8 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 critiques spectateurs
5
0 critique
4
0 critique
3
2 critiques
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
inspecteur morvandieu
91 abonnés
4 227 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Le cavalier au masque est une sorte de Robin des Bois à la française qui rançonne le Consulat de Bonaparte au profit de la lutte royaliste. Ce rôle malicieux et dynamique est tenu avec brio par Tony Curtis. D'ailleurs, l'ensemble du film constitue un excellent divertissement et l'histoire, bien que tout à fait imaginaire et improbable, reflète un scenario très efficacement mis en scène. Costumée et colorée avec élégance, cette intrigue ludique et alerte, dépourvue de la moindre violence, représente honorablement le bon cinéma d'aventures hollywoodien. De surcroît, le spectateur peut prendre un malin plaisir à relever la complaisance et la fantaisie avec lesquelles le cinéma américain relate l'Histoire de France… Dans ce film qui défend résolument la cause des royalistes harcelés par un consul digne mais cruel, Bonaparte et la guillotine sont, comme il se doit, les cautions historiques. On imagine tout de même mal, de ce côté-ci de l'Atlantique, le futur empereur Napoléon s'impliquant personnellement dans de petites escarmouches provinciales au coin d'un bois. C'est tout le charme du film.
Il faut voir ce genre de film pour croire qu’ils existent, c’est totalement délirant mais si gentillet, si naïf, si puéril et si américain que le sourire ne quitte pas nos lèvres. Plus ridicule et invraisemblable que ce Napoléon Bonaparte, premier consul, c’est impossible à faire. Il faut vraiment une ignorance absolue du sens de l’histoire de France pour élaborer un tel scénario. Celui qui la connaîtrait tant soit peu ferait un pastiche mais ‘’Le cavalier au masque’’ c’est tout simplement Zorro au service des royalistes contre les bonapartistes au pouvoir avec la guillotine de Cadoudal en toile de fond. Heureusement, il reste le cinoche avec un superbe technicolor, un Tony Curtis à son meilleur, une adorable Colleen Miller, des rebondissements incessants, des dialogues pétillants de malice et un beau triple duel pour révéler le mystérieux meneur. Les costumes sont flambants neufs et les décors réussis et mis en valeur grâce à une mise en scène claire. Le moule est cassé, un film pareil cela n’existe plus au vingt et unième siècle.