Derniers Avis : The Grand Budapest Hotel - Page 15
The Grand Budapest Hotel
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4,0
Publiée le 28 novembre 2017
C'est un plaisir de retrouver Ralph Fiennes dans un premier rôle, alors qu'il est cantonné à des seconds, voire troisièmes rôles depuis quelques années. Ici,il apporte sa fantaisie très british, au milieu d' un casting où défilent les visages connus,,à cette friandise aussi kitsch que surannée,véritable hommage aux films muets, expressionnistes et cartoonesques, dans des décors de carton pâte...
Un casting démentiel, une réalisation très rythmé et des situations souvent loufoques qui prêtent à rire. Néanmoins on reste un peu sur notre fin. Comme s'il manquait un petit quelque chose en plus, indéfinissable, mais bel et bien présent (absent en l'occurrence).
Je reconnais un certain talent à Wes Anderson (j'ai de la légitimité, j'ai tourné un jour un film de mes vacances en Andalousie...) dans la création d'un univers poétique, coloré, avec pleins de personnages principaux et secondaires de qualité. Pourtant je n'ai pas adoré, la faute à un scénario somme toute banal (j'ai eu l'impression que le décor était plus important et que l'histoire était accessoire). Je n'ai pas non plus détesté grâce au style à part, à des acteurs de qualité (Ralph Fiennes en tête) et parce que finalement ça rebondit en permanence, sans longueurs. Note moyenne donc.
J'écris ici en tant que néophyte étant donné qu'il s'agit de mon premier Wes Anderson (vous voyez bien que je ne blaguais pas lorsque je disais que j'avais bien des lacunes à combler). La logique aurait voulu que je commence par le premier film du cinéaste, mais non, je commence par le dernier en date ! Alors quel est mon sentiment envers ce « Grand Budapest Hotel ». Et bien, j'ai été vraiment conquis. J'ai adoré cette histoire un peu folle mettant en scène un directeur d'hôtel et son lobby-boy pris en chasse par des héritiers revanchards. Je ne connais pas bien le style d'Anderson, mais voici ce que j'ai pu y déceler : j'ai surtout remarqué des couleurs criantes (en particulier le rouge) et des décors volontairement kitsch. Ce qui semble être la source inépuisable de critiques pour les détracteurs du cinéaste. Pour tout vous dire, si le kitsch et le tape à l'oeil ont souvent tendance à me rebuter, ce ne fut pas le cas ici. Car j'ai trouvé les décors de toute beauté et filmés de bien belle manière pour en exploiter le maximum. Il en va de même pour le rouge criard. Enfin, armé de ma connaissance inexistante, je me suis laissé aller à penser qu'un Wes Anderson, c'est avant tout un style visuel. Je me ferai une opinion plus précise dans les mois à venir. Je parlais d'histoire un peu folle. Elle l'est. Prenant le parti d'une remontée dans le temps, on y suit donc deux mecs qui vont passer par tous les états et courir ça et là. Si elle ne casse aucun code, Anderson lui donne toutefois une vitalité et un humour bienvenus. Servis en plus par des acteurs très inspirés: Fiennes, Murray, Keitel, Dafoe et Goldblum y sont excellents. Pour moi, c'est du tout bon. Reçu 5/5.
Du pur génie ! J'adore Wes Anderson et son univers, The Grand Budapest Hôtel m'a régalé ! On ne s'ennuie jamais, on rigole, on apprécie la photographie du film qui est absolument merveilleuse, et on craque pour les personnages qui sont super attachants! J'ADORE! à voir et revoir
J’éprouve toujours le même sentiment devant un film de Wes Anderson, à savoir un ennui poli. Pourtant, « The Grand Budapest Hotel » est peut-être le meilleur film d’Anderson, du moins le plus ambitieux, peut-être pas le plus personnel ou le plus touchant (qualificatif que je réserverais à « La Vie aquatique ») mais sans doute le plus riche visuellement parlant et le plus méticuleusement construit. Méticuleusement, le mot est lâché. Car oui ses films ressemblent à de très jolies maisons de poupées, belles mais… artificielles et froides. En effet, pas de place ici pour l'inattendu ou la légèreté... Difficile de se sentir touché (sauf à de rares occasions) par un long métrage aussi ostensiblement fabriqué, où les coutures sont visibles de toutes parts, où la distanciation fait office de mantra, gorgé de pastiches et clins d’œil lourdingues au cinéma d’antan… On sent en effet la volonté de Wes Anderson de rendre hommage au cinéma muet ou aux films désuets de la première moitié du XXème siècle, mais je préfère de loin l’original à la copie. En plein dans la mode du rétro qui touche la musique ou encore la bande dessinée, Anderson se focalise sur les tics, gimmicks et autres artifices tape à l’œil de ses prédécesseurs au lieu de chercher à donner à son œuvre une âme, qui aurait pu passer par des personnages vraiment creusés et objets de sentiments ou d’enjeux un minimum intéressants, et non pas désespérément nombrilistes et surfaits. En bref, chez Wes Anderson la forme est démesurément privilégiée aux dépens du fond... A l'inverse de ce qui constitue l'ADN des chefs-d’œuvre dignes de ce nom. Restent une bonne dose d’humour au second, voire troisième ou quatrième degré, un Ralph Fiennes impérial, plusieurs bonnes idées de mise en scène… Ces quelques éléments sauvent de l’indigestion ce pudding boursoufflé à l’extrême, qui reste singulièrement sur l’estomac !
Je n'avais pas fait attention à ce réalisateur lorsque j'avais visionné "A bord du Darjeeling Limited", que je n'avais pas du tout aimé. Ici, c'est mieux, mais ce ton systématiquement décalé et cet univers très particulier ne plairont pas à tout le monde. Certes c'est mieux que bien filmé, bien joué, avec une musique bien choisie. Les décors sont souvent somptueux et les passages avec décors "carton-pâte" donnent une note "rêve d'enfant" qu'on peut apprécier. De là à nominer pour les Oscars, je trouve qu'il y a abus. Autant l'univers de Tim Burton est le plus souvent réjouissant, autant ici il y a quelque chose d'agaçant. Je mets la moyenne en raison des qualités évoquées plus haut mais je n'adhère pas.
Un univers imaginé de toutes pièces ! Coloré et qui vous transportera avec une histoire et de la réflexion. Un format variant selon l'époque (le format "carré" varie selon l'année dans l'histoire) Bon, je n'ai pas tout compris mais j'ai tout de même adoré pour mon deuxième visionnage. Mr Gustave est incroyable, on s'attache vraiment au personnage. Il y a aussi Zero qui a, en partant de rien, monté les échelons. Immigré, il n'avait pas de famille mais grâce à Mr Gustave il a pu s'en sortir ! Wes Anderson à même créer des artistes avec Johannes Van Hoytl et le tableau qui est le sujet de l'histoire, le "garçon à la pomme". Cette artiste inventée est enfaîtée inspirer de Michael Taylor, un artiste américain qui a peint "Woman cradling glass vessel" dont une référence est faite dans une scène après le vol du tableau. Bref, j'ai adoré et je le reverrais pour essayé de comprendre plus et encore plus. Un style unique en référence à beaucoup de thème !
Ce film réalisé par Wes Anderson et sorti en 2014 n'est franchement pas mal mais comme avec son film précédent, "Moonrise Kingdom", il me laisse un sentiment d'insatisfaction. Le scénario est trop compliqué pour le résumé en une simple phrase et il n'est pas mal. On sent bien le style du réalisateur à travers le film et notamment avec l'image et la façon de filmer qui est assez particulière mais tout de même très bonne car elle sort de l'ordinaire. Effectivement, le style est assez kitch et c'est ça qui est bien. Le rythme est par contre en dents de scie et c'est assez dommage car on s'ennuie dans quelques scènes et ça coupe le film à certains moments car cela casse le rythme. J'aime beaucoup le côté comédie britannique car c'est un style que j'aime beaucoup et il est bien représenté ici. Du côté des acteurs, nous avons un beau casting puisque nous avons Ralph Fiennes, Tony Revolori, Adrien Brody, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Edward Norton, Tilda Swinton etc. et ils jouent tous très bien. "The Grand Budapest Hotel" est donc un film qui reste pas mal mais qui n'en n'est pas spécialement marquant.
Ce film m’a fait découvrir Wes Anderson, et ça fait du bien. Enfin de la fraîcheur avec ces films sans âme de plus en plus nombreux nous avons maintenant un vrai film d’auteur. La réalisation tout de suite identifiable, l’humour fin qui marche à tous les coups et qui s’intègre avec un naturel au récit et le casting est parfait. Note spécial à la musique marquante qui accompagne avec brio l’ambiance du film. On en redemanderait plus.
Trop théâtral à mon goût, très raconté, l'afflux d'informations et d'originalités arrivent vite, très vite, le monde dans lequel on se trouve est tellement farfelu et déconnecté de la réalité que j'ai eu du mal à m'intégrer facilement. C'est au final une véritable comédie basée sur un rythme cartoonesque et des personnages complètement dingues. La mise en scène s'envole à plusieurs reprises pour friser la maestria, c'est bluffant! Par contre la musique est pesante, elle ne m'a pas laissé un souvenir marquant. Les gags sont tellement grotesques par moments qu'ils passent du ridicule positif au grotesque négatif, j'ai pas adhéré à toutes les idées ici proposées. Mais je comprends qu'on puisse trouver ce film remarquable et novateur. Il amène quelque chose de nouveau au cinéma, c'est évident.
Je le trouve plus émouvant que Moonrise Kingdom ; le duo principal fonctionne très bien (et on s'y attache) dans ce mélange fable historique/thriller. Le film traite une période sombre avec un peu de légèreté (ce qui rend l'angoisse plus présente en fait) et le décor sucre glace évoque un raffinement menacée par la brutalité de ce nouveau monde.
Voir ce film de Wes Anderson juste après « Aurore » de Blandine Lenoir est un choc de réalisation : en effet, la réalisatrice est un modèle de classicisme, quand Wes Anderson, lui, est un artiste de la mise en scène ! Que d’effets visuels, que de beauté et d’originalité dans chaque scène ! Mais « The Grand Budapest Hotel », c’est aussi un casting monstrueux mis au service d’une histoire plaisante à suivre. Une bonne première expérience pour moi de l’œuvre de Wes Anderson.