The Green Inferno
Note moyenne
2,8
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191 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2015
J'ai passé un très bon moment devant "The Green Inferno", formidable hommage aux grands films de cannibales de l'époque. Les images sont superbes. C'est très gore et c'est bien foutu. L'ambiance est sombre. Il y a aussi de l'humour. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour s'éclater. J'ai déjà envie de le revoir! J'espère qu'il sortira prochainement en Blu-ray!
Guillaume p
Guillaume p

39 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2015
Un film attendu, en ce qui me concerne et une totale réussite à tous niveau. On n'en ressort éprouvé, secoué, sonné, et un peu......amusé, avec un fin dosage d'humour qui nuance avec l'atrocité de l'épreuve. Déjà culte, malgré de nombreuses imperfections et d'incohérence.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2015
Retour au sommet pour Eli Roth (après la purge Knock Knock) avec cet enfer vert se voulant à la fois un hommage aux bis horrifiques Italiens (Cannibal Holocaust en tête de liste) et une réflexion ultra grinçante sur des faits d'actualités (l'importation des "valeurs" occidentales dans le monde malgré la volonté des autochtones

Politiquement TRES incorrect, le réalisateur des deux premiers Hostel nous livre une analyse au laser sur l'hypocrisie d'un système (le notre) dont l'auto satisfaction ethnocentré l'amène à régenter ses congénères aux quatre coins du globe sans se soucier de la légitimité de son action tant sur le plan moral (à moins de se croire investi d'une aura divine) que sur le plan de l'éthique (difficile de fédérer intimement quand l'action se fait à coup de bombe et d'occupation militaire).

Pointant sans détour la duplicité de l'affaire ("si il y avait eu du pétrole vous y seriez déjà allé") et le peu d'altruisme réel ("on va faire un buzz de malade!") The green Inferno dénonce absolument toute l'arnaque de l'humanitaire spectacle (et par extension de l'humanitaire tout court), dont l'envers du décor révèle pèle mêle la manipulation médiatique, l'ambition personnelle dénuée de toute empathie, la corruption, la bêtise humaine et le mépris de classe (comment objectivement comprendre la différence culturelle de l'autre quand celle-ci est appréhendée par des petites bourges déjà déconnectées du réel de leurs plus modestes concitoyens?) que Roth n'hésite pas à fustiger tout en sortant habilement le joker ultime afin de s'épargner la polémique stérile généralement consécutive aux dénonciations trop hardies ("j'ai le droit de dire ça, je suis Juive!"

Moins jouissif en matière de gore (même si ça reste marrant) que son illustre ainé mais tout autant pertinent dans sa démonstration, le film présente une bande de nantis New-Yorkais confondant engagement humanitaire avec vacances exotiques, les uns manipulant allègrement les autres (quitte à les sacrifier) et dont la prétention de vouloir aider un village menacé de destruction par la progression du capitalisme va les mener à servir littéralement de subsistance à des villageois dont ils ignorent en vérité tout des particularités culinaires!!

Chronique d'une civilisation "moderne" vacillant à la moindre difficulté (la Vegan bouffant sa copine à son insu), The green Inferno s'achève malgré tout par une note de sagesse, la seule survivante épargnant le village de son malheur (là où tout un public aurait facilement voulu le voir être exterminé dans d'atroces souffrances), bien consciente que la seule faute commise est avant tout celle d'avoir cru pouvoir comprendre ces habitants sans même les avoir rencontré.

Un propos à des années lumières du discours ambiant sur la nécessité d'importer la bonne parole occidentale à toute les populations du monde, surtout celle du monde Musulman...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 octobre 2015
Il faut avoir un esprit tordu pour regarder ce genre de film j'avoues c'est mon cas. alors je m'attendais à quelque chose de vraiment très gore et ... mise à part la première scène de torture qui est bien trash, le reste du temps je me suis emmerdé. film à voir une fois sans plus
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2015
Je pensais que le film serait plus mauvais que ça. Finalement, il se regarde bien. Loin d'être parfait, c'est un bel hommage aux grands films du genre dont Cannibal Holocaust fait partie mais qui n'a jamais eu la prétention de dépasser ce dernier comme j'ai pu lire plusieurs fois. D'ailleurs, à la fin dans le générique, sont cités les films incontournables (du genre) qui l'ont influencé. Les points positifs de "The Green Inferno" sont cette image qui est léchée et superbe; les paysages et décors, magnifiques mais aussi les maquillages et les effets gores, très réussis. En revanche ce qui m'a déplu, c'est le ton inégal du film avec quelques scènes vraiment stupides qui viennent casser l'ambiance glauque. J'ai noté aussi quelques invraisemblances au niveau du scénario. Tout cela fait perdre en crédibilité et c'est dommage. Au final, on a un film d'horreur-aventure sympathique, d'un autre temps comme on n'en fait plus depuis belle lurette. Ne boudons pas notre plaisir! Par contre, si vous cherchez ici l'œuvre la plus gore ou immonde qu'il soit, vous vous plantez complètement. Passez votre chemin!
Chatterer
Chatterer

93 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2015
Enfin vu ce Green inferno que j’attendais depuis 2013. Un film qui a vraiment peiné à voir le jour et qui ne mérite pas le sort d’un direct to video. Depuis pas mal de temps, il fait couler pas mal d’encre. Un film qui, aujourd’hui, divise les spectateurs…Comme chaque œuvre d’Eli Roth d’ailleurs. Depuis sa sortie, c’est soit « Brulons ce tacherons d’Eli Roth…Ce film est un scandale… » ou « Eli Roth est un génie qui marque le film de genre ». Moi je me situe carrément sur cette seconde opinion.
En effet, j’adhère à son style, son cinéma. « Cabin Fever », « Hostel », « Hostel 2 », « Knock Knock »…Je me souviens de la sortie d’Hostel…J’y étais allé avec tout un groupe d’amis. A la fin de la projection, me voila scotché par ce film qui m’a vraiment transcendé …mais cassé par tous mes amis, en colère, qui se déchainaient à défoncer le film…Et c’est à chaque fois pareil.
Donc, le subversif The Green inferno ne déroge pas à la règle. Et une nouvelle fois, me voila complétement conquis.
Eli Roth a réussi à rendre un brillant hommage au film de Cannibales des années 80. Je pense notamment à l’horrible « Cannibal Holocaust » qui avait frappé très fort à l’époque. Un film que le réalisateur a très bien amené pour pousser l’horreur à son paroxysme. Décapitation, éviscération, œil arraché et bouffé, ça gicle, ça hurle…et le spectateur commence à avoir la nausée. Pour tout dire, le film est tellement gore que certains journalistes se sont évanouis pendant la projection au Festival de Deauville. Eli Roth met les nerfs du public à rude épreuve. En tout cas, moi j’ai vraiment été plongé dans cet enfer vert au point d’en avoir eu des suée.
Pour le pitch…Un groupe de « Kumbayas » (référence à Kymbayaaaaa my loooorrddd…Kumbayaaaaaa) occidentaux bien-pensants, bien veillant, décident de (se mêler de ce qui ne les regarde pas) se rendre en Amazonie afin de sauver une tribue (qui au passage ne demande rien à personne) de la déforestation. Ce petit groupe veut changer le monde sans réaliser qu’ils vont se jeter droit dans la gueule du loup. Ils ont juste oublié de se renseigner sur cette tribue qui est pourtant connu pour pratiquer le cannibalisme et autres actes de torture, de barbarerie. Va alors s’en suivre une boucherie sanglante sans nom…
Violent, brutal…mais pas seulement. Green inferno est un film vraiment bien fichu. Eli Roth amène le public progressivement vers l’horreur, histoire que nous finissions par ressentir de l’empathie pour ce ptit groupe de crétins. Il prend son temps, nous fait découvrir des paysages somptueux mais pour le moins inquiétants.
L’étonnant casting est composé en majorités d’illustres inconnus puisque l’équipe a mis en scène de vrais autochtones. Nous retrouvons également pour la seconde fois chez Roth l’excellente actrice Lorenza Izzo qui va passer un sale quart d’heure en proie à ces cannibales aux lames aiguisées.
En bref, une bonne réalisation, un casting à la hauteur, un film de cannibale avec des cannibales, du gore, des décors à couper le souffle, de l’action…Ce film est une vraie réussite et se situe au-delà de mes espérances.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 octobre 2015
un film que j'ai adoré. Eli Roth rend hommage aux films de cannibales Italiens, que ce soit le meilleur d'entre eux (Cannibal Holocaust et encore que ce film reste magnifiquement gore et indigeste) , et aussi le pire (l'humour involontaire des nanars du regretté Bruno Mattei dont ici Eli Roth s'empare de manière volontaire). Ce film est en fait une comédie horrifique à prendre au second degré, et c'est là où le génie d'Eli Roth est au summum, car il arrive à nous faire rire dans un film où le sang gicle à tout va. Bref, Roth est génial.
Vicente K
Vicente K

6 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2015
quelques bonne scènes trashes et une fin déroutante!!
Silbano S
Silbano S

12 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 octobre 2015
Que dire...?! Peut être que c'est l'un des pires film que j'ai vu en 20 ans!
C'est nul et pourtant j'ai vraiment mis de la bonne volonté en essayant de me mettre en condition mentale sachant le genre de film que c'était, mais quand c'est trop médiocre il n'y a rien à faire.
Certes les scènes de gores sont bien réalisées (et encore), mais le scénario est naze, certaines scènes improbables ( spoiler: le mec qui se prend l'hélice juste après le crash, la fille qui casse son bol et se tranche la gorge avec, la scène avec le cannabis caché dans le corps mort de la fille, la tribu qui plane sous THC
et j'en passe) ,une tribu faite de figurants non convaincants et une fin bidon.
Bref, j'ai perdu un samedi soir!
Bruno G
Bruno G

27 abonnés 204 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 octobre 2015
c'est TRES mauvais, de bout en bout ...
effets speciaux ? à vomir, on faisait mieux y'a 20 ans il me semble ...
suspense ? rien, zero absolue ...
jeu des acteurs ? le neant ...
scenario ? heu ... y'a des sauvages cannibales !!! et , attention, spoiler ... ils vont bouffer des mecs ...

rien de gore non plus si vous etes afficionados du genre ...

desolé, rien en le sauve, epargnez vous 10 € de ciné pour ce retentissant navet :(
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2015
Vous savez à quel point, j'apprécie le cinéma d'Eli Roth notamment dans ses dérives de notre système à travers la vision horrifique du cinéaste. Après le très réussi Knock Knock, il était temps de partir en pleine jungle à la quête d'une tribu de cannibale menacé par un projet de construction urbain. Si le pitch de départ est simple mais assumé, faisant référence de nombreuses fois au cinéma italien ou série B des années 70, l'emballage reste timide et franchement décevant. La scène d'exposition est interminable, les personnages ne sont guères attachants et très caricaturaux jusqu'à la fameuse scène de cannibalisme qui permet de réveiller le spectateur en sursaut tant la scène parait insoutenable... et puis c'est tout! Le film se vaut pour quelques situations concasses, une scène de découpage de 10 mn et une ambiance glauque et oppressante mais ça reste trop faible. Ne parlons pas des twists rocambolesques...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2015
Alors je reste un peu mitigé sur ce film, car je l'attendais avec impatience ..des films dans le genre cannibal il en sort tres peu au cinema .. Je trouve que avec ce film ils auraient pu faire mieux car niveau scenario c'etait plutot pas mal! Le film est assez bon mais ca aurait pu etre mieux, je compare un peu a certaines scenes de king Kong avec Naomi watts.. Ca aurait du etre encore plus effrayant, stressant ! La on en a eu mais c etait pas assez poussé !! Vu le genre du film qui avait du potentiel ..il on fait le necessaire mais pas plus...c 'est dommage! Par contre je dis bravo a l'actrice principal car elle joue le role a merveille! Assez bon film dans l'ensemble, je ne regrette pas d'avoir ete le voir..ca change..
Informaticien Dubinfo
Informaticien Dubinfo

32 abonnés 269 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
J'attendais ce film depuis plusieurs mois et en général, quand j'attends un film depuis plusieurs mois, je suis déçu. Et bien, cette fois, mon attente a été récompensée... Excellente réalisation (plans,...), histoire qui tient la route, des personnages hyper réalistes, des scènes de gore comme je les aime. On se met vraiment à la place des prisonniers. Un GRAND film que j'ai beaucoup apprécié. Eli Roth remonte dans mon classement des meilleurs réalisateurs de films d'horreur..
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2015
Franchement je dois bien avouer que je m’attendais à pire, à bien pire, je n’aime pas et je n’ai jamais aimé Eli Roth, je trouve son cinéma vulgaire et facile, ce projet Green Inferno qu’il trainait depuis plusieurs années en faisant face à la censure américaine laissait tout de même des interrogations, voire des fantasmes, le sujet est ouvert à diverses idées en matière de mise en scène, Cannibal Holocaust avait ouvert la voie avec un des premiers found footages horrifiques ou d’autres séries B davantage classiques, le réalisateur en revendique même les influences, banco. Les derniers extraits comme celui de l’arrivée au village des indigènes m’ont même assez plu, je m’imaginais un truc bien malsain et très brut, mais j’avais aussi peur de la trivialité de l’utilisation du gore de Roth, au final le résultat est surprenant, enfin pas forcément dans le bon sens du terme, quoique …

J’ai du mal à en ressortir un réel ressentiment, en toute sincérité je ne peux absolument pas dire que j’ai détesté le film, je n’ai jamais lâché l’écran des yeux donc à partir de là c’est intimement positif, on sent au fil du long métrage que Roth a de la suite dans les idées, même si je me suis longtemps questionné sur le fond de cette histoire, car ça joue la série B décomplexée à fond la caisse pendant un bon moment, voire même en quasi intégralité. Je pense que le plus important est de se préparer à quelque chose de léger en terme de ton, c’est sans doute aussi moi qui ai été assez naïf d’espérer autre chose de la part du réalisateur, perso je voulais du pur premier degré, de la tension de fou, de la peur primale, atteindre un degré de morbide rare au cinéma, il me semblait que tout était en place pour répondre à mes attentes. Mais en fait pas du tout (ou presque, toujours cette petite nuance), j’ai été obligé de m’adapter tant bien que mal, et on se rend compte assez rapidement que le type va jouer la déconne, notamment la petite parenthèse sur la judéité de l’amie de l’héroïne, ça n’a rien à foutre là mais c’est assez marrant, comme cette manière de décrédibiliser les activistes écolos, avec du recul on en revient à la même idée, celle de la communauté cloisonnée et enfermée sur elle même, qui renie au moindre mot ou réflexion de travers, plutôt malin.

The Green Inferno raconte donc l’histoire d’un groupe de militants partant pour le Pérou où la mission est de rendre au monde des images via streaming pour incriminer une multinationale s’apprêtant à détruire toute une ancienne civilisation en déboisant la forêt, Justine en fait partie, elle les a rejoints pour ses convictions mais aussi pour les beaux yeux de son fondateur. Arrivés sur place ils s’enchaînent à des arbres pour empêcher les bulldozers de faire le sale boulot, la jeune femme se retrouve en quelque sorte piégée mais finie par les faire involontairement plier, sur leur trajet de retour au dessus de la jungle leur avion s’écrase, les survivants sont capturés par une tribu d’indigènes cannibales.

Ce qui m’a principalement posé problème c’est avant tout la mise en scène et les dialogues intégralement gérés par Roth, j’ai trouvé la première partie du film franchement poussive et scolaire, les bases sont posés hâtivement sans aucune subtilité, on commence à nous instaurer un triangle amoureux passablement agaçant à l’avance, certaines scènes ont même peu d’utilité mise à part pour générer des pseudo gags malvenus comme celle du mec qui va pisser pour se retrouver chatouillé par une tarentule, on comprend que Roth ne cesse de se foutre de la gueule des activistes, ça n’était pas forcément nécessaire de dériver vers cette sorte de collégialité. Le premier ancrage arrive lorsque Justine se retrouve avec un flingue sur la tempe, où elle est directement confrontée à la cruauté qu’elle ne soupçonnait pas, à partir de là c’est intéressant, et tout le reste du film va tourner autour de ce sentiment de revanche presque inconscient contre son propre camp, c’est l’idée centrale en fait, jusqu’à quel prix une vie humaine peut valoir ? L’actrice est même attachante (elle arrive à retourner totalement son rôle de peste de Knock Knock), on n’a aucun mal à éprouver de l’empathie pour elle, contrairement aux autres qui sont montré comme à moitié nigauds et paradoxalement matérialistes, Roth prend plaisir à les défoncer, mais encore faut il être saisi par cette même opinion, idéologiquement et formellement.

La tribu cannibale et tout ce qui l’entoure est très certainement l’aspect le plus réussi pour ce qui est de la vente du projet de base, celui qui ne déçoit pas, le fameux passage de l’arrivée au village des prisonniers est excellent, on voit la peur dans leurs yeux, l’incompréhension, encore à moitié dans les vapes sous l’effet du poison des fléchettes, c’est la meilleure séquence en terme de mise en scène, enfin de ce que j’en attendais, c’est tendu, évasif, terrifiant, un vrai cauchemar ! Mais ça ne pouvait pas durer très longtemps, Roth nous a aussi promis du gore et il nous en donne avec une joie non dissimulée, c’est assez atroce et j’ai plutôt aimé, c’est dans la continuité et la logique de ce qu'on veut nous faire ressentir, nul doute qu’on aimerait pas être à leur place ... Mais c’est ensuite que le film m’a perdu, puisque de manière incompréhensible la mise en scène repart vers le second degré et le potache (la meuf qui a la chiasse ou le mec qui se branle), tout est rendu presque ridicule alors que ça ne devrait pas (enfin à mes yeux), c’est trop facile, dans ce genre de situation il y a de quoi être tétanisé et livide de peur, mais ils discutent comme au café, je n’ai pas compris, surtout qu’en plus Roth a lui même admis lors d’une interview qu’il s’était inspiré de Apocalypse Now, bonne blague quand même.

Et pendant un bon moment le réalisateur va nous conditionner à ce relâchement et à cette décomplexion narrative, le projet ne tient plus vraiment debout et c’est dommage de tomber dans ce genre de vulgarité, je veux bien qu’il persiste à s’accrocher à sa série B et qu’il refuse de se prendre au sérieux mais les ruptures de tons ont malheureusement du mal à fonctionner, la dernière partie est même presque trop scénarisée (comme le rôle du gosse de la tribu), à défaut d’être finalement cohérent j’espérais une issue plus obscure et anticonformiste. Je trouve aussi que le caractère sacré qui découle du personnage de Justine par rapport à la tribu n’est pas assez appuyé alors que c’était assez intrigant et fascinant, la nana s’affranchit en quelque sorte de sa condition de femme occidentale, d’objet au service d’une cause hypocrite, le dénouement montre bien ça avec ce profond détachement émotionnel, comme une sélection naturelle. L’ironie est poussée assez loin quand on sait qu’à la base cette razzia partait juste d’un groupe d’activistes qui saoule un peu trop à nous réveiller le dimanche matin en gueulant à notre fenêtre, bon à vrai dire Roth n’a pas totalement tord, ça fait chier, surtout quand on a la gueule de bois.

Ce Green Inferno reste en tout cas à mes yeux le meilleur film de Eli Roth, le scénario d’apparence bête ne l’est pas tant que ça, le message est décryptable, le projet est un minimum malin, c’est uniquement son traitement qui m’a rigoureusement posé problème, et malheureusement ça gangrène inévitablement l’entièreté de l’œuvre, à trop vouloir jouer la dérision son film fini par se galvauder. Je pense que le spectateur y trouvera son bonheur dans l’optique qu’il choisira de lui accorder, tout simplement, j’attendais un truc oppressant, macabre et très sombre donc logiquement j’ai été déçu à ce niveau là, mais d’autres qualités en sont indéniablement ressortis, j’ai en tout cas passé un bon moment, mais le pur plaisir n'est resté qu'à l'état de fulgurances.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 octobre 2015
2 ans d'attente pour au final un avis mitigé.
Une scène "hard "et encore on a déjà vu pire.
Moi qui croyais voir ce qui allait devenir la référence du film cannibale, je me suis trouvé à visionner un film qui ne pas choqué.
Les fans de cannibal holocaust apprécieront certains clins d'oeil, ceux qui s'attendent à un film ultra gore resteront sur leur faim.
Très bons maquillage et effets spéciaux, à voir une fois.
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