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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 janvier 2015
Très bien réalisé avec une forte plongée dans l'époque que ce soit par les décors, la lumière, la musique (excellente soit dit en passant). Par contre, film long en particulier une scène de réunion qu'on peut qualifier de scène de style pour le réalisateur qui n'est pas nécessaire à la narration.
La curiosité a été la plus forte et, malgré mes préjugés plutôt défavorables sur ce genre de film, sans doute en raison de la bande-annonce, absolument fascinante, je suis allée voir "Saint-Laurent" : jeunesse folle, grandeur et décadence d'un prince de la haute couture, le plus génial créateur de son époque, peinture d'un certain milieu aussi, à une certaine époque. Le film par lui-même est très beau, assez décadent et très esthétique. Je suis tombée sous le charme de Gaspard Ulliel, de son sourire, de son regard, de sa voix. Il incarne un Yves Saint-Laurent d'une grande douceur et d'une sensibilité exacerbée d'artiste, très touchantes, avec quelque chose de presque enfantin. Complètement déconnecté de la réalité, aimant la musique, et les femmes aussi, mais de façon non charnelle, idéalisée, ce qui me l'a rendu sympathique. Le film est également très sensuel, son aura est sulfureuse. Bref, un film séduisant.
Très beau film sur une des personnalités la plus importante et influente du XXieme siècle. Les photos sont magnifiques, les acteurs tout simplement splendides et le scénario incroyable. Il y a une véritable prise de risque et une véritable interprétation du réalisateur sur cette personnalité sulfureuse qu'était Saint-Laurent. Maintenant, la scène finale avec le vieux Saint-Laurent en fait peut être trop et certaines prises de position, quoique louables, peuvent être gênantes pour la mémoire du créateur. La bande-son, quant à elle, est très belle et l'envie de retranscrire un esprit et non une histoire est magnifique. Un très beau moment de cinéma.
Gaspard Uliel est un beau mec, au départ peut être bien trop beau pour tenir le rôle de YSL. Et pourtant, son interprétation est intéressante tant il a capté le port de tête et l'allure du couturier. Personnellement j'ai préféré ce film à l'autre. Exceptionnelle interprétation de Helmut Berger en fin de film. Les excès font certes totalement partie de la vie de YSL, il n'était toutefois forcément nécessaire de les retranscrire dans des scènes limite gores, finalement assez inutiles.
C'est un film visuel plus qu'un biopic sur YSL. Je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose sur cet artiste... Le film n'est pas centré sur une personne mais sur l'entourage de YSL. Les scènes alternant YSL jeune et plus âgé sont bien trouvées. Je n'ai pas aimé les interprètes. G. Ulliel n'est pas crédible (même si c'est un bon acteur), je préfère P. Niney, vraiment remarquable dans le rôle. L. Garrel s'en tire bien (une voix un peu "hypnotique" par moment). Dommage qu'on ne voit pas la démarche artistique, la genèse des œuvres. C'est plat, superficiel, il n'y a pas d'émotion, de profondeur. On sent qu'il y a de l'idée derrière ce film fumeux...
Bertrand Bonello signe le deuxième biopic sur le grand couturier, un calendrier étrange mais pourquoi pas. Bref, cette version fait la part belle au visuel, à son ambiance, en proposant des plans parfois somptueux et baignés d'une super BO. Le problème, c'est que c'est long, beaucoup trop long, et quand vient la fin on souffle de soulagement. Quand à Léa Seydoux, elle est toujours aussi insupportable, même si l'interprétation générale est pas trop mal, voir carrément surprenante avec un Gaspard Ulliel bien dans son rôle.
La première scène se veut feutrée et nous fait découvrir le dur labeur des petites mains qui travaillent au service de Saint-Laurent. Si le film s’ouvre ainsi plutôt brillamment, la première partie se montre quant à elle plutôt lente et peu attractive. La vie du créateur nous est présentée telle une transe interminable alternant entre danse, alcool, pilules et sexe à outrance. On ne cherche pas à suivre à la trace la carrière de Saint-Laurent mais plutôt à comprendre le mal-être de ce génie de la couture. On aurait pu se passer de ces quelques scènes racoleuses de joyeuses partouzes homosexuelles qui n’apportent pas grand chose et auraient pu être suggérées plutôt qu’entièrement dévoilées.
La dernière demi-heure est plutôt une bonne idée puisqu’elle permet de confronter le jeune Saint-Laurent au vieux loup qu’il est devenu. C’est d’ailleurs dans cette dernière partie du film que se révèle le génie du réalisateur : les jeux de lumière et de couleurs subliment les vêtements mis à l’honneur.
[...]
Cette nouvelle version cinématographique de la vie Yves Saint-Laurent se présente donc comme un immense livre d'images : tout y est esthétiquement proche de la perfection, mais dans le fond, il ne se passe pas grand chose. Les anecdotes sur la vie du couturier s'enchaînent sans pour autant rentrer dans le fond du sujet. Malgré un casting plein de talent, le film ne parvient donc pas à nous inclure dans son sujet et nous laisse totalement extérieur à son histoire. Comme une impression d'être simplement venu admirer le luxe Saint-Laurent à travers les couloirs d'un musée.
Enfin du cinéma français digne de ce nom ! Je n'étais pas fan du réalisateur, mais je trouve qu'il a su ici aller au-delà de sa tendance à faire dans le chichiteux pour nous donner un superbe biopic dont le souffle cinématographique n'a rien à envier aux meilleurs films américains. Casting impeccable, sujet parfaitement maîtrisé, le glamour en plus (tous sexes confondus). A ne pas manquer !
Le Saint Laurent de Bonello n'est pas une biographie d'Yves Saint Laurent. Il omet des passages importants de la vie d'YSL pour se concentrer sur la seconde moitié de sa vie, après 1965 et la création de ses célèbres robes Mondrian. Saint-Laurent est donc déjà célèbre, son talent est reconnu. Que faire de sa vie après ça ? Dans les premières scènes, on le voit au travail, à sa table en train de dessiner, à l'atelier à retoucher les prototypes sur modèle. On le verra rarement créer par la suite. Il sera plutôt question de la relation d'YSL avec Pierre Bergé et de ses différents remous, notamment quand Saint-Laurent rencontre Jacques de Bascher, avec qui il se livrera à des orgies incluant alcool (beaucoup), drogues et jeunes éphèbes cuir/moustache. On verra Saint-Laurent avoir du mal à travailler, à se renouveler, être en retard. Il ne s'agit pas pour Bonello d'être tendre avec le personnage et sa légende, mais d'en montrer la face cachée, géniale mais dure, laborieuse, sale parfois. Bien que toujours entouré, d'hommes (Pierre Bergé, Jacques de Bascher) et de femmes (les mannequins Loulou de la Falaise ou Betty Catroux) on a le sentiment d'un homme profondément seul, qui se débat doucement avec lui-même. Une diva touchante.
Et force est de constater que, malgré certaines longueurs, le film est brillant. Bonello fait montre d'un savoir-faire assez impressionnant : cadrages, montage, lumière, tout est inventif. Le choix des plans, le montage alterné, les différents allers-retours dans le temps, les splits-screens toujours intelligemment utilisés... C'est un cliché mais c'est vrai : c'est une vraie leçon de cinéma.
Voici LA grosse déception de cette année. Saint-Laurent est long, sans grand intérêt et long. Certes esthétique et avec une bande originale très réussie et choisie avec soin, mais sans grand fond. Je comprends mieux pourquoi cette biographie n'a pas été autorisée par M. Bergé. Saint-Laurent est dépeint comme un drogué, alcoolique et nympho et même si cela fait partie du personnage, était-ce nécessaire d'en faire un film de 2h30?
C'est beau et bien joué mais terriblement long et assez ennuyeux. Le film ronronne constamment au sujet des angoisses du personnage principal, sans jamais vraiment passer la vitesse supérieure. Intrigante, la relation avec Jacques de Bascher (garrelisé par Louis Garrel) est tout de même un des points forts du film. Tout comme la scène assez émouvante où Helmut Berger, en Yves Saint Laurent en fin de vie, regarde Les Diaboliques de Visconti.
Excellent et très inspiré ! Le film est beaucoup plus "cinématographique" que le précédent opus sur le même thème, les deux restants toutefois bien complémentaires pour qui s'intéresse à la carrière du couturier.
Déception : l'histoire tire à hue et à dia et ne permet pas de suivre la trajectoire de saint Laurent. Trop prise de tête malgré des acteurs tres en forme. Le biopic de Jalil Lespert beneficiait d'un scénario plus "narratif" et qui racontait une histoire plus "normalement chronologique". Celui-là est terriblement long et assez ennuyant. Le casting est ingénieux et solide, mais on se demande ce que Helmut Berger vient faire dedans, et comment il peut se regarder à la télévision, plus jeune, dans un autre film (?!?). Le milieu de la mode (robes, couturières, défilés) par contre est bien filmé, mais tout ça reste un catalogue sur papier glacé... 2/5