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Un visiteur
4,5
Publiée le 23 janvier 2019
Redoublant d'ingéniosité quand il s'agit de jouer avec les corps inanimés de ses personnages, The Rover épate par sa maîtrise rythmique et son sens de la démesure. Dans des paysages aux étendues presque infinies, la violence humaine ne connaît elle-même pas de limite. Preuve en est, ces pauvres chiens abandonnés par leurs maîtres trop occupés à reconstruire leur vie autour du Dieu Dollar. Si Guy Pearce ne m'a que peu convaincu, je suis resté impressionné par la performance du décidément très surprenant Robert Pattinson, campant un personnage un peu idiot, dont l'humanité rejaillit paradoxalement sur le spectateur au travers de ses élans de violence. Si les références cinématographiques sont évidentes, on apprécie la touche personnelle d'un réalisateur qui semble avoir décidé de bâtir son propre cinéma avec ses propres règles. On regrette quelques facilités scénaristiques, des non-dits un peu embêtants qui posent question sur la crédibilité de certaines retrouvailles un peu forcées, mais que c'est bon. Que c'est bon de profiter d'un spectacle unique, à contre-courant, osé, qui prend le risque de perdre son spectateur. Ça ne fera pas l'unanimité, mais ça vaut la peine de s'y plonger pour s'y faire sa propre opinion. Après la petite erreur que fut War Machine, je continue d'espérer énormément en Michôd.
c'est prenant malgré une intrigue inexistante, c'est plus un enchainement de péripéties qui arrive aux protagonistes. La violence, la rage, contenue puis déversée sans pitié, se film passe par toute les émotions.
Scène marquante : La scène: "des larmes" : spoiler: Après avoir abattu les voleurs de sa voiture, l'homme qu'on suit depuis le début, dont on ne connait rien, pas même son nom, nous montre pour la première fois, une émotion. Il pleure.
Un synopsis tragique qui même le chemin de bout en bout au allure cynique et se termine en suspension, un petit air navigant entre «Mad Max» et «La route» en moins bien, sans action et pas d’émotion. Une histoire peu novatrice en raison de l’influence des films aux temps sinistrés, la différence intéressante du scénario plaçant ce personnage baroudeur de route vers nulle part au lourd passé criminel, peu d’information supplémentaire intrigante circuleront à son sujet. Il n’est pas le pire de tous par ses actions de survie dans la mise en scène de ce brut monde où le fondement immémorial de l’humanité n’existe plus, la société s’est effondrée, laissant le champ libre à l’anarchie. La prestation de Robert Pattinson est pas mal, comme un soupçon de défoncé qui divague à côté de ses pompes.
Présenté Hors Compétition au Festival de Cannes 2014, The Rover pourra certainement paraître incomplet pour beaucoup. En effet, on ne connait absolument rien du personnage principal. Pourtant celui-ci nous fait vibrer, nous angoisse, nous agresse et nous prend aux trips. C’est véritablement ce manque d’informations qui fait la force de ce second long-métrage de David Michôd. On n’avait pas vu une mise en scène aussi poignante et préoccupante depuis Drive de Winding Refn. The Rover, c’est donc l’histoire de ce mec qui débarque de nulle part pour s’enfouir dans le désert australien. L’inconnu rencontre un jeune homme à la santé mentale limitée. Celui-ci est incarné par Robert Pattinson. Et bien qu’il parle peu, sa performance est troublante et attachante. On pourrait croire que ces deux là vont se lier d’amitié, ou à défaut se détester. Pourtant il ne reste plus rien dans la vie du personnage de Guy Pearce. Plus rien, sauf une chose à récupérer. The Rover est un film violent, brutal mais toujours ouvert. Chaque spectateur verra en cette fin sa propre vision de la vie. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Quand le vieux fusil rencontre Mad Max ça donne un film lent devant lequel on lutte pour rester éveillé. De beaux plans de paysages désertiques permettent au film d'obtenir la moyenne, pas le jeu des acteurs principaux.
Dés les premières minutes on se demande qu'est ce qu'on fout là au milieu de nulle part. Pratiquement pas de dialogues, cela m'a fait penser à certains WESTERN. Un paysage d’apocalypse . On se demande pendant tout le film pourquoi le personnage est si accro à sa voiture au point de tout retourner pour la retrouver. spoiler: Il faudra attendre la fin pour comprendre
Un film très lent, voir soporifique. Je retiendrai peut être la prestation de robert pattinson ;
Michôd parvient à créer les conditions d'une empathie avec un personnage central égoïste et monstrueux. Le plus c'est une scène finale déconcertante, et la prestation d'acteur de Robert Pattinson.
Un road movie post-apocalyptique (oui bon, l'économie s'est effondrée en tout cas !) cradingue. La rencontre entre les deux personnages est détonante, les décors sont superbement déserts et sales, le tout est filmé avec brio. Quelques longueurs malheureusement et un scénario assez maigre malgré l'intérêt que l'on peut porter aux personnages et à cet univers.
film très ennuyeux et d'une lenteur incroyable !! on ne voit pas trop où on veut nous emmener !! Dommage car j'aime assez bien Guy Pearce mais pour ce coup c'est raté
Ce film est juste parfait, les acteurs, la photo tout y est magnifique. Il est puissant, immersif, touchant... Guy Pearce et Robert Pattinson interprètent leur rôle d'une manière magistrale...En bref il ne m'a pas laissé indemne, je vous le conseille....
Véritable chef d’œuvre du 7e art moderne, David Michôd confirme sont grand talent en tant que réalisateur en nous proposant une œuvre véritablement transcendante. The Rover, pseudo "Mad Max" comme dirons certains, se révèle bien plus profond et réaliste que cela. Certes, les deux œuvres présentent de fortes similitudes, tel que l'Australie post-apocalypse, la relation entre le protagoniste et sa machine, ou encore l'environnement hostile dans lequel évolue l'anti-héros pour ne citer que celles-ci. Outre cela, les deux films sont en totale contradiction tant la portée de l'un est étendue par rapport à l'autre. Premier point positif, The Rover présente une intrigue très prenante, à la profondeur développée, qui voit un traitement de la nature humaine sur le fond, peu singulier, mais sur la forme, habilement mené. Une vision de l'homme revenu à son état primaire, tentant d'avancer sur les ruines et cendres d'une société jadis riche, dorénavant réduite à se faire la guerre, et qui voit ce qui fut sa nation s’entre tuer afin d'obtenir le bien de l'autre. Un sombre scénario mêlant magistralement drame à survie, où l'homme est amené à dépasser ses limites afin d'entretenir ses possessions, où l'homme est des plus violent et sauvage, où l'homme n'est autre qu'un animal dont nous aurions le plaisir à supprimer la vie tant ses convictions se rapproche davantage de la bête que de l'être humain. Second point positif, l'esthétique est saisissante car celle ci nous intègre au récit à un point rarement atteint précédemment. En s'appuyant sur une atmosphère pesante, le spectateur se retrouve face à une image des plus sublimes, parvenir à déceler une telle splendeur au sein d'un environnement si hostile d'origine est une prouesse de la part du réalisateur. On ressent sans grandes difficultés la chaleur qui s'émane du visuel qui se trouve en face de nous, un lieu aride et infinie, au lyrisme envoûtant tant les plans de contemplations sont saisissants. Dernière qualité qui n'est pas des moindres, les personnages au centre de l’œuvre. Tous incroyablement attachants et pourtant repoussants d'origine. Le spectateur est bien malgré lui amené à éprouver une certaine empathie envers ces personnages dont la motivation ne se résume qu'a la survie. The Rover présente un Guy Pearce magistrale dans son rôle de survivant prêt a tout afin de se réapproprier son dernier lien avec sa vie d'antan, sa voiture. Accompagné d'un Robert Pattinson ici étonnamment convaincant dans son interprétation d'un jeune homme visiblement simple d'esprit et à la réflexion limitée, un être rendu réellement attachant grâce à l'acteur ainsi qu'à son interprétation. Une œuvre originale saisissante qui nous rappelle pourquoi nous aimons le cinéma, une œuvre qui s'éloigne assurément de l'industrie Hollywoodienne, aujourd'hui destructrice de ce qui fut l'un des plus beaux arts jadis. The Rover ne s'adresse évidemment pas à l'ensemble des spectateurs et ne cherche en aucun cas à satisfaire les attentes des spectateurs avides de spectacles pyrotechniques et autres blockbuster décérébrés, mais le film s'adresse à un public apte à saisir la profondeur des dialogues, la beauté des images, ou encore une intrigue fascinante de bout en bout qui met en avant l'état d'esprit de ses protagonistes au détriment de séquences d'action. Les nombreuses qualités de cette réalisation suffiront à convaincre les spectateurs capables de saisir le profond message que cherche à transmettre le film, un message ici excellemment transmit qui nous fait comprendre que The Rover recèle tout simplement du véritable chef d’œuvre moderne.
Un western post-apocalyptique teinté d’une douce ironie
En 2010, sortait Animal Kingdom, premier film de l’australien David Michod, œuvre noire et cynique explorant le quotidien d’une famille de criminel dans les bas-fonds de Melbourne. Très justement récompensé au Festival de Sundance et aux Australian Institute Films Awards (Oscar australien), ce film avait séduit la critique tant par sa dextérité à introduire les notions de la famille et de noirceur dans un thriller que par sa contribution à la renaissance du cinéma australien, déjà initiée par John Hillcoat, réalisateur des films La Route et Des Hommes Sans Loi.
The Rover est un film anti-blockbuster au possible. En jouant la carte du minimalisme, la réalisateur David Michod qui s'était fait connaitre en 2010 avec Animal Kingdom, apporte toutes ses qualités au film mais aussi quelques défauts. Sa réalisation est, en effet, volontairement lente et sèche pour mettre en avant les prestations d'acteurs. On ne peut que saluer les performances intenses de Guy Pearce en homme habité par une seule volonté et celle totalement à contre emploi de Robert Pattinson en simplet, bien loin de ses rôle de beau gosse habituels. Cependant, en voulant privilégier ce minimalisme, David Michod se rate quelque peu sur le scénario. Assez peu consistant, il lui manque trop de rebondissements pour captiver totalement. Une fois le but de Guy Pearce compris, on ne fait que suivre cette épopée linéaire sans véritable surprise, hormis la dernière scène. Heureusement, l'ennui n'est pas présent, encore une fois grâce à son ambiance et ses acteurs mais le rythme volontairement lent et l'étirement parfois excessif de l'action pourra rebuter. Pas mal !