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Un visiteur
3,5
Publiée le 23 septembre 2013
"Les Amants du Texas" est un film léger et envoûtant qui nous fait voyager à travers le Texas des années 70 même si aucun élèment précis ne nous est donné. Les costumes et le style de vie renvoient le plus à cette période. Si vous pensez voir un western avec une évasion spectaculaire, passez votre chemin puisque David Lowery, le réalisateur, propose au spectateur une réflexion sur le couple et l'éloignement. Le film commence par nous montrer la relation très complice et passionnée qui existe entre les deux principaux protagonistes, tout en douceur. Même quand le braquage tourne mal et que Bob se voit envoyer en prison, rien n'est violent, mais au contraire calme et centré sur les réactions des personnages tous plus bouleversants les uns que les autres. Le reste du film va essentiellement se porter sur la relation de Ruth avec sa fille Sylvie. Cette relation est à la fois touchante et difficile pour la mère, toujours rongée par l'emprisonnement de son mari. On nous présente le désespoir et la souffrance ainsi que cette attente sous forme d'images accompagnées d'une musique douce bercée par les origines country, au lieu d'avoir des dialogues tout simplement. Il me semble que c'est justement ce qui fait la force du film en le faisant notamment sortir du lot habituel des films "Love Love".
De plus, nous suivons Bob lors de sa cavale et des moyens qu'il met pour retrouver sa femme tant aimée ainsi que sa fille qu'il ne connaît pas. Au fond, les deux héros , bien que en couple, sont très différents dans leur façon de voir au fur et à mesure jusqu'à être presque totalement opposés sur leurs choix futurs. Un autre personnage, très important, fait partie du casting; il s'agit du shérif qui fut blessé lors de leur arrestation et qui va se lier d'amitié avec Ruth allant même à tomber amoureux d'elle vers la fin. Mais quand, tous les trois, se retrouvent face à face, pour le final, que va-t-il se passer ? Le prestige des "Amants du Texas", il le doit à ses acteurs tous exceptionnels. Je retiendrai pour ma part Ben Foster dans le rôle du shérif Patrick. Bravo à lui !
En bref: Un très beau film tout en douceur et en musique !
J'adore ce genre de film, mise en scène superbe! les acteurs très bon choix. Les gens qui n'ont pas aimé sont peut être ceux qui avait fait déjà le film dans leur tête et pensaient connaitre la fin Rooney Mara est trop belle, j'avais gardé son image dans Millenium ;)
Très esthétique, sans humour,scénario assez fin mais avec des flous sans doutes artistiques, duo d'amoureux un peu décevants, mais excellent Ben Foster qui tire vraiment le jeu d'acteurs vers le haut ! Final plus qu'attendu mais un film à contempler quand même......
Le scénario de Les amants du Texas est classique. Un couple de gangsters texans, Bob Muldoon et Ruth Guthrie, se retrouvent séparés. Bob se sacrifie par amour et va en prison. Ruth, enceinte, essaie de vivre malgré la séparation. Ruth réussit à se construire une vie avec sa fille. Elle est courtisée par le jeune sheriff Patrick Wheeler et protégée par Skerritt. L’équilibre qu’elle avait trouvé est fragilisé par l’évasion de Bob.
Le réalisateur arrive à nous faire croire qu’à un moment donné il va vraiment se passer quelque chose mais il ne se passe rien !! La fin est convenue et malgré les efforts du réalisateur, aucune émotion ne passe. Le film se concentre sur les personnages et sur la photographie beaucoup plus que sur le scénario. Le réalisateur s’applique à filmer les paysages désertiques et les champs texans au coucher du soleil, comme captivé la beauté de cette nature. La mélancolie qui se dégage du film est rythmée par une belle musique envoûtante. Le tout donne un résultat ennuyeux et sans émotion.
Casey Affleck est Bob, jeune homme prêt à tout pour retrouver sa belle. Il est très convaincant. La talentueuse Rooney Mara est Ruth, jeune femme amoureuse, douce, calme, mère célibataire dans l’attente. Elle adopte un masque de tristesse tout au long du film (qui agace un peu…) . Le couple fonctionne à merveille, se mettant en valeur l’un et l’autre. Ben Foster est le policier, sympa de le retrouver dans un rôle qui n’est pas celui d’un psychopathe !!
Les amants du Texas est un film sans saveur et sans émotion. ennuyeux !
Mouai...beaucoup d'ennui dans ce film. J'ai même piqué du nez (à 11h...surement la faim!). J'ai trouvé ce film très "nombrilique" ("ohh comme c'est beau ce que je film, ttes ces couleurs, ces regards etc. Mais n'est pas Terrence Mallick qui veut !). J'ai trouvé cela au final...vain. Tout ça pour...rien en fait. J'avais entendu pourtant des échos dithyrambiques (merci, entre autre, Première qui, de plus en plus, récompense les mauvais films et charge les bons!?), je ne comprend pas vraiment pourquoi car cela manque de passion (les 2 amoureux sont certes bons mais manquent de charisme), d'une étincelle pour y croire vraiment. On ne comprend pas tout, notamment les motivations et liens entre les personnages (père adoptif?? Frères? Tueurs? Ami au bar?). Reste Ben Foster, vraiment surprenant, surtout dans la scène finale. C'est lui qui m'a bouleversé véritablement : sa dignité, sa douceur, sa lucidité. Je recommande? Non. D'autres films sur l'amour absolu sont à revoir alors.
Les amants du texas...Polar ? Mélo ? Western moderne ? Tout simplement une histoire d’amour, une histoire simple, une histoire sans futur. Après un braquage raté, Bob est mis en taule, Ruth sa compagne est enceinte, et Bob lui demande de l’attendre coûte que coûte...Quatre ans après il s’évade, et revient... Que dire sans trop dévoiler un scénario mince à la base ? Un film triste, avec des personnages encore plus tristes, incarnés par des comédiens que l’on aime, Casey Aflleck et Rooney Mara qui n’ont finalement qu’une scène et demi ensemble, et l’on en vient à regretter fortement toutes les scènes de parloir qui auraient pu leur donner de quoi s’exprimer à l’unison. Le film est quasiment tourné dans ce que l’on appelle «la belle lumière», quand les rayons du soleil rasent le sol, en fin de journée ou à l’aube. Les couleurs sont chaudes, et font de beaux plans. Certains détestent, d’autres aiment bien...je trouve que c’est un peu la solution de facilité. La mise en scène est bien faite, sans grandes idées mais avec un style, plutôt très lent, et le parti pris de tout filmer en gros plan dès que c’était possible est un peu chiant à la longue. En fait, j’étais très indulgent pendant la séance, mais plus je m’éloignais du cinéma plus je sentais ma colère monter ! Ni je recommande, ni je recommande pas...Mais je me pose une question : nous sommes le 20 septembre, la saison cinéma a-t-elle commencé ?
Si l'ennui était un des Beaux-arts, on pourrait proposer "Les Amants du Texas" en Défense et Illustration. Il (Bob Muldoon) s'est évadé, va retrouver sa belle (Ruth Guthrie) et leur enfant qu'il n'a jamais vue (Sylvie, qui va fêter ses 4 ans). On imagine que ça va être difficile. Et que tout n'est pas blanc, ou noir. Au bout d'1 h 37, le drame promis est accompli, et on s'est copieusement barbé. Autour de moi, les bâillements se faisaient de plus en plus nombreux, au fil des non-rebondissements successifs. J'ai vaillamment résisté pour ma part à la léthargie ambiante - heureusement cette purge, je l'ai visionnée juste avant le dîner. C'est non seulement soporifique dans le traitement, mais c'est en plus à prétentions "auteuristes"..... Casey Affleck ne réussit jamais à faire mieux que le minimum syndical du pov' p'tit gars endossant un costume de gangster trop grand pour lui ("l'Amant"). "L'Amante" est un poil mieux (Rooney Mara). Quant au "Texas", aucun parti opportun n'en est tiré, ni dramaturgique, ni photogénique. Encore plus raté que "Lawless".
Très loin de Terrence Malick, mais malheureusement voulant l'imiter, le scénario oscille plus vers "Mud", et "The place beyond the pines", la réussite en moins, car c'est assez mou du genou. Pour autant, bonne poire que je suis, la projection ne m'a pas déplu, même si je ne pense pas revoir le film en dvd ou à la télé. En effet, à contre-courant des critiques négatives et donc dans le sens des positives, je salue la direction d'acteurs impeccable qui porte à bout de bras mon intérêt réel pour le devenir de leurs personnages. Le trio Affleck Mara Foster fait scintiller ce suspense lent mais fait de langueurs denses. L'histoire zappe le côté Bonnie and Clyde, et s'attache au devenir d'un amour plus passionné par pureté que pur par passion, vont-ils pouvoir tourner la page à deux, seuls face au réel? Tatata... La suite tout de suite! Les seconds personnages, servant l'intrigue annexe sur la vengeance des victimes de leurs braquages, tiennent le coup grâce à des acteurs là encore investis dans le mimétisme crédible de leurs rôles. C'est un film que je suis content d'avoir vu au cinéma, car seul la magie du grand écran peut rendre l' hommage mérité qui sied au jeu fantastique des acteurs. Le réalisateur s'est plu à jouer la carte du réalisme des développements psychologiques fidèles aux faiblesses humaines plutôt que pondre des rebondissements hollywoodiens, la prochaine fois espérons que ce sera pour nous émerveiller totalement. Sinon qu'il économise le budget d'une production U.S, et rejoigne les dizaines de millions d'américains qui survivent grâce à des food stamps, bon alimentaires, au pays de la reprise économique des décisions courageuses austères, le bas peuple qu'il aime tant filmer.
Un film lent, confus, manquant singulièrement de passion, d'émotion et d'explications entre les différents personnages et les rapports qu'ils entretiennent entre eux (rôles des tueurs, du père adoptif, du shériff, de Bob et Ruth,...). Une façon de filmer aussi singulière avec des plans sur la colline, le crépuscule, les herbes. Des acteurs quant à eux impeccables qui sauvent le film d'un certain égarement. Petite déception malgré tout.....
Une vraie surprise que ce western moderne où la sensibilité et la finesse des propos comme des situations en sont les fils conducteurs . Très bien interprété avec cette délicatesse qui laisse la part belle à l'émotion .
Romantisme et violence ont toujours fait bon ménage à Hollywood. On aime s'intéresser à ces couples comme bonnie et clyde qui permettent de traiter des sentiments aussi contradictoires. Ici, au-delà de l'histoire assez banale du tueur de flics au grand cœur envoye au pénitencier loin de sa jolie fiancée enceinte, le film met en scène des relations humaines complexes, à travers lesquels les personnages font des choix, des compromis, sans sombrer dans le cliché du retour de Martin Guerre.
premier point, les cinéphiles ne manqueront pas (même si l'idée de scénario est différente) de rapprocher ce film du fameux "les amants de la nuit" de Nicholas Ray (noir et blanc 1948)..... On y retrouve les déchirement d'un couple plutôt marginal..... Après évidemment les deux films ne sont pas comparables, celui ci manque de passion je pense, et le travail photo aurait pu être beaucoup plus riche.... Abus grossier de gros plans sur les visages alors que par moment les plans larges sont de toute beauté, une beauté presque crépusculaire.... Les personnages sont interprétés avec trop peu d'émotion, je trouve, (avec cette froideur que l'on trouve dans le cinéma réaliste contemporain) La mise en scène est assez austère.....la bande son ne restera pas inoubliable non plus..... Dans cet univers noir on est très loin d'une ambiance qui vous prend aux tripes On reste , je pense assez spectateur et c'est un peu dommage...... On peut ,je pense, se passer de ce film assez irrégulier dans sa mise en scène (pas vraiment de temps forts).....
Premier film raté pour David Lowery . C'est lent, très lent, le scénario est creux et les dialogues sans intérêt. Pas même le casting ne parvient à sauver les meubles. Ce qui devait être un mélodrame romantique redneck s'avère être un navet antipathique et niais, sans que jamais aucune émotion ne transparaisse.