"Vol au-dessus d’un nid de coucou" remporta 4 Oscars 1976 sur 8 nominations, et quels Oscars ! Les plus prestigieux qui soient… Il faut dire que la crédibilité a été le véritable fil conducteur du film, car outre le fait qu’il a été tourné dans un vrai hôpital psychiatrique, et en utilisant "accessoirement" de véritables patients comme figurants, Jack Nicholson a passé un séjour dans ce genre de milieu pour les besoins du tournage afin de mieux interpréter son rôle, un vrai rôle de composition, LE rôle de sa vie. Oui, cela a porté ses fruits car il porte le film sur les épaules, même s’il est aidé par le brio de Milos Forman qui signe là son meilleur film, inspiré par le roman de Ken Kesey. Les autres acteurs, notamment Louise Fletcher, sont tirés eux aussi vers le haut et rendent le meilleur d’eux-mêmes. Il en résulte que le spectateur est totalement happé tout au long du film. Un sujet difficile et grave est traité, mais c’est un coup de maître, un véritable chef d’œuvre qui a été réalisé, en donnant une vraie leçon d’humanité, tout en condamnant les traitements administrés, semblables à de véritables séances de torture pour répondre au fait que certains ne correspondent pas vraiment à la vie sociale comme le système le souhaite. Car fort de son passé houleux, Randle Patrick McMurphy revendique le droit d’exister en tant que personne en demandant que chaque personne puisse être traitée comme un être humain, message qu’il parvient à faire passer auprès des autres patients en sachant réveiller leur moi profond. Il en résulte un film dramatique à l’humour noir grinçant, auquel les seconds rôles (et pas les moindres) comme entre autres Danny DeVito ou encore Christopher Lloyd participent avec beaucoup d’abnégation tant ils se sentent concernés. Eh oui, on sent une très forte implication, ce qui a le don de donner une excellente photographie tout au long du film (d’ailleurs nominée aux Oscars), et de provoquer une totale adhésion du spectateur qui aura droit (et c'est la cersie sur le gâteau) à un final en apothéose qui ne le laissera certainement pas indifférent. Pour résumer, "Vol au-dessus d’un nid de coucou" est un incontournable qu'il faut absolument avoir dans sa vidéothèque.
Un film drôle, émouvant et passionnant. Des acteurs époustouflants et Jack Nicholson excellent! Un chef d''œuvre qui mérite bien ses 5 oscars!!! spoiler: Ma scène préféré est celle qui nous apprend que le géant n'est pas muet
Remarquable film sur les rapports humains et des interprètes habités par leurs personnages. Que dire de jack Nicholson qui est au sommet de son talent. Et cette fin, si émouvante .
Un film incroyablement jouissif grâce aux différents interprètes, grâce au scénario rondement mené et grâce à la réflexion qu'il nous apporte sur les hôpitaux psychiatriques. En général, j'ai plutôt tendance à être contre les encadrants et pour les malades, mais bon, c'est le film qui veut cela avec le point de vue de Jack Nicholson qui se voit au dessus des autres, d'où le titre je le rappelle : "vol au dessus d'un nid de coucou". Il faut arriver à se détacher des personnages et se dire que les "fous" ne sont pas dans des hôpitaux de ce style par hasard. Le seul bémol restera les rares longueurs et passages ennuyeux. Excellent film.
Beaucoup de longueur, scénario très faible, pourquoi avoir mit 5 alors? Parce que ce film fait parti des rares films qui par leur originalité vous prennent et ne vous lâchent plus, Jack Nicholson a un jeu superbe, j'ai juste adoré ! Petit bémol, je trouve la fin peu recherché, et je trouve que La ligne verte (qui est un film excellent) s'est surement inspiré de ce film. Allez le voir vous comprendrez !
Vol au-dessus d'un Nid de Coucou, film adapté du roman du même nom, mérite bel et bien ses oscars et sa place parmi les plus grands films américains. Pourquoi me direz vous? Et bien parce qu'il y a Milos Forman à la réalisation, et que le casting de ce film est tout simplement composé d'acteurs reconnus mondialement! Si je vous dis Jack Nicholson, vous ne me direz jamais : "C'est qui?" ou si je vous dis Danny DeVito, ce petit homme très rigolo et qui tire une de ces têtes pendant tout le film! Ou encore Brad Dourif, ou encore Christopher Lloyd, ou encore... Enfin bref, ce film marque et touche de par sa simplicité et son pathétique!
Milos Forman retranscrit à l'image ce que le sociologue Erving Goffman avait fait dans son étude sur les Asiles. Soit montrer comment la folie n'est pas intrinsèquement contenue dans les individus mais serait plutôt une construction. Une construction établie par l'institution totalisante qu'est l'asile en voulant réguler chaque centimètre de la vie de ses patients, ne leur laissant ainsi plus d'espace à la fois physique et intellectuel pour en échapper. Ces mots trouvent un écho fort lorsque "Chef" parle de comment son père a été travaillé. Ainsi, la révolte ici n'est pas des moindres puisqu'elle se fait contre un système totale, et Milos Forman par sa mise en scène souvent inspiré ( et joliment porté par la BO somptueuse) nous montre sans didactisme ni pathos exagéré les possibilités d'évasion des détenus ( ou patients). Jack Nicholson toujours énergique livre une prestation inspirée, une ode à la révolte et au refus dans un système oppressant.
Comment parler d'un tel film qui a marqué l'histoire du cinéma, qui a remporté les 5 oscars principaux au même titre que le génialissime Silence des agneaux, qui, par l'évocation de son simple nom, fait frémir n'importe qui d'un sursaut de joie? Difficilement. Vol au-dessus d'un nid de cou est un film qui a maintenant 38 ans et qui, esthétiquement parlant n'a pas pris tellement de rides. Extrêmement bien mis en scène comme le montre certaines scènes telles que le match de baseball, le long-métrage nous illustre le talent de Milos Forman pour créer une telle ambiance pour son film. Et aussi pour diriger ses acteurs. Ce qui est exceptionnel, ce qui est pour la force de Vol au-dessus d'un nid de coucou, au-delà du scénario, au-delà du mélange des tons si bien dosé, au-delà même du fait de nous montrer une réalité si crue mais si vraie, c'est ses performances d'acteur. Ce n'est évidemment pas pour que monsieur Jack Nicholson a été tellement récompensé pour ce film. Dramatique, comique, complètement fou, carrément excité, cet homme sait tout jouer et il nous fait une jolie panoplie à travers ces 2h09. Néanmoins, les autres acteurs, tous ces personnages interprétant des hommes en difficulté (car oui seuls les hommes sont internés ici), font vivre ce film de par leur interprétation. Seuls légers bémols pour moi, la longueur de certaines scènes, comme la scène de pêche qui aurait pu être un peu raccourcie. En effet, il est beaucoup plus intéressant de suivre les patients dans leur environnement avec leur évolution psychologique. Second bémol, la musique, parti-pris du réalisateur sans doute, a eu pour effet de m'énerver plus qu'autre chose. Pour le reste c'est un sans faute. Statut de film culte mérité.
Le film dont tout le monde parle encore aujourd'hui, le plus connu sur la vision de la folie avec entre autres la scène culte des électrochocs. Cette vision du monde psychiatrique n'est pour moi que le reflet de celle de notre societé. C'est intéressant de voir ce regard là mais largement caricaturé. Mais une chose est sûre, Jack Nickolson y est magistral. Il est humain, touchant, sensible, beau. Il incarne parfaitement son rôle, bluffant. C'est un film poignant, dur, à ne pas laisser entre les mains des âmes sensibles, car c'est un film qui reste en mémoire, qui nous laisse une trace forcément..
Bravo à Milos Forman pour cette adaptation pleine d'humanité malgré le thème tragique ! Un excellent film emmené par un Jack Nicholson au sommet de sa forme . A voir !
Vol au dessus d'un nid de coucou est un film superbe dont la qualité n'est garantie par aucun artifice. Seulement par un scénario original, des acteurs qui jouent divinement bien, tous sans aucune exception d'ailleurs, et une émotion présente tout au long du film. Le passage du rire au larmes se fait en toute simplicité, avec la spontanéité d'une oeuvre authentique qui ne vieillit pas.
Vol au-dessus d’un nid de coucou fait partie de ces films que l’on qualifierait, sans même chercher à peser le pour et le contre, de classique parmi les classiques ; Milos Forman signait en effet un chef d’œuvre vibrant, brillante adaptation du roman homonyme de Ken Keysey, et dont la profondeur du message ne pouvait qu’en faire un long-métrage marquant comme il se doit. En ce sens, sans même aborder la métaphore politique presque indécelable (si l’on est pas renseigné), sa critique éloquente du système de soins établit en milieu psychiatrique (d’époque tout du moins) nous prend lentement mais sûrement aux tripes, et l’on ne manque pas de s’attacher aux divers protagonistes : il y a bien entendu l’inoubliable McMurphy, figure principale pour le moins ambiguë mais qui parvient à nous gagner à sa cause, et une belle bande de malades mémorables, tous interprétés à la perfection. Sur ce point si Jack Nicholson méritait haut la main son oscar du meilleur acteur, il convient de féliciter par la même occasion les excellentissimes Danny DeVito, William Redfield ou encore Christopher Lloyd, dont les brillantes prestations donnent lieu à un jeu des plus authentiques. Autrement, l’intrigue intelligente en vient à un surprenant Chef Bromden, et surtout l’infirmière Ratched (avec un oscar mérité pour Louise Fletcher) : bien qu’antagoniste premier, on ne tient pas là un personnage cruel ou bien détestable au premier abord, bien au contraire ; celle-ci est l'incarnation du corps médical et de ses méthodes inefficaces, dont elle est la figure de proue. La dualité McMurphy / Ratched est donc des plus marquée, et l’on a vite fait de s’accorder à la pensée du détenu, dont la haine ira croissante jusqu’au dramatique point de non-retour… Par ailleurs, outre une mise en scène parfaite, et une BO aussi discrète qu’efficace, Vol au-dessus d’un nid de coucou est une vague d’émotions contradictoires, tant l’on adhère aux idéaux de libertés prônés par McMurphy ; il n’y a pas plus désespérant que d’être enfermé dans un tel lieu, source d’une inhumanité latente malsaine, aussi bien que peu rythmé le film bénéficie d’un suspense laissant pantois, surtout à mesure de l’avancée du récit. Que dire alors du dénouement, au contraste saisissant entre dégénération tragique et libération jouissive… une claque en somme, parachevant le chef d’œuvre de Milos Forman.