technologie avance à une vitesse toujours plus ahurissante ; les ordinateurs seront-ils un jour capables de penser ? D'éprouver des sentiments comme nous le faisons nous ? Que seront-ils pour nous ? Cependant, le film va bien au-delà de ça, il interroge sur l'amour et l’ambiguïté de nos relations avec une vraie finesse. Rien que le travail de Theodore Twombly pourrait alimenter un débat pendant des heures : ce fait de faire écrire nos lettres personnelles par d'autres, qu'est ce que ça dit de nous ? De nos relations et de la manière dont nous les vivons ? Ça ne m'étonnerais pas que ce travail existe un jour, et je trouve qu'il pose de vraies questions sur la façon dont sont en train d'évoluer nos relations avec les autres et avec le monde...
Ce n'est pas juste un film romantique (bien que je trouve que c'est une très belle histoire), il y a une vraie profondeur derrière que j'apprécie beaucoup.
Bref, un film magnifique et surprenant. Je vous le conseille absolument !
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2015
Her est avant tout une intéressante incursion dans la comédie romantique par le très subtil truchement de l'anticipation. Riche idée mais au fond pas si neuve puisque les vioques dans mon genre ont eu le plaisir d'y goûter avec Une créature de rêve ou Electric Dreams dans les années 80 puis avec l'excellent Denise au téléphone dans les années 90. Ce dernier creusait d'ailleurs intelligemment le syndrome paradoxal du repli sur soi par la faute des nouvelles technologies dites de communication. Et par là stigmatisait le refus d'engagement en matière de sentiments, pathologie des temps modernes.

Outre cet argument présent dans Her, j'apprécie le fait que s'agissant d'un film US le puritanisme tellement ricain y trouve une illustration charmante dans la dématérialisation du corps de l'autre. Ou comment rendre palpable l'horreur qu'on y exprime pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à des poils ou des sécrétions corporelles ! Une dématérialisation qui commence dès lors que l'on applique à l'autre sa propre grille d'exigences. spoiler: Exemple avec cette très jolie scène de rendez-vous à l'issue duquel elle lui demande d'utiliser sa langue pour le baiser mais pas trop, juste un peu, à moitié... On n'est évidemment déjà plus dans la rencontre amoureuse mais dans l'exposition de son cahier des charges amoureux, dans l'étape "tue l'amour" où nos conditions rêvées sont posées au partenaire... Autre illustration symptomatique de cette recherche effrénée d'une forme maladive de perfection (évidemment pas de ce monde) : ce jeu video où l'on campe une mère qui pour marquer des points doit nourrir intelligemment ses enfants et les déposer à l'école avant les autres parents...
Tant que Spike Jonze explore cette réflexion sur une idéalisation forcément déceptive du rapport aux autres, tant qu'il évoque l'air de rien les difficultés du rapport amoureux propres à notre époque, le film fait mouche, il est même souvent poétique grâce à ses échanges délicieux entre un homme plutôt discret, timide, et une voix chaude.

Le film est moins convaincant sur d'autres aspects, notamment sur la personnalisation de l'Ordinateur qui dans son phrasé comme dans le contenu de ses propositions semble trop souvent prisonnier de formules, d'incantations un peu vaines, ne se targuant que de préoccupations souvent trop humaines spoiler: "Je sais bien que je n'ai pas de corps" ou "on fait moins l'amour ces derniers temps...". Déclamations qui tombent à plat. Des scènes comme celle du pique-nique par exemple ne fonctionnent pas beaucoup plus ("et alors qu'est-ce que tu aimes chez Samantha ?", question posée par le couple d'amis ou "Tu te tapes ton ordi ?" réaction outrée de l'ex adulée
) du fait de dialogues qui ont quelque chose de trop littéral... C'est un point capital à mes yeux. Ce sont des phrases qui pourraient se révéler drôle dans du théâtre de boulevard ou dans une vraie comédie burlesque mais qui fonctionnent beaucoup moins dans ce registre poético-réflexif fait de sentiments (vrais ou simulés d'ailleurs), de questionnements sur nos addictions, sur nos manques affectifs, et sur les solutions au rabais envisagées pour contourner notre difficulté fondamentale à nous engager... Cela vient je crois dune question de décalage pas toujours heureux entre l'univers et ce qu'on veut faire dire aux personnages.

Mais le vrai tournant raté du film me semble surtout se situer autour de la fameuse colère de Samantha ("Ta gueule" ose-t-elle même s'écrier). A partir de là, je rêve de basculer dans quelque chose de beaucoup plus angoissant. Du côté de ces atmosphères étranges où tout devient possible. Parce que le sentiment amoureux peut faire faire n'importe quoi. Précisément. Je me dis qu'on pourrait alors découvrir le vrai visage d'un gars inquiétant qui parle tout seul, qui cause aux arbres ou avec leurs poupées gonflables... Ou révéler en creux un personnage sous influence aussi effrayant que l'obsessionnel metteur en scène de ses fantasmes dans Le Voyeur. Mais on pourrait tout aussi bien imaginer comment naîtrait la relation abusive où elle (la voix) va se révéler envahissante, pressante, manipulatrice, jouant avec plusieurs coups d'avance (des milliers peut-être) et pour cause, elle est un ordinateur... Elle peut alors apparaître comme menace multiple (une voix d'homme, d'enfant, un cri d'animal) et omniprésente, elle peut s'immiscer dans sa vie privée, dans ses choix, le faire chanter, spoiler: elle pourrait même le mettre en concurrence avec l'un de ses fameux 641 autres amants (comme elle l'évoque vers la fin) mais hélas au final, rien de tout ça... On reste sagement dans une relation qui s'étiole (comme notre attention) pas vraiment de son fait à lui d'ailleurs (le personnage central est d'ailleurs trop mou de ce point de vue) mais par sa volonté à elle de s'émanciper... S'émanciper de qui, de quoi ? Ce n'est pas clair... Pour aller où ? Ce n'est pas clair non plus. Cela affadit la seconde partie qui finit par ronronner malgré de belles idées comme le savoureux plan à 3 ou les vacances en amoureux à la montagne alors qu'il part tout seul !!!

Restera donc le beau message que véhicule le film sur ces vies par procuration que favorisent des technologies (son métier à lui l'illustre bien d'ailleurs, écrire les histoires des autres, être la voix des autres), qui finissent par nous renfermer sur nous mêmes plutôt que de nous ouvrir sur le monde. Mais je crois fermement pour conclure que Denise au Téléphone le faisait mieux passer parce que justement de façon plus cruelle, froide et cynique. Et parce que sans pathos. La naissance du sentiment amoureux dans Her, parce quelle a lieu, aurait probablement mérité d'être le point de départ d'une histoire beaucoup plus irrationnelle, inattendue, frissonnante, humaine comme seul l'amour sait en créer... On dira que c'est quand même dommage !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 octobre 2015
Joaquim Phoenix très bon dans se film legerment futuriste et à la fin attendue je trouve. L'histoire est quand même bonne et même réaliste. Le film est quand même bien, ma note 3.5/5
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2015
Affiche surprenante pour un film qui l'est également. J'avoue c'est original, amusant, voir apeurant. J'ai quand même trouvé le film long mais je comprends l'engouement qu'a eu le film envers un certain public. Her c'est plus qu'un film, c'est une expérience. 2 étoiles pour moi. ----Octobre 2015----
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2015
Le thème aurait convenu à une nouvelle ou à un court métrage enlevé, mais le réalisateur a délayé la sauce pour remplir une heure quarante, de sorte que ce film est terriblement répétitif, prévisible et ennuyeux. Aucune idée, aucun rebondissement original ne vient rompre cet ennui et cette succession de bavardages parfois prétentieux, toujours creux. Là où il aurait fallu de l'humour, du rythme, de la fantaisie, nous n'avons qu'une succession de niaiseries. De plus, Joaquin Phoenix traîne en permanence un air de chien battu et ses (rares) relations avec des êtres en chair et en os évoquent davantage des scènes de sitcom que des tranches de vie. Le seul mystère, c'est le relatif succès médiatique de ce navet...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 octobre 2015
un film qui nous pousse à réfléchir sur la notion d'amour et son évolution suite à de nouvelles technologies comme l'IA. A voir
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 22 octobre 2015
Déjà dans une relation réelle je peux pas supporter les guimauves mais réussir à être aussi dégoulinant de mièvrerie devant une I.A. Non non non c'est trop ... Joaquim Phoenix très bon acteur tout de même malgré ce rôle de pur looser.

Le seul moment intéressant: spoiler: Quand l'IA ramène une femme réelle chez lui pour faire l'amour, le malaise est bien ressenti.


Vous voulez voir un bon film sur l'IA : Ex Machina, nettement supérieur à celui ci
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2015
Il n'était pas évident de rendre crédible cet amour entre un personnage solitaire et un programme informatique. Mais grâce à une interprétation de très grande qualité et à mise en scène poétique, on y croit.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 octobre 2015
Un très bon exemple de ce que pourra devenir notre société si au lieu de maintenir des liens sociaux dans la vie réelle les gens continuent de vivre au travers de leur écran d'ordinateur, de portable, de tablette... bref on aura compris.
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2015
Je suis partagée entre un sentiment de malaise parce que ce film parle de relations qui n'en sont pas et un sentiment de plénitude parce que le film met l'accent sur le besoin de vraies relations qu'a l'être humain non basées sur le superficiel : il suffit de voir comment les acteurs sont habillés pour vite se rendre à l'évidence que la tenue vestimentaire n'est pas le thème du film et les actrices ne sont pas maquillées ce qui met donc à l'écart tout sujet de séduction basée sur l'apparence. Effectivement, je trouve que c'est assez angoissant d'imaginer que dans le futur les gens puissent être branchés, chacun dans sa bulle, avec un être virtuel, éloignés de ses congénères. Par ailleurs j'ai bien aimé les interrogations que le film amène sur le bouleversement qu'apportent les relations humaines basées sur l'amour.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2015
Un film décalé et mélancolique, voilà comment je résumerai Her en deux mots. Perturbé par une séparation douloureuse Théodore va petit à petit s abandonner aux relations virtuelles jusqu'à tomber amoureux de son système d exploitation, un système intelligent qui a sa propre personnalité. Le film qui se situe dans un futur proche extrapole sur notre monde hyper connecté ou paradoxalement chaque individu est très isolé et solitaire. Ou les relations amoureuses sont dictées par la peur de souffrir et se trouvent donc être de plus en plus superficielles voir virtuelles. Ou même les relations amicales semblent factices et ne paraissent que donner le change pour un semblant de "normalité sociale". Parfaitement mis en scène, plein d humour mais surtout comme je le disais plein de mélancolie Her est un très joli film doux qui fait du bien tout en laissant un léger goût amer qui va parfaitement à l ensemble.
moket

660 abonnés 4 678 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2015
Le problème de Spike Jonze, c'est que le pitch est tellement original et barré qu'après il faut sacrément assurer derrière. Concrètement, le film est plutôt bon même s'il n'atteint pas des sommets. S'il se permet une belle réflexion sur l'évolution des relations humaines et qu'il est très esthétisé, il souffre en revanche de quelques longueurs, même si Joaquin Phoenix est exceptionnel, de même que la performance de Scarlett Johansson, sexy et convaincante dans cet exercice difficile. La performance et l'alchimie entre les deux interprètes sont d'ailleurs le vrai point fort de ce film que l'on aurait espéré un peu plus fou.
ParadiseCircus
ParadiseCircus

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2022
De l'émotion à l'état pur. Des barres de joie, de tristesse, de nostalgie concentrées. À couper le souffle.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 375 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2015
THE VOICE. Aux auditions à l'aveugle, je me serais retourné sur la voix envoûtante et généreuse de Scarlett Johanson. 3615 code Samantha dans une situation amoureuse compliqué. La solitude dans la tête de Spike Jonze dans un futur si loin si proche. Et l'émotion, et la passion, tout est passé au travers de mon coeur. Et sans Samantha rien ne va. Call me.
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