Tu ne tueras point
Note moyenne
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patosud26
patosud26

119 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2016
C'est un très beau film, admirablement tourné et joué, aussi bien par Andrew Garfield que par les autres acteurs. C'est plein de sentiments, pas toujours bons, mais qui montrent à chaque fois à quel point notre héros est résolu à ne pas tuer. Aller à la guerre, mais ne pas tuer, juste sauver des vies. Ca parait complètement fou et incroyable et c'est pourtant l'histoire vraie de Desmond Doss. L'histoire démarre en douceur, pleine de douleur et de colère mêlées, d'amour naissant et d'humour intelligent et subtile. Et le rythme s’accélère. Les sentiments sont forts, puissants et toujours cet humour qui donne une pointe de légèreté. Les scènes de combat sont violentes, d'un réalisme inouï, qui justifie l'interdiction au moins de 12 ans.
Le film est coupé en 4 : La connaissance avec la famille alors que Desmond Doss est enfant; l'amour, l'engagement et l'entraînement et, la guerre. A la fin, les témoignages de Desmond et des hommes de son régiment donnent encore plus de relief à cette histoire incroyablement paradoxale.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2016
Une présentation originale d'un film de guerre extrêmement réaliste où évolue un soldat objecteur de conscience, héros malgré lui dans ce conflit entre les États-Unis et le Japon. Un bel exemple de bravoure peu habituelle au cinéma. Une histoire d'amour donne un peu de légèreté poctue ce biopic bien orchestré par Mel Gibson.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2016
Si vous aimez les films de guerre, vous allez être servis. Si vous aimez Mel Gibson et son côté…. brut de coffre, vous ne serez pas déçus. Ceci est l’histoire véridique de Desmond Doss, le seul objecteur de conscience à avoir reçu la Médaille d’Honneur, décédé en 2006. En 1945, les troupes américaines dans le Pacifique tentent de prendre d’assaut l’infranchissable falaise de Maeda, surnommée Hacksaw (« scie à métaux »), pour lancer de l'île l’assaut final contre le Japon, mais la crête est farouchement défendue par les japonais. Les 2 armées vont payer un très lourd tribu pendant les 82 jours de cette bataille d'Okinawa (plus de 77000 soldats japonais tués ou suicidés, 14000 chez les alliés, sans compter un nombre effarant de civils).
L’action ne démarre pas tout de suite, mais dès qu’on est entré dans les scènes de guerre, vous serez VRAIMENT en guerre, la vraie, la sanglante, la gore, les sensibles sont donc avertis. Si vous avez été secoués par les 30 premières minutes de « Il faut sauver le soldat Ryan » (où une bonne partie des troupes alliées débarquées en Normandie furent hachées menu devant vos yeux), considérez que c’est Mary Poppins à côté de ce qui vous attend ici. Mel Gibson et Sam Worthington (Capt. Glover) ont longuement discuté avec des anciens (dont un qui a perdu ses jambes au combat) pour reproduire au plus près la réalité.
Acceptez sans vous impatienter la première partie du film pendant laquelle Mel pose ses personnages dans le civil, pour qu’on comprenne bien une fois sur le terrain, tout le chemin que chacun aura parcouru, son évolution au fil du temps.
On s’attache aux personnages, ils nous émeuvent, Andrew Garfield qui campe Desmond Doss, Hugo Weaving, son père, abîmé par sa guerre à lui.
C’est du Mel tout craché, qui aime la soldatesque, la castagne, la violence, le courage, le dépassement de soi, l’honneur, la foi, la famille.
A la Mostra de Venise, le public lui octroya 10 minutes de standing ovation. Largement méritées.
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
On connait un peu Mel Gibson, on sait que quand il fait quelque chose, il ne le fait pas à moitié, il ne fait pas de version édulcorée, on sent qu’il s’est attaché à rester au mieux proche de la réalité. Et bien on le remercie aujourd’hui, car là où l’industrie du cinéma, et même du jeu vidéo, nous montre souvent la guerre comme la bravoure, le combat, le défi, lui nous montre une guerre sale, morbide, entassant les cadavres en morceaux. Et dans ce champs de mort, un exemple pour tous, un homme qui ne veut qu’aider son prochain. Et si tout le monde était comme cet homme, ces boucheries n’auraient pas lieu. Pour reparler du film en lui-même, il est très bien réalisé, c’est très prenant, réaliste, Andrew Garfield incarne cet homme avec brio, on est sur le champ de bataille, on entend les balles siffler à nos oreilles, et on a peur de s’en prendre une. Ce film, c’est vraiment un très bel hommage pour ce héros qui le mérite. Bref, intense et poignant.
bladgik
bladgik

105 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2017
Un grand film, fait par un grand Realisateur
C'est magnifiquement filmé et d'un réalisme rare.
Les scènes de guerre n'avait pas été si Bien et si cruel depuis le soldat Ryan. L'histoire vrai d'un véritable héros de la guerre. D'un soldat pas Cômme les autres. Les 2h11 passe très vite.
La guerre est une véritable horreur et Mel nous le montre Bien. À voir de toute urgence
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2016
Inspiré de la vie de Desmond Doss, ce film présente un soldat américain ayant participé à la prise d'Okinawa en tant qu’infirmier lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ce dernier a pris la décision de ne jamais porter d'armes.
L'histoire est racontée de manière très efficace par Mel Gibson en ciblant l'essentiel. La première partie nous introduit ainsi Desmond Doss au sein de sa famille et décrit sa difficile intégration dans l'armée au vu de ses convictions, tandis que dans un deuxième temps nous est montré le champ de bataille, en dévoilant sa violence extrême. Le scénario est passionnant du début à la fin et donne un point de vue très réaliste des soldats américains ayant participé aux combats sur le sol japonais, tout en laissant sobrement la place à l'émotion.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 novembre 2016
Le grand retour de Mel Gibson derrière la caméra est une pure réussite. "Tu ne tueras point", film de guerre tiré de faits réels, basé sur la bataille d'Okinawa qui opposa, en 1945, américains et japonais. Ce film, dont la première partie est classique mais nécessaire car elle met en place l'histoire, et présente les personnages. Puis très vite, après quelques touches d'humour et de romance, on se retrouve plonger pendant plus d'une heure au cœur du champ de bataille, immerger en plein chaos et en pleine destruction, où les balles sifflent dans tous les sens, où le sang gicle jusque sur la caméra, où les cadavres, décapités, mutilés, éventrés, s'empilent et laissent apparaître des flaques d'organes, de viscères, de boyaux...qui servent de nourritures aux rats. La misère, le cauchemar et la terreur de la guerre sont représentées de manière spectaculaire, authentique, innovante et extrêmement réaliste. On ne voit pas passer une seule seconde durant ces 2h11 de spectacle ahurissant, captivant et poignant. On n'est pas simplement spectateurs en assistant à ce film, on est soldat tant on est happer par l'histoire, les personnages et la mise en scène sublime qui nous offre de multiples plans fabuleux, dantesques et extrêmement bien réalisés. Les acteurs sont formidables, tous, sans exception, mention spéciale évidemment à Andrew Garfield, qui détruit complètement son image de super-héros, et qui montre qu'il est capable de bien meilleur, de plus sincère, de plus mature. Garfield est touchant, poignant, amusant dans la première partie du film, et surtout admirable, enfin surtout l'homme qu'il campe et qui a bel et bien exister. La bande-originale est pas très marquante mais fonctionne assez bien malgré tout (on va pas se mentir, le bruit des balles, des essoufflements, des explosions, des souffles des explosions, des hurlements etc...est nettement plus prenant, réaliste et captivant qu'une bande-originale assourdissante et bruyante). Le message du film est également très marquant, et montre que l'homme est capable du meilleur tout en étant considérant comme le pire. Reste que, malgré la mise en scène spectaculaire et saisissante de réalisme, certains effets spéciaux font assez faux et sont vachement visibles, comme les navires de l'US Army qui bombardent (les bombardements sont spectaculaires, ce sont les canons des navires qui sont visuellement très moyens). Mel Gibson signe un film de guerre qui frôle le chef d'œuvre, mais qui mérite amplement de cartonner au box-office et d'être vu sur grand écran pour permettre une immersion encore plus totale et plus forte. Rien à dire de plus, un excellent film, une véritable réussite de la part de Gibson.
24titouille
24titouille

60 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Ce film réalisé par Mel Gibson porte sur le soldat Doss qui pendant la Seconde Guerre Mondiale a servi son pays en gardant et appliquant ses convictions religieuses de ne pas tuer autrui et par conséquent de ne pas utiliser d’arme à feu.
Il s’illustrera en sauvant des vies par son courage en devenant infirmier de guerre. Pour ses actes de bravoure il recevra d’ailleurs la médaille d’honneur.
Mel Gibson réalise cette auto biographie de façon très classique en calquant la chronologie croissante du personnage au film. Le scénario lui aussi est très classique mais plutôt bien écrit, en s’attelant à l’objection de conscience et à la façon dont Doss gagnera le respect de ses frères d’armes.
Cependant ce qui rehausse le film c’est sa seconde partie avec les scènes d’infanterie contre l’armée japonaise qui sont excellemment bien filmé, à tel point qu’à certains moments, le spectateur pourrait presque croire regarder un documentaire. Les scènes sont violentes et rendent le courage qu’a fait preuve Doss encore plus exceptionnel et à la fois tellement vrai.
Un très bon film à ne pas manquer.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2016
Extraordinaire film de guerre ! Avec "Tu ne tueras point", Mel Gibson signe une oeuvre au réalisme époustouflant et non censuré sur la guerre. Le film nous rappelle le chef d'oeuvre de Spielberg "Il faut sauver le soldat Ryan" par son impitoyable mitraille dès les premiers combats. Néanmoins, Mel Gibson brille par sa mise en scène et la compréhension du point de vue de son personnage, Desmond Doss (Andrew Garfield), engagé volontaire et refusant d'utiliser ni même de toucher à une arme. J'ai également beaucoup apprécié l'entraînement du soldat sous l'excellent Vince Vaughn en sergent instructeur et Hugo Weaving, très bon dans le rôle du père de Desmond et qui a connu les combats de la première guerre mondiale. Je recommande vivement les amateurs de films de guerre et de pacifisme d'aller voir ce film de guerre et de réflexion tiré d'une histoire vraie.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2017
A voir absolument ! Je m'attendais pas à aimer autant, je suis pas vraiment fan des films sur la guerre en général, mais là j'ai adoré. Le personnage principal est ultra attachant des le début, Andrew Garfield est excellent. Un film bien construit, avec une histoire prenante et intense (et vraie en plus). Je comprends mieux pourquoi ce film a fait autant de bruit. "Tu ne tueras point" est tout simplement un des meilleurs films de ces dernières années !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2016
Mel Gibson nous revient à la réalisation après le choc « Apocalypto » (qui a déjà presque dix ans) pour nous narrer une de ces incroyables et belles histoires vraies dont l’homme peut être à l’origine et que Hollywood affectionne tant. Pour cela, le metteur en scène va associer encore une fois deux thèmes qui lui sont chers : la religion et la violence. Des thèmes à priori antagonistes (enfin tout dépend du point de vue) et qu’il va de nouveau mélanger après le très controversé « La Passion du Christ » pour un film de guerre réussi et mémorable en dépit d’un fond quelque peu prosélyte qui ne plaira pas à tout le monde.

En effet, et on le sait, Mel Gibson est croyant et il le fait savoir ou en tout état de cause passer à travers la plupart de ses films. De près ou de loin, l’importance de la Foi et la croyance en Dieu et Jésus est prégnante. Ici, peut-être de façon moins frontale que dans « La Passion du Christ » mais la cause du héros est tout entière motivée par ses convictions. Ce qui en fait d’ailleurs le premier objecteur de conscience connu et ce qui cristallise la première partie du film. L’affaire est habilement retranscrite, à charge pour chaque spectateur de faire le tri dans ce qui est dit selon ses propres croyances. Et si on ôte tous les excès de bondieuseries, l’émotion est tout de même bien présente et l’histoire qui nous est contée, sacrément poignante.

Mais avant toute chose il faut souligner que Mel Gibson est un sacré metteur en scène et qu’il excelle pour mettre sur pied d’incroyables morceaux de bravoure. Après « Braveheart » et « Apocalypto » donc, on a droit dans la seconde partie du film à deux scènes de guerre qui pourraient faire rougir celles du « Il faut sauver le soldat Ryan » de Spielberg. La réalisation et les plans sont larges permettant une visibilité et une compréhension totale sur tout ce qui se passe et Gibson ne fait aucun compromis sur la violence de la guerre. On pourra le trouver complaisant mais sur un tel sujet c’est plus que nécessaire. Aux âmes sensibles de s’abstenir, on est en tout cas face à une sacrée leçon de mise en scène. Un beau film de guerre qui prend aux tripes mais dont on n’est pas obligés de partager les convictions.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2017
Patriotisme et Religion sont les piliers des derniers œuvres du Mel Gibson derrière la caméra. Rien d’étonnant si l’on observe son parcours très héroïque. L’exemple qu’il reprend ici est sans prise de risque, dans le sens où l’objecteur de conscience sur lequel il se base pose tous les problèmes liés à son engagement et son intégrité dans un conflit aisément qualifiable sauvage.
C’est pourquoi le célèbre Desmond T. Doss, campé par un Andrew Garfield aux airs dociles et poétiques, représente tout un certain hommage. Son combat psychologique pour lui, sa famille et ses camarades est mis à l’épreuve du sang et de la patience. Bien que cette justification provienne d’un sentiment familial modeste et peu convaincante dans la forme, le fond reste pertinent et cohérent avec ce qui suit.
Après avoir creusé son parcours parmi les divers raisons morales et sociales, le jeune soldat prouve la véracité de son implication dépassant même le religieux qui se rattache à lui. Gibson nous sert alors la douleur d’un champ de bataille qui gronde d’un réalisme visuel et sonore, très poignant. L’illustration de chair et de sang sacrifiés rompt momentanément avec la nature du projet et le choix d’un soldat Doss au sein d’une telle fureur. On acte pour un héroïsme hors du commun, enjolivé par sa touche universelle. Car oui, il n’oublie pas le point de vue de l’assaillant ici et il provient essentiellement du ciel. Toutefois, un plus pour les Américains qui enrôle toute cette prouesse dans leur rang. Il n’y avait qu’Eastwood pour mettre en scène la manœuvre complémentaire.
Tout est ramené au soldat, remettant en doute son devoir malgré lui, comme tout à chacun qui se trouve innocent dans l’âme. Le massage reste patriotique comme annoncé. La vision extérieure d’un des pays libérateurs est difficilement abordable dans un sens.
« Tu Ne Tueras Point » (Hacksaw Ridge) évoque ainsi, par ce titre, la conscience d’une guerre qui a déjà trop duré et où ses plaies nécessitent un soin d’urgence.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2017
Dix ans après Apocalypto, Mel Gibson revient à la réalisation et signe un très grand film de guerre. L’originalité de ce film vient de son héros qui refuse de tuer et même de porter une arme, ce qui offre une originalité à la classique structure (rappelant Full metal jacket ou Le Maître de guerre) montrant la formation d’un soldat et son arrivée sur le terrain (diptyque auquel s’ajoute la vie précédant l’engagement entraînant ce dernier). Pour une fois, un film de guerre nous montre que le réel héroïsme est celui consistant à sauver des vies plutôt qu’à en ôter. Il ne cache pas pour autant l’horreur de la guerre avec des séquences d’une grande violence, rappelant Il faut sauver le soldat Ryan, qui ne tombent jamais dans la complaisance (ce qui était loin d’être le cas de La Passion du Christ). La mise en scène est de très haute volée, l’interprétation est parfaite et l’histoire (vraie) est passionnante de bout en bout. La seule critique que l’on pourrait faire à Tu ne tueras point est celui qui a déjà été fait au film de Spielberg, à savoir l’étrange choix (que l’on espère involontaire mais qui fait réfléchir quand on connaît certains dérapages verbaux racistes du cinéaste par le passé) de montrer une armée américaine composée uniquement de blancs (alors que près d’un soldat sur 16 était noir). A l’exception de cet aspect, l’œuvre de Gibson se révèle d’une grande justesse de bout en bout et rentre directement dans la catégorie des grands films de guerre pacifistes.
philmon2
philmon2

40 abonnés 234 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2017
"In peace, sons bury their fathers. I war, fathers bury their sons".10 ans après le controversé Apocalypto, le retour de Mel Gibson en tant que réalisateur laissait présager une certaine attente au tournant de la part de la critique professionnelle. 2 jours après l'avoir visionné, je suis encore sous le choc !

Mel Gibson a d'abord fait un excellent choix en matière de sujet. Il nous raconte l'histoire de Desmond T. Doss, un soldat volontairement engagé comme médecin dans l'armée américaine à la suite de l'attaque de Pearl Arbor, à la condition expresse de ne jamais avoir à porter d'arme, conformément à ses convictions religieuses.

L'histoire de cet homme, le seul soldat américain objecteur de conscience à avoir reçu une médaille d'honneur du Congrès, est déjà incroyable et extraordinaire. Ce héros, spoiler: qui a sauvé 75 de ses camarades à lui tout seul,
est déjà un sujet en or pour un biopic. Mais ce film est bien plus que cela.

A l'instar de Full Metal Jacket et de nombreux autres films de guerre, il est en deux parties : une première partie sur "l'avant-combat", où l'on découvre l'enfance de Desmond T. Doss, puis son engagement dans l'armée et enfin sa préparation militaire. Vient ensuite son affectation dans la Compagnie B, 1er Bataillon , 307ème Regiment, 77ème Division d'Infanterie.

Imaginer un fantassin refusant de porter des armes, c'est un peu comme imaginer une lampe sans ampoule, c'est impensable, et on pourrait croire que c'est inutile ! Cette condition est pourtant essentielle à son engagement, et là-dessus Desmond Doss se montrera intransigeant. spoiler: Il ira (dans le film, mais pas dans la réalité) jusqu'à la cour martiale pour défendre ce droit fondamental à ses yeux.Ce qui au passage nous vaut l'un des moments les plus émouvants du film où son père, ancien militaire et écorché vif par les horreurs de la guerre, revêt son uniforme de caporal pour intervenir durant le procès, apportant une lettre signée par le Général Musgrove. La scène de la cour martiale serait totalement fictive (alors que paradoxalement le scénario a été jugé assez fidèle à la réalité par ailleurs)


La seconde partie, l'affectation à la bataille d'Okinawa, signe le début de la partie "action", où Mel Gibson met son génie créatif au service de la mise en scène des événements de ce terrible affrontement qui a causé plus de 20.000 morts côté US et 100.000 côté Japonais.

On connait l'expertise de Gibson dans l'art de retranscrire les scènes de combats et d'affrontements. Peu de réalisateurs arrivent à filmer aussi fidèlement à la fois l'absurdité et la violence incommensurable qui en découle. Le choix d'un épisode de cette bataille, la plus sanglante de la seconde guerre mondiale dans le Pacifique, n'est pas anodin et correspond bien à cette expertise. Et cette partie dépasse toute les espérances : jamais il n'a été donné de voir des scènes aussi terribles, aussi puissantes, aussi fidèles à l'horreur de ce que doit être un champ de bataille. Cela dépasse à mon sens tout ce qu'on a pu voir auparavant. Et c'est proprement fascinant. On s'y croirait, ce qui nous laisse un goût nécessairement amer dans la bouche, un mélange de stupeur de dégoût, d'une intensité rare. Rien qu'en cela, Hacksaw Ridge est un chef d'oeuvre, et LE film de guerre le plus abouti. C'est probablement sur cet aspect que les critiques s'en donnent à cœur joie, comme s'il l'on pouvait filmer une guerre sans en relater l'horreur. En cela, ceux qui reprochent à Gibson d'être trop violent sont tout simplement risibles ! Quant aux critiques sur l'aspect religieux du film, étant athée cela ne m'a pas choqué spoiler: même si la scène où le bataillon entier attend la fin de la prière / bénédiction de Doss avant de donner l'assaut sur Maeda Escarpment est un poil pénible, elle est rigoureusement authentique.


La distribution du film est tout simplement PARFAITE. les acteurs sont simplement EXCELLENTS, et un tel niveau aussi homogène est quelque chose de rare et précieux ! On distinguera tout de même l'incroyable performance de Andrew Garfield, totalement crédible, et qui arrive enfin à se défaire de son personnage de Spiderman, et qui pourrait prétendre à un Oscar. Impossible de ne pas mentionner Hugo Weaving, exceptionnel en père meurtri (qui lui aussi se détache enfin de son personnage d'Agent Smith), Vincent Vaughn, remarquable également. Saluons aussi le talent et la beauté de Teresa Palmer, plus belle que jamais.

Ce film devrait cumuler les prix, et rapporter quelques statuettes aux Oscars 2017. Rendez vous le 26 février pour voir si je me suis ou non trompé ! :)
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2017
Mel Gibson fait son grand retour derrière la caméra et va une nouvelle fois, nous sidérer. Il engage Andrew Garfield pour jouer un jeune homme engagé dans l’armée en 1942 mais qui refuse de porter les armes à cause de sa religion. Cette première partie est davantage un film de procès qu’un film de guerre. Ses supérieurs le force à porter l’arme le considérant comme un lâche, voir un traitre. Il ne cèdera pas malgré des humiliations ou l’emprisonnement. La seconde partie nous plonge ensuite à ses côtés dans la bataille d’Okinawa. L’enfer de la réalité de guerre lui fera-il changer de conviction ? C’est en infirmier qu’il accompagnera ses frères de guerre et autant dire que la violence est parfois insupportable. C’est un grand film que réalise une nouvelle fois Mel Gibson. Si certains points de mises en scène font typiquement penser à des éléments de manipulations pour troubler les émotions des spectateurs, Tu ne tueras point est une ode au pacifisme.
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