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sebou36
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5,0
Publiée le 17 mai 2017
Un vrai bonheur, ce film. Ce qui intéresse Philippe Muyl, c'est la transformation, la sociabilisation de son personnage principal . Elle verra désormais la vie autrement qu'à travers le prisme de ses gadgets technologiques. Du cocon aliénant de la froide urbanité éclot une petite fille comme les autres, joueuse et rieuse. Pas besoin de faire une critique du régime politique à chaque film. Est-ce qu'on demande aux réalisateurs tournant en France de critiquer notre "douce" démocratie, mesdames et messieurs les critiques bien-pensantes?
Le parcours de Philippe Muyl est intéressant : ayant mis 8 ans pour rembourser les dettes de son 1er film, « L’arbre sous la mer » (1985) qui a été un échec, il se fait connaitre du grand public à 40 ans en adaptant au cinéma la pièce de théâtre « Cuisine et dépendances » (1993). Son film « Le papillon » (2002) lui donne la notoriété en Chine, ce qui le pousse à réaliser (et écrire le scénario) de ce film présenté à Deauville en 2014. Accompagné de 2 producteurs vivant en Chine (Paul Delbecq et Steve Rene) et d’une chinoise, Ning Ning, il relève le défi de mettre en scène un film entièrement avec des acteurs et techniciens chinois. Une épreuve pour tous les quatre mais qu’ils ont surmontée au bout de 4 ans. C’est l’histoire d’un grand-père veuf qui retourne dans son village natal près de Guilin (connue pour son relief karstique, « les dents de dragon ») en compagnie d’un oiseau, compagnon de 18 ans et de sa petite fille (odieuse car gâtée par ses parents) que personne ne peut garder à la maison, père et mère étant en déplacement à l’étranger. C’est bien joué mais ça dégouline de guimauve avec en plus des images de cartes postales de la Chine méridionale. Dommage car l’idée du retour au pays, du temps qui passe et de la réconciliation entre le grand-père et son fils était une bonne trame.
Le film aborde la relation entre un grand-père, plutôt philosophe et sa petite-fille, plutôt chipie. Leur relation va beaucoup évoluer tout au long du film. Magnifique, doux et poétique. Avec de très beaux paysages à faire rêver.
Avec son joli titre, Le Promeneur d'oiseau intrigue. L'histoire de ce grand père et de sa petite fille contrainte de l'accompagner à travers de magnifiques paysages chinois pour un retour sur les traces du passé n'a rien d'extraordinaire mais réussit malgré tout à mettre le monde entre parenthèses. Le film traite, avec quelques facilités scénaristiques, des travers de notre société hyper-active, des moyens de communication qui n'empêche en rien la solitude et, de la recherche du toujours mieux. Grâce au voyage initiatique de cette jeune fille, on se laisse aller à parcourir la Chine. Les acteurs, très bons, permettent de donner corps à ce film qui séduit sans nous ébahir. Simple et dépaysant, touchant mais jamais larmoyant, ce petit périple permet de passer un agréable moment sous couvert d'évasion. On ne criera pas au génie mais l'intention est louable pour un film qui remet l'être et la beauté des choses au centre. Le résultat, c'est une histoire optimiste en tous points et plutôt concluante.
Je ne suis pas un vrai fan de cinéma asiatique et c’est presque à reculons que je me suis mis devant cette production franco-chinoise ; grand bien m’a pris puisque j’ai passé un très bon moment. Philippe Muyl, seul européen sur le tournage, nous a fabriqué un film sur les deux visages de la Chine. D’un côté on a Ren Xing gamine de 8 ans élevée en ville et dont la vie tourne autour de l’iPhone et de iPad, presque une petite occidentale un peu trop gâtée et de l’autre Zhi Gen, son grand-père, migrant de l’intérieur qui a déménagé à Pékin pour travailler, mais dont le mode de vie ressemble à celui qu’il avait dans son village du fond de la Chine. On a donc, non pas un affrontement entre Occident et Orient, mais entre la Chine moderne et la Chine traditionnelle. Cet étrange attelage va essayer de rejoindre le village de naissance de Zhi Gen pour honorer une promesse. L’occasion pour le spectateur de voir ce pays au même niveau que la plupart des voyageurs chinois : en train et en bus. L’occasion également de saisir la diversité ethnique d’un pays où les Hans et le chinois (mandarin) ne sont pas les seules réalités de ce pays (avec ici une longue séquence dans un village Dong), le tout en suivant le périple de ces deux êtres qui vont apprendre à se connaître et à découvrir le monde de l’autre. Un film touchant et qui fait voyager, en somme une vraie réussite. À voir absolument.
Une belle histoire, des beau décores, de bon acteurs, bref tout pour passé un bon moment et être émue. Cinématographiquement, rien de bien nouveau. Mon avis: un beau film, somme toute un peu classique, la petite originalité étant qu'il s'agisse d'un film chinois, suffisamment rare (surtout en VO) sur le marché français pour avoir retenue mon attention.
comme tout conte qui se respecte, il n'échappe pas à son lot de bons sentiments, et alors?... l'histoire est tellement fraîche, poétique, que certaines scènes quelque peu lénifiantes sont vite effacées par ce voyage initiatique apaisant entre le grand-père philosophe et la chipie de petite-fille, enfant gâtée que l'aventure grandira en tout point. jolie fable dans de beaux paysages, ce charmant voyage accessible à tous,petits et grands, n'a aucune raison de ne pas emporter l'enthousiasme général. ..
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2,0
Publiée le 8 avril 2015
Un film très gentillet qui sous la forme d'un road-movie met en avant la relation entre un grand-père et sa petite-fille, une relation qui va beaucoup évoluer tout au long du film. J'ai trouvé ce film plutôt sympathique dans un premier temps avec de beaux paysages et des personnages caricaturaux ce qui apporte un peu d'humour, mais sur la longueur le manque d'enjeu se fait sentir et mon intérêt pour ce film n'a cessé de diminuer. Je trouve que la relation entre le père et son fils était très intéressante dommage qu'elle soit si peu exploitée peut-être qu'en trouvant un prétexte pour remplacer la petite fille par son père aurait pu donner quelque chose de beaucoup plus touchant et intéressant, car on sent qu'il y a un gros passif entre les deux et une relation père/fils peut transmettre beaucoup d'émotion.
Très beau film sur le rapport de filiation entre son grand père et sa petite fille, qui nous permet de nous ramener à la réalité des choses, que les petits bonheur sont dans les plaisirs les plus simples.
Un chant d'amour de mémoire de réconciliation et de pardon qui nous emmène de la vie urbaine à celle des campagnes, par un chemin difficile qui s'avère un chemin de réconciliation et d'espérance. Magnifiques paysages pour les amoureux de la Chine
Quand Philippe Muyl plagie, dix ans plus tard, son propre film Le Papillon avec Michel Serrault dans une version chinoise qui s'appelle désormais le promeneur d'oiseau. Pour le coup, il y a un côté dépaysant avec la campagne asiatique, avec le clivage chine moderne et chine ancestrale, et avec l'histoire touchante de ce grand père, mais rien de nouveau n'est proposé par rapport à la première version. L'autre point faible est qu'il n'y a pas d'évolution dans le personnage de la jeune fille, elle est agaçante et capricieuse du début jusqu'à la fin. Il aurait pu y avoir une scène déterminante dans l'histoire où spoiler: on la verrait donner son Ipad contre un oiseau , cela aurait montré qu'elle a changé, mais bien au contraire, on la conforte dans son personnage matérialiste et immature, dommage. Je suis déçu et partagé !
Il y avait beaucoup d'éléments devant permettre l'émergence d'un très bon film : cette mise en parallèle de la Chine ultra-moderne et de la Chine ancestrale, la rencontre entre un "vieux" et sa petite-fille, aussi mal élevée, voire pire, que beaucoup de nos propres enfants. Manquait juste un cinéaste aux manettes : on s'ennuie un peu trop souvent !
Agréable et reposant. Poétique et dépaysant, Le Promeneur d'oiseau est un récit plein de tendresse mettant ses deux personnages au premier plan, personnages que tout oppose. Ainsi, le film se permet de jouer sur les différences entre ville et campagne, tradition et modernité, en mettant en scène une petite fille issue d'un milieu urbain, capricieuse et trop gâtée, et son grand père qu'elle ne connait que très peu, un vieux paysan vivant avec la nature et possédant un oiseau. Ensemble, ils entreprendront un voyage jusqu'au village natal du vieil homme afin qu'il puisse tenir une promesse faite à sa femme (à savoir laisser l'oiseau chanter sur sa tombe puis le libérer puisqu'il me semble que cet oiseau a été acheté le jour de leur mariage), apprenant à se connaître et partageant chacun leurs vieilles histoires. On assiste à une belle évolution du caractère de la petite qui s'ouvrira petit à petit à la beauté de la nature, aux valeurs de son grand-père... Et en même temps, à l'évolution de la relation entre le grand-père et son propre fils, disputés à cause d'un événement passé, ainsi que la relation entre ce même fils et sa femme, parce qu'elle a laissé la petite partir avec son grand-père sans lui en parler. L'histoire est prévisible et met un peu de temps à démarrer, elle n'a pas de message à faire passer, quelques facilités sont prises également.L'humour est plutôt présent, parfois niais, surtout au début, mais la plupart du temps il est léger et donc plaisant.Pas de place pour l'ennui ici ! Bien évidemment le film ne parle pas du régime politique du pays ou des inégalités sociales, mais ce n'est pas plus mal, ce n'est pas ce qu'il veut montrer ! Il est même un peu gentillet, avec son histoire qui finit bien sur tous les points. Les quatre interprètes sont toujours justes, chacun apportant une petite touche au film, communiquant diverses émotions. Leur jeu est naturel car ils ont tenu à ce que le film respecte les traditions chinoises, que le réalisateur, français, ne connaissait pas forcément. Nous n'avons pas affaire à de grands rôles mais le résultat est convaincant.Ce respect des traditions renforce encore plus la sensation d'immersion, le film étant tourné intégralement en Chine et dans de magnifiques décors naturels : villages chinois, rizières, forêts de bambou : tout est un plaisir pour les yeux. Les plans montrant la Chine industrielle sont forcément moins agréables et créent un contraste, mais le travail fait sur la photographie est assez bon, le film est esthétiquement réussi sans toutefois marquer le spectateur. Enfin, l'ambiance sonore est satisfaisante malgré une musique bien trop discrète... Un bon film, agréable à regarder, reposant, faisant passer un petit message écologique et social.