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Un visiteur
2,5
Publiée le 31 juillet 2013
Même si le sujet est évidemment intéressant et les acteurs plutôt pas mal, le film est platement mise en scène et le scénario tourne quelque peu en rond.
Un film bien intentionné, mais artificiel et peu convaincant, du réalisateur israélien Eran Riklis, Ca se passe à Beyrouth en 1982, à l'époque des massacres de Sabra et Chatila. Un jeune garçon palestinien, Fahed (Abdallah El Akal), se retrouveà garder un pilote de l'armée de l'air israélienne, Yoni (Stephen Dorff), dont l'avion s'est écrasé, l'intention est de le remettre à l'OLP. Fahed est submergé par un besoin passionné de voir sa patrie palestinienne juste une foi. Un mélange de Chaplin et le Kid, et Tony Curtis et Sidney Poitier dans The Defiant Ones. Bien sûr, ce couple étrange venu voir l'humanité de chacun. C'est une idée assez douce,puis la motivation de Fahed pour défier ses aînés est tout à fait aussi déloyal et dangereux d'une certaine manière, n'est jamais expliqué de manière convaincante .2/5
S’il émane une certaine sincérité de ce récit racontant la rencontre entre un jeune réfugié palestinien et un pilote de chasse israélien dont l’avion s’écrasa, l’absence de politisation du sujet, un choix de casting improbable et un ton larmoyant finissent par achever les louables intentions du réalisateur et donne un film creux et insipide.
Sur fond de guerre au Liban en 1982, la rencontre inattendue entre Yoni, un pilote israélien fait prisonnier par un groupe de palestiniens et Fahed, un gamin réfugié de 12 ans donne lieu ici à un film excessivement angélique et naïf, offrant une vision pour le moins candide d'un conflit aux mutations incessantes et aux implications diverses qui n'en finit pas d'opposer les peuples israéliens et palestiniens. L'intention principale est bien de réaliser un film mélodramatique qui joue sur la sensibilité d'un spectateur forcément ému par les drames qui s'abattent sur Fahed bientôt orphelin et privé de son meilleur pote. L'esprit de revanche et de vengeance qui anime le fougueux gamin trouve opportunément à s'exprimer lorsqu'il devient le gardien de Yoni. La suite du film ne sera que le déroulement prévisible de péripéties conduisant au rapprochement et à l'amitié naissante entre le soldat et le garçon. On espère à un moment donné que Eran Riklis choisisse le ton de la comédie, lorsque les libanais et les syriens viennent ajouter leur grain de sel à l'histoire, comme une sorte de pirouette et de mise à distance. Hélas, ce sont les bons sentiments qui prennent le dessus avec le recours à de grosses ficelles et de lourds symboles. Le gamin est suffisamment espiègle, débrouillard mais aussi dépassé par les événements pour être attachant et susciter toute notre sympathie. Le sujet devient dès lors l'apprivoisement d'un enfant par un adulte, rejetant du coup les enjeux intrinsèques au conflit qui est de plus en plus cantonné à une toile de fond anecdotique, presque déréalisée - ce qui pose quelque problème au regard des trente années qui séparent le moment où prend part l'action du film avec aujourd'hui. Le réalisateur de La Fiancée syrienne et des Citronniers nous avait habitués à plus de finesse, d'analyse et de décence dans l'utilisation des sentiments, moins de manichéisme et de niaiserie.
Voici un très joli film au scénario finalement assez banal, mais qui se transforme ensuite en une sorte de "Road Movie" dans lequel les deux héros, d'ennemis qu'ils étaient, apprendront à se connaître, puis sympathiseront et deviendront finalement amis. Le film est rempli d’invraisemblances, mais ce n'est pas grave : l'essentiel n'est pas là. On nous montre que, au-delà de la haine et de la guerre, il y a dans chaque camp des êtres humains, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs grandeurs et leurs bassesses. Ce film est un beau plaidoyer plein d'humour et d'émotion pour la paix et la fraternité. Mais il est clair que le message est lucide : ce n'est pas l'amitié entre ces deux-là, le pilote israélien et le jeune Palestinien, qui va mettre un terme à la lutte quasi fratricide qui oppose ces deux peuples. L'action se déroule vers 1982. Regardons où on en est 30 ans plus tard : Yoni est aujourd'hui devenu grand-père, Fahed est sans doute père de famille, à moins que l'un ou l'autre (ou les deux) aient été victime(s) de ce conflit sans fin... Moi, je recommande : on ne voit pas tous des jours des films aussi remplis d'espoir et d'humanité. PS : plaisir de revoir Alice Taglioni dans un joli rôle de médecin de l'ONU. Par ailleurs, je n'ai toujours pas trouvé la signification du titre du film...
Voilà un road movie comme je les aime ! Il allie la beauté des paysages de la Terre Sainte à la confrontation d'un enfant palestinien prêt à tout pour récupérer sa terre et planter l'olivier de son père et d'un pilote israëlien qui veut retourner à sa base. Les débuts sont plus que tendus mais Eran Riklis a mis toute sa sensibilité dans ce film rempli d'espoir et il nous offre son regard de compassion et de compréhension. C'est vraiment très beau ! Merci monsieur Riklis !
On ne sait jamais en lisant une critique si la détestation est plus imputable à l'auteur qu'au film lui-même! D'ailleurs, ne parcourant moi-même les critiques qu'après avoir vu une oeuvre, je crois que j'écris plutôt pour ceux qui auront comme moi vu le film et auront besoin de consolation...
Ce film est le plus mauvais que je n'aie vu depuis bien longtemps! Parmi ceux qui ne l'ont pas apprécié, certains parlent de son éloignement de la politique... Je ne trouve pas cela très pertinent en terme de critique. Dès qu'il s'agit d'Israël, le spectateur de "base" veut sa dose de conflit israélo palestinien... Imaginez-vous à l'étranger et à propos d'un film français, on reprocherait que cela n'évoque pas assez l'intervention au Mali...
De mon côté, j'ai vu Zaytoun (au Balzac, sur les Champs), alerté par le Film français, annonçant que cela se passait mal pour lui au box office. Je ne voyais rien de mal dans cette oeuvre et j'ai eu envie de soutenir le pauvre réalisateur, Eran Riklis.
Mal m'en a pris! Comment désigner un film où le personnage principal demande qu'on l'aide à l'habiller alors qu'il est menotté, qu'on le lui refuse et qu'au plan d'après il a impeccablement mis sa veste? Comment caractériser un film ou au début, un jeune palestinien "transgresse" en libérant un israélien et à aucun moment ensuite on ne s'interroge sur le danger pour sa peau s'il revient dans son camp? Et beaucoup d'autres moments qui insultent l'intelligence...
Alors, d'accord, cela fait plaisir de voir Stephen Dorff à l'écran, la musique tient bien aussi (cela évite le "zéro pointé" mais le scénario, comme la réalisation, sont rudement mauvais!
Une histoire cocasse ou un israélien et un palestinien vont nouer une relation « d’amitié » dans d’incroyables circonstances, film émouvant qui bouge et qui fait plaisir à voir. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Magnifique Histoire, magnifiques interprétations. bref je vous recommande d'aller voir ce film touchant écrit par Eran RIKLIS Réalisateur du film " les Citronniers ".
un joli film sur l'amitié d'un enfant et d'un adulte avec toute la crédulité de l'enfant et l'expérience de l'adulte à travers une trame de guerre entre palestiniens et israéliens. la tolérance et l'espoir peuvent peut-être accéder à la paix entre ces deux peuples.
Un très beau film sur un sujet épineux, plein de très bons sentiments, pas forcément très crédible, mais c'est émouvant, bien joué et on se dit qu'avec plus de gens comme cela, ce conflit pourrait être facilement réglé. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le but recherché par tous, loin s'en faut
Je suis arrivé "maussade" au cinéma, je suis reparti avec la "banane"..... Grace à un film plein de grace , un road movie dans les décors naturels absolument superbes (l'idée d'un voyage en Israel ou au Liban), et un regard presque poétique sur le conflit isarelo-palestinien..... Le film raconte l'histoire d'un aviateur israélien abattu au Liban et qui avec l'un de ses jeunes ravisseurs va traverser le liban Sud vers Israel..... Le premier quart d'heure est assez laborieux (rapports confictuels entre les personnages peu convaincants), mais dès que commence le "voyage", on est nous aussi pris en "otage" par le style poétique et humaniste de Riklis, sa façon de nous imposer l'intimité de ses personnages..... S'y ajoute quelques touches d'humour (avec le chauffeur de taxi, avec les soldats syriens (portrait de el Assad en calandre), puis avec cette même jeep volée)..... Le réalisateur rend "léger" ce qui est à la base une tragédie.....Puisse t-on par l'humour et la tendresse guérir de la guerre ....En tout cas lui le fait l'espace de 100 minutes et c'est un doux bonheur....Je conseille..... PS :Ah oui, je ne sais pas ce que Alice Tagliono faisait dans le film.....Dans le cinema israélien , on cherche aussi le dépaysement, alors si c'est pour voir des acteurs français......Une tendance qui s'est généralisée depuis deux ou trois ans...... ,
Meme si au bout du compte on se dit que c'est une histoire bien romancée, cette rencontre entre ce prisonnier israélien et cet ado palestinien, qui finalement s'entraident pour parvenir à leur fin, permet une humanité touchante et vibrante à travers ce conflit entre ces 2 peuples. Quelques moments qui font aussi sourire lors de l'échappée belle et surtout un très bon jeu de ce garcon troublant et un acteur principal rempli de charme... Si au moins ce film pouvait servir à laisser un message d'espoir...