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    The Grand Budapest Hotel
    note moyenne
    4,2
    24982 notes dont 1252 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 1252 critiques par note
    256 critiques
    525 critiques
    285 critiques
    110 critiques
    45 critiques
    31 critiques
    Votre avis sur The Grand Budapest Hotel ?

    1252 critiques spectateurs

    poet75
    poet75

    Suivre son activité 226 abonnés Lire ses 701 critiques

    2,5
    Publiée le 27 février 2014
    "Moonrise Kingdom", le précédent film de Wes Anderson, m'avait tellement ému et enthousiasmé que, forcément, j'attendais beaucoup de ce nouvel opus. Trop sans doute car, il me faut le reconnaître, je suis plutôt déçu!
    Certes "The Grand Budapest Hotel" ne manque pas d'atouts: l'imagination folle de Wes Anderson est à l'oeuvre. On a droit à des décors fantastiques, à des personnages loufoques à souhait, à une mise en scène des plus inventives... Mais alors, me dira-t-on, que faut-il de plus? Il faut une histoire! Il ne faut pas uniquement inventer des personnages étonnants, il faut les faire vivre de manière à toucher le spectateur (ce que Wes Anderson avait parfaitement réussi en évoquant les amours enfantines dans "Moonrise Kingdom"). Ici, il n'y a rien que du divertissement: de qualité bien évidemment, mais rien de plus! A la fin du film, il nous est affirmé que le réalisateur s'est inspiré des oeuvres de Stefan Zweig pour décrire ce monde finissant de la Mitteleuropa. Je ne doute pas que ce soit vrai, mais j'ai eu le sentiment, en voyant le film, qu'il ne restait quasiment rien de Zweig sinon des décors fantasmés et une atmosphère, mais qu'on avait plutôt affaire à une sorte de succédané des aventures de Tintin en Syldavie dans "Le Sceptre d'Ottokar"! Je n'ai rien contre Tintin, mais j'attendais autre chose de ce film que ces aventures rocambolesques et cartoonesques autour d'un meurtre et d'un vol de tableau. C'est amusant, c'est divertissant, mais cela ne m'a pas fait vibrer une seule seconde! 6/10
    bou77
    bou77

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    4,0
    Publiée le 26 avril 2014
    Wes Anderson, réalisateur talentueux que certains critiquent pour son manque de fond, nous livre sa dernière oeuvre : "The Grand Budapest Hotel'. Casting quatre étoiles, Anderson nous raconte l'histoire de Gustave H (Ralph Fiennes), un maître d'hôtel et de Zero, un garçon d'étage en proie à une famille morbide composée entre autres de Adrien Brody et Willem Dafoe. S'il est un peu difficile de rentrer dans l'histoire au début, on s'y fait ensuite très rapidement, d'autant que les deux personnages principaux sont très attachants. D'ailleurs, Ralph Fiennes, habitué aux rôles de Serpent-Nazi, nous livre une prestation remarquable qu'il convient de souligner. Si l'humour, la bande originale et la réalisation symétrique sont au rendez-vous, on regrettera les quelques faiblesses du scénario ( spoiler: le temps que met la famille à s’apercevoir de la disparition du tableau et la temps que mettent Gustave et Zéro à discuter lorsqu'ils s'évadent de prison...
    )
    framboise32
    framboise32

    Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 1 284 critiques

    4,0
    Publiée le 19 février 2014
    The Grand Budapest Hotel est une comédie loufoque, emmenée par un splendide Ralph Fiennes. L’histoire se passe dans le palace d’une ville thermale de la république de Zubrowka, en Europe centrale. L’histoire commence en 68, l’hôtel est désert, le vieux propriétaire , Zero Moustafa, raconte son histoire à un client, un écrivain. Zero Moustafa a eu une vie "mouvementée", réfugié politique, lobby boy, fugitif puis milliardaire. Dans les années 20, il est garçon d’étage et travaille avec M. Gustave. M. Gustave est concierge, toujours impeccable, strict, bon (il se prend d’amitié pour le jeune Zero), et aime séduire les vieilles dames fortunées. Le film va donc nous faire suivre les aventures extravagantes de M. Gustave et de Zero : fusillade, trafic, héritage, prison, courses poursuites… Wes Anderson nous offre un film drôle malgré les aspects tragiques, décalé, les décors sont magnifiques bourrés de détails. Sa mise en scène est talentueuse, sa façon de raconter les histoires est reconnaissable.

    Le casting est un sans faute, fantastique. Ralph Fiennes est incroyable. Il interprète M. Gustave. Face à lui , un jeune acteur inconnu Tony Revolori, parfait lui aussi. Et on retrouve un casting 5 étoiles tout au long du récit : Bill Murray, Tilda Swinton (méconnaissable), Jeff Goldblum, Edward Norton, Willem Dafoe, Jude Law, Adrien Brody, Harvey Keitel, Léa Seydoux, Owen Wilson, …. certains n’ont que des petits rôles mais quel bonheur de voir une un casting de cette qualité

    The Grand Budapest Hotel est poétique, loufoque, délicieux, charmant, brillant …. Que du plaisir !!
    WutheringHeights
    WutheringHeights

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 930 critiques

    3,0
    Publiée le 26 février 2014
    (...

    Cette obsession de la mise en scène sclérose parfois l'émotion. Son Grand Budapest Hotel représente une époque qui se meurt, incarnée par Monsieur Gustave (Ralph Fiennes), à l'élégance aussi maladive que surannée. Avant que l'ère soviétique ne démantèle l'hôtel pour le transformer en caserne, Wes Anderson filme un monde entre deux guerres, menacé par un fascisme en progression et dont Monsieur Gustave et son lobby boy sans famille nommé Zéro (campé par un débutant prometteur, Tony Revolori) tentent de sauver l'essence, à l'image du parfum "L'air de panache" (en français dans le film). En dépit de scènes burlesques réussies et d'une mise en scène millimétrée, le film fait parfois l'effet d'une (très belle) coquille vide.
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 241 abonnés Lire ses 422 critiques

    4,5
    Publiée le 1 mars 2014
    Wes Anderson est un de ses créateurs d'univers originaux et loufoques qui arrive à avoir un style propre à lui mais un cinéma aussi trancher et particulier a autant d'admirateurs que de détracteurs. Je me considère dans la première catégorie même si je ne suis pas totalement familiarisé avec l'univers d'Anderson n'ayant vu que le réussi The Royal Tenebaums qui souffrait néanmoins de quelques longueurs et le très appréciable The Darjeeling Limited qui m'a bien plus convaincu. Ici sa nouvelle oeuvre est clairement la plus accessible, la plus énergique et la mieux rythmé. Anderson me fait un peu penser à une version lumineuse de Tim Burton mais là ou ce dernier n'arrive plus à ce renouveler depuis pas mal de temps déjà, Anderson lui arrive sans cesse à apporter quelque chose de nouveau ou une nouvelle vision à son univers. Son scénario est habile mélangeant les tons de façons habiles que ce soit l'absurde, la comédie de boulevard, le drame et la romance. Par ailleurs il se sert de l'histoire et la remanie de façon ingénieuse et même si l'ensemble est fictif, il dispose d'un sous-texte critique et touchant que l'on ne voit pas forcément venir de prime abord. Les personnages sont tous écrit avec soin et légèreté même les plus petits rôles tout comme les excellents dialogues élaborés et drôles. Par contre on peut regretter le faite qu'il n'exploite pas assez judicieusement ses quatre espaces temporelles et que la trame conductrice ne soit pas si passionnante que cela. Le casting par contre est exceptionnelle que ce soit les habitués d'Anderson ( Owen Wilson, Bill Murray,... ) ou les nouveaux venus ( Harvey Keitel, Matthieu Amalric,..) mais on retiendra surtout Adrian Brody qui cabotine légèrement, Willem Dafoe qui est hilarant en tueur taciturne, Jeff Goldblum dans un come back très réussi, Tony Revolori qui est un jeune acteur très talentueux et en chef de troupe l'immense Ralph Fiennes qui est excellent et qui fait partager son énergie et sa bonne humeur. Sinon pour la réalisation c'est du grand art, Wes Anderson joue avec les différents formats de projections selon les époques avec savoir faire, tous comme il mélange à l'écran les maquettes, les décors naturelles et les effets spéciaux . Il distille tous au long de son film des astuces de mise en scène totalement brillante qui fait de l'ensemble son film le plus abouti. Le jeu des couleurs peut parfois déstabiliser surtout que celles-ci sont parfois flashy et criardes mais cela fait aussi partie charme qui ce dégage du film. D'ailleurs mentions spéciales pour la confrontation entre Willem Dafoe et Jeff Goldblum dans un musée qui est parfaitement mis en scène, de la descente en skis réalisé en stop motion et pour la scène d'évasion qui est une des plus inventives et des plus drôles faite depuis longtemps. En conclusion The Grand Budapest Hotel est une oeuvre magistrale et inventive confinant au génie mais il faut néanmoins embrasser totalement la vison de l'auteur pour voir en ce film un véritable chef d'oeuvre ce qui n'est pas totalement mon cas, du moins pour le moment. Mais c'est aussi une excellente entrée en matière pour s'intéresser à la carrière du cinéaste car c'est clairement son film le plus accessible pour le néophyte. Une carrière qui mérite que l'on si attarde car elle révèle un vrai sens de l'inventivité et du merveilleux grâce à un auteur soucieux du détail et qui cherche sans cesse à progresser. Que l'on aime ou pas Wes Anderson il faut ce rendre à l'évidence, c'est un grand, qui avec The Grand Budapest Hotel signe un excellent film et probablement son meilleur.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 26 février 2014
    Un film juste g�nial. Que ce soit grace a la performance des acteurs qui est sans vague, a l'histoire qui est juste passionante sans etre redondante, repetitve ou bien qui tendrait a etrelongue de temps en temps. Non on peut dire que notre cher Wes a fait un travail d'orferve sur ce petit bijoux. Les effets speciaux sont comment dire ... speciaux, on a vrai un jeu dessus. La bande qui accompagne le tout est tres bien rythm�e et entrainant. Sans oublier le grand casting digne du Grand Budaptest, meme pour des interventions de quelques minutes c'est petit clin d'oeil sont justes rafraichissant. A VOIR ET A REVOIR DES LA FIN DU FILM
    ghyom
    ghyom

    Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 150 critiques

    4,5
    Publiée le 19 mars 2014
    Emballé !
    C'est, je crois, le terme le plus adéquat. Je suis totalement emballé par le maître de l'emballage qui réalise là son plus beau paquet.
    Lui qui aime tant les cadres dans le cadre, les panneaux et les paquets de toutes sortes, il ne s'est jamais autant fait plaisir que dans ce film. Tout d'abord dans la forme matrioshkesque (néologisme ? et alors ?! si on ne peut plus être inventif lorsqu'on parle de Wes Anderson ... ;-) ). A notre époque (filmée en panoramique) une jeune fille se recueille sur la tombe d'un écrivain. Dans ses mains un livre "The Grand Budapest Hotel" (première mise en abîme). Flash-back. L'auteur du roman et narrateur se film (film dans le film) et nous raconte comment dans les années 60 (filmé en cinémascope : 1ère concaténation de format) il rencontra Zero Moustafa propriétaire de ce fameux hôtel (imbrication nom du film > nom du livre > nom de l'hôtel) qui lui même lui raconta comment il en devint propriétaire suite à une folle aventure dans les années 30 (format 4:3 : 2è concaténation de format). Si avec ça vous n'êtes pas convaincu du goût de Wes Anderson pour l'emballage... Et bien si vous n'êtes pas convaincu, Wes vous en rajoute quelques couches dans la réalisation elle-même. Cadres dans le cadre (que ce soit des portes, des fenêtres, des couloirs, un trou dans le toit d'une camionnette de livraison, une bouche d'aération, un comptoir de réception, etc.), paquets (très, très nombreux paquets contenant des pâtisseries elles-mêmes contenant parfois marteaux et burins, lettre dans une enveloppe elle-même contenue dans le paquet emballant le tableau, etc.), panneaux très nombreux (et aux dimensions disproportionnées). Bref, là si vous n'avez toujours pas compris, je ne peux plus rien faire.
    Toute cette construction est au service d'une histoire rocambolesque où nous suivons les aventures loufoques et cartoonesques du concierge M. Gustave et du nouveau "Lobby Boy" Zero qu'il prend sous son aile. Une folle course poursuite commence, suite au décès d'une fidèle et riche cliente, dont M. Gustave, amant de plusieurs clientes âgées dont celle-ci, espère bien touché quelque héritage. S'en suit alors un vol de tableau, une évasion de prison, une course poursuite skis vs luge (en stop-motion), une fusillade démentielle mais sans victime et diverses autres péripéties burlesques où Wes Anderson prend grand soin de toujours apporter le décalage humoristique que ce soit dans la situation ( spoiler: le ticket de vestiaire pour le chat, etc.
    ), par le dialogue ou par son sens du détail ( spoiler: les empreintes sur l'avis de décès, les panneaux dans l'hôtel : "Spring water: do not drink to excess", etc
    ). Fourmillant d'idées, toujours inventif, toujours inattendu, Wes Anderson signe là son film le plus aboutit, servi par une pléiade d'acteurs (dont certains fidèles de Wes Anderson ne viennent que pour faire un petit caméo : Bill Muray, Owen Wilson, etc.) dont je retiendrais particulièrement Ralph Fiennes dont je découvre le potentiel humoristique, Willem DaFoe en homme de main sans pitié, Adrian Brody transpirant la méchanceté, et la petite nouvelle au prénom imprononçable mais au charme indéniable Saoirse Ronan.
    Certains regretterons que, comparativement aux autres œuvres de Wes Anderson et notamment Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel manque de situations émouvantes ; ce n'est pas mon cas. La juste dose d'émotion est saupoudrée au dernier moment telle le sucre glace recouvrant cette pâtisserie délicate aux saveurs si particulières.
    Wes Anderson a une patte, une signature visuelle et un ton qui n'appartiennent qu'à lui et ce film, confirmation de l'excellent Moonrise Kingdom, signe définitivement son entrée dans la cours des réalisateurs les plus intéressants de notre époque.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 364 abonnés Lire ses 1 474 critiques

    4,0
    Publiée le 7 mars 2014
    Pour son huitième long-métrage, Wes Anderson nous dévoile les aventures de M. Gustave, concierge au Grand Budapest Hotel, et de son lobby-boy. On suit d'abord vingt premières minutes quelque peu frustrantes en raison de dialogues parfois sur-écrits et de la vitesse déstabilisante du rythme. Mais une fois familiarisé avec cet univers à la fois imaginaire et raccroché à un contexte réel, le spectateur peut véritablement jouir de l'action et de ses nombreuses péripéties, dont certaines sont d'une grande créativité (notamment la partie concernant William Dafoe). Le plaisir réside aussi dans l'utilisation d'un casting cinq étoiles. Les multiples stars font leur apparition les unes après les autres, en s'insérant de façon fluide dans le récit. "The Grand Budapest Hotel" est donc le film d'un auteur qui va au bout de ses convictions, avec un formalisme certes rigoureux, mais surtout imprégné de poésie et en parfait accord avec le fond. Car l'idée principale du film, d'une naïveté profondément émouvante, c'est que le dandysme est à même de combattre un monde cruel. Autrement dit, c'est Wes Anderson qui se projette dans M. Gustave, et qui fait face au totalitarisme. Avec ce film, Anderson prouve qu'il n'est pas un metteur en scène autiste, mais qu'il sait parler de choses qui nous concernent tous.
    Sébastien D
    Sébastien D

    Suivre son activité 65 abonnés Lire ses 508 critiques

    1,0
    Publiée le 2 mars 2014
    Après une bande annonce alléchante et des critiques aussi unanimes, j'y suis allé avec rapidité et joie. Et c'est dans une salle bondée que j'ai vécu une énorme désillusion. Je m'attendais à un film extrêmement burlesque, drôle, colorée et pourquoi pas absurde, mais finalement, j'ai assisté a un enchaînement de situations ridicules (mais dans le mauvais sens), où l'ennui domine. Les personnages sont trop nombreux et les rires absents... Bref, je ne comprend pas l'engouement pour ce film.
    brunetol
    brunetol

    Suivre son activité 134 abonnés Lire ses 176 critiques

    2,0
    Publiée le 14 mars 2014
    Wes Anderson est un vieil enfant riche qui joue encore au train électrique. Avec ses moyens illimités il peut s'offrir des tas de décors en carton-pâte, des aiguillages chromés, des locomotives profilées et des wagons de l'Orient Express. Il me fait penser au tonton maniaque qui chaque dimanche vous emmenait de force voir au grenier les dernières trouvailles de son "réseau" Marklin HO, arbres et parterres de fleurs en plastique, figurines savamment peinturlurées selon des modèles authentiques qu'on trouve dans les revues de modélisme. Tout ça ne fait pas un film, et réveille plutôt de mauvais souvenirs d'enfance. Oui bien sûr il y a du Tintin là-dedans (époque "Sceptre d'Ottokar"), une direction artistique pointilleuse frisant la pathologie, une imagination qui peut paraître débordante, mais qui est surtout très référencée et vaine à animer toute cette quincaillerie, ce paradis pour brocanteur. Non seulement je me suis ennuyé, mais j'ai trouvé le film morbide, d'une virtuosité trop voyante, entachée de tics de mise en scène agaçants (comme cette manie de faire des petits travellings rapides jusqu'à l'overdose). La mécanique tourne à vide, les acteurs sont traités comme des marionnettes (le film multiplie les caméos ad nauseam, on se croirait à une soirée de bienfaisance du Festival de Cannes), la parodie totalitaire est lourde, maladroite et scolaire ("Jacky au Royaume des Filles" est bien plus réussi sur ce plan-là). Ce qui fonctionnait dans "Moonrise kingdom" grâce aux enfants et aux décors naturels patine ici dans l'encaustique, la surcharge permanente. C'est de la pâtisserie sophistiquée, mais bourrative et dont on voit vite qu'en fait elle est rassise.
    antony Z.
    antony Z.

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 912 critiques

    2,0
    Publiée le 1 mars 2014
    A voir une presse si élogieuse sur un long métrage, il faut se méfier... pourtant, les premières critiques spectateurs sont unanimes et le considèrent également entre l'excellence et le chef d’œuvre. C'est pourquoi même si cet univers m'attirait peu, mon intérêt a été suscité. S'en fut une importante déception. Une comédie? ah... malheureusement, je n'ai pas été réceptif à cet humour. L'histoire au final porte peu d'intérêt. La réalisation avec de jolis décors un peu "kitch" pleins de couleurs est intéressante mais ça s'arrête là pour moi. En outre, soit vous adhérerez à cet univers et cet humour soit vous vous ennuierez profondément. Le film met longtemps à démarrer en plus. heureusement qu'il ne dure qu'une bonne heure et demie.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 501 abonnés Lire ses 1 359 critiques

    3,0
    Publiée le 27 février 2014
    J'aime autant le dire en introduction : je suis très partagé quant aux films de Wes Anderson. J'ai adoré Mr. Fox, mais détesté La vie aquatique. J'ai été profondément ému par le début de Moonrise Kingdom, mais une partie d'A bord du Darjeeling limited m'a vraiment énervé. Etc.

    Mon ressenti après la projection de The grand Budapest hotel est une fois de plus très contrasté. L'univers imaginaire d'Europe Centrale (façon Syldavie, on pense souvent à Tintin) est d'abord très impressionnant : parfaitement kitsch, trop sucré et en même temps suprêmement décati. Du grand art en matière de décors, costumes, éclairages. Puis il devient de plus en plus lourd, (presque) jusqu'à conduire à l'indigestion.

    Certaines scènes sont délicieusement menées (l'évasion de prison, dans le genre "une idée par plan"), et d'autres accusent de.... la suite ici :
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 28 février 2014
    Avec toutes ces étoiles sur AlloCiné je me suis précipité au cinéma en me disant enfin un bon film en 2014, avec en plus une brochette d'acteurs incroyable. Quelle déception ! Les acteurs sont excellents il n'y a rien à dire, la photo est superbe mais qu'est-ce qu'on s'ennuie ! Il ne se passe rien d'intéressant, ce n'est qu'une succession de scènes invraisemblables sur un scénario tiré par les cheveux. Et en plus c'est très long !
    islander29
    islander29

    Suivre son activité 411 abonnés Lire ses 1 945 critiques

    4,5
    Publiée le 26 février 2014
    Encore un "chef d'œuvre" signé Wes Anderson.....Celui ci est différent, il est plus mélancolique et plus nostalgique, comme si le réalisateur voulait partager une émotion moins ludique avec ses spectateurs....
    Pour le reste la griffe reste la même, et la technique affriolante, voire exaltante (les plans séquences dans la prison, dans l'hotel, etc...., les champs contre champs lors de la fusillade et un art du contre jour qui fait parfois penser à de la peinture)
    La musique n'est pas en reste et sert le jeu d'acteurs dont beaucoup ont déja participé à des films de Wes Anderson (Owen Wilson, Edward Norton, Bill Murray) et c'est à croire qu'on se bouscule pour jouer dans ses films, je cite Léa Seydoux ( tout petit rôle), Mathieu Amalric, Ralph Fiennes (rôle majeur).....
    On notera une histoire qui demande à être suivie avec attention, lire le synopsis est préférable, avec des flash back, et plusieurs séquences dépendant d'un dialogue initié dans un train, ou dans un fameux hôtel Budapest.....
    C'est vivant, c'est esthétique et la fin est très réussie, émotionnelle............
    Nul doute que Wes Anderson accroit le nombre de ses afficionados, si j'en juge par leur présence dans la salle à la séance de 14h , ce mercredi....Ils savent "un peu" ce qu'ils vont voir et ils n'ont pas tort....
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 457 abonnés Lire ses 1 870 critiques

    2,0
    Publiée le 20 février 2014
    C'est l'histoire d'un palace aujourd'hui disparu - le "Grand Hôtel Budapest". Ou plutôt celle d'un "homme aux clefs d'or", Gustave H., qui fait marcher ledit palace au nom et pour le compte d'un mystérieux propriétaire. Nous sommes à la fin 1932, dans un pays fictif et germanophone de la Mitteleuropa, dans lequel de cruels "ZZ" s'apprêtent à prendre le pouvoir. Le sémillant jeune quinqua (Ralph Fiennes) a deux péchés mignons : une gourmandise de gérontophile pour les vieilles (voire très vieilles) amies (riches clientes de l'hôtel) et une obsession pour un parfum capiteux, une vraie signature. Il se trouve un "disciple", improbable, un jeune réfugié de quelque pays oriental en guerre (qu'il rebaptise "Zero"), qui lui rappelle son propre apprentissage de groom. Quand il apprend le décès soudain et suspect d'une de ses conquêtes, Madame D. (Tilda Swinton - méconnaissable), il se lance dans la recherche de la vérité sur cette mort, avec Zero. Un fils indigne, Dmitri (Adrien Brody), son ignoble factotum, Jopling (Willem Dafoe), un exécuteur testamentaire aux idées embrouillées, Kovacs (Jeff Goldblum), un majordome français singulier, Serge X. (Mathieu Amalric), un chef de la police que Gustave a connu enfant, Henckels (Edward Norton) : voilà quelques-uns des protagonistes intervenant dans cette (en)quête. Où il est question d'un tableau flamand d'une valeur inestimable, d'un détour par la case "prison" pour le concierge (dans une forteresse ressemblant à celle de "La Grande Illusion"), d'une romance "sucrée" pour Zero avec Agatha (Saoirse Ronan), à l'angiome en forme de carte du Mexique, de "sports d'hiver" très hasardeux, etc.
    Ce récit, abondamment illustré, étant fait par un Zero âgé (F. Murray Abraham - qui ne ressemble en rien au Zero jeune/Tony Revolori - passons..) à un jeune écrivain (Jude Law), dans les années 60, alors que le palace vit ses derniers feux, dans un pays maintenant derrière le Rideau de fer. Lequel (Tom Wilkinson) le transcrit à la fin des années 80. Cet emboîtage des histoires ne présente d'autre intérêt que le prétexte à un passage habile, en remontant le temps, d'un format cinématographique à un autre (sans aller cependant jusqu'au N & B pour l'essentiel du récit..).
    Cette coquetterie stylistique, ou plutôt cette gratuité, ne serait pas grave, si le reste se tenait. Hélas, la singularité andersonnienne trouve ici ses limites. Le château d'images (avec de nombreuses trouvailles..) ne s'arc-boute pas sur une vraie cohérence. Des pistes sont ouvertes, puis négligées. La galerie de personnages, même quand ils sont réussis, reste vaine, globalement - et le casting, prestigieux, n'arrange rien (trois petits tours, et puis s'en vont... pour nombre d'entre eux) : non pas figures secondaires, mais silhouettes fantoches (Harvey Keitel, Owen Wilson, Bill Murray, Jason Schwartzman, Léa Seydoux...).
    L'ensemble séduit par moments (surtout esthétiquement), mais déçoit généralement : ce n'est plus déconcertant, mais illogique, non pas déconstruit, mais non-construit, peu harmonieux, branlant comme la "courtisane au chocolat", étriquée et fragile, sous une façade séduisante. Et que diable vient faire ici Stefan Zweig ?... C'est une convaincue de l'excellence (habituelle) des films de Wes Anderson qui vous le dit - à regret !
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