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Un visiteur
3,5
Publiée le 20 décembre 2014
Esthétiquement irréprochable, le film de François-Xavier Vives apporte un plaisir visuel certain mais raconte son sujet de façon mélancolique et nonchalante. Il y a immersion fulgurante dans le décors mais détachement dommageable pour l'histoire. Marie Gillain est merveilleuse et fusionne en parfaite harmonie avec l'atmosphère de l'époque.
Un premier film en forme de devoir bien appliqué, qui réussit malgré tout à nous entraîner dans l’histoire de ce début de XX ème siècle quand les Landes allaient devenir un eldorado pour quelques propriétaires bordelais. François-Xavier Vives, un garçon du coin y est peut-être resté trop attaché au point de ne pas mettre une patte plus personnelle à ce point de vue formellement historique. Mais Marie Gillain, que l’on n’attendait peut-être pas dans un tel rôle de maîtresse femme y est très bien. Qu’elle y reste, et on la suivra !!
Avis bonus Un documentaire de François-Xavier, sur un gars du pays, Félix Arnaudin, un écrivain qui célèbre Les Landes, c’est assez pesant, voire pontifiant. Les entretiens avec le réalisateur et Marie Gillain se laissent écouter, tandis que les scènes coupées, peuvent le demeurer, sauf peut-être une engueulade entre la châtelaine et son régisseur, de plus en plus amants…
1920, les Landes et ses immenses forêts de pins. Fascinée par des images de Manhattan « qui ne dort jamais », Liena ne jure que par la fée Electricité. Convaincue que la lumière pour tous marquera la fin de l’obscurantisme. Quand elle se retrouve veuve à 35 ans et à la tête d’un domaine de 8000 ha, Liena n’a que cette idée d’électrification en tête. Cette marque du progrès, elle veut commencer à l’appliquer chez elle en électrifiant les métairies de l’immense domaine. Mais pour les gemmeurs, ces ouvriers forestiers qui exploitent la résine, l’objectif de leur jeune patronne n’est pas prioritaire. Pour sortir de leur servage, ils veulent d’abord améliorer conditions de travail et salaires. Liéna la têtue n’a guère qu’un allié, son régisseur. Insuffisant pour faire face à la colère qui monte de la forêt. Attisée par un « ennemi de l’intérieur », autant que par le parachutage d’un syndicaliste professionnel, la grève tournera au drame. Un monde qui finit - celui des grands propriétaires des Landes - un autre qui commence - celui des ouvriers forestiers- l’exploitation sociale contre le progrès, l’ambition ou la jalousie… le film de François-Xavier Vives est un perpétuel entre deux. Et Marie Gillain une convaincante passeuse. Le sujet, original et filmé avec des images et des costumes superbes, aurait gagné en force en s’éloignant d’un certain classicisme. Les personnages secondaires sont notamment traités avec un académisme un peu manichéen.
Le film aurait pu être intéressant. Il aurait pu mettre en lumière, sans jeu de mot sur l'électricité, les rapports entre patrons et ouvriers. La méconnaissance des "bourgeois" vis-à-vis de ceux qui les font vivre. Mais, l'auteur s'attache trop à l'histoire romanesque ce qui enlève la puissance de la naissance des reconnaissances sociales. De plus la bande son est de mauvaise qualité, ce qui fait que des dialogues sont presque inaudibles.
J'ai bien aimé se film mais j'avoue l'avoir trouvé un peu mou se qui est bien normal car je venais de regarder succecivement (insaisissable et R.I.P.D. ) et se n'étais pas du tout le même style.
Très beau film accompagné d'images magnifiques et d'une musique superbe, certes l'ambiance est plutôt "calme", mais l'histoire est prenante, les acteurs attachants et j'ai passé un très bon moment :)
Qui trop embrasse mal étreint... C'est ce qui arrive à ce beau film qui multiplie les centres d'intérêt (histoire sociale, émancipation de la femme, désir d'enfant...) sans vraiment s'arrêter sur un seul. Reste une belle tentative, contemplative par moment, illuminée par les paysages landais...
un bon premier film , quelques imperfections , car on ne sait pas pourquoi le mari voulait absolument l' électricité partout et cette femme qui réalise que le progrès ne fait pas tout qu' il faut aussi que les ouvriers aient des conditions de travail satisfaisantes