Évidemment, en regardant Need for Speed, je ne m'attendais pas à voir le chef d’œuvre du siècle. Non, je désirais tout simplement passer un bon moment en regardant des bagnoles tuning se fracasser sur les highways de San Francisco. Car oui, parfois, ça fait du bien de regarder des films de baufs, des longs métrages dans lequel les héros ont du charisme et des grosses cylindrées. Ça nous rappelle notre enfance, l'époque où on affirmait sans honte vouloir devenir un superhéros, conduire des navions de chasse et battre tout le monde à la bagarre. Une fois adulte, on n'a plus le droit de dire des choses comme ça...Et pourtant, au fond de nous les mecs, on reste toujours ce gamin naïf qui veut être musqué comme Schwarzy et qui rêve encore de piloter la moto de Tonnerre Mécanique. Pour nous permettre de revivre ses délicieuses émotions enfantines, il existe une catégorie de films, les films de baufs, des longs métrages qui sont de véritables petits plaisirs coupables. C'est donc dans cet esprit que je me suis maté Need for Speed, et là, le film de Scott Waugh brisa net tous mes espoirs de passer une bonne après midi...Un coup de pute vraiment impardonnable. Need for Speed, c'est le Fast and Furious version Lidl (ou Aldi, c'est au choix). Le film n'est jamais impressionnant, les poursuites sont shootées sous tranquillisant, les héros sont nazes, le méchant est tout tout pourri, donc le film est une belle merde comme seule l'Amérique sait les pondre. Jamais Need for Speed parvient à flatter les plus bas instincts du mâle primaire. Pas un seul plan sur une pédale d’accélération!!! Le montage est catastrophique, il n'y a aucune sensation de vitesse, le comble pour un film qui s'appelle Need for Speed. Bref, on sort les chips et les olives et on se refait Fast 5, car dans le genre, ce film reste indétrônable.