Extrêmement long, intenable vers la fin où on guette à chaque instant la dernière scène. Très bien joué, rien à dire de ce point de vue, superbe Gaspard Ulliel et les images sont belle. Mais ce film et sa réalisation sont prétentieux, excluant et clairement destiné à un certain milieu.
Autant YSL m'avait laissé mitigée par rapport à sa mise en scène autant j'ai détesté Saint-Laurent. Je trouve que les jeux d'acteurs hors norme sont terriblement gâché par la mise en scène et la réalisation. De plus, même si je n'ai rien contre l'idée de monter les "mauvais côtés" de la personnalité de YSL, je déplore que le film ne consiste qu'en des soirées et l'apparition de ses créations soient cantonnées à de rares défilés désespérément longs.
Des interprètes jouant à la perfection mais un film beaucoup trop long et beaucoup trop dans la contemplation avec une lumière certes magnifique mais qui fausse le rythme du film...Gaspard Ulliel est magnifique est ultra ressemblant on dirait vraiment YSL et mention spécial à Jeremie Rénier toujours dans la justesse... Je n'ai pas vu l'autre biopic, je ne pux donc pas comparé mais je pense que cette version est trop longue... Sur le partie pris de montré les cotés lumineux de YSL et ses cotés sombres, je dis pourquoi pas même si je comprend les critiques sur ce coté sombre avec une quête d’expérience dans son homosexualité et la recherche du plaisir par la drogue...
Ce film est beaucoup trop long , on s'ennuie d'autant plus qu'à la fin apparaît Helmut Berger dans le rôle de saint Laurent plus âgé et c'est vraiment raté ...on n'y croit pas un instant ... Pourquoi avoir choisi un acteur avec un nez épaté et un visage carré pour incarner le personnage ??
Un beau et grand film sur un grand homme qui a fait du beau. Gaspard Ulliel revêt brillamment le costume d'Yves Saint Laurent et défoncera tout sur son passage le moment venu des récompenses. Derrière lui chacun tire son épingle du jeu, seconds rôles hors paires, une bande originale déchaînée et électrisante, une brillante mise en scène et une photo impeccable... Quelques longueurs au 3/4.
Si ce n'est pour retenir que la débauche du créateur, allez voir le film. Mais ne pensez pas y apprendre grand chose sur son travail de création. J'ai hésité plusieurs fois à quitter la salle. Long et désagréable à regarder.
long... trop long... ennuyeux.... quel dommage alors que Garpard Ulliel joue si bien! la première version etait bien plus interressante et vivante sans renier le côté sombre de St Laurent. Ici, des discutions à n en plus finir, quelques tableaux et un Pierre Berger inexistant incarné par un Jeremy Renier inexistant.. aucune chance de decrocher l ' Oscar!
J'aime beaucoup Bonello depuis notre rencontre à Nantes, pour la projection de L'Apollonide, un soir de septembre 2011.
Las ! Son Saint-Laurent m'a laissé de marbre. Je m'attendais, après avoir visionné la soupe tiède de Jalil Lespert (Yves Saint-Laurent), à acter une nette différence entre le produit d'un habile faiseur et l'oeuvre d'un véritable artiste.
Ce n'est pas le cas, le film ne vaut guère mieux que celui de Lespert. Il lui ressemble même beaucoup : mêmes touches impressionnistes, même montage qui multiplie les flashbacks, même non-choix d'un "point de vue".
Alors qu'on pouvait attendre que Bonello se démarque de son concurrent, on retrouve dans son film les mêmes anecdotes et les mêmes personnages : défilés (moins bien filmés chez Bonello), Bouddha, amant de Lagerfeld, villa à Marrakech.
Le Bonello est peut-être un peu mieux mis en scène, les mouvements de caméra sont un peu plus fluides, la direction artistique un peu plus classe.
Mais en fait, la question est : Yves Saint-Laurent méritait-il deux films ? Et même un seul ? Oui, si on avait vu la puissance créatrice de l'artiste plutôt que les drogues ou les partouzes...
Le film de Bonello (et cela me fait mal de le dire) est raté, creux et sans intérêt.
Niney et Ulliel commettent finalement la même erreur : copier n'est pas incarner.
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Film tout à fait dans l'air du temps, le temps d'étirer des histoires ennuyeuses, filmées on pour servir l'histoire mais pour se démarquer de ce qui a déjà été fait. Il en ressort le pire sentiment qu'on puisse éprouver devant un film censé nous distraire : l'ennui, le coup d'oeil jeté à la montre en se disant combien de temps encore à subir ?
Génie tourmenté, visionnaire fantasque, révolutionnaire désabusé, couturier légendaire… six ans après sa disparition, Yves Saint Laurent continue de marquer les esprits et d’exercer une fascination universelle.
En début d’année sortait un premier biopic consacré au « petit prince de la haute couture » : Jalil Lespert avait alors choisi d’axer son film sur l’histoire d’amour entre Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Quelques mois plus tard, Bertrand Bonello (L’Apollonide – souvenirs de la maison close) livre sa vision du couturier qui collectionna les scandales au même titre que les triomphes.
Moins « grand public » que la version de Lespert, Saint Laurent fait entrer le spectateur dans la tête d’un artiste torturé, en lutte contre ses démons. « Je voulais montrer ce que coûte à Saint Laurent d’être Saint Laurent » raconte Bonello.
Débauche et décadence, drogues et excès, lux[ur]e et vacuité… Au-delà du simple portrait, le réalisateur s’attache à dévoiler une atmosphère envoûtante, fantasmée ou réelle, où se croisent des muses oniriques (la charismatique Betty Catroux, interprétée par l’éblouissante Aymeline Valade, la truculente Loulou de la Falaise…), des femmes charmées, des amoureux redoutables.
Après une première partie passionnante où la créativité du couturier est magnifiée – le spectateur découvre les petites mains qui s’affairent dans les ateliers, où l’on veille au tombé du tissu, à la fluidité de la matière, à la simplicité de la coupe -, la seconde partie s’attache à la relation de Saint Laurent avec Jacques de Bascher, dandy sombre et mystérieux (insaisissable Louis Garrel). C’est alors que le récit – non chronologique – se fait ardu : les ellipses se multiplient, l’histoire devient confuse, les scènes insipides s’étirent jusqu’à l’ennui, et la crudité de certains plans s’avère vaine et fastidieuse.
On ne peut toutefois que saluer le travail de mise en scène de Bonello, qui a pris le parti de dessiner des nouveaux contours au biopic, plus audacieux voire romanesque que ce à quoi ces prédécesseurs nous ont habitués. Le cinéaste offre non seulement un rôle en or à Gaspard Ulliel, sensuel, complexe et tout bonnement magistral dans la peau du couturier, mais il signe un film d’une esthétique sublime où le moindre plan peut être interprété à l’infini...
Un biopic soporifique. Si la réalisation s'avère intéressante, avec un jeu sur la mise au point et une évidente qualité de la photographie, les tentatives de briser l'approche chronologique traditionnelle achoppent. Les flashbacks à répétition parasitent plus la compréhension de l'intrigue qu'ils ne la valorisent. Le manque de rythme global et le recours abusif aux scènes de couture ou de défilés finissent d'assommer complètement le spectateur.
Film raté: long, ennuyeux où les scènes se répètent. Le scénario est maladroit, avec des personnages particulièrement fades. On arrive à ne pas quitter la salle avant la fin du film grâce à la présence de G.Ulliel qui incarne plutot bien YSL.
Bien mais long, trop long... Quelques scènes interminables sans réel intérêt. Superbe jeu de Gaspard Ulliel néanmoins. Film esthétique avec de jolis moments de cinéma.