49372 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 127 critiques spectateurs
5
716 critiques
4
296 critiques
3
66 critiques
2
31 critiques
1
14 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Tiger V.
114 abonnés
1 248 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 23 juin 2014
Un film qui mérite bien ses oscars. Très bon scénario basé sur la psychiatrie. Jack Nicholson est absolument incroyable comme acteur et rien qu'avec lui, le film est très bien. Je pense qu'il a joué le meilleur rôle et ils nous apporte de l'humour dans une ambiance qui n'est pas forcément gai dans un hôpital psychiatrie. Le reste des acteurs est satisfaisant. On voit bien la réalité des hôpitaux psychiatrie et on ressent l'envie de ne pas y être du tout. On ne peut pas s'ennuyer et on a des surprise sur le déroulement des situations. Il y a juste la fin qui me semble un peu vite fait. Les décors représentent bien l’intérieur d'un hôpital psychiatrique, ainsi que les costumes et les outils. Un film que je vous recommande d'urgence si vous l'avez toujours pas vu.
'Rébellion dans un hôpital psychiatrique à l'instigation d'un malade qui se révolte contre la dureté d'une infirmière.', tel est le pitch de "Vol au dessus d'un nid de coucou", de Milos Forman ( 1975 ). Apparemment rien de bien grandiose et pourtant! Quel film! Quel énorme performance de Jack Nicholson! Alors oui, ça a assez mal vieilli, c'est assez lent, mais ce n'est pas un vrai handicap je trouve. Ca ne dérange pas, le film reste plus que bon! Passons aux multiples récompenses du film : Meilleur Film, Meilleure Adaptation, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur pour Jack Nicholson et Meilleure Actrice pour Louise Fletcher. Il est le seul film avec "New York-Miami" ( Frank Capra, 1934 ) et Le Silence des agneaux ( Jonathan Demme, 1991 ) à avoir remporté ces cinq statuettes suprêmes. Il fit également une véritable razzia aux Golden Globes en enlevant six récompenses : Meilleur Film Dramatique, Meilleur Scénario, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur, Meilleure Actrice et Meilleur Espoir Masculin! Alors si pour moi le film mérite quatre de ses Oscar, je ne comprend pas vraiment celui de 'Meilleure actrice' pour Louise Fletcher... Peut-être que le niveau des actrices en 1975 n'était pas bon, mais pour moi sa performance n'est pas grandiose... Elle est très bonne dans son rôle, sans aucun doutes, mais de là à obtenir plusieurs distinctions, je ne suis pas totalement convaincu... Mais je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu, on m'avait dit tellement de bien de ce film que je m'attendais vraiment à un choc, ce qui n'a pas été le cas... Un très beau film, dans lequel on passe du rire aux larmes, de la joie au drame,... Un condensé d'émotions rare! Culte!
Film adulé s'il en est, qu'on ne sent pourtant malheureusement pas décoller. C'est certes un sympathique divertissement non dénué d'émotion, avec son amusant numéro de Jack Nicholson en trublion déjanté (qui peut agacer car surjoué). Mais il faut certainement arriver à dépasser la dimension caricaturale du flm (en gros: le personnel médical il est méchant, les fous ils sont trop mignons... Douteux!) pour pouvoir prendre son pied.
Excellent film de Milos Forman. Un drame puissant à la mise en scène intéressante et travaillée. L'intrigue nous plonge dans une institution psychiatrique qui à défaut de soigner les malades mentaux, va les plonger dans une dépendance décadente. Contre cette dureté du cadre, un malade va monter une rébellion inédite en orchestrant des stratégies pour retrouver le goût de vivre. Entre ces bouffées de liberté, la tragédie guette. Les interprétations sont époustouflantes : Jack Nicholson dont on ne sait pas très bien si la folie a raison de lui et Louise Fletcher rigide au possible. La métaphore virulente est toujours d'actualité, celle d'un système psychiatrique déconnant et avilissant, qui va l'encontre de toute part d'humanité.
Toujours un plaisir de revoir cette excellente réalisation signée Milos Forman. Avec sa mise en scène épurée, le réalisateur dirige un Jack Nicholson au sommet dans ce rôle de canaille rebelle qui va se lier d'amitié avec un petit groupe de patients légèrement dérangés mais particulièrement attachants. Car le film, véritable plaidoyer pour l'amitié et la solidarité, et contre la déshumanisation des établissements d'enfermement, est également porté par l'ensemble de ses rôles secondaires, inoubliables. De Brad Dourif, en bègue renfermé et hypersensible, jusqu'à Will Sampson, colosse placide et silencieux, en passant par Danny DeVito, Christopher Lloyd et Scatman Crothers (le célèbre gardien d'hôtel de « Shining »), l'intégralité du casting permet de nous faire ressentir une très grande empathie pour ces personnages souvent mis au ban de la Société. Mention également à Louise Fletcher, en infirmière froide et tyrannique, véritable figure de l'oppression. Rires et émotions sont donc au rendez-vous de cette excellente réalisation, qui plus est très personnelle car truffée de métaphores politiques liées au vécu de son réalisateur.
Un hommage poignant à la liberté, bouleversant et sincère, où Milos Forman revendique le droit de dire non à ce que l'on ne veut pas, à ce que l'on nous cache, avec comme représentant de ce message fort, Jack Nicholson, époustouflant de maîtrise et de talent. Pendant deux heures, on assiste à une alternance entre comique et drame dans un espace inhabituel au cinéma, où le "normal" est peut-être là où on ne le croit pas. Les personnages sont attachants et certaines scènes (notamment la dernière) presque éprouvantes mais réellement fortes et sublimes. On regrette seulement que la sobriété de la mise en scène empêche l'accès à une immersion totale, où le spectateur n'effleure seulement que par moments la beauté du film et de son sujet.
Des nombreux films qui traitent de la folie, Vol Au-Dessus D'un Nid De Coucou est, en plus d'en être uns des meilleurs représentants, uns des rares à avoir, au lieu de la simple forme du personnage fou sans qu'on le sache au début du film et de l'archétype du sociopathe de film d'horreur dont la folie profonde n'est jamais remise en question, montré des personnages au départ simples handicapés mentaux avec des problèmes variés, qui deviennent au fur et à mesure de l'avancement du long-métrage des êtres attachants et profonds avec en tout cas beaucoup plus de personnalité que les médecins qui se sont engagés dans la bonne société sérieuse, à les enfermer dans des séances de thérapies de groupes inutiles et ennuyeuses et à leur faire subir une perte de liberté progressive. La situation initiale est posée, et l'élément perturbateur, c'est tout simplement Jack Nicholson, marginal attachant se faisant interner presque volontairement pour échapper aux travaux carcéraux qui l'attendaient en prison et pour qu'on l'"évalue" pour ainsi savoir s'il est atteint mentalement ; on retrouve le grand Jack dans uns de ses premiers et plus grands rôles, qui a fait décoller sa carrière d'une façon magistrale avec Chinatown et le grand Shining. Il joue un personnage diablement attachant et humain qui va faire se rendre compte à tous les détenus de son compartiment qu'ils sont plus que de simples malades manipulés par les médicaments, et va faire une sorte de rebellion au sein de l'hôpital et va multiplier les piques contre le règlement strict de chez strict de l'établissement, en organisant par exemple une folle escapade en mer avec les détenus. Et c'est justement cette humanité toujours très juste, arrivant au parfait équilibre entre la tragédie et le comique, qui touche le plus dans le chef d'oeuvre de Milos Forman (directement entré dans mes films préférés d'ailleurs) ; il faut dire que le casting, dont une grande majorité en était pourtant à son premier rôle, touche la perfection et le traitement des personnages est assez complexe pour qu'aucun ne soit laissés pour compte, avec une belle mention spéciale pour le personnage de Chef, qui subit le plus de transformations durant le film. On voit aussi une belle critique de la lobotomie, qui équivaut à la peine de mort pour quiconque ayant une conscience et une raison. Bref, si Forman a bien fait un film sur la folie, il l'a fait sur cette folie qu'il y a en chacun de nous et que faire surgir est interdit, sur ce nid de coucou qui appartient à tous le monde mais que la société nous interdit encore une fois. On peut aussi noter une bande-son absolument magnifique et quelques scènes devant lesquelles on ne peut s'empêcher de couler une larme, et voilà. On a un des meilleurs films des années 70, un film assez grand pour qu'heureusement je ne m'attarde pas plus longtemps dessus avant de conclure. Conclusion : Intense, drôle, émouvant, triste, tragique et bien d'autres adjectifs mélioratifs qualifient à bon titre ce chef d'oeuvre incroyable d'émotion, de sens et de justesse : un regard boulversant sur la folie, sur notre folie délimité par cette grande société qui nous enferme dans une prison dont on ne cesse de vouloir s'échapper...
Très bon film, touchant, bouleversant. Film très spécial néanmoins et qui se détache des autres ( aux allures de Shutter Island si on peut faire la comparaison ) Jack Nicholson est excellent, le jeu d'acteur en général est super, ce qui rend le film vraiment flippant et d'une réalité prenante et frappante. La fin est ratée selon moi mais tout est réussi auparavant, ce n'est donc pas choquant. L'univers établi est vraiment hystérique ( quelques ressemblances avec Shinning ) Les personnages sont tous bien fait, aucun stéréotype n’apparaît, les clichés ne sont pas dérangeants. Pour un film de 76, les plans sont même plutôt réussis. Je conseille vivement ce film!
"Vol au dessus d'un nid de coucou", film culte par excellence sorti en 1975, est sans doute l'un des plus beau film qui m'ai était donné de voir. "Vol au-dessus d'un nid de coucou", met en scène Randall McMurphy campé par l'exceptionnel Jack Nicholson, un rebelle qui se fait interner dans un hôpital psychiatrique pour échapper à la prison. En attendant qu'on évalue sa santé mentale, il prend place aux « thérapies » de l'infirmière en chef, l'autoritaire et cynique Mlle Ratched, dont il cherche à révolutionner les règles. McMurphy découvrira que les privations et les humiliations le rende pire que l'enfer. Le tempérament furieux et jovial de McMurphy entraîne bien vite les autres internés à prendre conscience de la liberté qu'on leur refuse. Mais bientôt il comprend qu'en entrant volontairement dans l'établissement il a lui-même perdu cette liberté pour toujours. McMurphy, lui, apparaît comme impulsif, pouvant devenir parfois violent. Il se liera d'amitié avec les autres pensionnaires et les incitera à la rébellion et à la désobéissance. "Vol au-dessus d'un nid de coucou", demeure une critique des institutions psychiatriques, qui, loin de remettre sur pieds de pauvres malades mentaux, s'échine à les rendre inoffensifs, dépendants, doux, leur faisant perdre une grande part de lucidité et d'humanité. Le scénario se veut simpliste, mais il vous prend au tripes, c'est un super scénario contenant de multiples rebondissements, un huit-clos colossal. Seul le talent de Milos Forman, et des interprètes puissants comme Jack Nicholson et Louise Fletcher pouvaient rendre cette leçon humaine aussi pathétique. Le casting du film est tout simplement exceptionnel : Jack Nicholson est tout simplement exceptionnel, il ne joue pas son rôle, il le vit. Peu d'acteurs voir aucun ne pourraient égaler sa performance. Ensuite nous retrouvons la froide, sadique et autoritaire Louise Fletcher, débordante de charisme. Il y a également Brad Bourif, Christopher LLoyd, Will Sampson et Danny DeVito qui sont eux aussi bluffant. Tous ces personnages sont plus qu'attachants, ils nous font ressentir des émotions au plus profonds de nous, la balade en mer en est la preuve. La BO est magnifique, bien dosée et discrète, le twist final est lui aussi superbe. Un final émotionnel où l'on voit McMurphy dans un état de légume, alors que l'Indien Grand Chef, dans un élan de volonté s'enfuit vers sa terre natale, et que les autres patients s'en retournent à leur quotidien de dingue. Que d'émotions. C'est une oeuvre d'un humour noir à la fois hilarante et terrifiante. De plus la réalisation de Milos Forman, est exemplaire, il n'y a rien dire, s'appuyant sur une mise en scène irréprochable. Le rythme est excellent, on ne peut pas s'ennuyer une seule seconde, tant on est captivé par nos petits fous. Cinq oscars amplement mérités pour ce drame extraordinaire qui nous plonge dans la folie humaine.
Oui je sais c'est un grand classique très populaire. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'humanité ni de bons acteurs, et je ne dis pas que ce film est nul. Mais par rapport à mes gouts je le trouve un peu trop long et lent, quant au fait de créer une immersion dans un environnement de malades mentaux, aujourd'hui on a droit à du vrai (et même à du voyeurisme) à travers des reportages. Donc voilà je n'ai pas adoré la fiction et vu que je connais la fin il n'y avait aucun suspens ni aucun engouement pour me tenir en haleine face à de la lenteur.
Mais quel ennui! Certes la prestation de Nicholson est brillante (même si le fou - vrai ou simulé - est sa spécialité) et l'idée intéressante mais les invraisemblances s'accumulent dans le scénario rendant plusieurs réactions incompréhensibles et le dénouement attendu sans être bouleversant. La mise en scène très classique ne donne aucun tempo au récit qui malgré quelques très jolies scènes semble ne pas avoir su choisir de dessein clair. Inefficace donc.